2076. Côte est des Etats-Unis. Megalopolis est le centre névralgique d'une guerre géo-politique mondiale depuis qu'un attentat biologique en 2026 a divisé l'humanité en deux populations bien distinctes : ceux qui se battent pour le futur, et ceux qui font avec le présent.
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 [MISSION - Maze/Garin] Desperados

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Six
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El Desaparecido


Depuis l'aventure des Everglades, Six n'avait plus besoin de lancer des messages codés pour atteindre l'Underground. Il lui suffisait, tout simplement, de transmettre l'information reçue à Elvis, par le biais d'un protocole que seule Evan était capable de décrypter. Ainsi, l'un comme l'autre restait intraçable. Si le FBI avait réussi à les toucher une fois, ça ne devait pas se reproduire.

Message reçu, il y a 14 minutes
Elvis,

J'ai une mission pour Maze. Je suis en équipe réduite actuellement, je ne peux pas envoyer quelqu'un. Récemment, j'ai récupéré un car de réfugiés de Cuba grâce à des gars de Liberation. Enfin... Pas Liberation-Liberation, mais ceux qui sont encore là par l'intérim. J'ai un intermédiaire bien utile, Dr. H, avec lequel je bosse régulièrement. Il a le bras long.

Ils se sont évadés d'un laboratoire d'expériences basé à Cuba, ou pas loin, et on les a récupérés à la Marina en clandestins. Après un test rapide, il s'avère qu'ils sont tous Positifs. J'en ai récupéré cinq ou six et H a placé les autres je ne sais où, pour leur sécurité. On parle d’annihilation de pouvoir, de mises au secret et d’expériences comment la Waleman aurait pu en conduire en douce sous couverts d’un complexe de recherche en agro-alimentaire. La dernière fois que j'ai entendu parler de ce genre de complexe, c'était en Médiane et je crois que Evan parlait d'un autre en Ville Haute qui testait sur les Candidats, cette fois ?

Message reçu, il y a 9 minutes
Dis à Maze de faire attention. H a transmis l'info de son côté également et il a reçu une réponse. Un gars qui possède un contact à Cuba et qui s'y rend également.

Je te joins une imagine satellite de l'endroit. C'est approximatif, mais j'ai pas pu avoir d'info plus précise.

Message reçu, il y a 3 minutes
Je te joins le site avec le message de H si tu veux retrouver le dit type qui y a répondu. Il est protégé, H est un excellent hacker, tu demanderas à Evan. On n'a juste réussi à récupérer son IP, mais vous serez pas trop de deux, je pense. H vous aidera à sortir du pays en toute discrétion.

Bonne chance. Tenez-moi au courant, c'est pas comme si j'allais pouvoir m'aventurer très loin...



« This is war, and people are going to die. Friends are going to die. I've come to accept the pain, to take the ugliness for granted.
So it can be a little stunning when something good actually happens. »
– Six
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Butterfly Effect
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Pendant ce temps au MSS



Depuis que Hyun faisait le mort et que le MSS avait clairement signifié à Garin qu’il serait maintenant un agent à part entière, il recevait ses ordres de mission directement.
Ce jour là, il avait quitté son travail de couverture en milieu de journée pour se rendre dans une adresse de la ville médiane, dans un immeuble neuf dont la plupart des locations étaient destinées à des cabinets médicaux ou des sièges sociaux de sociétés.
La Société d’exports en matériel médical était sise au troisième étage. Une secrétaire charmante et très professionnel accueillit l’agent avant de le faire patienter dans un vaste couloir. Quelques minutes seulement d’attente avant qu’un homme d’une cinquantaine d’années, caucasien, quelques cheveux blancs sur les temps mais des yeux noirs très vifs, vienne le chercher pour le conduire dans un bureau de conférence lumineux.
Il n’était que tous les deux.
L’homme que Garin pu détailler à loisirs était habillé tout en noir : col roulé, veste de costard, jean noir et chaussures de prix sans être luxueuses, noires. Ca lui donnait un style quinqua dynamique. Sons sourire était lumineux, sympathique même. Il inspirait naturellement confiance.
Il prit la peine de faire pivoter les persiennes pour plus d’intimité avant d’accueillir le jeune homme.

- Je suis Evgueni Bosevitch et je crois que nous n’avons pas encore eu l’occasion de nous rencontrer, dit-il avec un accent chantant qui conférait à son charme. Ici à Megalopolis, je suis Mike Bosé. Ca évite les questions. De la même manière que vous êtes tout le monde sauf…

Il ouvrit un dossier qu’il tenait sous le bras et haussa les sourcils en regardant Garin, les yeux rieurs.

- Daniel Day, hmm ? Navré, je n’ai pas retenu, j’ai une très mauvaise mémoire des noms. Vous désirez boire quelque chose ?

Selon ce que Garin voudra, ou non, lui-même prendra un café noir qu’il commandera directement à la charmante secrétaire de l’entrée. Une fois qu’ils seront servis, il entrera dans le vif du sujet.
Evgueni s’assit sur un coin de la table en appuyant ses propos de gestes volubiles. Un peu à l’italienne.

- Nous avons fait appel à vous suite à votre visite du laboratoire. Nous pensons que les choses ne se sont pas arrêtées avec cette intervention de la CIA. Pour être honnête nous avons dans le collimateur depuis plusieurs mois un centre de recherches de la Waleman à Cuba.

Il sortit une photo satellite de l’île.


- Guatanamo ca vous parle ? Je vous épargne un cours d’histoire. Le premier pied que les américains ont mis sur l’île et il ne l’ont jamais enlevé ! Ici… dit-il en montrant du doigt, Santiago de Cuba. La première vraie ville, très touristique, de la côté est de l’île. Entre les deux, il décala son doigt, le parc national de la grande pierre. Ici, il tapota la photo, La Waleman a ouvert un centre d’études agronomique.

Ses yeux se posèrent sur Garin et il rit de bon cœur

- Mon cul ouais ! C’est surtout un centre de recherche sur un produit révolutionnaire qu’ils appellent bio-nanites. Un truc qu’ils ont piqué aux King. Seulement avant votre petite expédition dans ce labo, on n’avait jamais pu mettre la main dessus. Et vous savez le top du top de la cerise sur le gâteau ? C’est que ce truc que vous leur avait piqué, c’est une forme évolué de leurs petites magouilles.

Il soupira d’aise sans se départir de son sourire.

- Ca fait des mois qu’on les observe mais on peut difficilement faire des relevés satellites précis sans attirer l’attention.

Il sortit du dossier une feuille imprimée d’une capture d’écran. Un échange sur un chat privé apparemment.

- Un groupe de positifs a réussi à se tirer de ce centre. Ils ont débarqués à Megalopolis et se sont fait ramassés par les clodos de l’Enclave. La justicière à deux balles qui fait son show là-bas a jugé utile de balancer les infos à ses contacts. Ca nous a collé dos au mur et on n’a plus le choix. On doit y aller. Un de nos hackers a pu s’immiscer dans leurs échanges ce qui nous a laissé une ouverture pour vous placer dans leur petite expédition, en toute discrétion. C’est même pas nous qui allons-nous charger de vous faire sortir du territoire, mais un certain H. Nous, on fournit l’hôtel à Santiago.
On leur a dit que vous aviez un contact là-bas. Visiblement vous aurez un binôme. On n’a pas pu en savoir plus sur ce type mais d’après son profil, c’est surement pas un novice. On a ouvert les paris soit sur un rescapé de Libération, soit un aventurier de l’Underground. Ou un guignol de la Basse ? Au choix. Ce sera à vous de le déterminer et de nous obtenir un maximum de renseignements sur lui.


Evgueni but son café maintenant refroidi d’une gorgée avant de reprendre sa place sur l’angle de la table.

- Il nous faut ces bio-nanites et tout ce que vous pourrez nous obtenir comme renseignements dans ce centre. Plus vous aurez d’infos, plus votre mission sera un succès.

Il tira de son dossier une pochette mince avec quelques documents.

- Votre billet d’avion retour. Vous avez une semaine. Si vous manquez le rendez-vous, vous vous démerdez pour rentrer. Ca c’est la réservation de l’hôtel. Quand vous serez sur place, je vous recontacterez, vous et votre copain pour vous donner les renseignements qu’on aura pu avoir de notre contact.

Il releva les yeux sur Garin

- Parce que oui, nous avons pu infiltrer un agent dans le centre. On n’est pas non plus complètement à la ramasse. C’est bon à savoir non ? Des questions ?


HJ : Maze ! Considère que l'image satellite est celle que t'a aussi fourni Six.


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Garin DeLyons
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Personne ne voulait me dire où était Hyun. Je n'ai pas eu le droit de lui parler pendant des semaines, on se contentait de me dire qu'il était en mission. En fait, je m'inquiétais qu'à moitié. D'abord parce que j'étais content d'être enfin considéré comme un agent de terrain, un vrai qui prenait la route de l'agent de liaison ou référent pour les nouvelles recrues - pas dans l'immédiat, mais c'était l'étape suivante - et puis aussi, je savais que Hyun avait de la ressource. Il ne m'est pas venu à l'idée, pas une seconde, qu'il ait pu avoir été tué. Principalement, j'étais jouasse qu'on s'intéresse enfin à mon pédigrée. Rien qu'à moi.

Mais me faire donner un ordre de mission par un gars pas chinois, j'ai trouvé ça louche, au début. Il était d'où, ce type ? Je l'ai écouté sans rien dire. J'ai appris à me montrer docile quand il le fallait. Je tenais à mon grade et à ma nouvelle vie. Et puis, c'était mon job, je le trouvais bizarrement louche, mais pourquoi le MSS m'enverrait vers un imposteur ? Ce gars était surtout un intermédiaire, en fait !

Est-ce que j'avais des questions ? Franchement ? Plein. Mais je n'en ai posé que trois. Un bras sur la table, j'ai ouvert la main avec mon index.

"J'ai droit à quel équipement ?" Mon majeur. "Je pars quand ?" Et l'annulaire. "J'ai pas compris, excusez-moi, vous êtes qui ?"

J'ai froncé les sourcils. Après une seconde de réflexion, j'ai levé d'un coup l'auriculaire.

"Comment je sais qui est l'agent infiltré ?" Et mon pouce en refermant le poing. "Je peux passer un coup de fil avant ? J'avais pris rendez-vous chez les coiffeur."


