2076. Côte est des Etats-Unis. Megalopolis est le centre névralgique d'une guerre géo-politique mondiale depuis qu'un attentat biologique en 2026 a divisé l'humanité en deux populations bien distinctes : ceux qui se battent pour le futur, et ceux qui font avec le présent.
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 [Gen/Bogdan] I Will Be There When You Die

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Bogdan Lupescu
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Octobre 2075

Eve avait dit que si on voulait se voir, ce serait dans un hôtel. Sûrement que ça aurait été le plus approprié mais le sport en chambre n'est pas ma compétence la plus aiguisée. Elle l'est ! Juste... J'ai mieux à mon arc, éventail de mon large CV d'athlète émérite.

Quand j'ai reçu le message de Gen, demandant à ce qu'on se voit, je lui ai dit de me retrouver au Sanctuaire, c'était encore ce qu'il y avait de mieux. Loin de l'Underground et surtout, au Sanctuaire, tout le monde se fiche pas mal de ce que vous faites, du moment que vous respectez la paix qui y règne. Le coeur de la région préparait les décorations de Halloween, déjà et j'ai choisi notre "bar" habituel, celui en plein air avec des lanternes accrochées à des câbles, couronnant des dizaines de tables. J'aurais pu choisir quelque chose avec moins de monde... Mais si on avait été seuls... Enfin, tu vois. On aurait probablement pas beaucoup parlé.

Hey, si ça se trouve, c'était peut-être pas ce qu'elle voulait ! Je me maudissais en l'attendant. Quoi, j'aurais tort de pas y penser et de pas vouloir en profiter. Cela dit, blague à part, il y avait quelque chose dans son message. D'habitude, elle est joueuse, ce qui me laisse à penser qu'en effet, parler n'est pas son envie première. Mais cette fois, elle était sérieuse, comme si elle voulait me parler de quelque chose.

En fait, comme je suis en avance, je me mets à réfléchir. Je relis son message en fumant une cigarette, assis à une table ronde avec une bière et je fronce les sourcils. Il se pourrait qu'elle réussisse à m'inquiéter. Le message est trop sommaire, trop... factuel. "Il faut qu'on se voit.", comme "Il faut que je te parle", ça t'inspire quoi, toi ?

Ok, maintenant, je suis inquiet et je commence à me faire des films sur le fait qu'elle puisse vouloir me larguer et je me demande ce que j'ai fait parce que si Libération ou l'Underground avait été un problème, ça l'aurait été depuis le début.

Pas vrai ?


Dear Dad,
I think about you every day. The end of your world. The beginning of mine. Six billion lights that went out in six months. Six billion lives lost to a mystery. All the mothers, fathers, sisters, brothers over the age of innocence. Of fifteen years full of missing you.
But I keep you alive in my words.
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Gen Caleb
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J'étais contente que Bogdan me réponde aussi vite, et avec un lieu de rendez-vous, qui plus est. J'aurais bien voulu avoir les idées assez claires pour y penser moi-même, voire les idées assez claires pour ne pas avoir besoin de le voir en urgence, mais, comment dire... non. Je suis entrée dans le bar, une clope déjà entre les mains (vive les bars du Sanctuaire où personne n'en n'avait rien à branler de la fumée secondaire, tertiaire, et tout ce que vous voudrez), j'ai fait un signe au barman de pas se faire chier avec ses petits verres de tafiowl et de me filer une bouteille, et je me suis dirigée droit vers la table où Bogdan était déjà assis.

"Hey," ai-je fait en me laissant tomber sur la chaise à côté de lui.

À la tête que je faisais, ça aurait été le bon moment que mon mari me demande "dure journée au bureau ?" si 1) j'avais eu un mari et 2) j'avais un bureau.

"Je ne sais pas par quoi commencer, je..."

Le barman est arrivé avec sa bouteille et deux verres. Le barman, ce HÉROS !

"Alors je suppose que je vais commencer par ça."

Et d'un.

Pas suffisant.

De deux.

Toujours pas.

De trois...

Ah, là, tu parles. J'ai pris une grande inspiration.

"We're... done, Bogdan."

J'étais à mille lieux de me dire que je venais peut-être de lui faire faire une crise cardiaque.

"Fini. Dissous. Kaput."

