2076. Côte est des Etats-Unis. Megalopolis est le centre névralgique d'une guerre géo-politique mondiale depuis qu'un attentat biologique en 2026 a divisé l'humanité en deux populations bien distinctes : ceux qui se battent pour le futur, et ceux qui font avec le présent.
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 [CLOS] [Sky/Garin] Knockin' on Heaven's door

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Garin DeLyons
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Septembre 2075


Ce qu'il y a de bien lorsqu'on vit seul, c'est qu'on ne répond de personne et pour personne. Je n'avais pas voulu venir en journée pour plusieurs raisons mais la première était que je travaillais, la seconde que je passerais bien plus inaperçu de nuit ! Et en fait, c'était même la raison principale.

L'avantage du Casino, c'était sa vieille bâtisse régie par de vieilles règles, comme... Les gouttières. Très vite, je me suis retrouvé à escalader pour rejoindre la fenêtre avec la lumière. Il y en avait une autre à côté, mais on en avait assez discuté pour que je puisse deviner laquelle était la sienne. Avec un pied en appui sur une excroissance murale, je me suis penché vers la vitre pour la voir.

Elle était là, allongée sur son lit à lire à la lumière de sa lampe de chevet. C'était étrange pour moi de la voir aussi calme. Je ne dis pas que j'aurais voulu l'entendre hurler, mais... Après tout, c'était ce qui faisait aussi son charme, non ? Un sourire s'est dessiné sur mes lèvres, je savais qu'elle ne pouvait pas me voir de l'intérieur, il faisait bien trop sombre dehors et je portais la tenue légère du petit agent secret, un pantalon noir, un pull noir et un bonnet noir. Seuls mes cheveux passablement clairs pouvaient se remarquer... Avec le nez dedans, peut-être. J'aurais pu lancer des cailloux pour attirer son attention, mais... Je voulais quelque chose de moins cliché. Et tout aussi mièvre...

Je me suis penché sur la vitre jusqu'à ce que mes lèvres les touchent à peine et j'ai laissé la buée créer un gros cercle opaque. Et puis, de mon index... j'ai dessiné un coeur. L'avantage de l'heure et de la période de l'année, c'était qu'il faisait assez froid pour que mon art survive à quelques secondes. Suffisamment pour que le bruit de mon index sur la vitre ait alerté ma Juliette et son histoire sans fin.


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Sky Cervantes
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Sky s’accommodait assez bien du couvre-feu. Elle avait fait ce qu’elle avait à faire, dit ce qu’elle avait à dire. Le reste appartenait à l’avenir. Aussi, elle occupait ses journées en étudiant, lisant, participant aux activités du Casino et trainant un peu sur les interfaces holos mises à disposition.
Une vraie jeune fille modèle. De quoi faire tourner Sunny en bourrique ou de la conforter dans sa vision de la répréhension éducative.
La blondinette avait même fait quelques efforts de conciliation en offrant un nouvel HP à la psychologue. Un truc un peu ancien, d’occasion mais parfaitement fonctionnel. Elle n’avait pas été assez conne pour piquer un truc tout neuf et dernier cri qui vous coutait les yeux de la tête.
Le soir, une fois le repas terminé et les cuisines collectives nettoyées, Sky retrouvait la quiétude de sa chambre et s’occupait l’esprit avec un livre. Sinon, elle gambergeait, pensait trop, et finissait toujours par sentir une boule de stress au creux de l’estomac qui s’y logeait sans préavis.
Ce soir là, aux prises avec Holden, cet adolescent torturé et tortueux de « l’attrape-cœur », elle n’accordait aucune importance à ce qui se passait dans le reste du monde. Dehors, le vent du large avait refroidi avec le départ de l’été et elle ne laissait plus sa fenêtre ouverte comme elle avait pris l’habitude de le faire.
Le bruit des doigts tapotant le carreau la tira de ses lectures et elle fronça les sourcils. Puis simultanément, elle remarqua le cœur à contrejour, dessiné dans la buée. Elle rit doucement, attendrie, avant de se lever et de jeter Salinger sur son oreiller sans autre forme de procès.
Il faisait bon dans le Casino mais le soir Sky s’emmitouflait dans un large sweet molletonné quoique usé jusqu’à la trame et qui lui était deux fois trop grand, par-dessus un short de coton. Le genre de pull dans lequel elle pouvait se plier toute entière, genoux et pieds compris.
Elle ouvrit la fenêtre pour laisser entrer Garin et attendit qu’il ait retrouvé sa stabilité sur le plancher de sa chambre avant de se pendre à son cou et d’accorder toute la rétribution de sa petite attention délicate à ses lèvres. Encore un baiser qui rejoindrait sa collection.

- Tu sais que t’es complètement fou ! lui dit-elle dans un souffle, non sans se départir de son sourire et faisant attention à ne pas trop élever la voix.

Sky garda ses bras autour de son cou et lui enleva son bonnet de cambrioleur pour libérer sa tignasse. Elle glissa ses doigts dans ses cheveux pour leur redonner un peu de volume.
Puis elle se souvint que ses craintes n’étaient pas justifiées. Même si l’humidité rendait les maçonneries glissantes, Garin avait Yu de son côté.
Elle s’écarta de lui, boucla la fenêtre et alla jusqu’à la porte de chambre. Prudemment, elle jeta un œil dans le couloir calme puis referma à clé derrière elle.

- Pas de mauvaises surprises, pas de questions.

Cette prudence élémentaire acquise, elle sautilla de nouveau jusqu’à lui pour retrouver ses bras.






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Garin DeLyons
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En fait, il est même assez temps qu'elle m'ouvre. Je voyais le moment où soit je tombais, soit on finissait par me voir. J'avais perdu un peu d'agilité avec le poids, mais le carbone restait léger, c'était moins pire. Je me suis hissé sur le bord de sa fenêtre et j'ai enjambé le rebord pour finalement entrer et poser mes deux pieds au sol. J'allais me moquer de ses moqueries avec mon sourire en coin, mais déjà elle me sautait au cou et j'aurais été bien ingrat de lui refuser cette attention. J'ai souri contre ses lèvres en la serrant dans mes bras, la levant même légèrement du sol.

"Si ça peut te rassurer, ça m'a pris presque 1h pour monter. C'est Fort Knox, ici !"

Je l'ai laissée aller vérifier la porte, un peu à contre coeur et je me suis passé la main dans les cheveux, machinalement, jusqu'à ce qu'elle revienne. J'arborais le même sourire qu'elle.

"C'est qui l'agent bouseux, maintenant, hein ?"

Je l'ai soulevée même dans mes bras avant de la renverser sur son lit pour me laisser tomber avec elle.

"Je commence à m'habituer au fait que personne ne sache ce que je fais de mon temps libre..."

En appui sur mes coudes de part et d'autre d'elle, j'ai caressé ses lèvres d'un rire léger. C'était plus qu'une habitude, j'en prenais même soin, je n'avais aucune envie qu'on sache pour Sky. Cette fois, je m'en occuperai seul. Moi et moi seul, personne ne se mettrait entre nous, pas même Hyun en qui ma confiance s'était ébranlée, alors que, déjà, je l'accordais très peu facilement. Je me suis redressé légèrement pour lui sourire, entortillant une mèche de ses cheveux, mon pouce glissant doucement sur sa tempe.

"J'ai quelque chose pour toi."

D'un coup, je me suis décalé légèrement sur le côté pour fouiller mes poches. J'ai relevé les yeux vers elle en faisant danser mes sourcils malicieusement.

"Non, pas ça."

Je lui ai lancé un clin d'oeil dont j'avais le secret et j'ai finalement réussi à extirper une petite fleur de ma poche que je lui ai présentée sous le nez. Une de celle qui faisait la langue verte, cette fois.

"Je savais pas quelles fleurs t'aimais alors j'ai choisi une valeur sûre."

Option bubblegum qui pétille sous la langue, comme une constellation d'étoiles. Oui, c'était facile, je le reconnais. Mais j'avais une confiance et un coeur à regagner alors j'y mettais les formes. Au moins, mon intention y était.


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Sky Cervantes
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Hey un peu de difficultés pour la rejoindre, ca lui faisait les pieds ! Après tout elle n’avait pas ménagé ses efforts, elle non plus, pour aller jusqu’à lui, même si elle devait reconnaître que c’était moins périlleux.
Le sommier rebondit légèrement sous leur poids quand ils se laissèrent tomber sur le lit et cela arracha un petit rire à Sky. Il ne lui en fallait pas beaucoup, non.
Rire qui redoubla aux facéties de Garin et ses sous-entendus taquins.
Cela réchauffait son cœur de le retrouver comme elle l’aimait le plus, si peu sérieux, un brin faraud, toujours goguenard.
Elle avisa la sucette qu’il lui offrait, de celle qui, dans le monde merveilleux de la confiserie, tient le haut du présentoir, la top modèle du rayon de supermarché. Elle ne put s’empêcher d’avoir une pensée pour celle qui avait causé son malheur mais elle refoula ce souvenir prestement.

- Ca c’est ma fleur préférée ! comment t’as su ?

Sky attrapa le bonbon et en connaisseuse, prit quelques secondes pour lire l’emballage et toutes les petites annotations sur ses particularités.
Les yeux pétillants d’amusement, elle le remercia d’un baiser.

- Merci beau gosse… c’est le plus joli cadeau qu’on m’a fait. J’vais la garder pour plus tard à l’abri des moutards du coin. Y’a un taxeur de sucettes d’à peine 10 piges qui me casse les noix à chaque fois que j’en déballe une…

Elle étira le bras pour la poser sur la petite table près de sa tête de lit. Ses yeux clairs se posèrent alors sur Garin et elle reprit

- J’avais pas dit bouseux… j’avais dit peau d’balle… et c’était pour l’énerver.

Sourire en coin, elle haussa une épaule comme pour s’excuser.

- En vrai t’es mon super agent trop fort que j’aime d’amour. T’es forcément le meilleur. Et j’admeeeeeeets....

Elle poussa un autre soupire théâtral.

- …qu’au MSS c’est peut-être pas tous des enculés.