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Butterfly Effect
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Pendant ce temps au MSS



L’homme lui retourna un sourire amusé face à toutes ses questions. Au moins il appréciait qu’il ait attendu de finir son petit exposé mais il s’attendait à d’autres interrogations. Qu’importe, il y répondit avec bonhommie.

- Comme je vous l’ai dit, je m’appelle Evgueni Bosevitch. J’espère que vous avez bien compris que cette agence n’est qu’une façade ! Vous êtes sur ? Vous ne voulez vraiment rien boire ?
Enfin passons… Le MSS a quand même un peu de ressources et autant se rencontrer dans un lieu accueillant et chaleureux plutôt qu’au coin d’une rue sordide et puante, berk !
dit-il en faisant une moue très exagérée de dégoût.

Evgueni, ou plutôt Mike, délaissa la table pour venir s’assoir sur une chaise à côté de Garin. Il croisa les jambes en tirant sur son jean avant de reprendre la parole.

- Monsieur Day, vous êtes en haut de la liste des agents de terrain prometteurs. Il est normal qu’un moment ou un autre nous vous fassions une totale confiance, n’est-ce pas ? Votre matériel ? Mais ce que vous voulez ! Ce sera à vous ne nous dire de quoi vous et votre binôme aurez besoin ! C’est vous qui allez monter cette mission, pas nous. Nous nous contentons de vous donner vos objectifs, le reste sera de votre entière réflexion.

Il fit une petite moue en croisant les doigts sur ses genoux.

- Responsabilité même devrais-je dire.

Mike leva les mains pour contenir toute protestation et sourit de plus belle.

- J’ai conscience de vous avoir donné que peu de détails mais vous les aurez en temps et en heure rassurez-vous. Comme je vous l’ai dit, je vous contacterai sur place pour vous donner les informations qu’il vous manque. Ainsi que les détails qui vous permettront d’identifier notre contact.


L’agent regarda sa montre mais ne dit pas s’il avait un autre rendez-vous ou pas. Il reporta son attention sur Garin.

- Nous attendons plus de détails de la part de ce H pour savoir quand et comment vous partez. Nous nous chargerons du transport de la Havane à Santiago. Quoiqu’il en soit, nous savons où vous trouver en attendant, n’est-ce pas ? Vous partirez sous votre identité actuelle, Jack Daniels… et vous verrez, Santiago est une ville superbe, avec des plages magnifiques et de jolies cubaines. Profitez-en un peu et ramenez-moi un cigare si vous avez l’occasion !

Il se leva et prit sa tasse vide dans ses mains.

- Je vais ramener ceci, je vous en prie, appelez donc votre coiffeur. Je reviens dans quelques minutes.


L’homme s’éclipsa en laissant le dossier ouvert sur la table.



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Maze Ellis
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Quand Elvis m'a appelé pour une urgence je savais d'entrée de jeu que j'aurais du faire comme Bogdan et me trouver un cour d'aquaponey, en général Elvis ne me demandait de venir que lorsqu'il fallait agir.

Depuis mon aventure aux Everglades j'étais devenu sans l'avoir voulu l'interlocuteur privilégié de Iris mais aussi les "petites mains" de l'Underground pour Six. Pas que ça me dérange le moins du monde, j'aimais agir et me rendre utile mais je savais sentir l'embrouille.

Elvis m'a de suite transmis les messages de Six. J'ai tout lu avec attention et j'ai souri , Cuba, je m'étais pas attendu à celle la de destination mais ça avait un goût amer que les Everglades et moins dangereux en apparence que la Turquie non?

- T'as déjà entendu parler de Dr H, Elvis? C'est une figure du net que tu retrouves souvent comme c'était le cas pour Six avant qu'on brise la gkace avec elle en un sens?


Les expériences des laboratoires je pouvais les confirmer.

- Tu peux confirmer à Six que oui en Haut y a un labo qui travaille et expérimente sur les candidats, j'en ai fais les frais avec un mec de Liberation, le gaz qu'ils ont développé ou je ne sais quoi nous privait de nos pouvoirs. On est tombé dans une impasse avec ce labo impossible de remonter plus loin malgré ce qu'on avait ramené de la bas.


J'ai regardé l'image satellite en me disant que de toutes façons j'aurais le temps d'étudier les cartes et la géographie le temps du voyage non?

- Evan est sur le coup pour retrouver la trace de celui qui a répondu j'imagine? Qu'elle nous mette en relation avec ce gars ou qu'elle donne à ce Mr H notre réponse, j'accepte d'aller enquêter à Cuba sur ce labo. Que ce H se débrouille pour me mettre en relation avec son autre volontaire, fixe un rendez vous, je te laisse gérer ça je dois appeler le taf pour pas prendre mon service les jours à venir. Faut des accréditations spéciales pour Cuba? Mon port d'arme passe là bas?

En mon fort intérieur pour le coup je me disais qu'une fois la mission finie la bas, pour une exception j'y resterai bien quelques jours à rien faire sur le bord d'une plage.



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Garin DeLyons
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Quand j'ai eu raccroché, j'ai gardé un oeil sur la porte pour voir s'il revenait. Mon pouce tapotait frénétiquement sur la table. J'étais un peu nerveux, tout de même. Partir seul, sans Hyun, c'était une première et mon cul était sur la ligne, j'avais pas droit à l'erreur. Si un jour le sujet Sky pétait au citron, il me fallait des billes pour montrer patte blanche.

En tout cas, même quand tout le monde me croit un pauvre gosse capricieux, je sais garder mon sérieux. L'interrompre n'avait pas été dans mes envies, je l'avais écouté sagement. Un ordre de mission, surtout quand on a foiré le précédent, le but était de pas se planter une seconde fois pour montrer que j'avais appris de mes erreurs. Encore une fois, c'était double. Double enquête, doubles informations... Le MSS avait la main lourde cette fois.

Et en l'attendant, mes yeux sont tombés sur mon dossier. D'où il avait un dossier sur moi ? J'ai serré les dents. Je détestais ça. Ce mec savait tout de moi ? Pourquoi faire ? Ca ne changerait rien à la mission. Du bout de l'index, j'ai tiré le dossier vers moi pour voir ce qui se disait. Ce gars là était peut-être du MSS, mais je m'en fichais pas mal. J'avais toujours été curieux de savoir ce qu'ils pensaient de moi.


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Butterfly Effect
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El Mariachi Maze


Elvis prit connaissance des messages de Six en même temps que Maze et quand ce dernier l’interrogea sur le fameux H, il haussa les épaules.

- C’est nom qui revient de plus en plus depuis que Libération s’est fait la malle. Il apparaît partout dans les sujets de discussions : the cure, underground, enclave... Il n’a pas d’affiliation politique et ne se revendique d’aucuns groupes de préférence mais à chaque fois il fait en sorte que tout le monde s’en sorte, de limiter les dégats.


Elvis changea de position sur sa chaise à roulette pour se tourner face à Maze

- Il est spécialisé dans les faux papiers, le hack… tout ce qui est clandestin en fait. Personne sait qui c’est, son IP est intraçable, même Evan n’arrive pas à lui suivre. Quant à sa vie privée ou ce qu’il est… grand mystère. Ca pourrait aussi bien être une gonzesse.

Maze lui demanda de confirmer auprès de Six ses intentions et il se positionna face aux écrans, holo clavier sur les genoux : « Maze parle d’un Labo expérimental de la W où il s’est retrouvé avec un mec de Libé sur un gaz expérimental qui privait de Yu. »
Il pianota encore quelques secondes le temps de prendre quelques renseignements suplémentaire et Evan de son côté effectua des recherches quant à ses questions sur son voyage à Cuba.

- Ok, reprit Elvis. Le dénommé H se charge de vous faire entrer à Cuba avec cet autre mec. Il nous recontactera pour nous donner les formalités.

Il leva les yeux vers Maze avec un sourire amusé.

- Ca se trouve c’est un geek qui a pas vu le jour depuis des semaines, tu vas le supporter hein ? Ils sont pas tous aussi sympa que nous, tu sais, dit-il en incluant Evan dans le petit cercle qu’il traça avec son index.

Evan eut un petit rire avant de reprendre la parole.

- Ton port d’arme suffit oui apparemment et ta puce est à jour donc pas de souci. H se charge des détails de toutes manières. D’après ce qu’il a dit, vous n’aurez pas de problème pour arriver à la Havane.

Un message de Six arriva, confirmant ce qu’avaient dit Elvis et Evan. Elle ajouta que l’autre contact de H se chargeait, lui, du transport entre la Havane et Santiago où une chambre d’Hôtel serait réservée.
Restait plus qu’à attendre les dates de départ qui ne tarderaient pas à tomber.


El Desaparecido Garin



Garin tira doucement sur le dossier pour voir ce qu’il contenait. Si l’homme l’avait laissé là c’était surement parce qu’il ne craignait pas la curiosité du jeune homme.
A vrai dire, il a de quoi être un peu déçu.
Ce qui le concerne est assez succinct et tient en une page : Une photo de lui, sa véritable identité, son nom d’emprunt actuel, l’état de sa puce, et son état civil. Dans la partie médicale, il est précisé que ses vaccins son à jour et qu’il est en bonne santé ainsi que ses antécédents en terme de maladie infantile ou autre.
Une partie est dédiée à son Yu mais en une ligne : son pouvoir, compétences et retour de manivelle. Pas de détails quant à ses expériences passées avec le MSS à ce sujet.
Enfin il y a une liste indicative des missions auxquelles il a déjà participé sans précision ni de son statut, ni de la réussite ou non.

Evgueni revint dans la pièce quelque minutes plus tard, toujours aussi souriant.
Il s’assit sur la chaise à côté de Garin et haussa les sourcils.

- J’ai presque failli oublier…

Il sortit d’une poche intérieur de sa veste une sorte de clé informatique.

- Tenez, c’est une clé ce cryptage. Vous en aurez besoin sur place pour sécuriser nos communications. Le reste du matériel vous attendra à Santiago.

Mike eut un franc sourire lumineux.

- D’autres questions ? Sinon nous en avons fini et nous vous rendons à la civilisation.



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Garin DeLyons
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Quand le type est revenu, j'ai refermé mon dossier - ENNUYEUX - avant de le repousser et je me suis tourné de manière à être le plus en face de lui que possible. J'ai étudié la du regard. Encore une clé... J'ai relevé les yeux sur lui en la prenant et j'ai acquiescé.

"Entendu."