Allez, un autre verre pour la forme.


"Those who make peaceful revolution impossible will make violent revolution inevitable."

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Bogdan Lupescu
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Un autre problème dans la vérité, c'est que tant que la personne qui parle est convaincue de ce qu'elle dit, elle peut bien mentir sans le savoir, moi j'en sais rien. Or, ce que me dit Gen était la stricte vérité et laisse place à un quiproquo dont je me serais bien passé. Je passe un mois de merde et je suis à des années lumières de savoir encore à quel point parce que Tibor ne m'as pas encore trouvé pour m'annoncer les dernières nouvelles, bien sûr. Je suis épaté avec quelle aisance j'ai achevé Octobre. Passons.

Je la fixe, le visage immobile et j'essaye de rester le plus calme possible, mais c'est sans compter sur mon rythme cardiaque qu'elle doit entendre jusque dans sa tête. Je l'observe s'enquiller des verres en oubliant ma cigarette. Je sais que Gen n'est pas des plus... Démonstratives, mais la façon qu'elle a eu de ne même pas avoir un seul geste envers moi, pas même pour dire bonjour, c'était assez clair, non ? T'aurais pensé quoi ?

Je te fais pas un dessin de ma vie, mais tu sais que je suis pas un grand combattant tant que ce n'est pas vital. J'ai quand même pas été de ceux qui se sont levés d'un coup dans ce train, j'étais même parmi ceux dans le fond. Je suis pas un trouillard ou un lâche ou ce que tu veux, je suis juste... J'en sais rien de ce que je suis. Je sais juste que je peux comprendre.

"Ok."

Mine de rien, ça te fend un coeur de laisser partir les gens que t'aimes parce que tu n'as pas envie de les retenir, c'est leur choix, tu n'as pas à t'y opposer. Chaque fois qu'on engageait l'Underground ou Libération dans nos conversations, on frôlait la guerre civile, c'était pour ça qu'on en taisait les sujets, d'ailleurs. Peut-être qu'à la réflexion, c'était pas une vie en soi, pour elle. Je dois reconnaître que c'est vrai...

Ouais sauf que celle-ci, je suis venu me la chercher, que même la distance, j'ai continué de penser à elle et que le fait même que ça me fasse rater un battement de coeur, ça me laisse à penser que Gen n'est pas la première nana venue dans ma vie. Et toi et moi, on sait que j'ai jamais eu beaucoup de chances de ce côté-là. J'ai beau enchaîner les histoires qui veulent rien dire et qui me font rien, quand je ressens quelque chose, je sais que c'est pas des prunes. Il y en a eu plein des filles où j'ai cru ressentir quelque chose. Si ça se trouve, Gen ne fait pas exception mais j'ai une vilaine tendance à ne pas poser ce genre de questions et à vivre ce que je ressens, point barre.

Aussi, cette fois, j'ai pas fermé ma gueule, j'ai eu envie de l'ouvrir, parce que j'en ai marre de me rappeler ce gamin terrifié dans le train qui se lève pas pour défendre sa vie et laisse les autres faire à sa place. Je me suis alors tourné vers elle, le visage dur et je l'ai désignée de mon index, sans lâcher ma cigarette.

"Non, en fait, je suis pas ok. Je veux des explications, parce que j'ai pas fait tout ça pour des prunes ! Je suis désolé si je suis parti et que t'as pas aimé, je suis désolé si je partage pas les mêmes opinions que toi et que j'ai refusé de participer à un meurtre et de regarder un pauvre type pas capable de tenir une arme sans trembler tellement ça le terrifie. Je suis vraiment désolé que tu sois pas capable de mettre nos différends de côté, mais moi je le fais, et c'est ce qu'on fait quand on veut que ça marche, parce qu'on est plus forts que des idées. Alors si tu veux pas ?"

Je m'énerve, ça monte en pression dans ma gorge et je lève une main pour balayer l'air.