Sourire mutin.
Sky retrouva un peu son sérieux (un peu) et proposa

- J’vais quand même me mettre au tricot. J’te ferai une jolie échelle de laine pour la prochaine fois

Et elle éclata de rire. Enfin pas trop fort non plus des fois que des oreilles indiscrètes se sentiraient de faire une tournée de veille dans le couloir adjacent. L’intimité au Casino était un luxe. Elle avait pleinement consciente d’être une privilégiée et ne voulait pas pousser sa chance non plus.






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Garin DeLyons
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"Euh, honnêtement ?" J'ai haussé les sourcils, avisé la sucette, puis mes yeux sont retombés dans ceux de Sky. "C'était la dernière sur le présentoir. Tu sais, les bouquets en bout de caisse automatique. C'était la dernière... Mais surtout la plus grosse. J'allais pas te prendre un pissenlit, non plus. Y en avait des plus petites mais le présentoir était plein, je me suis dit qu'elles devaient être trop nazes pour toi. Tu vaux mieux. Et même..." Grand, le sourire. "Je l'ai chourée. Pour toi."

C'était tellement vrai que le MSS ne le saurait jamais. Je me suis laissé tomber à côté d'elle, ma tête appuyée dans ma main pour la regarder.

"Ouais bah je suis sûr qu'il en a rien à faire, c'est moi que ça a énervé, tu vois. Surtout qu'il s'est fait avoir comme moi, donc si je suis nul, il l'est encore plus que moi vu que c'était mon agent de liaison."

Ca me faisait tellement bizarre de l'entendre dire tous ces trucs sur moi. Je n'étais pas habitué et quelque chose me disait que je ne le serai jamais. Je n'en méritais pas la moitié et je n'en ressentais pas l'autre moitié. Alors, j'ai préféré me taire et lui sourire en jouant de mon index dans son cou. J'étais nettement plus habitué à prendre les choses comme elles venaient.

"Beaucoup le sont, d'autres beaucoup moins. C'est un peu comme les cons..." J'ai dodeliné de la tête en haussant une épaule. "T'en as des jaunes, des rouges, des noirs... Des blancs pour la grande majorité. De toute façon, le pourcentage des gays le plus faible se retrouve chez les asiatiques."

C'était un tel soulagement de rire avec elle que je m'en suis soudainement senti fatigué. Le genre de fatigue lorsque vous vous relâchez subitement après une forte tension. Petit à petit, je me réhabituais également à sa présence, le côté apaisant et calme, surtout. C'était paradoxal pour elle, quand même, c'est vrai, mais c'était le cas. J'ai pouffé de rire dans son cou, cependant, je n'étais pas venu pour ça. Bien sûr j'aurais menti en disant que je n'y avais pas pensé. Ok, d'accord, j'y avais beaucoup pensé, mais ce n'était pas la principale raison de ma venue ! ... Bon, d'accord, j'y pensais depuis que javais poussé la porte de l'autre appartement et que j'avais croisé son regard. J'y peux rien. Je la vois, j'y pense. Si elle se mettait à vomir, là, tout de suite, je lui tiendrais les cheveux. On dit que c'est ça, l'amour... Oui, en effet, on est pas dans la merde. J'ai soupiré en me résignant et me suis redressé en inspirant profondément.

"Ok. Parlons business."

Merci de prendre en considération mes efforts pour rester focalisé sur la raison principale de ma venue... De la poche arrière de mon pantalon, j'ai sorti un petit téléphone qui payait pas de mine, l'entrée de gamme des derniers HP. C'est en l'achetant d'ailleurs que j'avais trouvé la sucette en bout de caisse. Je lui ai présenté en reprenant mon air sérieux.

"Tu le caches. Personne doit le voir. Et quand tu décroches, si c'est toi qui appelle, tu me donnes la date, je te répondrai l'heure. Si tu décroches parce que j'appelle, je te donne la date et tu me réponds l'heure. Si l'un de nous rate, c'est... Que ce n'est ni toi ni moi. Auquel cas, tu le jettes dans la première poubelle que tu vois. Ou sous un bus. Métro, tram... Shuttle. Tu vois le truc."


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Sky Cervantes
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Son petit laïus sur les cons et les gays la fit rire. Même s’il avait raison, et elle n’en doutait pas, le parallèle et le détournement de ses propos vulgaires prêtait à sourire. Cela allégeait considérablement ce que finalement elle n’avait vécu que comme des épreuves. Un moyen d’exorciser sa colère.
Elle aussi appréciait de pouvoir parler librement avec Garin. C’était un peu comme si on lui avait ôté un poids. Devoir faire perpétuellement attention à ce qu’on dit, à choisir ses mots quand on a juste envie d’être soi-même avec l’autre, c’est un exercice épuisant et plutôt stressant.
Sky observa l’HP qu’elle avait dans les mains. Fonctionnel, applis minimales et facilement dissimulable. Elle devrait parvenir à faire voyager les messages assez aisément. En tous cas, ca ne lui demandera pas plus d’efforts qu’avec l’ancien.
Ses recommandations étaient particulièrement judicieuses. Personne n’était à l’abri d’un pickpocket ou de la perte d’un de ses engins en quelques secondes d’inattention. Elle hocha la tête, très sérieuse.

- Je vois, oui. Il faudra que tu me donnes ton numéro que je l’apprenne par cœur. Je rentre jamais mes contacts dans le répertoire… j’ai une bonne mémoire des chiffres en général.

Elle se doutait qu’elle n’aurait pas à en venir jusque à détruire l’appareil si elle faisait attention mais de toutes manières il valait mieux prévenir que guérir.
D’une main agile, Sky pianota rapidement sur l’holo clavier pour faire le tour de l’appareil. De l’autre, elle caressait distraitement la joue de Garin. Ce faisant, elle marmonna

- Tu choisis une grosse sucette mais un petit portable. J’sais bien que c’est pas la taille qui compte mais j’dois y voir un message caché ?

Oui. Elle aussi pouvait faire de la vanne sous la ceinture.






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Garin DeLyons
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"J'ai la mémoire de plein de trucs, mais les chiffres, j'ai du mal." Sourire fier. "Il me faut bien quelques défauts, tout de même."

J'ai sorti le mien de téléphone pour en récupérer le numéro - que je n'avais pas appris par coeur encore - et à l'écoute de son insinuation douteuse, j'ai lentement relevé les yeux dans le vague, pour tourner la tête vers elle, dans le même geste prudent. J'ai cligné des yeux en la regardant, impassible.

"Vraiment ? C'est tout ce que tu as ? C'est bas." J'ai haussé les sourcils, gonflé par le défi. "Tu sais à quel point c'est bas ?"

J'ai lâché mon téléphone pour revenir sur elle et j'ai soulevé ses tricots de laine pour lui mordiller la peau jusqu'au bas ventre, semant sur mon chemins quelques petits pets de bouche insolents. Mais c'était sans compter sur le manque sa présence avait provoqué chez moi sans que je m'en rende compte, alors très vite, je suis remonté embrasser ses lèvres en riant. J'ai encadré sa tête de mes mains.

"Le seul message que je pourrais donner s'il y en a un..." J'ai joué avec son nez sans jamais me séparer très longtemps de ses lèvres. Je parlais le plus doucement possible, non seulement pour la discrétion, mais aussi parce que notre intimité était sûrement ce qui m'était le plus précieux. "C'est que tu m'as manqué."

Mes baisers se faisaient peut-être un peu plus langoureux, et sûrement moins malicieux. Je l'ai dévisagée en caressant sa pommette de mon pouce.

"Tu te souviens, le jour où je t'ai fait croire des trucs parce que je savais qu'on était suivis et que je voulais que tu dégages le plancher..." D'un index, j'ai écarté une mèche de sa tempe. "C'était la même chose. Je voulais pas te quitter, je voulais pas non plus que tu partes. Mais en l'espace de quelques secondes, j'ai imaginé tous les scénarios de ce dont ils seraient capables s'ils savaient ne serait-ce qu'un dixième de ce que tu m'as dit ce soir-là et... Je savais pas quoi faire, j'ai paniqué, je suis désolé. Je savais que si je te revoyais, je n'aurais aucune volonté. Je ne voulais que te protéger, je te le promets. Tu m'as vraiment manqué."

Sa peau douce, même si je ne la ressentais pas la moitié du temps, ses yeux bleus électriques, ses cheveux rebelles... Son rire, ses baisers, ses moqueries. Tout en fait.


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Sky Cervantes
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Oh ca elle n’était pas peu fière de sa réplique ! Elle affichait d’ailleurs un sourire triomphal tirant délibérément sur la provocation gratuite. C’était son petit plaisir du soir et ses yeux pétillaient de malice quand il la regarda avec distance.
Elle s’était d’ailleurs préparée à une réponse bien sentie qui la renverrait dans les cordes mais visiblement elle avait tapé trop haut. Ou trop bas. Il opta pour une riposte plus inattendue. Bien évidemment, ca déclencha chez Sky son lot de rires complètement incontrôlés. Dans un premier temps elle tenta de le repousser, en vain, puis finit par se bâillonner avant que ses éclats n’alertent le voisinage. Qu’elle chante toute seule, passe encore. Qu’elle se gondole comme une gourde, ca risquait de devenir suspicieux.
Puis il mit fin à ce petit jeu pour l’embrasser. Elle avait le cœur au bord des lèvres et même s’il était en convalescence, elle était incapable de ne pas répondre avec la même langueur.
Mais ce qu’il lui dit après lui serra la gorge malgré elle.
C’était sincère, elle le sentait vraiment. Ses mots se succédaient dans toute leur vérité. C’était une facette de Garin qu’elle avait découvert un peu abruptement : sa capacité à prendre des décisions radicales quand il était débordé. Et elle en avait fait les frais.
La première chose dont elle était à peu près certaine, c’est qu’il ne mesurait même pas, ni sur la falaise, ni maintenant, le mal qu’il lui avait fait.
La seconde chose, c’est qu’elle n’avait pas l’intention de lui dire à quel point s’il n’insistait pas.
Qu’il garde une idée purement rhétorique de ce qu’elle avait dit quand elle parlait d’aller aux portes de la mort lui convenait très bien. Parce qu’au fond d’elle, Sky savait insidieusement que son amour pour lui revêtait quelque chose de démentiel et que pour le coup, il aurait toutes les raisons de la fuir s’il le découvrait.
Elle déglutit et ses yeux brillaient encore mais non pas de malice cette fois. Ils brillaient de contenir encore quelques larmes alors qu’elle croyait les avoir toutes versées à ce sujet. Ses petites mains s’agrippèrent à ses poignets à hauteur de son visage.