J'étais pas un mec chiant. Pas du tout, même. On me donne une mission, à cheval donné ne regarde pas les dents. Ca signifiait une prime. Et des jours de congés. J'avais un mariage à préparer, mine de rien et un costume à m'acheter. Et un voyage à offrir. J'ai rangé la clé et secoué la tête dans une moue.

"Non, c'est bon pour moi. J'attends toutes vos informations complémentaires."


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Maze Ellis
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J'écoutais les informations livrées par Elvis avec attention, il connaissait mieux que quiconque, Evan exceptée bien sûr, la toile et ceux qui y avaient pignon sur rue.

- Un bouffe à tous les râteliers donc quelqu'un en qui on ne peut pas avoir franchement confiance, il sert le plus offrant ou ce qui l'arrange. Mais bon si tu penses qu'il est clean quand il a un taf alors on va lui faire confiance non?

J'étais pas super chaud mais bon, j'avais confiance en Elvis et Evan pour jauger les gens en fonction de leurs actes et réputations et surtout je les savais capable de trier le bon grain de l'ivraie.

- Evan avoue donc a Elvis que c'est toi ce H alors!

C'était une vanne pourrave je le savais mais parfois fallait que ça sorte.

J'écoutais la suite alors que les réponses arrivaient, à croire que les geeks vivaient connectés non?

- Ok donc si je résume, H s'occuper de me faire passer à Cuba et l'autre mec, on a son nom? son origine, le pourquoi de sa réponse et participation? Bref il se charge de l'accueil, de l'hôtel, tout ça? Et les geeks je les aime bien tu devrais le savoir.

Je lui fis un clin d'oeil avant de poursuivre en remerciant evan de ses précisions.

- Par contre on y va pour entrer dans ce labo à la manière commando ou on a une couverture pour pénétrer dans les lieux? Ca change la façon d'aborder la mission en tout cas. Mais à part ça j'ai l'impression qu'on est en train de me payer des jours de vacances à Cuba, c'est bizarre en fait, ça pue quand ça semble bien se goupiller.

Parano? Oui un tantinet !


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Butterfly Effect
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El Mariachi Maze


Elvis sourit à la remarque de Maze.

- Jusqu’à maintenant H a toujours bossé dans l’intérêt des positifs. Il nous a jamais donné l’occasion de regretter une collaboration, c’est même plutôt le contraire. Là, je fais surtout confiance à Six ! Si elle nous alerte c’est que des positifs ou des candidats sont en danger… j’ai pas de conseils à vous donner mais si on peut y faire quelque chose et rapporter un peu plus d’infos sur ce produit que tu avais dans le sang, c’est tout bénéfice pour nous, non ?

Evan intervint à son tour

- Je ne suis pas H, non, mais je le suis…

Ce qui fit sourire Elvis pendant qu’il pianotait pour trouver des réponses à offrir à Maze. Il lui fallut quelques minutes pour obtenir les informations.

- L’autre type s’appelle Jack Daniels….

Elvis lu quelques trucs et fronça les sourcils.

- Le contact geek de H qui a répondu à l’appel de Six dit s’appeler Mike. Il ne peut pas se déplacer… handicapé… *Elvis marmonna un gnagnagnagna à mesure qu’il lisait*… ouais donc en fait le Jack c’est un pote qui aime l’action, ancien militaire ou un truc comme ca. Positif. Il s’est porté volontaire. H dit que Mike vous filera toutes les infos qu’il pourra et le matériel une fois sur place mais il lui faut un peu de temps encore pour tout rassembler.

Le jeune geek fit tourner sa chaise roulante en direction de Maze.

- Tu nous enverras une photo de tes vacances ?


Desperados


… Et c’est ainsi que quelques jours plus tard nos deux protagonistes de cette merveilleuse aventure dans une île paradisiaque se retrouvèrent à l’aéroport.
Petit zoom avant sur la map.
Cuba : Ses cigares, ses vierges aux cuisses nues et leurs hanches généreuses, la salsa, les couleurs de la Havane, les vieilles voitures d’un autre siècle, ses plages et son rhum.
Les US ont levé leurs embargos économiques dès le début des années 2000. Bien évidemment, ca n’a pas été sans concession, notamment un partenariat exclusif tant économique que diplomatique. Devrions-nous ajouter militaire. Guantanamo a été le premier bastion militaire américain qui avait droit de cité sur l’île, sous l’œil grinçant et pleurant de la famille Castro mais hey, pour garder le pouvoir politique sur un si petit territoire, il faut bien ce qu’il faut.
Quand Yu a dévasté le puissant allié, Cuba a vu là l’opportunité de rétablir un équilibre qui lui faisait défaut. Certes, il était hors de question de se tourner vers les ex-alliés russes qui n’étaient plus que l’ombre d’eux-mêmes, et encore moins vers la Chine qui n’était qu’un vaste bout de terre sur un coin du globe qu’on ne connaissait même pas. Les héritiers Castro ont fait mieux que ca : Ils ont ouvert leurs portes et leurs banques aux rescapés et se sont posés en sauveurs. Viva Cuba ! La Havane est devenue en quelques années un pôle économique relais, de ces villes qui poussent comme des champignons sous les investissements étrangers et qui en tirent un bénéfice considérable en termes d’infrastructures.
Bien sur la Waleman ne fut pas en reste.
Toutefois, l’entreprise est restée plutôt discrète, préférant s’installer du côté de Guantanamo pour son partenariat agro-alimentaire tout à l’avantage économique des populations locales. Ainsi, c’est Santiago de Cuba qui a bénéficié de leur générosité. Santiago qui dispose aussi d’un port conséquent d’échanges marchands entre l’île et l’Amérique du Sud, ses côtes à quelques centaines de kilomètres de la Colombie.
Passons sur ce petit brieffing économique.

Nos deux héros débarquent à la Havane après quelques heures à peine d’avion. La chaleur en cette période est clémente et ne dépasse pas les 27/28 degrés. Un vrai bonheur. Ce n’est pas non plus la saison des pluies et même si l’humidité de l’océan est persistante, rien n’est dérangeant. Sauf pour Maze, qui frise peut-être un peu quand il fait humide. So Bad.
La Havane a bien changé des clichés touristiques et les building de verre et d’acier ont envahi l’espace urbain, ne laissant que peu de place aux immeubles délabrés pour les autochtones. Une population plutôt aisée partage les rues avec une population dans une grande pauvreté. Ca… ca n’a pas changé.
Dès l’aéroport, une mulata souriante avait accueilli les deux héros puis leur avait remis deux billets pour Santiago. Seulement les moyens de Mike ne devaient pas être ceux de H. Il leur fallut voyager en bus, partageant la promiscuité des habitants de l’île qui se rendaient d’ouest en est.
Le voyage dura deux jours, tant le bus était d’un autre temps. Entre les passagers qui montaient et descendaient à des arrêts improbables sur le trajet, les pannes récurrentes de moteur et les routes qui devenaient des chemins quand on s’enfonçait dans les zones végétales denses… Maze et Garin furent contents d’arriver à Santiago.
Ils eurent quand même une petite compensation à leurs efforts.
La ville donnait directement sur une baie ensoleillée, bordée d’une immense plage de sable blanc. Des hauteurs par lesquelles le bus était arrivé, ils avaient pu assister à un spectacle digne d’une carte postale. Ici, Cuba avait gardé son identité. Il y avait certes quelques complexes hôteliers qui gâchaient un peu le paysage mais dans l’ensemble, la ville avait conservé son authenticité.
Dès qu’ils furent à la gare routière, ils furent assaillis par les odeurs et les sons hispaniques de ce petit bijou des caraïbes. Des jeunes gens lézardaient au soleil en écoutant de la musique latine et des gamins jouaient au foot en se pourchassant dans les rues. Les peintures chatoyantes des bâtiments étaient défraichies mais toujours là et les embruns de l’océan se mêlaient au parfum du cumin.
Garin avait l’adresse de l’hôtel que leur avait remis la jeune femme de l’aéroport. Il parlait couramment l’espagnol et ils n’eurent aucune difficulté à le trouver, dussent-ils demander leur chemin.
C’était un immeuble typique mais restauré en vue de toucher une clientèle continentale qui préférait en général les grands groupes hôteliers de la côte. Il n’y avait pas de petits profits et les propriétaires de l’hôtel espéraient obtenir quelques miettes de cette manne touristique.
Un homme charmant, Pedro Marinero, d’une cinquantaine d’années qui se plia en quatre pour satisfaire les jeunes hommes. Chacun une chambre (Mike n’avait pas poussé l’humour à leur en prendre une, même prénuptiale), climatisée et confortable. Dans celle de Garin, sur la table de commodité trônait un petit holo-portable.
Lorsqu’il l’alluma, l’appareil clignota « Insert Token Ring Key ».
En sage élève plutôt attentif qu’il avait été, il sut exactement quoi faire.
Aussitôt Mike apparu à l’écran.
Il était au milieu d’un fatras d’holo-écran et d’appareils électroniques, le tout disposé sur des bureaux qui n’étaient pas d’une propreté exemplaire. L’homme était mal rasé, avait l’air fatigué et portait un tee-shirt défraichi. Il était assis et on ne voyait que son buste.

- Salut ! appuie sur le petit bouton en haut à gauche de l’holo-ecran que ca lance la web-cam, Jack ! Vous êtes là tous les deux que je puisse vous parler en même temps ? J’espère que le voyage s’est bien passé…




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Garin DeLyons
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J'avais espéré avoir des infos en amont pour emporter du matériel, mais il fallait croire que je devrais faire sans. De sûr, j'avais emporté mes lentilles.. Mes yeux étaient trop particuliers pour passer inaperçus alors, comme d'habitude, des lentilles vertes leur donnaient un aspect lumineux mais pas anormal. Si Sky, à 5cm, avait pu s'y méprendre, alors je ne me faisais pas de souci.

J'avais également espéré un taxi. Une voiture spéciale. Un train ! ... Un bus. Non, mais... UN BUS quoi ! Le gars qui était avec moi - auquel j'avais tout juste adressé un mot pour lui donner mon nom, lui dire enchanté, comment ça va, et le reste du temps j'avais dormi parce que, qu'on soit clairs... Je sais pas qui il est, et j'aime pas partir avec un gars que je connais pas sur une mission pareille - était au mieux aussi blasé que moi, au pire naïf. Tout le trajet du bus, je l'ai passé à envoyer des messages à Sky. Avec le type à côté, je pouvais faire que ça, mais ça m'a permis de tenir. Au moins, il ne faisait pas trop chaud, du moins, ça m'était supportable.

