2076. Côte est des Etats-Unis. Megalopolis est le centre névralgique d'une guerre géo-politique mondiale depuis qu'un attentat biologique en 2026 a divisé l'humanité en deux populations bien distinctes : ceux qui se battent pour le futur, et ceux qui font avec le présent.
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 [CLOS] [Liberation] If we burn...

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Jason Israel
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Si Marlene était désemparée, ce n'était rien à côté de Jason. Mortellement interdit par la réaction de Libby, il ne su quoi dire. D'abord, parce qu'il comprenait. Ensuite parce qu'il se savait assez intelligent pour comprendre qu'il ne pourrait jamais retenir Libby. Enfin, parce qu'elle avait tout simplement raison. Quand elle s'éloigna enfin, Jason se rapprocha d'Eve, sans la toucher et sans quitter la rouquine des yeux. Elle l'avait pris de cours, il aurait fait pareil si elle ne l'avait pas doublé.

Levi soupira et posa ses mains sur les épaules de Marlene.

"Je vais empêcher la flambée de se casser les ongles. Mais je reviendrai. Tu sais comme j'ai toujours voulu voyager. Je sais que c'est injuste vis à vis de toi. Mais tu es bien entourée, maintenant. Même l'ébéniste t'aime bien, maintenant."

Jason plissa les paupières. Levi posa une main sur la joue de sa nièce et lui sourit.

"Je t'appellerai tous les jours pour te donner des nouvelles. Vous vous débarrasserez pas de moi aussi facilement. Je serai plus utile là-bas."


"I'm not good at everything.
I'm just doing my best at everything.
I don't wanna be the next anybody.
I just wanna be me."
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Gen Caleb
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À l'attaque d'Eve, j'ai eu du mal à garder un semblant de calme. "Quelle perte de mémoire ?! Je n'ai pas à justifier ce que j'ai fait et qui j'ai vu avant de venir vers Liberation - et mon pote, excuse-moi ?" J'ai laissé échappé un rire avant d'ouvrir grand les bras. "C'est tellement mon pote, t'as pas idée !" Sarcasme ? Oui, double portion s'il-vous-plaît. Après l'Argentine où je l'avais obligé à jouer dans notre camp pour Tiago, et la droite qu'il avait failli me coller dans le laboratoire... oui, tout à fait, on était super copains, Maze et moi !

"Je ne suis pas fondamentalement contre une alliance," ai-je nuancé. "Je dis simplement que je doute qu'ils nous accueillent à bras ouverts avec notre offre. Après tout, nous, on veut des choses d'eux - mais dans l'autre sens, qu'est-ce que nous on a à leur offrir ?" J'ai haussé une épaule. "Tu dis toi-même, Eve, qu'ils sont très bien équipés et organisés. Alors dis-moi, qu'est-ce qui peut les motiver à une alliance ? Qu'est-ce que Liberation a que l'Underground n'a pas et voudrait ? Et Samaël a raison. Avant de penser à s'étendre et à s'allier, on aurait plutôt intérêt à régler nos problèmes internes. Si on ne se gère pas à huit, tu penses qu'on va se gérer à plus ?"

La démonstration de Libby ne m'a pas surprise, moi. Faut dire... si vous aviez un jour mis les pieds dans son esprit... vous auriez vite compris qu'être difficile à suivre et à prévoir, c'était un peu sa signature. Nos regards se sont croisés un bref instant alors qu'elle s'éloignait d'Eve après son étreinte subite, est-ce qu'elle s'attendait à ce que je la retienne ? J'ai esquissé un léger sourire. "Go," ai-je dit en un demi-souffle en sa direction. Elle avait toujours été là pour couvrir les arrières de Liberation, et ceux d'Abel, surtout; l'idée de l'imaginer où que ce soit sans son oeil averti ne me rassurait pas du tout. À Levi qui semblait déterminé à la suivre, j'ai lancé: "Sois gentil et reviens en un seul morceau."

Je ne m'en faisais pas pour Libby, en revanche. Je ne m'en faisais jamais pour Libby, parce que je ne m'imaginais rien ni personne qui pourrait en venir à bout.


"Those who make peaceful revolution impossible will make violent revolution inevitable."

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Eve
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Je m’étais contenue pour ne pas faire bouffer la poussière à Samael… Je n’ai rien dit sauf que la prochaine fois qu’il me ressortirait du graphique et du tableau blanc, je me suis promis de lui ferai bouffer, le tableau.
Je n'allais pas encore une fois expliquer à Gen et aux autre qui n'avaient pas encore saisi que c'était l'Underground qui était venu demander cette alliance, et non l'inverse. En ce qui concernait Maze, Gen avait omis de l'inclure dans les personnes connues au sein de l'underground, mais soit, de toute façon les choses allaient changer. Mais ça, je l'ignorai encore... Jusqu'à ce que Libby vienne face à moi.

Nous étions deux incurables guerrières, la même volonté et la même hargne nous animaient, mais nous ne l’exprimions juste pas de la même manière.
Je l’ai regardé et écouté comme elle me le demandait. Vu le regard sévère qu’elle m’offrait et à la façon dont elle m’avait attrapé par le bras, je n’allais pas non plus l’énerver d’avantage, j'ai préféré la fermer.
Je n’ai pas voulu croire où elle voulait m’emmener, j’ai simplement froncé les sourcils. Elle me parlait de révolution, de cramer nos ennemis, de faire comme je voulais. Puis je me suis retrouvée serrée dans ses bras… Sans réfléchir je l’ai imitée, la serrant plus fort encore. Libby qui se laissait aller dans ses sentiments, je vous jure que j’en ai fait le plein, c’était sûrement la première et la dernière fois que j’y gouterai.
Là, elle me refilait le bébé d’Abel dans les bras. Je ne m’y attendais pas pour être honnête. Qui aurait pu croire que j’en serai là aujourd’hui ? Je n’étais pas certaine d’avoir les épaules pour, j’attendais que les autres proteste, mais rien. J’étais devenue le leader de Libération bien malgré moi.

Je ne pouvais les retenir, je ne pouvais retenir personne, ils partiraient malgré tout. Et là j’avais peur. Pour la première fois de ma vie, j’allais être séparée de mon frère, je me suis sentie comme amputée d’une partie de moi-même. Je ne me sentais pas capable de mener cette guerre sans lui, je doutais, vraiment.

- Veille sur lui et je vous interdis d’y laisser votre peau là-bas.

Je l’ai laissée se retirer brusquement et je me suis redressée, je ne serai plus Eve, la sœur d’Abel, parfois trop silencieuse. Je reprenais le flambeau, nous n’étions plus que six membres… Jason, Gen, Annie, Marlène, Sam et moi… On avait du taff, beaucoup de taff…

Lorsque Zaan se plaça à côté de moi, je ne l’ai pas regardé, je n’ai pas lâché des yeux Libby qui nous quittait. J’ai soupiré à mon tour, je n’avais pas encore remarqué Jason qui nous avait rejoint.

- Je ne suis pas certaine d’y arriver…

Sous-entendant, sans Abel. Puis j’ai regardé Jason d'un air grave, il était pour moi la seule vraie personne qui pouvait remplacer le frère que je venais de perdre.

- J’ai besoin de toi, de ton soutien.

Puis je suis revenue sur Zaan, sans trop savoir ce qu’il foutait vraiment ici.

- Vous restez avec nous ?

Non, je ne le vouvoyais pas. Et oui, je lui demandais son aide, ouvertement.