"PARFAIT ! Si tu me dis que tu y as vraiment réfléchi, alors je te ficherai la paix, tant pis ! Mais je refuse de te regarder là, comme ça, à boire pour te donner le courage de me dire d'aller me faire mettre ! Mais sache que j'ai pas envie d'aller me faire mettre et que je resterai là tant que tu m'auras pas promis que tu y as bien réfléchi, je peux même entendre qu'en fait, tu m'as jamais aimé, que t'as fait juste ça pour Libération, OKAY ! Mais si t'as un truc à me dire, tu le dis et je ferai ce que j'ai fait de mieux jusque là pour nous, je viendrai te chercher et je te convaincrai ! Je te lâcherai pas, compte bien là-dessus, ma grande, parce qu'il est hors de question que je me fasse encore avoir pour des CONNERIES !"

Pauvre Gen qui n'a pas le temps d'en placer une.

"Je te laisserai pas faire aussi facilement, crois-moi. Parce que je t'aime et que j'ai pas envie qu'on soit 'done' ! Je sais qu'on l'a jamais dit, c'est la première fois, j'ai pas réfléchi, c'est sorti tout seul, j'en ai conscience, je mens pas, mais au moins, je l'ai dit, c'est passé, je suis content de l'avoir fait parce que c'est ce que je ressens et qu'il est important, de nos jours, de dire ce qu'on ressent !"

Je souffle en relâchant toute la pression et je me recule légèrement en la fixant. Ca. C'est fait.


Dear Dad,
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Gen Caleb
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"Ok" ? Comment ça, "ok" ? En quoi ce que je venais de dire pouvait accepter "ok" comme réponse ? Je m'attendais surtout à un "hein ?", pas à un "ok". J'avais le quatrième shooter à la main, parce que c'était ce que j'avais de mieux à défaut de me taper un gros sandwich en public, et j'ai figé le verre dans les airs lorsque Bogdan a repris la parole. Mais vraiment figé. Incapable d'en placer une, ou même de penser à en placer une, je l'ai écouté, mon coeur battant la chamade, l'air se faisant de plus en plus rare dans mes poumons.

Je l'entendais parler, je l'entendais penser, et ça ne m'arrivait pas si souvent avec lui, mais je savais avec certitude qu'aucun mensonge ne se glissait. Mais surtout, j'étais dépassée parce que j'étais... tellement loin de m'imaginer une fin à nous deux... que je n'avais même pas saisi que ce que je venais de dire pouvait être interprété de cette manière. Vous voulez bien me dire comment lui, il sautait à cette conclusion ?

Lorsque la tempête est passée, j'ai déposé le verre - sans le boire - sur la table avec un bruit sec.

"Bogdan," ai-je commencé en levant les yeux vers lui. "Tu veux m'expliquer... comment et pourquoi tu as pensé que je parlais de nous ?"

Sérieusement... si je devais le larguer, je... je... je ne sais MÊME PAS comment je m'y prendrais parce que ça ne me passait carrément pas par la tête. Je me suis repositionnée sur ma chaise, prenant son visage entre mes mains pour qu'il n'ait pas le choix de me regarder dans les yeux. "Je t'aime - tu es ce que j'ai de plus précieux dans ma vie."

J'ai appuyé mon front contre le sien. Je réalisais en ce moment même que c'était la première fois que je le disais, moi aussi, alors juste pour être sûre qu'il ait bien entendu, j'ai répété: "Je t'aime." Je me suis légèrement penchée vers lui pour l'embrasser - comme si ma vie en dépendait.

[Ça me le faisait... trop mieux en VO gros smile ]


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Bogdan Lupescu
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(c'est toujours mieux en VO...)

"Ne me bogdan pas, Gen !" Je lève une main méfiante devant elle. Ce n'est pas parce qu'on aime mentir à longueur de temps qu'on apprécie les blagues. Surtout quand elles sont de mauvais goût. "Tu as dit ! 'Bogdan, we're done' ! Mais j'ai peut-être mal entendu ! C'est ça, je me fais sûrement des idées."

Honnêtement, ça aurait pu dégénérer. Je ne m'énerve jamais, alors j'imagine que quand c'est le cas, c'est pas bon signe ? Je suis de bonne constitution, tout de même, c'est mon côté aimable, gentil, câlin, drôle et malin. Je suis là pour les gros chagrins. Tu vois ? (oui madame, j'ai osé la référence). Je la laisse s'approcher de moi, les sourcils froncés par la contrariété et je l'ai dévisagée en me laissant faire.