Vous me direz, j'aurais pu lui parler, m'intéresser à lui. Sauf qu'en vrai, je suis pas un mec super social. Je vous parie que Sky ne me reconnaîtrait pas. Qui sait, elle aimerait sûrement pas ce visage fermé et distant que j'offrais à son pseudo garde du corps - pardon, mais... Et moi, je fais ficus dans l'agence ? Attendez que je le rencontre son Iron Man que je me marre trois secondes. Non mais en plus, une armoire à glace, le truc. J'étais secondé par un type de deux fois ma taille. ... De toute façon, je m'en fous, je suis sûr que je le bats en poids. J'avoisine les 110, 120 kilos, alors je vous raconte pas la tronche du bus avec les touristes qui se la jouent malbouffe dans ce monde d'assistés alimentaires... Au moins, on peut pas dire que c'est moi qui fait pencher le siège ! Et puis on me donnerait la vierge sans concession, alors... Je suis inaccusable !

Par contre, qu'est-ce que le voyage a été long... Même Sky a fini par "m'énerver". Je veux dire dans le sens où ça me lassait même de répondre parce que j'en avais marre, j'étais fatigué, j'avais tellement hâte d'arriver, de prendre une douche - incroyable mais vrai - et de ronquer. La vision de la Havane m'avait gravement refroidi et je n'avais pas appelé Sky comme je l'avais voulu - ni promis. J'avais dit avant de décoller, mais avec le gars à côté et tout... Un simple message a suffit.

Et puis ! Enfin ! On a foutu un pied à Santiago. Et là, en descendant du bus, je me suis figé. Mon sac à dos dans une main, mes lunettes de soleil dans l'autre, afin de pouvoir apprécier pleinement la vue, je me suis exclamé.

"MAINTENANT, on parle !"

Ca a eu le mérite de me rendre de l'énergie et de la force... Mais surtout le sourire. J'ai regardé mon voisin et j'ai dû résister grandement à la tentation de me mettre à courir - en me foutant à poil - pour plonger. Un vrai hôtel. De vrais palmiers ! UNE VRAIE MER D'EAU TURQUOISE ET DE SABLE FIN ! Mon élément, quoi. Enfin. Presque. Je me suis consolé en zieutant tous les corps - de femme, bien sûr - voluptueux qui me passaient devant. Et j'ai tout gobé comme un brave touriste que je suis, baissant mes lunettes de soleil, la bouche semi ouverte en les regardant filer comme le vent. J'adore Sky, hein ! Et je la trouve trop belle... C'est la femme de ma vie, etc... Mais celles-ci, c'étaient les femmes de mes rêves ! Pas une pire que l'autre.

Une fois dans l'hôtel, je suis devenu plus sociable envers Maze et quand j'ai vu l'écran dans ma chambre, je lui ai proposé de prendre une douche, d'avaler un truc rapidement et de m'y retrouver, trente minutes plus tard environ. J'ai fait l'inverse. J'ai dévoré un sandwich à l'accueil, lu rapidement le journal et je suis remonté prendre une douche. Chez moi, c'est jamais long vu ce que je déteste l'eau. En cinq minutes, quand Maze est arrivé, j'avais tout de même enfilé un jean dans lequel je traînais pas depuis deux jours dedans et un t-shirt blanc propre. Je me frottais les cheveux avec une serviette en fouillant mon sac pour attraper la clé que Mike m'avait donnée avant de m'asseoir sur le bord du lit, laissant à Maze le fauteuil moelleux juste à côté. J'ai marmonné d'une voix basse.

"S'il me demande comment était le voyage, je lui ferai avaler son ticket de bus par les narines."

J'ai inséré la clé en tendant le bras, et bien sûr, j'avais visé juste. J'ai tourné les yeux vers Maze, blasé que j'étais, puis, retenant un profond soupir, j'ai activé le bouton pour la webcam. J'ai jeté ma serviette sur le dossier de la chaise près de la porte de la salle de bain. Machinalement, je me suis passé une main dans les cheveux et j'ai retrouvé mon air studieux.


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Maze Ellis
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J'ai hoché la tête, c'était bon j'arrêtais de faire mon parano avec ce dénommé H mais personnellement je n'étais pas naturellement confiance envers des gars qui se planquaient et ne livraient aucune info sur rien.

J'étais toujours surpris par les réactions d'Evan, elle peinait avec l'humour mais pourtant elle était douée mais le faisait-elle exprès je ne savais pas le dire.

- Jack Daniels? Sérieux? Un pauvre sky a noyer dans du coca? Pfff donne du Scott Ardberg pour moi tiens...

Je plaisantais moi aussi, à moitié cependant. Non en fait j'utilisais toujours Maze Ellis depuis ... trop longtemps pour imaginer jouer un rôle.

- Ok positif donc potentiellement un cadeau bonux à la panoplie de l'ancien militaire, on nous prévoit donc...des emmerdes !

La suite me fit marrer.

- Ouais promis, je te snapmachinchoserai.

Si j'y pensais ce qui n'était pas dans mes habitudes avouons le.

***********
Mon compatriote enfin compagnon de voyage était aussi peu enclin à la causette que moi, cela ne me dérangeait pas le moins du monde, tant qu'on parvenait à communiquer dans le feu de l'action le reste je m'en foutais totalement.

Je lui avais donné mon nom par principe, et parce que c'était ma façon de faire, au grand jour malgré mon appartenance à l'Underground je ne me planquais pas le moins du monde le reste du temps.

A peine arrivés à l'aéroport nous avons eu la très grande chance d'être accueillis par une mulata fort avenante par contre la suite m'a pas forcément ravi, je me revoyais dans cette caisse coincé à l'arrière avec Samael en turquie alors que Logan à l'avant était à son aise, presque...

Deux jours bordel, j'ai cru que jamais cela n'allait finir et pour le coup Elvis en a eu des photos de... rien du tout car il n'y avait rien d'intéressant sur cette foutue route. Par chance j'avais toujours ma musique avec moi cela me sauvait de longues heures d'ennui au moins.

Une fois arrivés en ville Garin s'est débrouillé pour nous mener à l'hôtel, en même temps je parlais chinois, russe et français mais pas espagnol donc il pouvait dire ce qu'il voulait que j'en saurais rien du tout. La vue de l'hôtel par contre m'a clairement réconforté avec la vie et la vue de toutes ces belles naïades cubaines et étrangères en maillots de bain, cela avait le don de me rendre ma bonne humeur (ok c'était pas forcément énorme du coup)

Bref pour ma part j'ai jeté mes affaires dans la chambre et je suis redescendu plonger et faire des longueurs, rien de mieux que ça pour se détendre et pour se montrer aussi soyons honnêtes, si j'arrivais à avoir du temps devant moi je devais pouvoir trouver aisément chaussure à mon pied pour quelques heures.

Je suis remonté au bout de 25minutes parce que je suis du genre psychorigide oui, je me suis changé et j'ai rejoint Garin dans sa piaule.

- Interminable et un enfer malodorant...


Voila ce qu'avait été le voyage.
Je me suis installé moi aussi et j'ai attendu.


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Desperados



Mike était à l’écran, souriant.
Il attendit patiemment que celui de Garin s’allume et quand ce fut fait, son sourire s’élargit attestant du bon fonctionnement de la communication à distance. Il éclata de rire et secoua la tête.

- Les veinards ! Vous ne pouvez pas m’en vouloir de vous avoir imposé le bus, c’était ma petite vengeance personnelle pour ne pas avoir pu venir avec vous ! Si Santiago est aussi beau que dans mon souvenir, vous m’en voudrez pas longtemps hein ? Tiens d’ailleurs, j’ai l’adresse d’un bar qu’il faut absolument que vous alliez voir… s’il existe encore. On va d’abord parler des choses sérieuses et on reviendra sur le reste après.

Mike leva une main et s’adressa à Maze.

- Maze ravi de mettre un visage sur un nom. H m’a touché quelques mots à ton sujet et Six fait ton éloge dès qu’elle peut. Désolé de t’avoir embarqué dans cette galère mais vous serez pas trop de deux je pense...


Il claque des mains et les frotta comme s’il s’apprêtait à opérer un patient délicat du cœur.

- Bon ! Ou est-ce que j’ai mis ca déjà ?


Tandis qu’il fouillait autour de lui dans le fatras de son bureau, il se retourna avec un « Ah ! » et s’écarta du bureau. Maze comme Garin purent constater qu’il était en fauteuil roulant. En quelques secondes il revint devant son écran, une feuille à la main, puis la glissa dans un appareil que les deux jeunes hommes ne voyaient pas mais devinaient.

- On va commencer par le plan. J’sais pas si vous avez discuté un peu Maze, mais Jack est pas mon seul atout sur place. Une scientifique pro-positifs et anti-Waleman est à l’intérieur du centre et m’a fait passer quelques infos. Notamment un plan des lieux. Je vous l’envoie.

Aussitôt dit, aussitôt fait.
Un petit bip annonce l’arrivé d’un message et quand Garin l’ouvre, une map s’affiche.



- C’est pas tous les jours quelque chose d’aussi précis hein ? Elle a mis des semaines pour la faire en s’appuyant sur une photo satellite qu’on avait pu choper à la NASA... truc de fou ! Elle est charmante d’ailleurs. Elle s’appelle Sun Bak j’vous envoie une photo aussi.

Même Bip, même message. Cette fois ci c’est un portrait qui s’affiche.



- Si des fois vous la croisez vous saurez la reconnaitre mais c’est pas une audacieuse. Elle vous aidera comme elle peut mais elle ne se sentait pas de jouer les espionnes, haha !

Mike se bidonna quelques secondes puis retrouva un air sérieux.

- Bon en fait j’crois que vous avez chacun de bonnes raisons d’être là et franchement Maze, j’connais pas tes objectifs mais on fera ce qu’on peut pour t’aider en tous cas. Le but ultime c’est de rappeler à la Waleman que les positifs sont pas des cobayes hein ! Leurs petites magouilles biologiques là… c’est gerbant…

Il secoua la tête, dégouté puis poussa un bref soupire.

- J’vous laisse regarder le plan, mettre en place vos stratégies et voir comment vous vous organisez. C’est vous les pros, pas moi. Faites comme vous voulez… juste…

Il s’humecta les lèvres et dodelina de la tête.

- Vous me faites une liste du matériel dont vous avez besoin ou que vous voulez et je m’arrange pour vous faire livrer ca. Il me faudra quelques jours mais je ferai vite.