J’ai laissé tout le monde faire ses adieux, une fois les deux partis, j’ai fait signe à tous de s’approcher. Ça allait grincer des dents, je le savais, mais il fallait prendre des mesures radicales, et ça commençait maintenant, ça allait secouer. J’étais angoissée et en même temps surexcitée, non, ça ne pouvait ne pas fonctionner. J’étais déterminée.

- Bien, maintenant, comme vous l’avez suggéré, nous devons régler nos problèmes de l’intérieur et ça ne pourra se faire que si on fait un grand ménage.
On va être clair dès le départ. Libération aujourd’hui, c’est de la merde.  Une bonne grosse bouse qui pue et qu’il faut nettoyer au Karcher. Et on commence par quoi ? Par ce retirer les doigts de nos fondements et de nous bouger enfin ! Libération est ramollie, on devient comme l'underground, trop frileux, trop peureux ! LIBERATION n'est pas une pucelle qui vient d'avoir ses premières règles !

Donc, il serait intelligent de TOUS déménager, de vider le saloon. Vous avez tous compris que nous ne sommes plus en sécurité là-bas.
Jason et Gen, vous pourriez déménager l’arsenal, vivre au sanctuaire, ensemble, vous veillerez sur nos petits.
Marlène, tu pourrais gérer tout l’informatique comme tu le fais déjà, dans la ville basse. Annie et moi pourrions nous occuper le l’infirmerie dans un endroit stratégique, accessible rapidement de n’importe quel endroit. Sam, tu devrais toi aussi changer d’adresse.
C’est une idée, si vous avez des suggestions, nous devons le faire ensemble… Le déménagement ne doit nous prendre que quelques jours.

Nous devions reconstruire ensemble, ils devaient le comprendre.

- Il nous faut des puces. C’est joli de jouer les rebelles, de faire les durs, mais je ne veux pas d’un nouveau cas. Les contrôles de flics sont de plus en plus fréquents. Ils sont sur les dents. Nous devons pouvoir nous faire contrôler sans avoir à sortir un flingue ou en piquant un sprint pour nous planquer. Nous devons être propres, nous devons nous fondre dans la masse. Il nous faut un vrai boulot, ou faire du bénévolat, avoir une activité légale en somme.

J’ai inspiré profondément.

- Plus de contact avec l’underground. Je ne veux plus entendre parler de vos histoires de cul ou je ne sais quoi, parce que ça aussi ça pue. Donc, nous allons tout de suite, à partir de maintenant arrêtez de voir « tous nos potes de l’underground », aucun contact et quand je dis AUCUN c’est AUCUN ! Si vous avez des soucis de synonyme, je peux vous en donner d’autre. Le premier qui pète de travers sur ce point, c’est DEHORS ! Si alliance il doit avoir, nous verrons ça plus tard. En attendant, RIEN !

J’ai donné doucement un coup de pied dans une petite pierre avant de reprendre.

- Nous sommes trop peu, et encore plus aujourd’hui. Ce n’est certainement pas la meilleure des options je vous l’accorde volontiers, mais il nous faut recruter, je l’ai déjà dit. Nous devons approcher nos intermédiaires les plus fiables, et il y en a. J’en ai un dans le collimateur, si vous avez des noms à me fournir, je prends, et nous verrons ce que nous ferons au cas par cas. Comprenez que nous serons plus fort avec quelques bras de plus.
Il nous faut aussi lancer des messages en masse, des messages forts pour soulever la population contre tout ceux que nous voulons éliminer. Nous devons leur montrer que nous avons la solution, qu’ils ont eu aussi le pouvoir de le faire avec nous. Et pour ça, nous devons taper et très fort, montrer que nous sommes de retour. Des idées pour ça aussi ?

J’ai placé mes mains derrière la tête, l’ordre du jour était lancé, j’attendais qu’on me balance des pierres à la tronche, c’était mon taff maintenant que de les recevoir… C'était un peu brutal comme façon de faire, de tout balancer en vrac comme ça sans vraiment prendre de gants, mais bordel, nous étions des guerriers ou des bisounours?


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Samaël
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If we burn
Feat. Liberation.


Sam avait écouté de bout à bout les instructions d'Eve. Elles étaient censées quoi que radicales, nécessaires. Le déménagement de leur QG était en soit un mouvement obligatoire, ils devaient à nouveau disparaître, se fondre dans la masse. Pour autant, quitter son appartement l'emmerdait un peu. Il aimait son appartement, il avait bataillé pour l'avoir... Surtout que techniquement, à l'origine, c'était pas censé être un appartement. La partie concernant leurs liens avec l'Undeground il s'y attendait, depuis le départ, et ça ne lui plaisait pas. Une chasse aux sorcières? Allaient-ils se surveiller l'un l'autre pour vérifier que chacun respectait cette règle là? Ca allait donner niveau ambiance et s'il acceptait d'éviter tout contact récréatif je dirais, si contact il y avait, il ne s'en voudrait pas. De toutes façons il en couchait pas avec l'Undeground, il n'entretenait pas de liens étroits et intimes avec eux, donc ça changeait pas grand chose à son quotidien.

Cela dit, la partie sur les puces le fit tiquer. Lui il en avait un, une vrai, à jour, mais modifiée, altérée par Octavian. On a jamais parlé de lui? Tant mieux, il aime pas qu'on parle de lui. - Si on peut se dégoter des puces vierges, je connais un Cyber qui pourra probablement nous faire ça. - Encore faudrait-il le convaincre d'accepter de les aider. Aider Samaël n'était pas un soucis, ils avaient leur lien à eux, mais aider des inconnus publiquement considérés comme des terroristes? Octavian n'était pas un saint chérissant la loi mais il aimait sa tranquillité.


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Gen Caleb
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"Non."

J'ai levé les yeux vers Eve. J'aurais pu lui mentir - mais on était dans cette situation parce qu'on s'était tous trop menti.

"Je veux bien accepter ou discuter de tout le reste. Je veux bien même déménager à l'autre bout de la ville et ne jamais lui dire où j'habite... mais si j'ai envie de revoir Bogdan, ça ne regarde que moi."

Sans rire... tout ce temps j'espérais dans le vide, puis tout d'un coup j'avais droit à un peu d'affection et d'attention, et on voulait me l'enlever aussitôt ?

"Tu sais, je pourrais faire oui-oui et le voir dans ton dos, mais je ne le ferai pas parce qu'on s'est tous trop caché de choses dans les derniers mois. Je vais te regarder droit dans les yeux et le répéter... je le vois. Si. Je. Veux."

Mon regard était sans appel, même si je sentais ma gorge se serrer.

"Je suis ici depuis le début. J'ai toujours été loyale, j'ai toujours fait tout ce qu'il fallait pour Liberation - pour nous, pour ce en quoi on croit. Alors si tu dis que maintenant, j'habite en Ville Médiane et j'ai une puce qui dit que je m'appelle Madame Tralala et que je suis préposée au torchage des chiottes du fast food du coin, soit. Rien à carrer. Mais si tu me dis que je n'ai pas le droit de revoir quelqu'un pour des raisons TOUT À FAIT personnelles alors que je n'ai en aucun cas l'intention de lui révéler quoi que ce soit... c'est que soit tu ne me fais pas confiance, et j'estime que depuis le temps je mérite qu'on me fasse confiance, soit on est vachement hypocrites de se battre au nom de la liberté alors qu'on ne s'en laisserait aucune."