J'aime bien la vérité. Vraiment. Mais il y a des vérités que je préfère ressentir dans ma poitrine plutôt que parce que mon pouvoir m'a dit que ce n'était pas un mensonge. Dans des réponses comme celles-ci, assez binaires, ce n'est pas dur de comprendre la vérité. Ca fait chaud au coeur, quand même. Dans cette année de merde que je passe, il me reste quelque chose de bien. Je suis conscient que ce n'est pas très cool pour les autres, mais là, c'est différent. Gen est différente. A son baiser, je resserre son visage contre le mien en mêlant mes doigts à ses cheveux. Ca me rassure... Mais je ne comprends toujours pas.

Je me détache d'elle, les sourcils toujours froncés, cette fois d'incompréhension. Je secoue doucement la tête, mes yeux questionnant les siens.

"Mais de quoi tu parles, alors ?"


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Gen Caleb
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"Je te parle de Liberation." Je me suis mordue la lèvre inférieure avant de me reculer légèrement, reprenant une posture un peu plus convenable sur ma chaise. J'ai repris le verre entre mes doigts, toujours sans le boire. "Pouf, fini, envolé, au revoir." Bon, finalement, je pouvais bien le boire, ce verre, histoire de faire passer la nouvelle un peu. Hé merde, ma clope était morte entre temps, heureusement que j'avais des renforts sur moi.

"Du jour au lendemain, Abel, Libby et d'autres sont partis... supposément pour apporter du support à un autre groupe similaire au Moyen-Orient. On a... perdu le contact. Complètement. Plus de nouvelles, rien. Alors on a essayé de se débrouiller tous seuls comme des grands, mais..." J'ai haussé une épaule. D'accord, Abel n'était pas le meilleur lorsqu'il s'agissait de remonter le moral des troupes, et il ne faisait pas dans les longs discours charismatiques, non plus: mais c'était quand même lui qui nous avait donné une direction tout ce temps. "Sans le leadership d'Abel, sans nouvelles des autres, tout s'est juste... effondré. Tout le monde est parti de son côté. Je suppose... que c'était à prévoir. On était une famille plutôt disfonctionnelle, comment est-ce qu'on aurait pu survivre au départ de la moitié d'entre nous ?"

J'ai relevé les yeux vers lui. "Alors me voilà." J'ai ouvert grand les bras. "Je pourrais commencer une vie normale, tiens, pourquoi pas ? Mais si j'en voulais une, je l'aurais eue depuis le début. Je n'ai... aucune idée de comment faire partie de cette mignonne petite société... et je n'en ai pas envie, pour être bien honnête. Pour la première fois depuis des années, je me retrouve sans cause pour laquelle me battre, sans famille autour de moi, et nulle part où aller et me sentir à ma place." J'ai soupiré. "Et nom de Dieu, je n'ai aucune idée où ils sont et dans quel état, et ça m'inquiète."


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Bogdan Lupescu
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Je savais qu'il se passait quelque chose du côté de Libération, mais encore une fois, ce n'était pas avec Gen que j'en parlais. Je l'ai dévisagée, l'air bovin, tout le temps qu'elle a parlé et j'étais même pas sûr de ce que je pouvais dire ou non ! Qu'est-ce que ça signifiait pour elle ? Pour moi ? Pour Libération et l'Underground ? Pour nous en général, finalement. Que ferait la ville quand elle comprendrait que Libération n'existait plus ? Elle l'oublierait ? Est-ce que quelqu'un tenterait de prendre la relève ?

Je baisse les yeux, mes pensées incertaines. Quelque chose me dit que cette fois, ce sera différent, que Gen et moi pourrons parler sans nous écharper. En fait, je commençais à entrevoir une relation plus facile où on serait plus obligés de mentir bêtement comme des adolescents.

"Je savais pour Abel..." Je m'éclaircis la gorge en me grattant l'arcade du pouce. "Libby aussi. Et il y avait un autre, aussi, je crois. Il y a trois membres de l'Underground avec eux. Enfin, il y avait de sûr, oui. Je n'ai pas les dernières nouvelles, ce n'est pas... moi qui m'en occupe. Maze m'a informé parce qu'il sait que Libération, c'est important pour moi."