- T’as été vachement convainquant.

Sky déglutit pour dénouer ces mots qui restaient coincés dans sa gorge.

- C’est ta déception... j’ai cru que c’était ca, que je t’avais tellement déçu… ca… oui… j’m’en suis voulu et j’ai pensé… que de t’avoir menti tu me le pardonnais pas. Et j’avais un plein sac de mensonges… c’était ma faute et j’avais rien pour ma défense.

Elle ferma les yeux pour se reprendre mais elle n’y parvint pas vraiment.

- Tu m’as manqué aussi… terriblement.






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Garin DeLyons
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Je crois ne m'être jamais à ce point confondu en excuses. "Je sais", "Je suis désolé" et "Je ne voulais pas" se mêlaient à des baisers qui réclamaient un pardon que je n'étais même pas sûr de mériter. A m'entendre, j'en savais des choses alors que de toute évidence... Je ne savais rien et c'était bien de à que venait le problème. En tout cas, sur cet instant, seule Sky m'importait et le reste serait compartimenté en détail, plus tard.

"Je ne suis pas déçu, non. Même si j'aurais aimé que tu m'en parles avant plus directement et on aurait trouvé une solution ensemble. Il fallait que je trouve un prétexte. J'étais tellement terrifié qu'ils découvrent que c'était toi, j'ai dû réfléchir vite."

C'était un soulagement de pouvoir enfin dire tout ça, je n'aimais pas mentir, même si ça m'arrivait assez souvent, finalement. Je pense que je suis tout de même quelqu'un de plutôt honnête. En fait, je n'aime pas mentir quand ce n'est pas nécessaire. Et quelque chose me disait que dans le cas de Sky... C'était surtout une source d'ennuis, le mensonge.

"Si tu t'étais défendue, je ne sais même pas si j'aurais eu le cran d'aller jusqu'au bout mais tu n'as rien dit. Au fond, c'était pire, mais c'était mieux avec une coupe franche. Je ne pensais tellement pas que tu me chercherais. Encore moins que tu me trouverais. Je n'irai plus nulle part, c'est promis. Je reste avec toi, quoiqu'il arrive, je ne te lâcherai plus une seconde."

J'ai embrassé son cou, jusque dans le creux de son épaule en passant un bras sous sa nuque pour la serrer contre moi. Encore une fois, est-ce que j'étais amoureux, aucune idée. Je pense oui, sinon je n'aurais pas fait tout ça. Est-ce que j'en étais pleinement conscient, non, ça sûrement pas. Je pense aussi que même si je l'étais, je ne m'en disais rien, préférant la prudence. La leçon d'Eve me servait bien et elle était encore bien difficile à avaler. Je sais surtout que je ne voulais pas faire de Sky un coussin anti douleur ou un truc de ce genre. Le peu que je ressentais, c'était sincère et tout ce que je craignais, c'était qu'elle me demande ce que je pensais, moi. Là, il y avait du glas à sonner.


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Sky Cervantes
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Que leurs secrets respectifs ne faisaient pas bon ménage, ca elle s’en souvenait bien. La sentence de cette leçon s’appelait d’ailleurs Itembe. Alors franchement, de son point de vue, si elle avait continué dans cette voie c’était uniquement parce qu’elle n’avait pas eu vraiment le choix. Et aussi parce qu’elle était obstinée et croyait que ce qu’on ne savait pas ne pouvait pas nous faire de mal. C’était un peu le principe qui régissait ses silences et ses absences de questions.
Ce qu’elle percevait derrière ce que Garin ne disait pas lui laissait entrevoir des ombres qu’elle n’aimerait sans doute pas beaucoup. D’un commun accord avec elle-même, elle prendrait ce qu’il lui donnerait mais ne chercherait pas plus loin dans la mesure où ce n’était pas nécessaire. Le masochisme, très peu pour elle. Qui plus est, de lui-même il avait avoué avoir des secrets qu’il ne désirait pas partager. Peut-être que cela en faisait partie.
Elle le voulait, il était là. Et c’était amplement suffisant à son bonheur.

- Je n’ai rien dit parce que je n’avais plus rien à dire. Enfin je croyais. J’avais l’impression de marcher sur un fil tellement fin que s’il cassait…

Sky secoua la tête.

- J’étais pas sure de te trouver tu sais mais j’suis contente d’avoir réussi.

Elle sourit enfin, même un peu tristement mais un sourire quand même.

- Je peux pas me passer de toi. C’est comme ca…

Elle profita qu’il la serrait contre lui pour se laisser aller à son étreinte. Retrouver son contact, son odeur, ses bras, tout ce qu’elle avait imaginé perdre définitivement, lui apportait un immense réconfort, même si elle continuait de penser que rien ne serait jamais acquis. Ca c’était une autre leçon.
Sky savoura l’instant et à son tour gouta la douceur de sa peau, s’enivra de son parfum, déposant ses baisers au creux de son cou. Elle enroula ses bras autour de lui pour le garder contre son cœur qu’il faisait toujours battre plus vite.






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Garin DeLyons
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Ce n'était pas l'impression que je pensais donner, mais je ne me suis pas battu. Je ne pensais pas être un fil tendu mais compte tenu de ce qu'elle savait et que j'ignorais qu'elle avait conscience, c'était finalement cohérent. J'ai posé mon front contre le sien et j'ai fermé les yeux en respirant calmement.

"Je suis content que tu m'aies retrouvé, aussi."

C'était quand même fort. Je me suis demandé si Eve avait essayé et si elle avait tenté, est-ce qu'elle aurait trouvé ? Et Abel ? Et la CIA ? Elle avait été à deux doigts de me mettre la main dessus mais grâce au MSS, leurs serres s'étaient refermées sur du vide. J'ai embrassé ses lèvres délicatement et j'ai rouvert les yeux dans les siens.

"Je me souviens pas de la moitié de ce que tu m'as dit. Tout ce que j'ai compris, c'est que Hyun te tient."

Et d'un coup, j'ai percuté. Je ne sais pas pourquoi ça m'a pris autant de temps, sûrement parce que j'avais autre chose à penser. J'ai relevé la tête pour froncer les sourcils et d'une voix vexée qui s'est brisée, j'ai repris plus clairement.

"Tu m'as lancé un couteau ! Tu aurais pu me tuer ! Tu savais que c'était moi, tu m'as écorché l'oreille avec un couteau ! Regarde !"

J'ai tourné la tête pour lui présenter la courbe de mon oreille... Qui n'avait rien. Mais d'avoir entendu la lame siffler m'avait fait frôler la crise cardiaque. En la regardant à nouveau, je n'étais plus seulement vexé, mon égo en avait pris un coup sévère.

"Comment tu m'as reconnu ? J'avais des lentilles..."


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Sky Cervantes
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Oui c’est vrai que mis en perspective… deux fois elle lui avait mis la main dessus et sans créer une guerre atomique. Surtout, elle avait eu Yu avec elle.

- Je suis une Cyber mon cœur et l’humanité a pris la sale manie de stocker numériquement toutes ses informations. Et la plupart des gens y accordent pas l’importance qu’ils devraient. Ils s’en foutent souvent.

Sky savait que les questions viendraient bien tôt ou tard. Elle avait mis le paquet en terme de confession et pour qui n’avait pas suivi l’histoire depuis le début y’avait de quoi vous retourner la tête. Visiblement, ce qui contrariait le plus Garin, c’était ce que Hyun lui avait fait dans son dos. C’est d’ailleurs bien là-dessus qu’elle avait compté quand elle avait joué son va-tout. Juste… l’effet blast aurait pu se retourner contre elle. Ca avait été à deux doigts d’ailleurs.
Vexé comme un gamin, il lui montra son oreille.
Sky pouffa et mordilla l’ourlet délicat en représailles.

- Si j’t’avais touché, tu t’en serais souvenu. Mes lames sont enduites d’un puissant hallucinogène modifié. C’est pas la blessure qui compte, ca te monte au cerveau comme une balle en 5 minutes. Et ton oreille n’a rien.

Elle le poussa puis roula sur lui. Son sourire amusé s’adoucit quand elle reprit.

- Je ne t’avais pas reconnu, non. Il me fallait ce putain de codex absolument alors j’étais prête à te payer ton petit trip gratos si ca me permettait de le récupérer. T’as même évité de justesse un autre coup de taser à dire vrai. Si j’avais pas remarqué tes grolles isolantes... le vin, c’est conducteur.

Sky soupira et ne put s’empêcher de le dévorer des yeux tandis qu’elle parlait.

- C’est c’que tu as fait aux cuves qui m’a mis la puce à l’oreille mais… déjà je voulais pas le croire et en plus je voyais vraiment pas ce que le MSS foutrait là. Pourquoi ? Pour un trésor archéologique ? C’était… pas normal. C’avait pas de sens.
Quand t’es venu me chercher au Casino ce soir là, j’ai commencé à remarquer plein de petites choses qui confirmaient cette idée à la con. Et puis… devant le restaurant, sur ta moto, quand tu t’es penché… j’ai vu la brûlure du taser.


Elle garda quelques instants de silence. La suite était un peu plus pénible à aborder.

- Je savais que tu étais un agent, Garin. Si tu n’avais pas utilisé ce que je t’avais avoué pour me dire que c’était toi dans cette cave, c’est que t'avais tes raisons. Alors j’ai fermé ma gueule. Pour ne pas te mettre dans une sale position, tu vois ? Mais quand tu m’as offert cette sucette sur la falaise, la même que celle que t'avais laissée dans le couloir de la cave, alors que tu savais déjà tout sur moi, j’ai pas compris. J’ai cru que tu voulais me faire passer un message. Que tu voulais que j’en dise plus… ce que je savais vraiment… mais je pouvais pas. Pas en payant un prix que je voulais pas payer.






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Garin DeLyons
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Je l'ai laissée prendre ses aises et j'ai passé un bras sous ma nuque pour relever ma tête et mieux la regarder. Gêné par le livre, pendant qu'elle parlait, j'ai observé la couverture avant de le poser près de sa lampe. Je ne savais pas si j'avais vraiment envie de parler de tout ça ou pas. J'avais envie de tout savoir, pour me préparer, me prémunir, quelque chose, avoir du poids face à Hyun et le MSS si un jour on tentait de me la faire à l'envers.