J'ai fait un pas vers elle. "Alors Bogdan, que je le revois ou pas... ça ne concerne que moi. Et si ça ne te plaît pas ?"

Un léger rire m'a échappé, je ne pouvais pas croire qu'on en était là.

"Ma foi, ton flingue doit être quelque part par là."

Non mais SÉRIEUSEMENT... elle allait faire quoi, me descendre parce que je voulais être humaine ?


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Zaan Lareck
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Zaan écouta Eve sans ciller, comme on recevrait des ordres. Ou presque. Liberation était probablement le groupe dont il était le plus fier, entre tous ceux qu'il avait aidé à grandir. L'Aube était le premier et il avait pour eux une affection toute particulière. Y envoyer des membres de Liberation, c'était comme réunir des forces divines pour créer un nouveau dieu. Pendant des années, il a parcouru le monde, inspirant des Aube et des Liberation un peu partout et chacun s'était trouvé des particularités, des forces spéciales. Un peu comme une partie d'échec où Zaan serait le roi noir et les agences gouvernementales les pièces blanches, il avait su s'entourer d'âmes puissantes dont l'Aube était la tête et Liberation le bras droit. Mais un seul homme ne pouvant venir à bout d'une hydre adverse, il était évident... Que Abel n'avait pas été le seul "convoqué" et c'était bien parce qu'il avait refusé de mettre les autres dans la confidence qu'il était venu, espérant que d'autres se joindraient à lui. Il avait misé sur Libby et Gen, même s'il ne connaissait pas leur nom, il en avait entendu parler et il savait qu'elles étaient les bras d'Abel. Il savait surtout que Eve devrait rester pour assurer la relève et qu'en revanche, ses bras à elle étaient Annie et Jason. Par conséquent, la tournure des événements était pour lui... Comme il l'avait prévue. Ou presque. Il leur faudrait plus qu'une force mentale pour l'Aube, alors que Levi ait remplacé Gen dans son échiquier ne le dérangea pas. Au contraire. Il trouva simplement que... Et bien Liberation s'était bien féminisé...

Pour Jason, en revanche, ça ne passa pas la douane non plus.

"Mais je ne veux pas déménager ! Eve, j'ai cet appartement depuis le début !"

Contrairement à Annie...

"Jason, ce n'est qu'un appartement ! Marlene pourrait le récupérer, elle passerait inaperçue en nouvelle locataire, tu pourras continuer de le voir, ton appartement !" Annie regarda Eve en haussant les épaules. "C'est pas comme si elle s'était faite remarquer contrairement à vous." Car oui, Annie était la moins suspecte de tous. "C'est ok pour moi. J'en ai marre des remarques et des questions à la clinique, encore plus à l'université. Tant que je peux continuer mon travail et mes études, j'irai où vous voulez." Et elle se tourna vers Jason. "Qui plus est, ça me fait loin, la Ville Basse, Jay... Je préfère rester avec Eve en Ville Médiane."

"Mais..."

"Ce n'est qu'un appartement..."

Jason regarda ailleurs en croisant les bras - voilà qu'il pouvait bouder, à présent ? - mais ne dit plus rien. Par contre, il étudia Gen, les sourcils froncés, quand elle s'y opposa. Il souffla avec humeur, encore ces histoires de fesses, ça commençait à lourdement le peser. Pourquoi personne ne pouvait se concentrer sur Liberation comme lui, ou Eve ?

Au rire de Gen, Zaan sortit une arme de son dos, où il avait croisé ses mains pour écouter Eve, et il rendit son arme à cette dernière, la tenant par le canon.

"Elle est là."

C'était une façon de se ranger du côté d'Eve, prenant le risque de se mettre Gen à dos, mais aussi de faire comprendre qu'il était plus que ce qu'il disait et qu'il n'était pas là... Seul. De toute façon, il savait que Eve n'en ferait rien. Elle n'était pas stupide. Et d'après les dires de son p'tit doigt... Elle menait plus souvent la danse à Liberation qu'on ne pouvait le croire.


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Eden
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Levi confirma ses doutes. Il partait et il semblait même content de prendre le large. Veiller sur elle lui avait-il coupé les ailes ou était-ce l’ambiance ces derniers temps à Libération qui lui donnait l’envie de s’éloigner ? L’ébéniste… Il parlait de Jason à coup sûr ! Mais qu’il l’aime bien, ça elle n’en était pas persuadée. Il relâchait sa surveillance, rien de plus… De toute façon, elle s’en moquait. Elle n’était pas là pour lui plaire.
Elle sentit la main de Levi effleurer doucement sa joue, alors que des larmes perlaient à ses yeux humides.

- T’as intérêt ! Saches que si tu disparais, j’irai te chercher…

Elle avisa Libby. A bon entendeur… Ses paroles introduisaient son départ. Elle se jeta dans ses bras. Elle voulait le serrer une dernière fois contre elle. Après la mort de ses parents, le départ de son oncle maintenant… Il s’éloignait déjà et lui lança un dernier regard, puis Libby et lui s’en allèrent.

Eve attendit qu’ils partent et se lança. Elle avait à cœur de régler les problèmes de la faction, c’était clair, mais aussi de retrouver une sécurité qui semblaient avoir tous perdue. Un peu perdue dans ses pensées depuis le départ de Levi, Marlene hocha la tête. Oui, il leur fallait trouver de nouveaux endroits, c’était clair… Jason avait du mal à lâcher son appartement. Marlene pouvait le comprendre, ce n’était pas facile d’y renoncer du jour au lendemain. Il finit par se détourner de la conversation. Elle tiqua un peu à la proposition d’Annie. Récupérer le logement de quelqu’un qui lui battait froid n’était pas vraiment pour lui plaire. En gros, ça la mettait mal à l’aise. Et comment ? Annie suggérait qu’il pourrait lui rendre visite ! Elle écarquilla les yeux sous la surprise. Non, ça ne se passerait pas ainsi. Elle préférait se débrouiller pour en dégoter un sans avoir l’impression de devoir quelque chose à Jason. Elle allait de ce pas éclaircir la situation :

- J’entends bien déménager… Je ne me sens plus en sécurité. Merci de la proposition, mais je me débrouillerai pour trouver un appart qui me convienne. Concernant la gestion de l’informatique, ça ne me pose pas de soucis, mais si l’on doit bouger autant se trouver des locaux plus fonctionnels, non ? Il va nous falloir un temps de prospection pour trouver les emplacements adéquats.

Quant aux liens avec l’Underground, elle n’était pas concernée, mais comprit que la pilule passait mal pour Gen, qui le fit clairement savoir et c’était son droit de le faire. Cependant, entretenir des relations avec des membres d’autres groupes lui semblait dangereux. Gen continua et ses dernières paroles sonnaient comme un défi. Ca risquait de barder maintenant, c’était en assez bonne voie. Cependant, était-ce la demande d’Eve qu’elle contestait ou plutôt le rôle qu’elle occupait dès lors ? Zann Lareck finit par rendre son arme à Eve. Le symbole était clair. Cela rendait la conversation plus tendue encore. Marlene finit par s’avancer, en levant une main :

- Hé ! On peut discuter sans en arriver là, non ?
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Samaël
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If we burn
Feat. Liberation.