Mike s’interrompit pour laisser aux garçons le temps de poser leurs questions ou d’en placer une.


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Garin DeLyons
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Plusieurs choses.

H a touché un mot à Mike ? Une blague ? Six n'a pas tari d'éloges ?! Sur le coup, je me suis franchement demandée où elle était l'embrouille. On me demande de prendre des infos sur le gars et Mike débarque, il sait tout ? Comme ça, d'un claquement de doigts ? Il me suffit d'additionner. H + Six = Underground. Bamboula ! Les deux sont sur tous les fronts mais suffisamment neutres pour n'être calés ni dans Liberation, ni dans l'Underground. - et - font +. Liberation n'existant plus... A moins que Mike l'ignore... Ca, ça m'étonnerait !!!! J'ai surtout senti venir un piège plus gros que mon poids et son poids réuni. J'aimais pas ça et ça forçait pas de sympathie, ni de sourire sur mon visage. Entre Sky, Six et H... Je marchais à côté de l'Underground et je suis sûr qu'ils auraient pas tari d'éloges sur les liens qu'ils me foutraient aux chevilles pour que me caler dans une jolie boîte à questions ! Rien que pour eux. Entre le MSS, la CIA et Liberation, j'ai pas que des copains qui ont des trucs à me demander, à Megalopolis. J'ai changé trois fois d'identité en un an, deux fois d'adresse...

Quant au but ultime, en fait, ça aussi, ça commençait à me faire gronder intérieurement. J'ai replié une jambe sur mon genou et croisé les bras. La Waleman. Encore eux. Vu mon passif avec eux, je savais que je devrais redoubler de vigilance. Quoi qu'il en soit, on était peut-être deux - ou trois - mais moi... J'étais tout seul. Parce qu'en fait, c'était un peu mon boss et que je tenais à mon pédigrée, je me suis retenu de lâcher un "Les Candidats non plus, mais ça, on parle pas." à sa remarque sur les Positifs et le fameux but ultime.

Une blague, je vous dit.

Finalement, cela dit, j'ai levé un index. La façon de procéder m'était totalement inédite.

"Un truc que je comprends pas. On aurait pu avoir ce plan avant, se préparer avant. Pourquoi que maintenant ? Plusieurs jours ? On est censés faire quoi pendant ce temps ? Du tourisme ?"

J'ai failli ajouter "Vous plaisantez ?! On est payés pendant ces jours de vacances, ou..." Notez qu'en soi, ça me dérangeait pas. Mais j'aimais pas ça. Je préfère m'amuser quand le travail est bouclé. Pas avant. C'est pas sérieux.

"Autre chose. Ca vaut toujours la carte blanche pour le matériel ?"

Et j'ai manqué d'éclater de rire parce que Mike ne connaissait pas les objectifs de Maze, mais il me le foutait dans les pattes. Est-ce que j'en savais plus que oui ? Est-ce que Six ou H en savait plus que nous ? Les chaises musicales me rendaient plus que méfiant.

"Dernière chose. La scientifique, où est-elle ? A-t-on un moyen de la joindre ? On va avoir besoin qu'elle nous fasse entrer. Un minimum. Si c'est pas possible, alors on va avoir besoin d'un badge. On joue pas aux Ninjas dans un temple pareil." Ai-je dit en désignant le plan que j'avais étudié quelques secondes pendant que je parlais et que je réfléchissais à toute vitesse. "C'est pas la Médiane, ni la Basse."


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Maze Ellis
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J'observais Mike en me disant que c'était bien ma veine qu'il trouve ça drôle, sérieusement, il avait que ça à foutre ou bien? Bref le bus n'était pas pire que l'overboat c'était même carrément moins dangereux donc je n'allais pas me plaindre.

- Ecoute Mike content de te rencontrer, n'écoute pas la moitié de ce que disent les gens sur moi, ils ont tendance à en rajouter quand on répond présent pour leur rendre service, ça fait passer la pilule plus facilement. Je suis pas altruiste, je fais ça par intérêt commun avec vous, ce que trafique la Waleman je veux le comprendre, chaque info qu'on est susceptible de trouver ça peut nous aider à les descendre.


J'observais le plan en même temps que Garin enfin Jack.

- Non on a pas franchement pris le risque de papoter dans le bus ou l'avion, on sait que les oreilles indiscrètes ça pullule. J'ai pas franchement de questions pour le moment, on va étudier le plan avec Jack et on va choisir notre angle d'attaque et cela nous permettra de préparer la liste du matos ou d'accréditation dont on a besoin.

Souriant à Jack j'ai ajouté.

- On peut avoir besoin de quelques jours pour faire le tour des lieux, voir les tours de ronde, les systèmes de caméra extérieures, les rotations de ces dernières, les horaires de changement de personnel, y a plein de choses à faire pour bien préparer une intrusion discrète dans les règles de l'art non? Et... ça nous permettra de profiter des lieux.

Oui oui j'avais bien envie de profiter pour une fois que tout était payé et pas de la poche de l'U!


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Desperados



Mike s’éclaircit la gorge pour répondre à Garin d’abord.

- Ce plan, Sun me l’a fait passer que hier. Apparemment elle agit pas aussi librement qu’elle aimerait, elle est surveillée. On avait une prise satellite mais pas aussi précis. Hey d’ailleurs ! d’après elle, y’a des bâtiments souterrains qui sont en gris sur le plan mais elle n’est pas certaine de l’emplacement, elle l’a fait en fonction de son sens de l’orientation.

L’homme chercha autour de lui encore d’autres documents et par la même occasion, mis la main sur un reste de soda dans un gobelet en papier.

- Sun s’arrangera pour être affectée dans le bâtiment Physique quand vous irez. Faudra juste que vous me disiez quand vous y allez. Si vous avez besoin d’elle vous la trouverez là, mais elle aimerait autant que vous l’oubliez. A vous de voir. Elle vous fera passer des pass d’accès, vous devriez les avoir rapidement
C’est juste des pass pour la circulation. Ca vous rendra pas invisible et ca vous donnera pas accès aux portes à serrure digitales ! Pour ca… faudra vous démerder.


Comme pour le reste en fait, non ? Ahahah qu’il a de l’humour ce Mike.
Mike s’adressa alors à Maze. Son regard passa de l’agent à l’autre.

- C’est entendu Maze, pas de problème. Ce que tu trouves sur place tu le gardes, t’en fais ce que t’en veux, ca me regarde pas. La Waleman… tsss… dit-il avec un mépris évident.

Ce que l’homme au-delà de l’écran pouvait constater, c’est que l’homme de l’Underground avait commencé à cogiter et pas en peine perdue. Il hocha la tête, approuvant ses propos.

- Vous avez des caméras fixes à chaque entrée et chaque passage avec pass. Ils ne peuvent pas surveiller tout le site, ce n’est pas censé être une zone militaire. C’est un camp de recherche agro-alimentaire.

Il soupira et but un peu plus de soda.

- En fait je pense que t’as raison. Vous aurez pas de trop de deux ou trois jours pour tout préparer surtout qu’une fois sur place, j’pourrais rien pour vous. Donc vous me faites votre liste et j’vous livre la marchandise. Oh ! Merde ! Un truc que j’ai failli oublier…

Mike s’éloigne de nouveau de son bureau, usant de son fauteuil roulant, puis pianote quelques secondes sur un autre HP éloigné. Il reprend sa place et la parole en même temps.

- J’vous envoie une photo satellite. La qualité est dégueulasse mais le piratage ca doit rester discret on n’a pas toujours le temps de faire poser les mannequins,
dit-il en riant.

Un bip indique l’arrivée d’un message sur le HP de Garin. Quand il l’ouvre, une photo en noir et blanc, lourdement pixellisée, s’affiche. Dessus, un hélicoptère posé sur un H cerclé de bitume au milieu d’un champ. Trois hommes en costard noir et cravate en descendent, tous portant une paire de lunettes de soleil. Ils ont pas du tout l’air décontractés, plutôt martiaux.

- On sait pas qui ils sont. Ils sont arrivés y’a deux jours.
Mike pianota sur son HP puis observa quelques secondes la photo.


- On pense que ce sont des mercenaires sécuritaires de la Waleman. En tous cas, ce sont pas des chercheurs.


Garin peut se pencher un peu sur l’écran parce que… ce visage angulaire, cette allure du type qui a la bi** aussi grosse que l’ego… il la connait. Hulk en personne.



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Garin DeLyons
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Je n'avais pas tellement de questions non plus. Enfin si, mais pas que je pouvais poser à voix haute. J'en avais autant pour Mike que pour Maze. Mais j'ai gardé la bouche fermée. C'était pas le moment. J'espérais que ses "quelques jours" ne soient pas comptés en une semaine. Vous savez, cette sorte de pressentiment, quoi. Qui fait que, plus vous attendez, moins vous battrez le fer tant qu'il est chaud et plus vous ferez de la merde ! Je ne voulais pas me presser, je ne voulais pas me rater non plus...

J'ai sorti un téléphone différent de celui que je n'avais pas lâché dans le bus - ou presque - pour regarder le fichier de Mike et le montrer également à Maze. Sauf que... J'ai froncé les sourcils et j'ai mieux tourné l'écran vers moi, entrouvrant les lèvres de surprise.

"Fils de..."

J'ai tapoté l'écran pour zoomer et mieux voir. Malgré les pixels, je l'ai reconnu. C'est difficile d'oublier le mec qui a failli vous coller au tapis quand vous avez un égo aussi costaud que le mien. Sauf, que pour moi, ça signifiait dire autre chose. J'ai alors décidé de n'en dire que la moitié. Juste pour montrer patte blanche à Mike. Encore que s'il avait mon dossier, et qu'il était bien perché au MSS, il devrait facilement comprendre. Mais... Sait-on jamais, j'ai gardé le silence. J'ai tourné la tête vers lui à travers l'écran, désignant mon téléphone.

"Je connais ce gars. Enfin... Je sais pas son nom ni rien, je connais juste son pouvoir. C'est le genre Hulk mal léché avec une armure Iron Man portative. Un p'tit rigolo qui se la pète à coup de billes de métal pour se forger une protection. Mais je pense pas qu'il nous posera de problème très longtemps."

Armure dont j'avais suffisamment dégusté. Si je devais encore me battre avec lui, j'entendais déjà Sky me hurler dans les tympans. Des problèmes ? J'espérais que Maze avait amené sa propre armure avec lui...