Gen a bien le droit de m'insulter et de s'en prendre à moi, j'aurais pu passer par elle, mais je respecte notre seule règle : ne pas parler de nos factions respectives. C'était bien la première fois depuis des mois que nous le faisions.

"Je comprends pas pourquoi Abel est parti, enfin, il a sûrement des bonnes raisons." Je fronce les sourcils et je relève les yeux sur elle. "Il est parti sans Eve ?! Pourquoi ?" Quant au reste... "Tu n'es pas sans cause, Gen ! Viens avec moi ! Je parlerai à Maze et aux autres leaders, il comprendra. Il sait que Libération n'est pas notre ennemi."


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Gen Caleb
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Je me suis redressée sur ma chaise: on m'aurait balancé un seau d'eau froide à la gueule que j'aurais pas eu l'air plus surprise. Que l'Underground y soit, ça ne m'étonnait qu'à moitié. Qu'ils aient droit à un contact avec leur monde là-bas, alors que nous on n'avait même pas eu un post-it "au revoir" sur la porte du frigo d'Abel dans le saloon, ça, en revanche, ça me truait.

"J'en sais rien moi pourquoi il est parti sans Eve ! On a rien eu, pas d'explication de lui, ni au revoir, ni merde ! La seule raison pour laquelle on sait où il est allé, c'est qu'on en a été informés par quelqu'un d'autre." J,ai froncé les sourcils. "Tu penserais que depuis le temps qu'on bosse tous ensemble, on aurait mérité un minimum d'explications, mais non. Absoluement que dalle. Je veux bien qu'il soit pas bien bavard, mais il y a quand même des limites à planter les gens comme des pauvres nazes, sans dire un mot, sans donner d'instructions ni rien. Si ce type n'était pas venu nous parler, on ne saurait même pas où il est ! On pourrait s'inquiéter nous, mais non, absolument rien à carrer !"

J'ai soupiré. "D'ailleurs, je m'inquiète." J'espérais que Bogdan ne le prendrait pas dans le mauvais sens. "Je trouve pas ça normal qu'on ait eu aucun signe de vie. Je sais bien qu'ils sont prudents de nature, mais merde quoi ! Alors... tout ça fait que c'est terminé. Du moins, tant qu'il ne remontre pas signe de vie, je suppose."

Son offre m'a fait... hausser les sourcils. Je dois vous avouer que j'avais pensé demander refuge à l'Underground - et peut-être utiliser leurs ressources pour réussir ce que Marlene n'avait pas pu faire, retrouver la trace d'Abel - mais j'en étais venue à une conclusion: "Tu crois vraiment que Maze Ellis veut me voir là-dessous ?" J'ai eu un léger rire. "Il t'a pas parlé d'une grosse pute de Listener en revenant d'Argentine ? Parce que si oui, c'était moi."


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Bogdan Lupescu
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"Gen, calme-toi..."

Je lève une main pour tenter de prendre la sienne et l'apaiser. Bien sûr, ça ne sert à rien. J'attends juste que l'ouragan passe. Je serre ses doigts dans les miens.

"Je suis sûr qu'il va bien. Tu l'a dit toi-même, il est prudent. Ecoute si j'entends quelque chose, je te tiens au courant, d'accord ? Je vais me renseigner, voir ce qu'on me dit. Maze ne m'a pas donné les détails parce que ça ne me regarde pas."

Je me rapproche d'elle en souriant à l'ironie.

"En fait, oui, il m'a bien parlé d'une saleté et je t'ai bien reconnue dans ses propos... Mais je lui ai pas tout dit et il n'a pas demandé, donc..." J'embrasse sa main en la serrant entre les miennes. "Je lui parlerai. C'est un type bien, compréhensif et miséricordieux. Je suis sûr qu'il prendra la bonne décision la plus juste. Ce n'est pas comme si je lui demandais d'héberger tout Libération, non plus. Il n'est pas stupide. Et s'il dit non ? Ca ne nous empêchera en rien d'être ensemble. Je lui dirai que tu prends vraiment pas de place, que tu pourras habiter avec moi, que tu feras ta part des tâches. On s'est vachement améliorés en 4 ans. On n'a même pas l'impression d'être enfermés ! Tu te doutes que si c'était le cas, j'y serais pas resté."

Je pose ma main sur sa joue pour essayer de la rassurer.


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