Gen l'ouvrait, Eve répliquait, Zan rendait son arme à Eve et Marlène tentait de calmer le jeu. Le monde à l'envers... Oh et puis zut. - Je suis avec Gen sur ce point. - Ah bah tiens, il avait retrouvé sa langue. - Je tiens pas à lâcher mon appartement, il est pour ainsi dire sans risques et je l'ai pas créé pour rien, mais passe. - Il avait tiré des ficelles pour que cet appartement existe, c'était pas juste pour le fun. Il était bien plus qu'un simplement logement. - Fliquer mes contacts avec qui que ce soit en revanche, j’adhère pas. Je conçois que notre situation soit tendue et qu'on doive être prudent, cela dit on reste humain. Je dis pas qu'on doit absolument voir notre monde par pur esprit de contradiction, on peut diminuer la fréquence des rencontres... On peut rester honnête avec nous-même sans pour autant en abuser et se mettre en danger. - Ils avaient été trop laxistes avec la confiance et les informations révélées, c'était certain, mais vigilance ne voulait pas dire devenir des ermites.

Qui plus est, tu penses pas que si l'Undeground s'était habitué à ces contacts, ça leur paraîtrait pas étrange qu'on coupe tous les ponts? Qu'ils commenceraient pas à se poser des questions et qu'ils essaieraient pas de nous trouver? Avoir l'Undeground en plus des agences gouvernementales sur le dos je pense pas que ça accélère le processus de reconstruction. - Sam réfléchissait en même temps qu'il parlait: faudrait pas qu'en plus de se poser en opposant, il dise n'importe quoi. - Je pense qu'il faut qu'on conserve le contact, le réduire éventuellement mais le conserver. L'utiliser. Je dis pas de corrompre nos relations personnelles, et puis avec Bogdan il serait impossible de lui mentir, mais si effectivement l'Undeground utilise eux-même ces liens pour nous espionner, au minimum garder le contact pour que ça change rien, et à la limite les induire en erreur, les leurrer ou les occuper. - Sam croisa les bras. - Si vraiment ils nous utilisent, je pense qu'on devrait leur laisser croire que rien ne change, le temps que tout change justement, et qu'ils s'en rendent compte trop tard. - Donnez leur un os à mâcher le temps qu'on vole le tas de viande. - Et quand le moment de revenir sur cette idée d'alliance reviendra, on aura pas perdu le contact et on sera bien plus à égalité en ce qui concerne les informations que l'on sait l'un sur l'autre. - N'était-ce pas un déséquilibre que l'une des parties connaisse l'emplacement du QG de l'autre et pas les deux? Pour ne donner que cet exemple?


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Jason Israel
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Jason plissa les yeux vers Marlene. Il avait quoi son appartement, il ne puait pas, il était bien rangé qu'on sache ! Et puisque ce n'était qu'un appartement, Samaël en remettait une couche et cette fois, Jason fronça les sourcils. Bogdan, Maddison, Garin (*tousse*), ça commençait à bien faire ! Tout le monde voulait sa petite part de pizza, mais trier les olives dessus ! Et cette fois, c'était trop. Bogdan avait quitté Liberation, Garin avait décidé de ne pas y revenir, quant à Maddison, il ne la connaissait pas mais si elle connaissait tout le monde, soit elle les rejoignait, soit elle choisissait son camp, mais ils avaient du travail et l'Underground n'était pas de ceux qui travaillent comme eux ! Si alliance il devait y avoir, ce serait en un point nommé. Point qui avait été évoqué plus tôt et pour lequel la discussion n'était pas close.

"Ca commence à doucement me courir vos conneries."

En afro-américain dans le texte. Il releva les eux sur Samaël, puis Gen. Il posa une main sur l'épaule d'Eve et fit un pas également vers Marlene. S'ils étaient deux diplomates, maintenant, il y avait encore une chance pour Liberation.

"Libby s'en va parce que la mort de Jericho la pèse. Abel s'en va parce que concrètement, un autre truc le pèse et ça a quelque chose à voir avec cette Maddison que toi, toi, toi et toi aussi Eve, connaissez. C'est quatre personnes de trop. Gen fait un caprice pour la première fois parce qu'un ancien de Liberation s'est souvenu qu'on existait. Et rien vous choque ? Moi, ça me choque. On ne parle pas de couper les ponts avec l'Underground, c'est temporaire, on parle de se remettre proprement sur les rails et on ne peut PAS le faire si vous avez l'esprit ailleurs ! L'Underground n'est pas notre priorité ! Même s'il est intéressant de les avoir avec nous, au jour d'aujourd'hui, Liberation, c'est nous et regardez autour de vous, dites-moi que c'est comme ça que vous voyez un mouvement fier d'accomplir sa destiné et je vous jure que j'aurais pas besoin d'être Bogdan pour tous vous traiter de gros menteurs."

Lui non plus n'était pas un grand bavard.

"Nous sommes faibles, à l'heure actuelle. Diminués et pas franchement capables. Nous n'irons pas loin. Nous devons nous reconcentrer, Eve a raison, ce sont des mesures spéciales, mais nous n'avons pas beaucoup le choix. Et si moi j'accepte de dire adieu à 50m² de vie, de souvenirs, je dis aussi adieu à une époque qui est aujourd'hui révolue ! Combien d'entre nous étaient là à la fondation de Liberation ?"

Jason ouvrit les bras et tourna sur lui-même pour vérifier qu'aucune main ne se lève... Puis il se recula pour désigner Eve en fixant Samaël.

"Je sais qui je suis et je sais que je n'ai pas été très juste envers Marlene, j'ai manqué de tact et de jugement. Tu refuses de lâcher ton bel appartement en Ville Haute parce que tu y tiens, tu as déjà une puce active, tu n'as pas besoin d'argent ni de moyens... Je sais une chose, c'est que je ne sais rien et j'ai plus confiance en Marlene qu'en toi." Il désigna cette dernière en jouant familièrement avec sa mâchoire. "Je sais. Pourquoi elle est là. Je sais pourquoi Gen est encore là, pourquoi Annie reste fidèle et pourquoi Eve ne se laisse pas abattre. Je peux même te dire pourquoi Libby est partie." Il pouffa de rire et désigna Zaan d'un coup de menton. "Je suis sûr que je peux deviner pourquoi lui, il est là !" Et il reprit son sérieux. "Mais toi, je ne sais pas. Je voudrais savoir pourquoi tu es là. Et s'il faut qu'on refasse un tour de table alors je crois qu'on devrait commencer par là." Et il haussa d'un ton. "Parce que moi je commence à en avoir... plein... le cul, j'aime autant dire que tout ça là... Ce n'est pas Liberation."

Jason fusilla Gen du regard. Il comprenait, et il était désolé pour elle, il savait ce qu'elle ressentait et pourquoi, mais une chose était sûre : ce n'était pas le moment. Bogdan viendrait après, Gen devait rester concentrée pour le moment.


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Samaël
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If we burn
Feat. Liberation.


Sam se figea, le comble, posant un regard fixe sur Jason. Il ne se considérait pas comme indispensable, encore moins comme un membre nécessaire mais les paroles de Jason lui laissèrent un sale arrière goût de chute dans le vide. A ses oreilles, le silence qui suivit la voix du black était un supplice et le pire, c'est qu'en l'état actuel des choses, il n'avait que deux choix possibles: répondre ou partir. - Abel m'a recruté directement. J'ai jamais su pourquoi. - Et il recroisa les bras, s'éloignant de quelques pas vers le précipice. Il savait que sa réponse était une vaste blague, une excuse pour combler le vide. C'était vrai, Abel l'avait rencontré en privé et il n'avait jamais su pourquoi il l'avait recruté lui et pas n'importe quel autre abruti du coin. S'il leur tournait le dos on pouvait probablement sentir le bordel qui se faisait dans sa tête.