J'ai reporté mes yeux dans les siens en l'écoutant et j'ai acquiescé, un peu tristement, mais résigné. Pour autant, j'ai gardé mes réserves sur le MSS. Même si elle me demandait, je ne lui dirais pas ce que je faisais là-bas. Déjà qu'elle ait su pour moi sans que je m'en sois douté me mettait en colère, mais ce n'était pas contre elle.

"Je comprends, oui. Mais... C'était plus un cadeau de paix, en fait. C'était moi qui te mentais, pas l'inverse. Ok, je te faisais de la lèche, un peu de manipulation pour créer un écran de fumée. Pour ça, je ne suis pas désolé, par contre." Grand sourire. "Mais merci de m'avoir évité le voyage gratuit."

Je caressais doucement son bras.

"Si je disais avoir compris que c'était toi, je t'impliquais officiellement dans tout ça. Je levais ma couverture et je suis surveillé, tu sais ça ? Je suis pas invisible, et quand on va en Ville Haute, je serre toujours les fesses, avec toutes ces caméras, c'était..." J'ai soupiré en me passant ma main libre sur mon visage. "Un peu compliqué, j'ai vraiment dû tout analyser à grande vitesse. Je suis un agent de terrain, moi, les trucs d'analystes, c'est pas mon domaine, je réfléchis un peu comme je peux, j'essaye de pas me planter."

J'étais déçu, en vérité, mais pas par elle. Je l'ai observée de longues secondes avec cette expression sur le visage similaire à celle d'un échec.

"Normalement, il me suffit de te regarder pour comprendre les choses, mais je n'ai rien vu du tout. Même dans cette cave à vin, j'aurais pu reconnaître tes yeux, au moins. Mais tout ce que j'ai vu, c'est cette petite idiote qui me faisait du gringue, en prime. Je voulais pas lui faire de mal, c'est clair mais si j'avais dû me la faire, j'aurais pas été tendre. Sur le terrain, les autres, je m'en fiche. C'est ma vie sur ce foutu fil, tu vois ce que je veux dire ? Je ne suis pas ce qu'on appelle aveuglément un agent de confiance. Je suis pas dans leurs petits papiers, je leur ai donné de la rébellion et de l'insurrection plus d'une fois. Je te l'ai dit, je suis pas là par conviction, même si..." J'ai haussé les épaules. "Peu importe."

Je l'ai étudiée encore un moment et j'ai secoué la tête.

"Je m'en foutais du Codex. C'était pas ça qui m'intéressait. Mais j'avais plus le temps. Je te l'aurais laissé le Codex si tu m'avais pas tiré dessus. Pourquoi tu le voulais, il a quoi de spécial ? C'est juste pour l'argent que t'as risqué ta vie, comme ça ?"


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Sky Cervantes
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Il lui aurait laissé le Codex ? voilà qui était intéressant… ce n’était donc pas à sa valeur que s’intéressait le MSS. Bon ok, ca elle s’en était déjà doutée. Ce qui impliquait que les chinois s’attachaient soit à son contenu, soit à son environnement – villa, salle des trésors ou autre…
Dans tous les cas, un intérêt bien moins pragmatique que le sien.
Elle sourit et posa son menton sur ses mains qu’elle croisa sur son torse.

- Je pourrais te retourner la question beau gosse. Tu me répondrais ?

Parler de Six consistait à revenir sur un sujet délicat compte tenu de sa rencontre avec Hyune. Qui plus est, elle n’avait pas l’intention de lâcher son amie et surement qu’elle aurait d’autres actions communes avec elle. Et si elle parlait du MSS à Six, ca impliquait forcément qu’elle avait encore des contacts avec « son chinois » comme elle disait. Six avait jusqu’alors soigneusement évité le sujet, ce qui lui convenait plutôt bien.
Elle acquiesça vivement quand il lui expliqua la raison de son silence puis Sky se hissa jusqu’à ses lèvres et déposa un baiser malicieux.

- T’as pas du assez regarder mes yeux alors. Mais j’vais te dire. J’suis plutôt contente que tu m’as pas reconnue parce que c’était un peu le but. Moi j’l’aime bien ce petit ensemble catwoman même si tu lui aurais fait manger ses dents au chat. Parce que ca veut dire qu’il est efficace. Au moins ca prendra un peu d’temps avant qu’on m’trouve. Et tu veux vraiment savoir ? s’il avait fallu que tu manges tes dents aussi pour que je mette la main d’ssus j’aurais pas hésité non plus. Juste… t’étais un peu trop costaud pour moi.

Elle sourit de toutes ses dents. Sky se garda bien de lui dire que si elle avait eu une arme à feu dans les mains, peut-être même qu’elle aurait tiré.

- Après j’me doute bien qu’ils te suivent le train. C’est bien pour ca que j’ai pris un maximum de précautions pour te faire venir dans cet apart. Y’avait une sortie arrière et la ruelle était visible de la cuisine. Pas de cam’ de rue non plus, juste celles de quelques magasins. J’ai constamment surveillé mes arrières, pris l’temps de passer des commandes régulières mais jamais à la suite, toujours réglées en liquide. T’imagines pas comme c’a été pénible… j’avais même fini par me dire que t’avais eu de la promotion et que t’étais plus à la livraison…






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Garin DeLyons
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Est-ce que je répondrais ? J'ai souri, aussi malicieux qu'elle.

"Ca dépendrait de tes arguments."

J'adorais cette situation, quelque part. Qu'elle sache, que je sache, qu'on soit tous les deux et j'envisageais déjà parvenir à certaines de mes fins grâce à elle, ou l'aider dans les siennes. Travailler ensemble, finalement. Et si le MSS essayait de la recruter ? Elle était vraiment intelligente et se débrouillait même plutôt bien. Je ne doutais pas une seconde qu'elle se serait défendue face à moi. Et même, si je l'aimais, c'était aussi pour ça.

J'ai retiré mon bras de sous ma tête pour les poser sur ses hanches et l'embrasser à mon tour. Mes doigts ont glissé jusqu'à ses cuisses pour les tirer à moi alors que je souriais sur ses lèvres.

"Tu sais quoi..." J'ai passé une main baladeuse sous son pull pour remonter dans son dos. "Je comprends quand même un peu mieux pourquoi je lui ai pas refait le portrait plus que ça à Catwoman. Je sais ce qui m'en a empêché." Le baiser que je lui ai offert était sans équivoque aucune ni détour ni sous entendu caché, il était brut sans TVA. "Elle était quand même rudement sexy..." Mais parce qu'il faut pas déconner, non plus... "Mais je suis pas un coeur à prendre alors elle pouvait retourner dans sa litière pour miauler tout son soul."

A bon entendeur.


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Sky Cervantes
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Elle haussa un sourcil interrogateur.

- De mes arguments ? Bah j’suis sure que j’en manque pas mais ce serait pas fairplay d’les utiliser, si ?

Un peu de légèreté oui parce qu’elle n’avait pas plus l’intention de lui dire ce qu’elle faisait là-bas que lui. A la différence que dans son cas, elle ne s’était jamais cachée de son attrait quasi forcené pour les jolis bibelots de valeur et il ne manquerait certainement pas d’additionner a+b.
Pour l’instant, en ce qui la concernait, celui qu’elle avait entre les mains lui allait très bien.
Elle sentit sa main remonter dans son dos et celui lui procura des frissons jusque dans les reins. L’invitation de son baiser lui mit le feu aux joues et son cœur s’emballa.

- T’es un malin. En une phrase tu m’fais un compliment, tu me dis d’jolies choses et tu t’esquives.

Elle haussa les sourcils et sourit sur sa bouche. Ses mains à elle non plus ne restèrent pas dans ses poches. Etant donné qu’elle n’en avait pas ca tombait plutôt bien. Ses doigts glissèrent sous son pull noir et caressèrent délicatement son ventre et sa taille.

- T’es un foutu… *petit baiser*… mauvais… *petit baiser*… garçon !

Elle rit doucement de ce petit jeu séduisant qui commençait à lui retourner la tête.

- … et j’adore ca…






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Garin DeLyons
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J'ai pouffé de rire sur ses lèvres et... Ca commençait, je ressentais déjà le bout de ses doigts courir sur ma peau. Gestes auxquels je répondais par un sourire de plus en plus grand.

"C'est toi qui a voulu chevaucher avec moi, hein..." Quitte à faire dans les allusions. "J'espère bien que t'adores ça, mais si je voulais m'esquiver..."

J'ai pris ses mains dans les miennes et je l'ai à mon tour renversée sur le dos. J'ai bloqué ses poignets en haut de sa tête dans son coussin pour y mêler nos doigts. J'ai plongé dans son cou pour lui embrasser, irradiant chaleureusement sa peau. C'était un jeu dangereux, compte tenu du temps de récupération que ça me demanderait si je le poussais plus loin. Mais du bout de mon nez, je savourais la douceur de sa peau. J'ai serré ses poignets dans mes mains, profitant du contact alors que je me baladais chaudement sous son menton jusqu'à ce que mes lèvres retrouvent les siennes.

Mais quand même... Ce qu'elle m'avait dit n'arrêtait pas de me trotter dans la tête. Je réfléchis toujours beaucoup, c'est dans la hâte qu'il m'arrive de prendre des décisions parfois difficiles. C'est seulement dans la hâte que j'arrive à les rendre, d'ailleurs. J'étais même pas sûr de mériter le quart de ce qu'elle me donnait. Le demi-quart, même. Et alors qu'elle m'avait fait une déclaration que même Eve ne m'avait jamais adressée - et pourtant, je connaissais ses sentiments, mais elle ne les avait jamais formulés comme Sky - moi, j'étais là à en profiter avec des mains baladeuses et plus je l'embrassais, et plus je me demandais à quoi je jouais. Et si quelqu'un arrivait ? J'étais partagé entre le fait que je ne pouvais pas la faire venir chez moi sans que ça se sache, et le fait qu'on ne devait pas me trouver ici non plus. Alors quoi ?