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Maze Ellis
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C'était donc noté la dénommée sun avait accès à des informations mais n'avait pas franchement les coudées libres, c'était cela dont il fallait se souvenir.

- Un pass de circulation cela nous permettra d'aller dans les zones visiteurs pour le reste, tu as du matos pour nous permettre de craquer des systèmes de sécurité? je suis pas un cyber et pas un hasker non plus, utiliser et mettre en place du matos c'est dans mes cordes mais le reste. Jack tu t'y connais en hack?


Après tout je ne savais rien des compétences de mon accolyte pour cette mission cubaine, a base de mojitos et de bons cigares!

- On est d'accord, peu importe ce que la Waleman traffique on doit le comprendre, et trouver des preuves pour les mettre à mal.

Bon c'était un bon point pour les caméra en un sens.

- Cela signifie que si on trouve un lieu avec plus de caméras que le reste du site c'est qu'on est sur la bonne route et que le bâtument ou l'aile a des choses à cacher.


Je regardais de nouveau le plan fourni par Sun en réfléchissant.
J'étais en pleine réflexion quand Mike envoya un nouveau document, une image satellite sur laquelle on voyait des gus débarquant et vu leur morphologie ce n'étaient pas des gratte-papiers ou des chercheurs scientifiques.

La réaction de mon collègue fut édifiante, il connaissait l'un des gars et cela ne semblait pas franchement lui plaire.

- Si ce mec est un positif on peut imaginer que ses deux collègues ont des pouvoirs du même acabit ou avec les mêmes utilités non?


Je n'étais pas du genre à m'imposer quand ce n'était pas nécessaire et je ne demandais donc pas plus de précision sur ces gars enfin sur comment il les avait rencontré.

- Ce mec il te reconnaîtra lui aussi sur le champ Jack si on le croise dans les bâtiments? T'as pu trouver un point faible à son pouvoir ou pas?


Cela étant dit je cogitais de nouveau sur notre couverture potentielle, ok des visiteurs pour un complexe agro alimentaire, mais on avait pas franchement la gueule de scientifiques non plus, ni l'un ni l'autre, mais un acheteur potentiel? un mécène? Ca craignait tout ça.

- Sinon plus sérieusement, on passerait facilement pour deux gardes du corps venant pour être recrutés mais ils sont pas sensés avoir de truc louches, des agents de sécurité? des agents de maintenance? t'as des connaissances qui pourraient passer dans un environnement de recherche, un labo? Moi pas en tout cas. Jouer un acheteur étranger cherchant à savoir comment sont fabriqués leurs produits pour des gages de qualité à la con... T'as des idées?


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Desperados



Mike écouta ses deux interlocuteurs avec attention mais n’intervint pas dans leurs échanges directs. Tant qu’ils ne s’adressaient pas à lui directement, il se contentait de patienter.
Aussi dès que Maze lui posa une nouvelle question, il hocha la tête et répondit.

- Je peux vous filer des decypher pour les digipass numériques oui. Je peux les programmer aussi pour vous permettre de passer les barrières simples de mot de passe informatiques… suffit d’une connectique adaptée.

Il sembla réfléchir aussi quand Maze continua sur sa lancée.

- La Waleman n’a jamais caché ses penchants pour les positifs malgré leur position politique. Ce ne serait pas étonnant qu’ils s’entourent de ce type de personnes pour leurs petites affaires sales. Qui plus est, ils ont toujours été très proches des décisionnaires politiques d’une manière générale. L’armée comprise…

Le reste ne le regardait pas. Lui il fournissait matériel et informations. L’action de terrain c’était pour eux. Il s’apprêta à prendre congés

- Bon les enfants ! On se revoit demain si vous avez pas d’autres questions. Même heure, même endroit ! Vous me faites passer la liste de votre matos et ce dont vous avez besoin le cas échéant pour vous infiltrer. Ca vous laisse presque 24h pour y réfléchir….

Si personne n’avait rien à ajouter, Mike couperait de lui-même la communication.



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Garin DeLyons
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J'ai laissé Mike couper la conversation avant de répondre à Maze. Jusque là, je m'étais contenté de hocher ou de secouer la tête. La différence entre Mike et Maze, c'est que le premier personne me l'avait présenté, le second, j'avais au moins l'approuval de Sky. Donc, de la peste ou du choléra, j'ai favorisé celui dont je connaissais les symptômes. J'ai inspiré profondément en me redressant après avoir tourné l'holo écran et sa caméra. On n'est jamais trop prudent. On était peut-être sur écoute, cela dit, mais j'ai des limites à la ma parano. Même moi.

"J'ai apporté quelques petites bricoles, mais rien qui ne nous aide à nous infiltrer dans un complexe comme celui-ci. Entrer comme des acheteurs potentiels, c'est trop risqué, il nous manque trop de paramètres et trop de temps. Et surtout, on aurait pas accès à assez de terrain. Idem pour les gardes du corps. En terme de maintenance, tout ce qui est informatique et tout, c'est pas franchement mon domaine. Je suis homme de main. Pour la castagne, quoi. En revanche..."

Non franchement, c'était pas drôle.

"Ils ont forcément une équipe de nettoyage. On cherche laquelle c'est, on se fait engager, on passe... Soit ça, soit chauffeurs des transports. Regarde, ils traversent le complexe. Le seul problème étant qu'une fois à pieds, on est trop faciles à repérer. Quoiqu'il en soit, je me fiche que cette fille veuille qu'on lui foute la paix. On a besoin d'un contact à l'intérieur pour nous dire où sont les nanites. On aura jamais le temps de visiter tous les bâtiments avant de trouver le bon. Ensuite, on peut aussi se séparer, mais c'est beaucoup trop risqué. Il nous faudrait du matériel de communication, des decypher, des fléchettes tranquilisantes..."

J'aurais dû emporter plus de choses. J'ai commencé à dresser sur papier une liste du matériel que j'emmenais d'habitude. Mon Continuum avec les flèches et le tazer, les impulsions magnétiques etc, les lentilles de détection, la smartwatch de décodage, mon matériel de crochetage, mon faux stylo lampe étrangleur... Pendant que je comptais, je me frottais l'arcade en soupirant.

"Je n'aime pas procéder comme ça, qui me dit qu'il va pas nous dégoter du matériel de merde."

J'étais habitué à du matériel de pointe, testé et approuvé par une organisation secrète gouvernementale, alors... Et puis, j'ai réfléchi à Hulk en fermant les yeux, essayant de rester concentré.

"Je sais pas si ce type s'est perfectionné depuis que je lui ai mis la raclée. Mais il sera obligatoirement plus armé que nous." J'ai relevé les yeux sur Maze. "Il est de la CIA. Et s'il est pas venu seul, j'aime autant qu'on soit prêts. Il possède la même faiblesse que moi, son bouclier ne peut pas agir sur l'intégralité de son corps, il est obligé d'anticiper les coups pour les parer. S'il n'a pas les billes de métal dans sa main, alors il peut sûrement trouver autre chose pour se recouvrir. L'avantage que j'ai sur lui, c'est que mon corps se protège sous l'effet d'un coup, ce qui me laisse une fenêtre de temps potentiellement meilleure. Mais pour l'avoir déjà affronté, on est à forces égales. Il me faudrait quelque chose pour parer au métal, mon simple pouvoir ne suffit pas."

J'ai levé un index.

"Et bien sûr, du matériel de transport pour les nanites." J'ai cligné des yeux. "Je ne sais... Même pas à quoi ça ressemble."

Et j'ai attiré l'ordinateur à mes genoux pour regarder sur l'infranet.

"J'ai pas retenu, c'est quoi ton pouvoir, déjà ?"


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Maze Ellis
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J'ai hoché la tête pour singifier à Mike que c'était ce que je voulais pour débuter, ce qui me semblait le plus évident du moins et pour le reste je ne pris pas la peine de le retenir, nous avions à discuter et surtout à réfléchir notre méthode ou entrée en matière.

Il coupa la communication et je me retrouvais donc avec mon acolyte du moment.

Du coup le fait d'avoir coupé la communication sembla le dérider un peu ce qui n'était pas un mal, nous allions devoir collaborer et toute équipe doit se parler pour avancer sans se prendre des murs (ou des portes ;p ) dans la tronche.

- J'ai aussi quelques gadgets de première nécessité on va dire mais rien de poussé en terme de technologie ou de décryptage et ce genre de trucs de cyber. J'ai les mettre en place et cliquer mes connaissances se limitent à cela, faut que le matos soit au point en somme.

J'avais émis quelques idées de couvertures à la va vite sans vraiment cogiter mais au moins avec ses réponses on pouvait avancer et choisir.

- En fait il nous manque un intello pour jouer les couvertures intelligentes.

Je me moquais gentiment de nous deux pour le coup car finalement j'étais dans le même cas que ce brave Jack, un homme de main ou d'action, tacticien au besoin mais pas un ingénieur ou quoi que ce soit du genre.

- La team de nettoyage me semble le plus sûr en effet, plus que chauffeur car on risque de pas avoir les badges pour entrer dans les bâtiments mais juste les clés du garage en somme.


Par contre j'ai buggué quand il posait la situation des nanites? Bordel il avait des infos que je n'avais donc pas. Ca me fit réfléchir vitesse grand V et continuer en même temps comme si de rien n'était malgré tout.

- On demandera à notre contact, on s'arrange pour passer dans son bâtiment et on lui demande l'info discrètement, sans téléphone, sans mail pour qu'il n'y ait aucune trace de sa réponse. Espérons au moins qu'elle puisse limiter notre zone de recherche dans tous les cas.


J'observais la liste que Jack était en train d'élaborer et je me dis chapeau, il bossait pour des gens qui avaient du matos en temps normal, je connaissais tout son matériel mais hormis à la CIA j'en avais pas franchement vu, autant dire qu'à l'U on était plus du genre système D, ou plutôt on y allait avec sa bite et son couteau faute de mieux et avec les gadgets d'Elvis, Ethan ou des armes trafiquées de Robyn.

Je pris mon HP et envoyait cependant un message à Elvis pendant que Jack continuait de noter sa liste.

SMS - Elvis, peux-tu creuser une histoires de nanites, je viens d'apprendre que c'est ce qu'on cherche en réalité ici. Thx

Revenant à mes moutons j'écoutais Jack. A la fin je me suis mis à sourire.

- J'ai rien dit sur mon pouvoir Jack.