Tu veux... - Plus fort. - Tu veux savoir pourquoi j'suis là? - Sam se retourna, une lueur d'agacement dans le regard pour masquer son ressenti de la situation inconfortable dans laquelle il se trouvait malgré le ton de sa voix qu'il contrôlait presque. - Je suis un Candidat. Dés l'enfance on m'a manipulé, on m'a modifié. On m'a torturé. J'étais un enfant face à des barbares. J'ai connu bien des choses avant beaucoup de monde. - Comptez 48 sur vos doigts. Enfin ça, personne le savait. - Des choses que je ne souhaite à personne. J'ai été élevé seul, formé seul, torturé seul. Pendant des années j'ai souffert dans cette solitude, celle qu'on ressent même quand on est entouré. J'ai été formaté à cette routine sans pouvoir m'en échapper et personne, tu m'entends, personne ne peux le comprendre... A part les gens qui sont ici. - Sa phrase n'était pas un rajout pour ne pas sembler égocentrique. Elle était entière, pleine. A ses yeux rares étaient ceux qui pouvaient comprendre ce que lui aussi avait subit et certaines de ces rares personnes étaient là à écouter. Sam passa une main sur son visage pour se reprendre. - Je pourrais m'attaquer à chaque centre de formation qui me chante, je pourrais m'en prendre aux responsables de toute cette merde. Je pourrais me débrouiller seul. Mais tu sais quoi? Pourquoi je reste? Parce que je vous envie tous. - Ça y est, sortez les mouchoirs... Ou pas. De toute façon il était trop vieux pour mentir sur ce genre de détail. - Vous êtes une famille. Tous différents, tous venant d'origines diverses, mais vous êtes tous là, toujours, ensemble, soudés. Vous vous êtes trouvés. Je suis pas le seul orphelin du monde mais mon ressenti est le mien et soit bien sûr que j'aimerais avoir ça, j'aimerais avoir eu ça. Je suis encore là pour le toucher du doigt, du mieux que je peux.

Sam n'avait pas lâché Jason du regard et pas une once de drama ne venait immerger ses vieux globes oculaires au cas où vous pensiez que si. Il voulait pas qu'on le plaigne, certainement pas. Jason avait demandé une explication, la voilà. - Je sais pas pourquoi je vous ai rejoins, mais je sais pourquoi je suis toujours là. Maintenant vous le savez aussi. - Un silence suivit ses paroles jusqu'à ce qu'il ne recule d'un pas. - Si quelqu'un veut aussi mettre à jour les raisons de sa présence, il est le bienvenue... - Manière de pas le laisser mariner trop longtemps dans ce silence... Le silence il aime pas ça quand c'est lui qui le crée.


« That's what we do! We fight for it! We fight for... Things! Like chicken! I love chicken. » - Samaël
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Eve
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Un moment, je les ai tous regardés, je me demandais si j’étais dans un mauvais rêve ou si on me faisait une mauvaise blague histoire de me détendre une bonne fois pour toute dans un grand éclat de rire général, on se serait donné quelques bises ou tapes dans le dos et c’était reparti pour Libération, avec quelques bidons d’essence pour commencer le ménage de façon festive. Mais non…

Je me retrouvais face à une bande d’ados attardés incontrôlables, avec des hormones en ébullitions pour Gen qui découvrait ses premiers émois du « touche pipi », qu’il lui fallait un forfait illimité jour et nuit pour qu’elle puisse s’endormir en entendant son nouveau mec de la semaine ronfler à l’autre bout. Jason lui, qui ne voulait pas lâcher sa chambre pour la frangine par ce qu’il l’aimait trop… Et la dite frangine qui ne voulait pas de la dite chambre parce qu’il laissait trainer ses chaussettes puantes et ses caleçons partout. Et quoi encore ? Samael qui faisait encore sa tête de boudin parce qu’il était « trop rebel et trop solitaire incompris pour qu’il nous fasse l’honneur de nous laisser entendre le son de sa voix en mue »? Ah non, lui non plus ne voulait pas changer de chambre… Mais il ne disait pas que des conneries même si, beaucoup de choses avaient été comprises de travers.
Tout ça pour vous dire, que, honnêtement, j’avais juste envie de me barrer avec mon frère, ça m’a traversée l’esprit une seconde seulement, mais j’avais envie de leur dire un grand « aller vous faire mettre je me casse avec mon frère » en les laissant dans leur merde.

Zaan m’avait rendue mon arme, j’avais envie de tirer dans le tas parce que je devais me détendre. Sauf que là, je ne pouvais pas, je l’ai pris vivement en grognant contre lui, en lui lançant un regard mis agacé par son tour de passe-passe et amusée parce que oui, c’était jouissif à défaut d’exaspérant de les voir flipper, moi avec une arme dans les mains.
J’étais énervée, je crois que tout le monde l’avait compris et pouvait ressentir ma fureur. Mon arme en main, j’ai vérifié aussi rapidement qu’en mission que le chargeur était plein, de le remettre en place avant de tirer. Quand j’étais dans un tel état de nerf, je pensais en islandais, toujours… Je vous passerai les noms d’oiseaux qui me sont passés par la tête, et je me suis donnée à cœur joie.
Je leur ai souri, satisfaite, vraiment, en plaçant mon arme dans le dos, mais dans ma tête ça disait « Allez tous vous faire foutre », je vous ai mis la traduction, ne me remerciez pas.

- Bien ! On avance ! Vous avez donc quatre jours pour déménager.

Et sans exception, la majorité était d’accord pour déménager, soit ! Ça, c’était fait !

Je ne remercierai jamais assez Jason d’être intervenu. Il avait du lire dans mes yeux ce que je pouvais bien penser là-haut. Il m’a sauvée la mise, et peut être même bien Libération sur ce coup. Je savais que je pouvais compter sur lui et sa sagesse qui pouvait plus souvent agacer que temporiser, j’avais là mon précieux.
Je pouvais aussi compter sur Annie, j’ai ressenti pour elle une soudaine affection, je m’en voulais encore de lui avoir mis une telle pression il y avait moins d’une heure. Elle était là en soutien elle aussi et j’étais heureuse de savoir que bientôt, nous allions partager le même appart.

J’ai joint mes mains en les faisant claquer une fois, je n’ai pas souri, mais je n’en pensais pas moins.

- Pour l’underground, Jason a bien résumé notre position. Nous allons couper les rapports personnels que nous avons tous avec les membres de cette association de gentils petits copains. J’ai levé une main pour ne pas être interrompue. Ce n’est que temporaire, quelques semaines ! Gen, ma belle... Tu vas me faire le plaisir d’aller voir Bogdan ce soir, tu lui fais tout ce qu’il aime pour ne pas qu’il t’oublie. Tu le retrouveras que plus fougueux après crois-moi. Je lui ai souri. J’ai repris plus sérieusement, ferme.
Les relations que nous garderons avec l’underground resteront professionnelles. Ce sont eux qui sont venus nous chercher, ils attendent une date que nous devons fixer. Ils ne s’inquièteront pas de notre silence si je leur donne une date, ainsi ils patienteront jusque là et nous aurons le champ libre pour nous refaire. Je crois que nous ne trouverons pas de meilleurs compromis.