Ma main est remontée le long de sa cuisse en suivant ses courbes et plus les secondes passaient, plus je sentais mon coeur cogner contre le sien. On était même au-delà du jeu dangereux vu notre situation, mais je n'avais aucune idée de comment je pourrais la voir en toute tranquillité. Une idée a commencé à germer dans ma tête, mais il me faudrait un peu de temps pour la mettre à exécution. Mais la dernière fois, j'avais dormi pendant des heures et si elle n'arrivait pas à me réveiller à temps ? Elle aurait sûrement des problèmes si on me trouvait avec elle. Et la connaissant, elle devait déjà les collectionner suffisamment comme ça.

C'est en comprenant ça que j'ai compris autre chose. Je le savais déjà, en quelques sortes, j'avais juste été incapable de le formuler parce que je me protégeais autant que je la protégeais. Mais les faits étaient là, c'était un aimant, cette fille, j'étais surtout incapable de me séparer d'elle. Son absence, je m'y étais fait par force de persuasion, mais il ne s'était pas passé un seul jour sans que je ne pense à elle, à ses doigts sur ma peau, ses lèvres sur les miennes, son regard dans le mien... Certains jours, ça m'avait même retourné l'estomac. Le lendemain matin, par exemple, le temps que mon cerveau recompose ma mémoire et se souvienne de ce que j'avais fait, j'avais failli manquer la cuvette avant que mon estomac ne rendent aux toilettes tout ce que je n'avais pas mangé la veille, ce qui rendait la chose d'autant plus douloureuse. Je crois que j'ai la contrariété très délicate du ventre. Comme lorsque vous subissez un choc thermique assez violent, ça vous colle une diarrhée d'un autre siècle, que même les prisonniers de guerre corvée de latrines n'ont pas connues.

Mes doigts glissaient sous son pull pour caresser ses hanches alors que mon pouce s'attardait sur son ventre. En tout cas, si je ne pouvais pas tout lui donner, je pouvais au moins lui offrir quelques petites choses. Je n'aimais pas profiter d'elle ou de ses sentiments. Pas comme ça, en tout cas, comme si je pouvais aller et venir à mon gré, prenant pour acquis qu'elle m’accueillerait toujours les bras ouverts. Je ne me souvenais pas d'avoir essayé de la conquérir une seule fois. Nope, je m'étais contenté de la suivre, finalement. Mon but à présent, c'était de me faire pardonner ET de la mériter. J'ai lâché ses lèvres mais sans m'écarter. Et avec elle, mon idée prenait de plus en plus forme.

"C'est Day." J'ai dégluti en rouvrant les eux dans les siens. "Daniel Day."

Si jamais un jour, elle avait besoin de me chercher pour n'importe quelle raison, elle me trouverait. Plus encore, si elle cherchait maintenant, elle en trouverait des choses sur moi. C'était un jeu encore plus dangereux que de la peloter sans gêne, mais après tout, elle avait bien montré patte blanche. Peut-être pas sur tout, mais on ne pouvait pas non plus tout dire. Ni elle, ni moi. Mais si je voulais que ça marche, il fallait que je lui donne du crédit. Et j'en avais marre d'être inconnu, de devoir me cacher, de devoir jouer un autre. Elle était entière et elle ne se cachait pas. J'avais envie de faire comme elle, pour une fois.

"Sky, je t'aime..."


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Sky Cervantes
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Sky ne savait jamais quel était le moment précis où le pouvoir de Garin lâchait du lest. Tout juste si elle comprenait quel était le déclencheur. Elle avait juste saisi que son contact, la façon qu’elle avait de jouer avec sa peau et la manière dont Yu lui faisait écho était le meilleur procédé. Arrivait alors l’instant où ses baisers devenaient plus gourmands et qui lui indiquait qu’il ressentait de nouveau.
En attendant ce moment, elle profitait en solitaire, ne boudant pas son plaisir à elle. C’était purement égoïste et elle l’assumait complètement. Et tout aussi égoïstement, elle se fichait bien d’être au Casino même si elle serait particulièrement contrariée qu’on les surprenne. Elle savait pertinemment que la prochaine étape à une autre connerie, c’était la porte.
Mais Sky n’avait pas d’autres envies que de faire abstraction du reste du monde après avoir vécu ce qu’elle avait vécu. Elle voulait plus que tout oublier cette maudite falaise, ce maudit matelas moisi, cette maudite douleur insurmontable. Même les efforts de Tibor pour la ramener lui laissaient un gout amer alors qu’elle lui devait pourtant la vie.
Juste profiter de Garin, juste lui rien que lui encore lui. Toujours lui. Son amour, son trésor, son secret le mieux gardé et le plus précieux.
Contrairement à lui, elle ne mettait absolument pas en perspective ce qu’ils vivaient. Elle prenait, avec avidité, à tout brûler et à tout donner, sans question, sans pensées. Ses doigts dans les siens, son corps contre le sien et tout l’univers pouvait bien s’effondrer. Elle ferma les yeux pour mieux savourer la ferveur de ses lèvres dans son cou, puis elle posa la main qu’il avait libérée sur la sienne tandis qu’il remontait le long de sa cuisse.
Ses caresses commençaient à produire cet effet hypnotique qu’elle aimait, à l’instar d’une drogue mais sans ses effets néfastes.
Elle caressait sa joue quand il s’écarta d’elle pour lui parler.
Sur l’instant, encore dans la torpeur de cette chaleur qui la saisissait, elle ne comprit pas ce qu’il voulait dire. Puis cela fit son chemin. « Daniel Day ». Son nom. Ca lui arracha un sourire attendri parce qu’elle savait qu’il n’y accordait pas d’importance mais qu’elle y plaçait, elle, une certaine forme de superstition qui lui donnait de la valeur. Posséder un nom, c’est posséder la personne, tous les grands sorciers le savent. Elle comprit instantanément que cette confession était un cadeau juste pour elle, rien qu’à elle. Et au-delà de ca, une marque de confiance inestimable. Pour le grand paranoïaque biberonné aux services secrets qu’il était c’était juste incommensurable et elle avait bien une idée de ce que cela signifiait pour lui.
Mais non en fait.
Elle n’avait pas idée. Vraiment pas.
Cet aveu aurait sans aucun doute constitué une déclaration suffisante à ses yeux. Alors la suite la prit carrément au dépourvu. Ca lui en coupa le sifflet.
Elle ouvrit grands les yeux d’abord. La bouche ensuite. Son cœur fit un bond colossal et sa respiration s’interrompit.
Il avait quand même le chic pour lui faire tâter de la montagne russe émotionnelle, il fallait bien l’avouer ! Mais ca, c’était vraiment ce qu’elle avait toujours rêvé d’entendre mais sans jamais vouloir y croire. Un peu comme un espoir vain et qui, le jour où il se concrétise, vous semble complètement irréel.
Elle n’en avait pas de mots. Tous s’étaient fait la malle. Même ses pensées rationnelles avaient quitté le navire. Seul le martèlement frénétique de son cœur l’assourdissait.
D’une main tremblante elle caressa sa joue et s’en voulut de sa stupeur qui la laissait silencieuse.
Elle eut même l’impression que le baiser chaud et tendre qu’elle lui donna comme seule réponse n’était pas à la hauteur de sa déclaration. Mais là, maintenant, c’était tout ce qu’elle avait.






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Garin DeLyons
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Je ne m'attendais pas à une réaction, je savais déjà ce qu'elle ressentait. Mais de là à bugger de la sorte... C'était à croire que personne ne lui avait jamais dit des mots pareils. J'ai légèrement froncé les sourcils en comprenant que ma propre déclaration - pourtant foutrement légère - avait provoqué chez elle un écran bleu sur son interface cybernétique interne. En fait, je m'étais même dit une seconde qu'elle battrait le record de temps de déshabillage, mais... Non. Elle m'a regardé, elle m'a embrassé et... Et décidément, je ne comprends RIEN aux filles. J'ai porté ma main sur la sienne qui caressait ma joue et je me suis franchement demandé si c'était ce qu'elle avait vraiment voulu entendre - bien que, entendons-nous, je ne m'étais pas livré dans le seul but de la manipuler sur ses sentiments et les miens avec.

Cependant, je n'étais pas encore complètement stupide. A défaut de la comprendre toute entière, je saisissais tout de même quelques signaux, comme sa tendresse et son coeur que je sentais battre contre moi. Après tout, moi aussi, elle m'avait déjà fait bugger de cette manière, et c'était toujours parce qu'elle m'avait atteint là où je ne m'étais pas attendu à la trouver, bien plus proche de mon âme que je n'aurais voulu l'admettre sur l'instant. Est-ce que je m'étais trouvé si proche d'elle par ces si simples mots à mon tour ? J'avais laissé suspendre un 'mais' qui m'est resté en travers de la gorge. Je n'en lâchais plus son regard, même quand elle m'a embrassé.

Baiser que j'ai fini par lui rendre avec la même douceur. En réalité, ça m'amusait tellement de la voir si silencieuse - enfin un peu de calme, c'était pas une si mauvaise chose - que j'en ai eu un demi sourire.

"Quoi ? J'ai dit quelque chose qui fallait pas ? Je peux reformuler, si tu trouves ça trop abrupte."

Je la taquinais, c'était évident, ça m'amusait de la voir bugger un peu à son tour. On s'en mettait plein les rails depuis des semaines et je savais que ça continuerait un bon moment, autant s'y faire. Tout aussi lentement et tendrement que son baiser, j'ai embrassé ses lèvres.

"J'ai pas cessé de penser à toi, la chaleur de ta peau..." J'ai embrassé sa joue. "J'aime la douceur de ta peau." Dis-je en glissant mes mains sous son pull... "J'aime l'odeur de tes cheveux." ...pour enserrer ses reins dans mes paumes et embrasser sa mâchoire... "J'adore ton rire, c'est comme une comptine pour me rendormir quand je fais des cauchemars." ...avant de remonter dans son dos pour la soutenir contre moi alors que de mes lèvres je réchauffais le creux de son cou. "J'aime sentir ton souffle dans mon cou quand tu as peur de ma conduite." J'ai murmuré à son oreille. "Et tes bras autour de moi se serrer." J'ai embrassé sa tempe. "J'adore ton insolence qui te donne tellement de caractère." Mon front contre le sien, j'ai joué avec le bout de son nez. "Je t'adore, toi."