Autant dire que j'aurais pu faire durer pour rien alors j'ai poursuivi, autant savoir à quoi l'autre peut servir.

- Je suis magnet, je modifie la densité de l'air autour de moi et rien ne me touche. C'est pas offensif par contre mais j'ai pas de zone d'angle mort.


Je cogitais et je me decidais à ajouter un détail.

- Moi j'ai eu à faire à la Waleman, sale merde cette affaire... Ils ont réussi à annihiler mon pouvoir avec un truc dans l'air, mon Yu était comme inactif... On a pas trouvé comment ils avaient fait... Ca vient surement de ces nanites? Elle se désintègrent peut-être avec le temps et ne laissent pas de trace?


J'en savais foutre rien mais cela me semblait plus si déconnant du coup.

- Faut des masques pour se protéger de ce qu'on respire aussi quand sera sous terre.


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Butterfly Effect
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El Mariachi Maze


SMS rapide – Je regarde ca, laisse moi quelques temps.

*Une heure après*

SMS – Pas trouvé grand-chose, surtout des rumeurs… c’est une technologie de pointe dont les brevets sont détenus par la King.
SMS – Je trouve des traces de « Nanites » en Afrique… puis plus récemment sur le black wired de « Bionanites ».
SMS – Nanites = nanorobots qui agissent comme des virus ou des bactéries sur les corps vivants. Peuvent s’autodétruire (si obsolescence programmée) ou durer plus longtemps que son hôte. Utilisé surtout dans le médical. Evolution probable des puces d’identification…
SMS – Rien de plus désolé. Je garde ces infos sous le coude.
SMS – Si tu en trouves, on les analysera pour en savoir plus.



Liste matériel HJ



Ce que j'ai pour le moment à travers vos rp :

- Costumes (tenues) hommes d'entretien
- Matériel de transport pour nanites
- Decypher (pour les digipass)
- Pistolets et fléchettes tranquilisantes
- Talkie/walkie like (pour vous deux)
- Taser (annihilation momentanée de Yu)
- Masques à gaz/oxygène



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Maze Ellis
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Quand j'ai reçu la réponse de Elvis j'étais toujours avec Jake a élaborer nos plans du coup j'ai donné les infos que j'avais eu, brevets de la King, des infos venant d'Afrique et les bionanites récemment apparues sur le web.

C'était peu mais je voulais montrer que j'étais clean et que je partageais ce que j'avais pour qu'on se plante surtout pas dans cette histoire.


HJ: rajoute sur la liste des liens d'acier, pour étrangler ou pour attacher les mains selon envies/besoins ;p


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Garin DeLyons
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J'ai levé un index avant de noter les masques sur la feuille. Je n'avais pas expérimenté la même chose que lui, mais ça m'a semblé être une bonne réflexion. Et en relisant, tout ça m'a semblé plutôt complet. C'était aussi beaucoup d'infos dont je ne savais rien jusque là. Enfin... En fait, si. J'ai froncé les sourcils.

"J'ai toujours eu des soupçons sur la Waleman, mais... Jamais de preuves."

Faux. Abel avait réussi à en obtenir, c'était pas pour rien d'ailleurs qu'il avait fait buter Stenton. Plus récemment, je m'étais perdu dans les aérations d'une annexe de la Waleman et j'étais presque certain de ce que j'avais entendu ce jour-là, mais je n'avais jamais pu pousser mon enquête plus loin parce que... Bah je suis mort. J'ai désigné son téléphone d'un index.

"J'ai entendu parler de ça. Enfin, ces derniers temps, je suis un peu à l'ouest, mais ceci expliquerait cela..."

Je me suis redressé en jouant avec mon stylo entre mes doigts.

"Je suis pas hyper calé sur le sujet, mais je doute qu'on puisse réellement supprimer un pouvoir. Ca finit toujours par revenir, c'est une partie de nous. Mais je ne comprends pas l'implication de la King là-dedans, ça n'a pas de sens... je croyais qu'ils étaient du 'bon' côté. Enfin, c'est ce que j'ai toujours entendu dire. Quoiqu'il en soit, je pense qu'on a tout. Je transmettrai à Mike et je te propose d'aller faire un tour sur les lieux histoire de faire connaissance avec le coin pour pas se perdre. De quoi prévoir une issue de secours si ça tourne mal."

Je me suis levé en soupirant et jetant le stylo sur le bureau pour aller prendre une bouteille d'eau.

"Et ensuite, quartiers libres. Je sais pas toi mais moi j'ai la tête à l'envers."


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Butterfly Effect
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Les deux desperados semblaient s’être mis d’accord. A défait d’être complètement en confiance l’un vis-à-vis de l’autre, au moins ils semblaient s’entendre sur l’exécution du plan et les détails de la mission.
Une fois tombés d’accord, ils passèrent leur commande via la connexion protégée du PC de Garin à une adresse black mail.


- Costumes (tenues) hommes d'entretien
- Matériel de transport pour nanites
- Decypher
- Pistolets et fléchettes tranquillisantes
- Talkie/walkie like (pour vous deux)
- Taser
- Masques à gaz/oxygène
- Fil d’acier enroulable
- Une lampe stylo (Cadal du MJ)
- Une holo-clé (Cadal du MJ définitivement sympa)

La soirée passa vite, la fatigue du voyage faisant un retour en force dès que le soleil fut couché. Le lendemain, les deux accolytes se mirent en quête d’un moyen d’accéder au campus de la Waleman pour une observation préliminaire sur la suggestion de Garin.
« La Parc national de la Grande Pierre » est un lieu hautement touristique pour les randonneurs. A vrai dire, la plupart ne sont pas équipés pour de longues marches dans cette végétation abondante qui regorge des trésors des caraïbes. La plupart des américains en goguette préfèrent lézarder sur les plages paradisiaques mais quelques-uns sont prêts à suivre un guide touristique dans ce Parc pour ramener quelques photos un peu plus originales. Aussi un bus fait l’aller-retour sur la journée entre les hotels de la côte de Santiago et la réserve naturelle.
Le trajet dure une bonne heure mais les conditions n’ont rien à voir avec le voyage précédent. Le bus est climatisé, confortable, offre boissons rafraichissantes et musique cubaine so cliché à ses passagers. Ces derniers se déversent en flot de shorts multicolore au pied des chemins de randonnées. Le chauffeur, dans un patois local mâtiné d’anglais, fait comprendre à tout le monde qu’il serait là vers 19h pour ramener chacun dans son hôtel.
Ce qui laisse pas loin de la journée à nos deux comparses pour faire le point.
Sac à dos plein de ravitaillement, d’eau et de jumelles à focalisation numérique, Garin et Maze finissent par trouver un point culminant, bien au-dessus des bâtiments de la Waleman, et loin des randonneurs curieux. La végétation offre un peu d’ombre mais en début d’après-midi la chaleur du soleil et l’humidité de l’épaisse forêt finissent par devenir lourdes à supporter. Les chemises collent et les brushings se font la malle.
Il n’empêche, le lieu répond aux attentes des deux hommes.
Se relayant, ils arrivent à dessiner succinctement une journée type dans le campus.
Les ouvriers et les scientifiques ne se mélangent visiblement pas, les premiers travaillant à l’air libre entre les entrées 2 et 3, les autres restants cloitrés dans les bâtiments. A midi, les campaneros mangent leur déjeuner apporté. Les employés, eux, se dirigent en masse vers le restaurant. A 14h tout le monde a repris le travail, même les plus retardataires.
Il y a peu de circulation sur le campus. Les individus qui quittent leur poste de travail pour déambuler sont ceux qui doivent passer d’un bâtiment à l’autre dans le cadre de leur activité mais ne s’attardent pas. La plupart de ceux qui se l’autorisent sont les agents de sécurité qui effectuent des tours réguliers par équipes de 2 ou 3.
A 18h00 les bus récupèrent tout le monde : quatre pour les ouvriers, deux pour les scientifiques. La moitié rentre à Santiago, l’autre moitié rentre à Guantanamo. A 18h30 il n’y a plus personne sur le campus si ce n’est les hommes de la sécurité et quelques scientifiques résidents. L’endroit semble s’endormir.
Il ne faut pas longtemps à Maze et Garin pour retrouver le chauffeur qui les a amené, forts de leur reconnaissance du terrain.
Quand ils arrivent à l’hôtel, le propriétaire leur annonce dans un charmant sourire qu’un colis leur a été livré et qu’il attend de savoir où le disposer.
Le temps pour les deux garçons de se refaire une beauté et ils pourront constater que Mike a rempli sa part du marché.
Tout est là, rien ne manque, et visiblement le matériel est de très haute performance. Du vrai matos de pro. Aux deux tenus d’hommes d’entretien est jointe une carte d’accès du campus, probablement fournie par leur contact sur place.


HJ : si vous avez des questions, vous pouvez les poser sans passer par du rp pour plus de commodité.


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Garin DeLyons
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Quand on a reçu le paquet, j'ai été étonné et je l'ai pas caché à Maze en fronçant les sourcils. J'étais surtout étonné que ça ait été plus rapide que prévu, mais hey, j'allais pas me plaindre. Sky a raison... Je suis un putain de parano. Je ne lui avais quasiment pas envoyé de messages depuis ceux du matin où elle m'avait réveillé. C'était de bonne guerre, je l'avais réveillée en pleine nuit. Je m'étais concentré sur ma mission et... A en savoir le moins possible sur Maze. On m'avait également envoyé pour savoir qui il était et ce qu'il faisait, ses liens avec H et compagnie. Moins j'en savais, mieux je me portais. Chaque fois qu'il a tenté de parler, j'ai éludé ou tout simplement, j'ai pas répondu. J'étais en plein conflit d'intérêt, partagé entre mon siège confortable et ma gonzesse. Il m'arrivait régulièrement de me poser la question à savoir qui je choisirais si je le devais... Peu importe ma réponse... Dans les deux cas, j'étais un homme mort.

Le soir de la réception du paquet, j'ai proposé à Maze de se retrouver en terrasse du restaurant de l'hôtel. J'avais toujours peur que les chambres soient sur écoute. Au moins, on pourrait choisir une table, la plus éloignée, une petite, et discuter tranquillement en surveillant les alentours. Sans imprimer le plan, je l'avais téléchargé sur mon téléphone - le pro - et fait une liste de notre inventaire disponible.