Je vous jure que si il y en a un qui l’ouvrait, je le descendais… Sam l’ouvrit d’ailleurs. Je l’ai laissé parlé, je l’ai même écouté, c’était tellement rare tellement…
J’ai relevé un sourcil et j’ai coupé court.

- Bien, donc. Quelqu’un aurait une idée ? Il nous faut une cible. Qui ? Nous devons frapper et laisser notre nouvelle carte de visite, la nouvelle Libération naîtra ce jour là.

Par ce nous n’étions qu’à la conception, et mes aïeuls… C’est qu’on s’y prenait comme des manches… Des très mauvais amants…


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Zaan Lareck
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Zaan écoutait tout ce petit monde sans rien dire avec un sourire étirant ses lèvres d'un semi millimètre. Son but n'était pas de les contrôler, mais de les aider, aussi il n'était pas intervenu plus tôt.

"J'ai une cible. Je ne sais pas où mais je sais qui. Plusieurs agents du MSS se cachent dans la ville dont un qui détient une source d'information sur ce que je sais être un nouveau bombardement. Sur qui, pour quoi, je ne sais pas, je n'ai pas pu le savoir avant. Quelqu'un en a débusqué deux pour moi, dont un qui s'est fait la malle."

Il inspira profondément en regardant Samaël.

"Il était jusque là en lien avec Maddison, mais il m'a claqué entre les doigts et c'est un genre de PSY assez redoutable et bien entraîné, impossible de l'atteindre à mains nues."

Puis Gen.

"Ton Bogdan, ça fait un moment que je le cherche. Je le savais dans les parages, mais je ne savais pas où il se planquait. Merci pour l'information."

Il leva la main avant que Gen ne lui saute à la gorge et il haussa le ton. Il ne lui ferait rien, ce n'était pas le but, mais recruter les Douze un par un, c'était un peu constituer sa prochaine Liberation, ou bien les inciter, chacun à leur tour, à rejoindre Liberation. Mais si Bogdan était à l'Underground et comme Six avait refusé, ça lui faisait deux membres en moins de choix. Cependant, il les voulait quand même. Pour autre chose.

"Je ne lui veux rien mais il est une petite pièce d'un gros puzzle. La personne qui m'a débusqué les agents du MSS est une amie à lui. Mais ce n'est pas le plus important. Gen, si tu prends l'Underground pour d'utopistes branleurs, tu te fous ton gun dans l'oeil jusqu'aux trompes, ma grande. On parle d'une armée dormante et si j'étais toi, je ferais un choix à les rejoindre ou à ne pas trop m'y frotter. Bogdan n'est pas l'unique problème, il est un fil entre deux factions dont l'une est en train de se dissoudre. Quand tu le verras, tu le préviendras. Il comprendra le reste tout seul. Le MSS sait qu'un des Douze est à Megalopolis, peut-être plusieurs, et ils ont lâché les chiens. Vous allez devoir rester vigilants. Si vous voulez vous battre, il va falloir vous rhabiller et vous armer."

Il leva une main vers Eve avant qu'elle n'essaye de dire quelque chose. Avant que Liberation n'éclate comme une bombe en plein soleil, il allait essayer à son tour. Il les regarda un à un.

"On a du travail, vous avez un but, mais nous en parlerons un autre jour. Reconstruisez-vous avant, l'Underground attendra aussi. Et ton Bogdan, c'est une question de sécurité, autant pour lui et l'Underground, que pour toi et Liberation. Ne laissez pas au MSS la possibilité de vous trouver à cause d'une erreur aussi évitable que celle d'un rendez-vous au clair de lune. Si vous voulez sauver le monde, il va falloir vous sauver vous en priorité. Ici même."

Il posa lentement une main sur l'épaule d'Eve pour lui serrer, mais plus par compassion que par mise en garde. Pour le coup, c'était à son tour de lui rappeler ce qu'il avait un jour été. Fougueux, impétueux, un désir de vengeance ardent, une volonté du feu à tout détruire... Mais ce n'était pas le moment. On avait su à l'apaiser à l'époque, c'était son tour.

"Je peux te parler deux minutes ?"

C'était une question pour la forme mais sa main sur son épaule était claire. Il l'incita à le suivre, un peu à l'écart. Pas très loin, à peine quelques mètres et il se pencha vers elle sur le ton de la confidence.

"Je sais que tu l'as entendu, il ne peut pas se montrer pour l'instant, mais il est parti aider les autres à rejoindre ton frère." Il soupira doucement, gardant ses yeux dans les siens et il baissa d'un ton. Ce qu'il avait à dire ne concernait qu'elle. "J'ai rencontré ton frère, il y a des années, maintenant, un véritable cheval fougueux, lui aussi, mais qui n'avait besoin que d'une bonne direction pour échafauder ses plans. Aujourd'hui, c'est ton tour. Une cible, je t'en trouverai toujours. Des moyens, je t'en dégoterai autant que tu voudras."

Il fronça les sourcils et posa ses mains sur ses épaules. Eve ne serait pas facile, mais il espérait que ça marcherait. Lui non plus... N'était pas un grand bavard en temps normal. Il inspira profondément et sa voix prit une teinte nettement plus douce, voire même intime dans le sens où il lui parla de coeur à coeur et non pas de gros tatoué super man à petite Katniss en colère.

"Je sais... que tu es fatiguée. Que tu te sens trahie, déprimée, à bout de nerfs et de force. Je sais que tu as envie de te battre et de ne pas faire de quartiers. Tu n'étais pas là quand j'ai vu ton frère mais on m'a parlé de toi et j'ai confiance en toi. Je sais que tu peux y arriver, je sais que tu peux faire mieux encore qu'Abel parce que tu ne réfléchis pas uniquement avec ça." Il posa deux doigts sur sa tempe. "Mais aussi avec ça." Et il les pointa sur sa poitrine. "C'est ta force, mais c'est aussi ta faiblesse. Si tu veux que tout ça fonctionne, tu dois faire en sorte... Que ça fonctionne."

Il regarda les autres et les désigna d'un index léger avant de reporter son attention sur Eve.

"Ils ne sont pas tes ennemis, Eve... Tu dois les écouter, tu ne dois pas te laisser emporter. Si tu veux bâtir quelque chose de stable et de durable, basé sur la confiance, la solidarité et surtout la famille... Tu dois commencer par là, sans brûler les étapes. On cramera des trucs plus tard, d'accord ? J'ai guidé ton frère une fois... Je le ferai avec toi aussi. Liberation est importante, tu es importante et ils sont essentiels à vos deux survies. Tu as besoin d'eux, comme ils ont besoin de toi. Maintenant. Tu ne pourras pas être un mur de pierre toute ta vie. Ne commets pas les erreurs de ton frère, il n'est pas parti pour rien, il se sent corrompu. Il sait... Que tu feras mieux que lui. J'aimerais t'en dire moins et te donner plus de temps, mais j'ai besoin que tu restes concentrée pour le moment, un dernier effort, tu lâcheras tout plus tard. Crois-moi, je sais quel effet ça fait, je sais ce que tu ressens, mais ce n'est pas... Le moment. Tu ne peux pas craquer maintenant. Laisse-moi t'aider. Et je te promets que tout ira bien."