J'ai continué à remonter son pull encore plus, jusqu'à lui retirer, ainsi que tout ce qu'il y avait dessous. Cette fois, c'était moi qui commandais ! La dernière fois, je n'avais pas vraiment eu le choix et elle m'avait pris au dépourvu. Et mes petits plaisirs, alors ? La chasse aux trésors de ses vêtements, c'était sympa, mais quitte à ne pouvoir la ressentir que sur un timing temporaire, je voulais en profiter pleinement. J'aime bien jouer ! Mais pas tout seul. Mes mains ont profité d'un voyage sur ses courbes alors que je venais embrasser le côté de son visage que j'avais négligé au profit de l'autre quelques secondes à peine plus tôt. Mes lèvres ont rejoint son cou et j'ai repris parce que je sais pas grand chose des femmes, mais je sais au moins une chose : elles aiment les mots.

"J'aime tes provocations." Et j'ai entamé la découverte de son buste sous mes lèvres. "J'adore la chaleur qui émane de tes sentiments et ceux que tu fais monter en moi. J'aime ta sincérité et ton goût avéré pour tout ce qui brille." Quand on me connaît, c'est en soi déjà une déclaration. "J'adore ton humour et la rébellion qui scintille dans ton regard. Tout ce qui fait de toi une femme forte et indépendante. Ta passion, ton envie de vivre, ta détermination, ta volonté..."

Du bout des lèvres, j'ai caressé son nombril avant que mon nez ne flirte avec la ceinture de son pantalon pendant que mes mains s'attardaient encore sur ses hanches. Car c'était là le plus magique... Je ressentais tout. Sky avait toujours eu beaucoup d'effet sur moi et le plus souvent, elle n'avait même pas eu besoin de me toucher.

"Je t'aime toute entière."


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Sky Cervantes
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Etant donné qu’il n’était pas devin et qu’à sa connaissance, il ne lisait pas non plus dans les pensées, il lui était certainement difficile de comprendre pourquoi ces simples mots l’avaient complètement réduite au silence.
De mémoire, elle ne se souvenait pas qu’on le lui ait déjà dit. De base. Peut-être quand elle était petite. Mais ca remontait à trop loin. Par la suite… non. Alors, c’est cliché et peut-être banal mais comment savoir que vous méritez… non… que vous êtes capables d’être aimée si on vous le dit jamais ? Possible, surement d’ailleurs, que John l’ait aimée. A sa manière, un peu à la serpe et en mélangeant allègrement les sentiments fraternels, amicaux et amoureux. Ce n’était pas pour autant qu’il avait été démonstratif sur le sujet et pour sa part, elle n’avait pas non plus vraiment identifié ce qui l’unissait à lui.
Alors voilà. Garin était bien le premier qui le lui disait. Ouvertement, simplement, sans rien autour.

- Non. Non c’est bien comme ca. J’suis pas habituée… juste.

Ajoutons à cet état de fait qu’elle ne s’y attendait pas. Ce n’est pas parce qu’elle avait le sentiment d’avoir vaincu la falaise qu’elle s’imaginait avoir déjà atteint ce sommet là. C’était exact finalement. Il n’avait pas seulement touché son cœur, il venait d’emporter son âme.

Garin avait du décider que c’était à son tour de la bouleverser et il s’y prenait rudement bien. Sky ne savait pas, de ses mots merveilleux ou de ses caresses, ce qui lui causait le plus d’émoi. Elle délaissait ses lèvres pour qu’il ne cesse pas de lui murmurer ses jolies choses mais répondait avec ses mains, ses doigts frôlant sa peau avec délicatesse.
Rapidement elle comprit qu’il serait le maître de leur jeu et ce ne fut pas pour lui déplaire, bien au contraire. Elle s’abandonna à ses initiatives, docile à ses entreprises, et soupira de plaisir sous ses baisers. Les mains sur ses solides épaules, elle accompagnait ses explorations, glissant parfois les doigts dans ses cheveux. Et tout en faisant vibrer son corps de milles frissons, il continuait de parler, de lui faire une déclaration à faire pâlir de jalousie toutes les gonzesses de ce bas monde.
Autant dire qu’elle était au bord de l’implosion.
Sky sentit son souffle sur son bas ventre, la ceinture de son short en coton comme dernier rempart de sa nudité, lorsqu’il reprit mot pour mot ce qu’elle lui avait elle-même avoué devant ce restaurant mexicain.
Oh que oui elle l’aimait tout entier ! Et toute entière aussi.






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Garin DeLyons
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Elle avait le ventre tout chaud et je commençais à envoyer ma raison se faire voir ailleurs. J'avais jeté un regard à la pièce en entrant avec un léger sourire en coin de découvrir la chambre de Sky, où elle dormait, se préparait... J'avais de la place sous le lit et qui sait, peut-être dans le placard. Ou derrière la porte si quelqu'un débarquait le matin venu.



Mes mains ont rejoint mes lèvres à sa ceinture et j'ai fini de déballer mon cadeau avec une caresse le long de ses jambes. J'ai embrassé sa cuisse, puis son genou, autant de baisers qui bénissaient son corps, comme son être. J'ai offert à mes doigts quartier libre après m'avoir délesté de mon propre pull et de mon t-shirt. Leur mission accomplie, ça a été au tour de mes yeux de profiter du spectacle avant que mes lèvres se sont octroyé quelques luge en montagnes. Sky ne me freinait pas et même, je dirais qu'elle m'incitait à l'interdit. Et... j'adorais ça. J'ai réchauffé le creux de son cou jusqu'à sa nuque de baisers et ma poitrine caressait la sienne au rythme de ma respiration qui s'accélérait.

"Certaines habitudes sont bonnes à prendre, alors..."

Alors que je l'enveloppais dans mes bras, j'ai retrouvé sa bouche délicate avec une certaine impatience. Mes doigts emprisonnaient sa cuisse jusqu'à sa hanche et j'ai mordillé une de ses lèvres. J'admets que je prenais mon temps parce que j'appréhendais encore plutôt pas mal la suite. Surtout le temps que ça me prendrait encore. Je ne pouvais pas non plus faire pire, mais je ne devais pas baisser mes gardes.

Quelqu'un a frappé à la porte et j'ai sursauté en plaquant ma bouche dans son cou pour étouffer un juron. A cet instant, si mon coeur battait la chamade, c'était de surprise en plus du reste... J'ai crispé les yeux comme si, de cette manière, on ne pourrait pas me voir. ... Et puis j'ai ri sous cape.

"Extinction des feux." J'ai relevé la tête pour regarder la porte, une main plaquée sur mes lèvres pour ne pas faire de bruit. Et après quelques secondes... "Je vois toujours la lumière sous la porte, Sky."

Assurément que si quelqu'un essayait d'entrer et trouvait la porte verrouillée, on ne nous laisserait pas tranquilles. Je suis persuadé que dans ce genre de foyer, on accepte pas bien les secrets et qu'il serait aisé de comprendre que Sky était en train de soit 1/ fumer un joint mais ça se sentirait, 2/ nettoyer son arme mais elle préférait les armes blanches, 3/ cachait un garçon... ou 4/ organisait une partie de poker déshabilleur avec les autres défigurés de la société.


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Sky Cervantes
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Sky n’avait pas franchement investi les lieux. Sa chambre ne l’était que parce que c’est celle qu’elle avait choisie d’autorité quand elle était arrivée et que depuis, Sunny n’avait pas encore vu l’utilité de se battre avec elle sur ce point. Elle était dépourvue des décorations anciennes qui s’étaient abimées et conservait le fonctionnel. Compte tenu des volumes, la blondinette s’était accaparé très peu d’espace, non seulement parce que ses possessions étaient maigres mais aussi parce qu’elle ne se sentait chez elle nulle part. Surtout pas au Casino.
Toujours est-il qu’elle devait admettre qu’elle bénéficiait encore de quelques privilèges que, malgré la punition et le couvre-feu dont elle faisait l’objet, on ne lui avait pas encore ôtés.
Ne pas inspecter sa chambre en faisait partie. Et si quelques éducateurs tenaient pour acquis qu’elle y planquait pourtant de la drogue ou des trucs interdits, ils n’imagineraient pas qu’elle puisse y dissimuler un mec. Un bon point pour Garin et elle finalement.
Ce constat établi cela n’enlevait rien à la surveillance accrue qui lui collait le train depuis sa disparition.
Ils s’inquiétaient soi-disant. Ils lui cassaient les noix surtout. D’accord, elle admettait que Sunny avait peut-être bien le réel souci de sa santé mais les autres…
Alors dans l’instant, là, maintenant, et parce qu’elle devait bien admettre que Garin l’avait tellement chauffée à blanc que son cerveau s’était déconnecté, elle avait complètement oublié les rondes nocturnes des vigies du couloir.
Que les parties de jambes en l’air soient prohibées dans l’enceinte du foyer ? La bonne blague pour ce qu’elle en avait à foutre… il était tellement sexy en diable que c’était hors de question qu’elle fasse marche arrière. Sans parler de cette petite agacerie sensuelle sur sa lèvre qui augmenta son irrésistible envie d’outrepasser les bornes. Limitless. Elle était mûre à point, il n’avait plus qu’à la cueillir.
Le coup donné à la porte eut sur elle le même effet qu’un seau d’eau glacé. Brusquement, elle quitta son nirvana pour retrouver l’odieux pragmatisme des surveillants. Sous le coup de la frayeur, son cœur fit un bon colossal.
"Extinction des feux."

- Putain !

Pour sa part, elle ne l’avait pas dissimulé non, et espérait même que l’éducateur l’ait entendu. Mais comme à peu près toutes ses provocations, ils n’y accordaient vraiment plus d’importance.
"Je vois toujours la lumière sous la porte, Sky."

- Ouais ouais c’est bon ! ca va merde !

Elle tendit le bras et la lampe lui sembla rudement lointaine soudainement. La pénombre envahit alors la pièce et seul le carré de la fenêtre se découpait maintenant sur son mur.
« Merci Sky ».
Quelques secondes le temps de retenir son souffle et les pas laconiques du surveillant remontèrent le couloir. Dans le silence, ils entendirent clairement un autre pensionnaire se faire rappeler à l’ordre lui aussi.
Sky respira de nouveau mais elle aurait volonté arraché les yeux à l’importun. Garin, lui, avait l’air de trouver ca drôle. En représailles, elle lui pinça la taille.






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Garin DeLyons
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Le secret pour réussir ? Ne pas être pressé.

J'ai pouffé de rire dans son cou mais alors qu'elle s'exécutait, j'ai semé des baisers sur sa peau, la caressant du bout du nez jusqu'à son oreille. Le tout en laissant toujours mes mains se balader sur son corps, en épousant la forme. Je n'ai même pas fait attention quand la pièce s'est retrouvée dans le noir.    Elle n'a pas dû aimer... Elle m'a pincé la taille et... Je n'ai pas pu m'en empêcher. Je suis chatouilleux. J'ai fait un bond en éclatant de rire. C'est que je m'étais vite habitué à ne plus rien ressentir. Alors quand c'était le cas, j'avais l'impression que c'était amplifié au centuple. Je vous laisse imaginer lorsqu'il s'agissait de Sky en prime... Vivement, je me suis plaqué la main sur la bouche et j'ai attendu en fixant la porte.

Rien. Si ce n'est un "Hey les garçons, c'est l'heure !" en toquant aux portes voisines.

On a attendu encore un petit moment et quand on a été certains de notre tranquillité, j'ai baissé les yeux sur elle avec un sourire en coin. La lumière nocturne agissait sur ses iris comme deux phares dans la nuit. J'ai caressé sa pommette du pouce en lui souriant un peu plus.

"Et si tu n'arrives pas à me réveiller ?" Oui, je cherchais un peu de raison. "Il faudrait que je rentre avant qu'il fasse jour."

Sinon, tant pis, je resterais caché sous son lit toute la journée ou je tenterai de me glisser hors du Casino... Ou alors, je me prenais juste la tête pour rien. Comme d'habitude, en somme. J'avais encore le coeur qui tambourinait contre ses lèvres alors que je l'embrassais. Le bon côté des choses, c'est que ça me permettait de me réguler sans trop bouffer ma concentration, par conséquent, sans trop grignoter sur les réserves de mon pouvoir.


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Sky Cervantes
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Elle pourrait bien avouer que ses représailles étaient purement pour la forme à la base. Sky s’était habituée à ce que Garin ne ressente rien et du coup elle ne put s’empêcher de pouffer à son tour quand il réagit aussi vivement.
Le calme revint et le Casino retrouva sa paisible torpeur, comme un gros animal assoupi.
La magie du moment précédent avait quelque peu été coupée par l’initiative de l’éducateur de garde mais il n’empêche que, nue contre son corps à lui, frémissante de sentir sa peau contre la sienne, elle n’imaginait pas qu’il puisse se tirer comme ca et la laisser après un chaste bisou-bonne nuit sur le nez. Sur ! Elle lui cassait la gueule.
A vrai dire, elle doutait qu’il ait vraiment envie de partir même s’il prenait son ton docte de monsieur raisonnable. Elle n’y croyait pas même une minute. Pourtant, elle prit un air très sérieux, fronça les sourcils et hocha sombrement la tête.

- Oui je comprends….

Ses petites mains étaient parties en exploration de sa ceinture qu’elles trouvèrent pile là où elle s’y attendait. Dingue.

- C’est une vraie question qui mérite réflexion…

Sky glissa une jambe sur la sienne pour l’emprisonner tout en défaisant la boucle. Cela ne lui prit que quelques secondes, puis elle tira sur l’extrémité d’un coup sec pour l’enlever.

- Je pense que toute la nuit c’est bien trop court pour toi… pas assez de temps… nope.

Elle afficha une mine désolée tout en jetant la ceinture par-dessus bord d’un geste nonchalant. Ses mains ne s’arrêtèrent pas à cette première mission de conquête réussie et poussèrent leur avantage du côté des boutons du pantalon.

- J’m’en voudrais terriblement de te retenir du coup… ma fenêtre n’est pas verrouillée…






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Garin DeLyons
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J'ai hoché la tête. Elle comprenait, c'était déjà bien. Cependant, je ne me faisais AUCUNE illusion. Elle était en train de se foutre de ma gueule, mais dans les règles de l'art.

"Tu comprends toujours tout, c'est ça que j'aime chez toi. Un véritable gain de t-- Oh me..." J'ai pincé les lèvres en me contorsionnant légèrement alors que ses mains s'aventuraient agilement sur ma ceinture. Exit toute la régulation de ma respiration. "...rcredi."

C'était comme si on venait de me plonger dans de l'eau bouillante. J'ai cru étouffer, presque. Je manquais d'air, ça c'était un fait. Entre ma ceinture et son jeu de boutons, heureusement qu'il faisait nuit parce que j'imaginais mon visage rouge sang tellement il me brûlait.

"Trop trop court, oui..."

J'ai hoché la tête frénétiquement. Cela dit, je lui ai pris la main pour l'empêcher d'aller plus loin. J'étais curieux de voir, cependant, je songeais à ce que ça m'aurait demandé comme effort et la nuit aurait VRAIMENT été trop courte. Je crois aussi que j'étais pas spécialement prêt à voir la tronche de ce qui se passait sous ma ceinture.

"Je vois que je peux toujours compter sur toi, pas vrai ?" Je me suis débarrassé de mon pantalon... Assez rapidement d'ailleurs. "C'est dingue, vous les filles vous pensez vraiment qu'à ça, hein."

J'ai souri, un peu plus encore et j'ai pris ses jambes dans mes mains pour la tirer à moi d'un coup, faisant glisser sa tête des coussins. Et mes lèvres ont fondu sur les siennes avec un certain appétit.

La pression et l'angoisse en moins, ça m'a semblé plus facile, cette fois, j'avais moins l'impression de suffoquer, quand bien même elle me faisait de l'effet, et pas qu'un peu. Je me sentais même moins fatigué et éprouvé. C'était rassurant, je ne me voyais pas passer ma vie à organiser un timing bien précis quand il s'agissait de m'amuser un peu avec une fille parce qu'elle me plaisait un peu trop.

Je n'avais aucune idée de l'heure qu'il était, ça devait être au milieu de la nuit, tout était si tranquille. Je luttais contre le sommeil, le nez dans son cou en l'enlaçant dans un bras. Mes doigts caressaient doucement le sien et, les yeux fermés, j'ai retrouvé lentement ma respiration.

"Me laisse pas dormir."

Je savais que je pouvais me mettre sa raison où je pensais, mais c'était la revanche de l'espoir sur l'expérience.

"Tu voudrais aller où ?"


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Sky Cervantes
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Sa réaction l’amusa au plus haut point.
Elle ne manquait pas d’air, elle. N’en avait jamais manqué en fait. Alors oui, elle affichait surement cette expression gourmande de celle qui sait ce qu’elle veut et qui l’aura de toutes manières mais ce n’est pas pour autant qu’elle n’appréciait pas être son joujou favori du moment.
Sky ne lutta pas quand il interrompit le labeur de ses mains et fut ravie de constater qu’entre sa fenêtre et son lit, il avait fait son choix.
Reprenant le pas de ses prérogatives, il tira sur ses jambes pour la faire glisser jusqu’à lui et elle se laissa aller à son étreinte en gentille fille docile.
Quand la nuit se referma sur eux, une nuit sans étoiles et sans lune, elle avait l’impression d’être au paradis.

"Me laisse pas dormir."
"Tu voudrais aller où ?"


Sky gémit entre ses bras sans bouger. Quelques secondes filèrent avant qu’elle ne daigne ouvrir la bouche.

- J’suis déjà où je voulais aller. Dors.

Elle aussi était fatiguée même si ce n’était pas pour les mêmes raisons. Qui plus est, la perspective de passer la nuit, même courte, contre lui, était tout ce qu’elle désirait vraiment. Ils y avaient bien droit, non ? d’être comme deux amants lambda, juste dans leur petit monde…
Elle glissa une main sur son visage puis caressa sa joue, les yeux fermés. Sa peau s’était peut-être déjà fermée à son contact, pour ce qu’elle en savait…

- T’inquiète, j’te réveillerai avant l’aube si tu roupilles encore. J’ouvre toujours un œil juste avant le lever du soleil… j’sais pas pourquoi. Les restes de la rue peut-être…

Elle soupira et dit plus distinctement

- Reste avec moi. Personne t’attend… si ?






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Garin DeLyons
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Elle me parlait, je le savais, mais c'était tout juste si je l'entendais. Cette saloperie de pouvoir se disait sûrement qu'il m'avait foutu la paix, maintenant, c'était mon tour. Dans un soupir endormi, je me suis recalé contre elle en la resserrant dans mon bras comme on enlace une peluche dont on est incapable de se séparer la nuit. J'ai glissé une main sur son ventre jusqu'à sa hanche, profiter des dernières minutes qu'il me restait à pouvoir la ressentir sous ma paume. Il m'a fallu de longues secondes pour assimiler sa question. A tel point que j'avais même sombré dans le sommeil de micro secondes.

"Non..." Si, mais ils avaient les yeux bridés, rien de bien urgent, donc. "Sky..."

N'importe qui aurait sûrement pris ça pour un appel, mais pour moi, c'était le début d'un rêve où je me trouvais là où moi je voulais aller. Quelque part sur une plage pleine de sable chaud, et un soleil resplendissant, une eau claire, un paradis. Sky était là, elle aussi. Mais elle avait les cheveux plus longs, plus bouclés et ses yeux bleus étaient les seules choses que je voyais nettement. Elle portait un paréo assorti et son sourire brillait d'un éclat pur. Elle portait pas d'arme, ni vraiment de maquillage, elle était toute simple et juste pour moi.

Mes rêves sont toujours très réels, au point que je pouvais sentir l'odeur du sable et de la mer, jusqu'au parfum vanillé de ses cheveux. Je pouvais même sentir jusqu'au vent sur mes joues. Je n'étais pas beaucoup plus vêtu qu'elle et même, je n'arborais aucune cicatrice, ni absolument aucune marque de ma vie, telle que je l'avais vécue. Mais dans mon rêve, c'était tout à fait normal, tout était réel, bien qu'elle me semble plus petite... Ou alors j'étais plus grand.

"Moi, c'est Eve, beau gosse. Tu as déjà oublié ?" Son sourire me réchauffait le coeur et l'âme. "Je vais te rafraîchir la mémoire, tu ne m'oublieras plus de si tôt."