Il risqua une main sur sa joue et un sourire plus franc. Le MSS ignorait assurément ce côté paternel et humain de sa personnalité. Mais hey... C'était un homme de famille, lui aussi. Bien plus que n'importe qui pouvait l'imaginer. Samaël disait qu'il prenait des risques pour venir ici à découvert ? Il n'avait... même pas... idée à quel point.


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Eve
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Zaan intervint, juste après moi. Si j’avais pu je l’aurai pris dans mes bras pour un câlin, il avait de quoi nous mettre le pied à l’étrier, il avait les canassons, il ne manquaient plus que les cavaliers. Il trouvait les mots justes, il expliquait clairement la situation, le départ précipité d’Abel, pourquoi Gen devait faire attention avec Bodgan. Il incarnait la raison, le calme et l’expérience. Je le regardais et, même si je ne le connaissais ni d’Adam, ni d’Eve (mouhahaha) il forçait le respect. J’étais en admiration devant le personnage qu'il incarnait. Dans un sens, il me rappelait mon frère, en plus âgé, avec la sagesse qu’Abel devait encore acquérir.
Je l’écoutais et il ne me serait pas venue à l’idée de l’interrompre.

Lorsqu’il posa sa main sur mon épaule, je me suis sentie petite, ignorante. Je l’ai suivi sans discuter, je vous assure que face à lui, je ne faisais pas la maligne, même si j’avais ma fierté, je n’ai pas bronché, il était imposant de respect.
J’ai levé les yeux sur lui, je savais qu’il n’était pas seul, il l’avait compris, j’ai ouvert la bouche pour tenter de l’interroger, en connaître plus sur l’autre…

- Qui est-il ?

Je n’ai même pas osé insister. Ses deux mains maintenant posées sur moi, c’était comme si… Il venait de poser mon fardeau sur mes épaules trop frêles. Et il était lourd, très lourd. Je ne manquerai pas de cibles, pas de moyens… J’avais toutes les cartes en main et l’ADN du suprême. J’étais devenue le leader malgré moi.

Il avait raison sur tous les points. Je me sentais fatiguée, épuisée même, à bout de force, trahie par mon propre frère, je ne savais pas par quel bout prendre le cadeau qu’ils pensaient tous me faire en m’offrant Libération.  Mais il me fit prendre conscience de quelque chose qui m’avait échappée…

J’ai suivi son index et je les ai regardé. J'ai pris conscience combien nous étions tous dans le même état. Libération avait pris chère. Nous étions au bord du précipice, et à ce rythme, aucun d’entre nous ne s’en relèverait. Nous devions nous aider, nous écouter, redevenir cette famille que je voyais pour la première fois, en toute honnêteté, brisée. J’ai eu beaucoup de difficulté à inspirer, j’ai du prendre sur moi pour y arriver, arrêter d’être égoïste.

Je l’ai regardé lorsqu’il me caressa la joue. Je me suis sentie catapultée une vingtaine d’années en arrière. Foutez-vous de moi, j’en ai rien à foutre. Parce que là, j’ai retrouvé une quelques secondes ce que j’avais perdu le jour où le MSS est venu nous chercher. Je venais de perdre mon modèle,  celui qui avait était le reste de ma vie quand nous nous sommes enfui, mon frère, mon guide. Mais je retrouvais la figure paternelle que j’avais oubliée. J’ai retenu sa main pour profiter de ce contact, cette sensation retrouvée par procuration… Je lui ai répondu d’une voix hésitante, voire tremblante.

- Je ne m’en sens pas capable… Si j’échouais ?... Je…

Je lui ai lâché la main pour rejoindre les autres. J’avais l’air… de rien. Elle était loin la leader, regardez-moi le déchet que je faisais. J’avais pris conscience de ce que je n’étais pas, je n’étais pas ce qu’ils voyaient ou ce qu’ils croyaient tous voir. Alors j’ai imité Sam, je lui ai d’abord souri timidement avant de commencer.

- Si je suis à Libération, ce n’est pas par choix. J’ai simplement suivi mon frère dans son combat. Je ne suis pas Libération parce que je ne suis pas Abel, je ne l’ai qu’inspirée, je ne suis que cette bombe (sans jeu de mot) qui a fait Abel et Libération. J’ai reçu un héritage trop lourd pour moi. Parce ce que je ne suis pas Abel, et vous ne l’êtes pas non plus. Mais je suis une part de Libération et vous l’êtes tout autant, et ensemble nous devons la reconstruire, faire NOTRE Libération, celle qui suivra la libération que nous avons servie aux côtés de son leader.
Alors si je suis à libération aujourd’hui, c’est pour la rendre plus forte, faire notre Libération.


J’ai baissé la tête en la secouant, un sourire aux lèvres.

On n’est pas doué pour les discours dans la famille, je veux juste vous dire que j’ai besoin de vous tous, sans vous je n’y arriverai pas…


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Eden
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Visiblement, son refus poli de se voir refiler l’appartement de Jason ne plaisait pas à l’intéressé. En revanche, il semblait que la plupart accepte de lâcher leur logis pour en trouver un autre. Pour Marlene, ça n’était pas un problème. Il se pouvait même qu’elle trouve un logement mieux placé et plus agréable. A vrai dire, elle aimait le changement, peut-être parce qu’elle ne le connaissait que trop. Eve ferma la discussion en indiquant qu’ils auraient 4 jours pour déménager, cela devrait suffire pour qu’elle se trouve quelque chose de correct et qu’elle déniche un endroit sûr pour abriter l’informatique.

- 4 jours ? Ça devrait aller…

Cependant, fliquer ses contacts voire rompre ceux avec l’Underground ne plaisait pas à Samaël. Il proposait plutôt de cultiver les liens qu’il avait construits. Ses réflexions n’étaient pas dénuées de sens, cependant cela n’était-il pas jouer avec le feu ? Elle aperçut Jason les observer tous, puis il fit un pas en avant vers elle. Puis, avec méthode, il s’appliqua à expliciter son point de vue. Eve alla dans son sens. Les ponts devaient donc être coupés avec l’Underground. Elle enroula le bonbon pour Gen, mais ses paroles ne souffraient aucune discussion possible. Marlene hocha la tête. Cela lui paraissait sage et même plus que ça. Le déménagement et la rupture de liens la sécurisaient. Cependant, ce serait la politique du groupe avant une discussion avec l’Underground en vue d’une éventuelle alliance. La suite déterminerait le reste…

Il n’omit personne et eut même, Marlene haussa un sourcil de surprise, quelques mots à son endroit. Elle hocha la tête en voyant sa suspicion ancienne et sa froideur s’évanouir. Cependant, elle fut complètement ébahie lorsqu’il indiqua qu’il avait plus confiance qu’en elle qu’en Samaël. Elle regarda Jason bien en face. Il semblait avoir changé d’avis sur elle… A force de l’éviter, il semblait qu’elle n’ait pas vraiment observés les changements qui avaient eu cours en lui. Il souhaita que Samaël explique sa position au sein de Libération. Ce dernier, un tantinet déboussolé, s’écarta pour mieux revenir et expliqua sa venue au sein du groupe. Cela passait fatalement par les souvenirs douloureux de sa captivité et des actes de torture. Ses paroles la remuèrent plus qu’elle ne le montra. Elle aurait voulu aller vers lui, mais sa pudeur la stoppa dans son élan. Il avoua se sentir étranger à eux tous, en dehors d’une famille soudée. Il était si solitaire, se mettant systématiquement en retrait. Pourrait-il se rendre compte qu’il était à l’origine de ce sentiment ? Il passa le bâton merdeux à celui qui le voulait. Elle passa la main.