Ses lèvres au goût de sel ont pimenté les miennes à m'en donner le tournis. Ses doigts embrassaient mon corps. Elle était si belle, elle m'envoûtait d'un simple regard. Les sentiments qui me submergeaient aussi étaient empreints d'une réalité infaillible. J'étais éperdument amoureux d'elle, j'aurais donné ma vie pour elle. L'affection que je lui portais était immuable et incommensurable, mon coeur palpitait, gorgé de vie et le désir qui m'embrasait n'avait d'égal que le soleil. D'un index délicat, elle a écarté une de mes mèches blondes de devant mes yeux. C'est là que j'ai compris. Il ne s'agissait pas de moi. Ce n'étaient pas mes sentiments, ce n'était pas Sky non plus. Ce n'était pas moi. Le temps que mon subconscient fasse le lien entre le rêve et la réalité, à force d'y être confronté, une lame s'enfonçait dans mon abdomen en me coupant le souffle. C'était Garin.

Sky n'avait jamais éprouvé une nuit entière avec moi. Mais elle était sur le point de comprendre pourquoi. Voilà bien une chose qui ne m'avait pas quitté avec l'évolution de mon pouvoir : mes visions. Ces souvenirs mêlés de fantasmes comme de peurs silencieuses.

Je me suis réveillé subitement en manquant d'air. En me redressant, j'ai machinalement porté ma main à mon ventre, là où la lame s'était plantée et j'ai été pris d'une quinte de toux à m'en faire voir des étoiles. Il faisait encore nuit noire. Mais bien sûr, je n'avais rien, ce n'était que de la suggestion, que j'avais très forte. Ma toux passée après quelques secondes en réalisant que tout allait bien, je me suis laissé retomber sur le dos, les mains sur le visage dans un grognement. Et puis, les yeux fermés, j'ai tâtonné en cherchant Sky pour l'attirer à moi, d'où elle pourrait entendre mon rythme cardiaque échapper au sien.


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Sky Cervantes
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Sky avait sombré aussi. Le contact de Garin avait un effet particulièrement apaisant. Elle avait oublié ce que c’était que de ne pas être seule la nuit, d’avoir à ses côtés quelqu’un de bien vivant pour combattre les ténèbres, faire reculer les fantômes. C’est un des rares privilèges de la rue. La promiscuité n’a pas que du mauvais.
Et puis, dans sa jeune vie, elle avait finalement vécu tellement de choses que parfois ses rêves à elle aussi n’avaient rien d’attrayant, pour ne pas dire pire. Toutefois la plupart du temps, ses nuits étaient vides. Comme si elle tombait dans le coma pour s’éveiller juste avant l’aube.
C’est sa toux frénétique qui la tira de son sommeil. Elle crut vraiment qu’il était sur le point d’étouffer. Mais Garin était resté relativement calme, sans paniquer, certainement mu par la force de l’habitude. Du coup elle avait attendu, sur le qui-vive, sans se jeter sur lui avec empressement.
Quand il se rallongea, elle fit de même. La crainte lui tenait les yeux grands ouverts et elle attendit qu’il dise quelque chose ou qu’il fasse quelque chose de particulier.
Rien de tout ca. Elle sentit sa main la quémander, chercher sa présence et quand il la trouva, l’attira contre lui.
Sky glissa sur son flanc et cala sa tête contre sa poitrine d’où elle percevait les battements affolés de son cœur. Un mauvais rêve surement, se dit-elle. Du genre qui vous font douter de ce qui est la réalité et le songe. Elle n’osait pas ouvrir la bouche alors qu’il s’apaisait doucement, aussi elle se contenta de poser une main câline sur son torse dans un geste quasi maternelle.
Ses nuits étaient visiblement bien moins belles que ses jours.






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Garin DeLyons
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J'ai pris sa main dans la mienne, légèrement tremblante. Je l'ai fermée dans mon bras en caressant ses cheveux, comme si le cauchemar était le sien. Des perles de sueur gouttaient sur mon front et il m'a fallu un court moment pour me calmer entièrement, la présence de Sky aidant. Je me suis calé sur son rythme et son odeur - qui n'avait rien de vanillé - biens réels, cette fois.

"Ce que t'es sexy en bikini... J'attendais la cascade qui tomberait sur la chute de tes reins mais Bozo le Clown en a décidé autrement."

J'ai soufflé en me frottant le visage avant de laisser ma main retomber sur mon torse. J'ai finalement rouvert les yeux pour la regarder avant de lui sourire, caressant son visage du bout des doigts.

"Je t'ai réveillée, je suis désolé."

J'étais persuadé que j'allais tanguer le lendemain, avec une nuit pareille. Mais je savais surtout que j'allais devoir jouer la comédie du coeur brisé en mettant mon sourire de merdeux en veilleuse. Une prouesse que la fatigue en ferait un beau challenge. C'est qu'il me suffirait de penser à elle pour sentir mes lèvres s'étirer. Si on me soupçonnait d'être heureux pour quelque chose, Hyun penserait immédiatement à Sky.

"Mais t'es encore plus sexy entièrement nue..."

Charmeur un jour... Et pendant ce temps, je pensais à autre chose. Je savais que d'ici quelques minutes, je n'aurais plus de souvenir de ce rêve. Ceux qui me restaient les plus vivaces étaient les mémoires pures. De mon bras, je l'ai attirée un peu plus à moi pour l'embrasser. Le pire... C'est que ça avait achevé de m'aider à trouver une idée. C'est pour ça que je souriais, comme un con ! Tous les agents ont leur jardin secret, non ? J'avais trouvé comment avoir le mien.

"Je pourrais vite m'habituer à t'avoir au réveil plus souvent. Tu crois qu'on voudrait bien de moi au Casino ?"

Et... Je croulais à présent sous les idées. Il n'y a pas de petite folie, dans ma vie. Que de grandes idées. A la con.


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Sky Cervantes
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Du Garin tout craché. Incapable de rester sérieux trop longtemps même avec les sujets graves. Au moins elle avait une certitude : ce n’était pas quelque chose qui l’inquiétait vraiment auquel cas il aurait paniqué et déjà passé sa fenêtre. Ca y est, elle commençait à piger.
Il s’excusa mais elle ne lui en tint aucunement rigueur.

- T’inquiète pas, c’est pas grave ca. J’ai cru juste que t’étouffais… mais ca va mieux apparemment.

Elle sourit à son compliment et déjà, rassurée, elle avait fermé les yeux. Son souffle redevint régulier et l’engourdissement pointait le bout de son nez.

- Le Casino accueille tout le monde ouais… mais Sunny te voudra pas dans mon lit non. Déjà qu’elle doit avoir un ulcère à force de se demander ce que je fous, quand, avec qui et où…

Sky bailla. Elle était tellement bien au chaud, là, calée contre lui. C’était une sensation nouvelle et à laquelle elle pourrait complètement s’habituer. Ca pourrait même vite devenir addictif et la concernant, les addictions, c’était un petit peu son dada. Quitte à investir la petite blague de Garin sur son installation au Casino, elle poussa le bouchon plus loin.

- Et puis je pense que Hyun prend des nouvelles par personne interposée de temps en temps. Histoire de s’assurer que je lui fasse pas un petit dans le dos… c’est pas la moitié d’un con, il comprendrait vite que si t’es là c’est pas pour la cantoche.

Cette idée à la con lui arracha un petit rire discret. Tout était tellement calme à cette heure qu’elle avait l’impression de commettre un crime de lèse-majesté en brisant le silence.






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Garin DeLyons
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Ma poitrine s'est soulevée dans un reste de toux mais j'ai vite refermé les yeux également. Honnêtement, si c'était pour cauchemarder, je n'avais aucune envie de me rendormir. C'est que je m'étouffais, oui, à chaque fois mais dorénavant, lutter était bien moins difficile qu'avant.

"Juste des restes, c'est rien."

J'ai pouffé d'un léger rire.

"Personne ne me veut dans ton plumard, si tu veux tout savoir."

J'ai rouvert les yeux à la mention de Hyun. Cette fois, c'était sûr, je ne dormirai pas. Mon coeur a fait un looping en réalisant qu'il était même quasi certain qu'il avait posté des agents en faction par ici. Je devais même en être pâle car c'était une chose que je n'avais as pris en considération en gravissant la gouttière jusqu'à la fenêtre de Sky. Et pour repartir ?! Oups... J'ai tourné la tête vers elle, caressant doucement sa tempe de la main qui l'enlaçait. Elle était quand même fichtrement intelligente, je devais lui accorder ça plus le fait que c'était ce qui m'avait attiré dès le début, quand bien même elle n'était pas spécialement mon genre. Voire même... Pas du tout, en réalité. Sky était un peu la preuve que le physique, ça ne fait pas tout. Evasif, je lui ai répondu.

"MMhh... Tu as sûrement raison. Dors..."

J'ai embrassé son front avant de la serrer dans mes bras, dont le second entourait sa taille. A cette heure, mon pouvoir avait repris ses droits et je ne ressentais plus rien, mais je savais qu'elle n'était pas dans mon cas, heureusement. Alors j'ai continué de caresser doucement sa peau, mon visage contre le sien.

Si elle s'est rendormie, ça n'a absolument pas été mon cas. J'ai scruté le ciel à travers la fenêtre et quand j'ai perçu les premières lueurs, je me suis extirpé du lit à contre coeur pour m'habiller en silence pour ne pas la réveiller. Je m'en voulais de partir comme ça, mais l'avoir embrassée ne l'avait pas faite réagir. Qui plus est, je savais qu'elle me ferait traîner et que plus le temps passerait, moins j'aurais envie de partir. Non, le temps de mettre mon plan à exécution et d'ici quelques semaines, je n'aurai plus à me soucier des heures qui passent.

Je lui ai envoyé un message de mon burner au sien et l'ai placé juste à côté de son oreiller pour qu'elle le voit bien en se réveillant. Ainsi, elle avait mon numéro et moi le sien. J'avais voulu lui dire un mot sur cette nuit qui m'avait fait chaud au coeur, finalement, mais javais peur qu'elle l'interprète mal, aussi, j'ai fait plus court et nettement plus efficace. J'ai enfoncé mon bonnet sur ma tête et je me suis penché sur elle pour l'embrasser à nouveau en caressant son visage. Et puis je me suis éclipsé.

"Je t'aime."

Il fallait bien qu'elle s'habitue et je n'ai jamais été un grand constipé des sentiments quand j'en ai eu.


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[CLOS] [Sky/Garin] Knockin' on Heaven's door
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