Eve changea de sujet et proposa de frapper une cible afin de signifier la renaissance de Libération et Zann Larek rebondit en proposant immédiatement un agent du MSS, visiblement en lien avec l’Underground. Il ne cacha pas sa satisfaction de savoir Bogdan dans les parages et la réflexion qu’il fit à Gen sonna comme une provocation qu’il désamorça bien vite en explicitant ses intentions. Il attira ensuite Eve pour un conciliabule auquel ils n’étaient pas conviés et en revenant, visiblement émue, elle prit le bâton merdeux tendu par Samaël pour expliciter sa venue à Libération et sa vision des choses. Ses mots trouvèrent un écho en elle. Rassurée et avec un léger sourire, elle fit un pas vers Eve et répondit :

- Ce sont les mots que j’attendais, Eve… Je suis les idées de Libération, pas un apôtre. Ça c’était dit… L’idée d’une alliance avec l’Underground me gênait dans le sens où l’esprit du groupe que j’ai fait mien avait le risque de se voir absorbé par celui de l’Underground. Ça, c’était ma crainte n°1. Et j’avais des craintes concernant notre liberté d’action et la défense de nos idées au sein d’un tel groupement. Maintenant que j’entends tes arguments, je suis apaisée. Moi, je suis là aussi pour faire notre Libération et je t’aiderai de mon mieux.

Elle se recula. Elle avait dit ce qu’elle pensait, point final.
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Gen Caleb
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Perdue dans mes pensées, j'écoutais et je suivais le reste à moitié. Je commençais doucement à comprendre que si Abel était parti, c'était en réalité pour ne pas revenir, et pour tout vous dire... j'avais vraiment du mal à accepter l'information et à la digérer. Quoi, il se cassait du continent, comme ça, du jour au lendemain ? Sans s'expliquer, sans dire au revoir ou merde ? À sa famille d'adoption et à sa propre soeur ? On était quoi au juste, des chiens galeux ? Une partie de moi s'est demandée si Maddison avait eu le même traitement ou si elle, en fait, elle valait la peine qu'il s'explique en cinq mots ou moins ?

J'ai été prise par surprise par la réaction de Jason, et ça m'a tirée de ma réflexion. Je le savais à cran - on l'était tous, d'ailleurs - mais le fait qu'il s'en prenne à Samaël en mettant directement en doute sa motivation et sa place parmi nous me prenait au dépourvu. Je trouvais... faute de trouver un meilleur mot, je trouvais déplacé pour quiconque de remettre en question le choix que nous avions tous fait en rejoignant Liberation. Même si Samaël était différent parce qu'Abel était venu à lui et non l'inverse, il avait quand même fait le choix de nous joindre: après tout, il aurait très bien pu envoyer Abel balader, non ?

Et puis... lorsque Samaël a répondu, je me suis rappelée que je le jugeais sur des informations que Jason et les autres n'avaient pas. Je ne rencontrais personne sans que mon pouvoir ne jette un oeil dans leur esprit, et si je n'avais fait qu'effleurer celui de Samaël - j'avais appris ma leçon avec Abel à l'époque et je ne souhaitais pas vraiment rajouter les souvenirs de Samaël par-dessus les siens en m'attardant trop - mais le peu que j'avais vu m'avait largement suffi à le saisir. Je n'en avais jamais dit un mot, parce que ce n'était pas à moi de parler de son vécu... mais évidemment, je ne pouvais pas m'attendre à ce que Jason et Eve ait le même regard que moi en n'ayant pas les informations en main.

En l'écoutant parler, je me suis rappelée que j'avais eu bien de la chance, en fait. J'avais peut-être été manipulée par la CIA, on m'avait menti sur mon travail et on m'avait fait faire le sale boulot... mais ils étaient loin de m'avoir maltraitée, bien contents qu'ils étaient d'avoir une Listener se porter volontaire pour travailler pour eux. Et surtout... ils ne m'avaient pas créée. Ils n'avaient pas la prétention d'avoir fait de moi ce que j'étais. Parce que j'étais née Positive et non Candidate, bien des choses m'avaient été épargnées, ce qui me rendait différente du reste du groupe - Levi parti, j'étais la seule Positive à nouveau - mais pourtant, je m'étais sentie chez moi dès le début.

Et même si nous avions des différends, et des problèmes en ce moment... Samaël avait raison, c'était une famille. C'était comme si... avec tout ce bordel, j'avais été en train de l'oublier, et Samaël venait de me le rappeler. Alors quand Eve est revenue à la charge en parlant de Bogdan, j'ai juste... hoché la tête. À contrecoeur un peu, je l'avouais, mais tout de même. Lorsqu'elle a parlé d'une nouvelle cible, j'ai ouvert la bouche pour souligner que Carter Mitchell s'en était tiré vachement à bon compte, mais Zaan a parlé d'abord. J'avais envie... de lui arracher les yeux pour vouloir mêler Bogdan à cette guerre dont il ne voulait clairement pas. Jusqu'à ce que je comprenne qu'en réalité, il était en train de me demander de lui passer un message pour sa sécurité, et ça a achevé de me convaincre. Je ne comprenais qu'à moitié ce dont il parlait... mais étant donné que la partie que je comprenais, c'était que le MSS était là et avait lâché sa meute, ça me suffisait largement.

Je me suis retenue, mais VRAIMENT, de me mêler de ce qui se disait entre Zaan et Eve... et lorsqu'elle est revenue, je l'ai écoutée. Je m'étais calmée, j'avais pris sur moi, j'étais prête à avancer. Je me suis approchée, et doucement, j'ai pris sa main entre les miennes en la regardant dans les yeux. Elle n'était pas Abel et elle ne le serait jamais... mais peut-être était-ce ce dont nous avions besoin pour progresser, maintenant. "Je suis là, nous sommes là. Tu n'es pas seule, ce n'est pas ton combat, c'est le nôtre. À tous, sans exception."


"Those who make peaceful revolution impossible will make violent revolution inevitable."

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Jason Israel
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Si on lui avait demandé son avis, Jason aurait soupiré de soulagement. Mais pour l'honneur, et l'image, il n'en fit rien. La bombe semblait s'être désamorcée et personne, plus que lui, ne pouvait en ressentir un tel soulagement. Il roula même des yeux aux dires de Gen. Enfin... Il acquiesça également à ses dires. Liberation avait failli éclater mais elle revenait en force. Si comme Zaan le disait, ils avaient une nouvelle cible, alors ils revenaient même plus qu'en force.

"Je suis d'accord. Mais qu'est-ce qu'on fait pour l'Underground, alors ?"

Zaan revint vers eux et leva une main.

"Ce n'est toujours pas votre priorité. D'abord, vous devez vous recentrer, avoir une puce neuve chacun, un nouveau nom et une nouvelle adresse, c'est un bon départ. Je ne vais pas pouvoir rester en ville très longtemps alors je vous donnerai tous les détails avant de partir, quand vous serez tous prêts à vous remettre à la colle."

"Et Abel ? Il ne nous aurait jamais abandonnés, pourquoi il est parti ?"

Zaan inspira profondément, resta silencieux quelques secondes en cherchant ses mots et il reprit en acquiesçant.

"Il contactera Eve en arrivant. C'est tout ce que je sais."


"I'm not good at everything.
I'm just doing my best at everything.
I don't wanna be the next anybody.
I just wanna be me."
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