Mes lunettes de soleil protégeaient mes yeux, surtout depuis que j'étais ici. J'avais retiré les lentilles que j'avais portées toute la journée. Je n'aimais pas beaucoup ça, ça me gênait et ça finissait par me brûler, comme si j'avais du sable. Alors, pour éviter que Maze me dévisage, j'avais vissé mes lunettes sur mon pif. Vu les distances que je nous imposais, je ne pense pas qu'il m'aurait posé de questions, mais soyons encore plus prudents : si Sky avait parlé de moi, vu sa passion pour mes yeux, ceux-ci y étaient forcément passés. Et si Sky savait qui j'étais, ça ne voulait pas dire que j'acceptais que d'autres que je ne connais pas le sachent aussi. Je suis certain que Maze me remercierait également de la discrétion dont je faisais preuve à son égard.

"Ca ne suffit pas. On n'a aucune vision nocturne du campus. Il y a obligatoirement une sécurité. Je connais suffisamment la Waleman pour savoir qu'ils ne sont pas aussi cons qu'ils ont l'air de vouloir le montrer. Je te propose de faire une reconnaissance de nuit. De ce côté-là." Je lui ai dit en lui montrant l'entrée 1 jusqu'à la 2. "On peut s'infiltrer en fin de journée, trouver notre contact, prendre les infos, laisser tout le monde partir et opérer de nuit. La sécurité est sûrement moindre, même si elle est active. Qui plus est, si on se fait repérer, on a le temps de cogner avant que l'alerte soit sonnée. Avant qu'ils rappliquent de leur draps, on peut fuir."

J'ai pris une gorgée de cocktail, parce que fallait pas déconner ! J'étais pas là QUE pour bosser, je comptais bien en profiter aussi... Quelque chose me disait que Maze également. Le pire, c'est que je l'aimais bien ce type ! Il était efficace, plutôt cool, pas chiant au premier abord. Je commençais à culpabiliser de le mettre tellement à l'écart, ce qui était profondément stupide de ma part, on était pas là pour faire copain-copain. Encore que... Si c'était lui le témoin de Sky, j'avais pas intérêt à faire mauvaise figure. La carrure de ce mec me laissait tellement songeur...


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Butterfly Effect
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Et pour le moins Garin se posait la bonne question. Entrer sur le site de la Waleman était une chose, et pour se faire ils pouvaient profiter de l’animation en journée, mais si les affaires devaient s’éterniser ou tourner court, quid de l’activité la nuit ?
Bien planqué derrière ses lunettes de soleil alors que ce dernier se couchait magistralement sur l’océan juste dans leur ligne de mire de la terrasse du restaurant, il faisait part à Maze de ses réflexions.
De ce qu’ils en savaient un peu, la Waleman faisait profil bas. Ils ne faisaient pas étalage de leurs activités officieuse au grand jouer alors ils évitaient autant que faire se peut d’avoir trop d’hommes armés qui pourraient attirer l’attention. Ce n’était d’ailleurs pas Cuba qui fournissait le contingent. Une affaire privée se protégeait toute seule et ca ne les regardait pas.
Garin savait en ayant vu la photo transmise par Mike que, qui que fut Hulk, il tournait pour la CIA.
De fait, Waleman + CIA = trucs louches.
Restait à savoir jusqu’où l’entreprise était prête à aller pour protéger ses magouilles tout en préservant les apparences.
Autant battre le fer quand il est chaud non ?
Après la pause cocktail et le dîner copieux à base d’épices et de fruits, accompagné de quelques jolis filles et garçons qui occupaient le bar, il était temps de penser au boulot.
Il ne leur fut pas difficile de mettre la main sur un voiture qu’ils purent louer de la main à la main, en échange de bon procédé contre quelques dollars, à un autochtone ravi de cette transaction lucrative pour quelques heures d’emprunt.

La nuit, tous les chats sont gris, mais la route aussi. Pour retrouver le chemin prit par le bus, ce ne fut pas une mince affaire. Aucune route de la jungle n’est éclairée et ce n’est pas la lune qui suffit à montrer la voie. Heureusement, le GPS de l’HP de Garin fonctionne même ici. Ils finissent par retrouver le parking à l’entrée de la réserve naturel, juste à l’orée du parc national.
Retrouver le chemin d’observation par contre fut largement plus dur. Ils n’y parvinrent qu’en usant de leur sens de l’orientation, des coordonnées du GPS et d’un peu de chance. Il leur fallut bien le double de temps pour retrouver le promontoire d’observation.

Premier constat : l’enceinte est éclairée. De larges spots solaires éblouissants illuminent le campus comme en plein jour. Seule l’orée des bâtiments échappent aux phares.
Des tours de contrôles sont disposées à chaque entrée, un peu comme des miradors, mais lorsque Garin et Maze utilisent leurs jumelles numériques, ils constatent que chacune est occupée par des gardes plus apparentés à des fonctionnaires qu’à des soldats. Surement sont-ils armés, mais pas de Famas, tout au plus d’une arme de poing. Les tours sont surtout pleines de matériel informatique et de console.
Après un long temps d’observation, les deux hommes repèrent des tours de garde. Des binômes arpentent le campus à pied, opérant un tour complet en 1 heure approximativement. 4 équipes se suivent, ce qui laisse une distance entre chaque de 15 minutes maximum. Les surveillants sont équipés d’arme de dissuasion mais ne sont pas armés comme des militaires non plus et disposent d’appareil de communication qui leur permet d’échanger avec les tours de contrôle et les autres surveillants.
Quelques personnes, des résidents sans doute, circulent encore en ce début de nuit mais rapidement, pour passer d’un bâtiment à l’autre ou rejoindre les appartements. Ceux qui croisent une patrouille sont interpelés pour un rapide contrôle d’identité mais succinct.

La nuit s’avance et la routine continue. La fatigue commence à se faire sentir et de rester immobiles en observation n’aide pas.
Maze et Garin regagnent leur voiture sans encombre et rentrent à l’hôtel sans être inquiétés. La nuit, Santiago vit autant que le jour. Même à cette heure tardive la plage n’est pas déserte, les bars à musiques et boites en pleine air battent leur plein. Personne ne fait attention à deux gringos en vacances.


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Maze Ellis
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Je comprenais ce que disait Jake, nous étions finalement tous dans le même sac ou la même mouise intégrale, on avait des soupçons, tout nous portait à croire que la Waleman était devenue l'ennemi que nous devions abattre si nous voulions que les positifs, candidats et gens différents de tous bords puissent vivre librement, c'était notre KKK du siècle.

- Je ne suis pas non plus calé en biomachin ou autre mais concrètement je peux t'assurer que mon pouvoir était inaccessible, comme endormi si tu préfères vu que c'était temporaire. J'étais avec un autre candidat et il a subi la même chose. Et le truc était volatile car quand on est sorti des labos et qu'on a fait analyser nos sangs, on a rien trouvé dedans. Bref c'est puissant, efficace et cela ne laisse aucune trace et je crois que c'est ça le pire.


Pour la King je ne comprenais pas non plus vu que nous étions en parlementation avec eux de ce que j'avais compris des plans de Sharleen.

- J'imagine qu'un brevet ou une découverte c'est comme tout le reste cela se vole non? La King a peut-être créé un truc pour un but bien précis mais cette chose mal utilisée par la Waleman peut avoir d'autres implications? Enfin gardons ça en tête quand même, si jamais la King et la Waleman sont en train de bosser ensemble on est plus que dans la merde par contre. Si la King a été spoliée, cela nous confortera dans l'idée qu'ils sont du côté de l'humanité dans tout ce qu'elle englobe.

J'allais pas dire que c'était le bon ou le mauvais côté, j'étais pas objectif sur ce coup la.

- Ok pour la virée de visualisation c'est une bonne idée. Et va pour le repos on a besoin d'être frais pour la mission. J'avoue la piscine me fait de l'oeil et le bar aussi mais bon..

Matériel commandé nous avions donc pris chacun nos libertés.

************************************************************************************

Le lendemain nous voila donc partis pour étudier le complexe agro alimentaire qui était source de nos recherches. Le trajet fut bien plus sympathique que les dernières heures passées dans un bus. Nous avons gagné aisément les hauteurs pour choisir un avant poste protégé du soleil et nous offrant une belle vue plongeante sur notre cible. Je me sentais revigoré en réalité, j'avais besoin de me défouler et cette mission tombait vraiment à pic et me permettait surtout de remettre à plus tard mes interrogations.

Je me disais en observant le balai des travailleurs qu'entrer en plein jour serait la meilleure chose et que l'idéal serait de trouver une planque pour rester après le départ des masses le soir non?

J'ai rapidement constaté que Jake était encore moins bavard que moi, cela me surprenait assez je n'avais pas l'habitude franchement mais bon cela ne me dérangeait pas le moins du monde.

Le soir venu on est rentré à l'hôtel et on a trouvé le colis de Mike, efficace diablement le bougre! Et le matos c'était tout sauf de la merde. On a décidé de prendre le temps de souffler, de se reposer, douche et on se retrouvait dehors en terrasse pour manger et discuter au calme, loin de toute oreille indiscrète éventuelle.

J'étais descendu en mode touriste histoire de pas paraître hors du décors, tee shirt, short de bain et casquette, oui j'avais tout du ricain de base mais c'était ce que j'étais après tout non? J'ai vu Jake à la table la mieux située quand on souhaite se retrouver hors de toute écoute potentielle. Je l'ai rejoint et je me suis installé en face de lui. Je savais que Jake était un nom d'emprunt pour le reste je n'avais idée de qui il pouvait être vraiment et je n'avais pas l'intention de le photographier à son insu pour demander une recherche à Elvis et Ethan, c'était mon partenaire de mission et je devais lui faire confiance, sans confiance on se gaufre systématiquement.

- Eh bien nous sommes arrivés aux mêmes conclusions, on entre le matin comme on le doit avec nos bagdes, on prévient notre contact avant pour qu'on fixe un rendez vous discrètement et cela nous laisse la journée pour trouver ou nous planquer hors de vue des caméras potentielles à l'heure de la débauche de tout le monde. Et on s'active de nuit, en plein jour on pourra pas avancer comme on veut de toutes façons. Dommage qu'on soit pas des caméléons tiens...


Remarque à la noix venue sur le coup. Mon cocktail aussi avait fini par arriver, à base de rhum forcément, fallait pas déconner. J'aurais fumé que j'aurais volontiers commandé un barreau de chaise pour essayer quoi mais c'était pas le cas.

- Tu connais les signes de bases militaires?

Je me doutais que oui mais je préférais demander, ce serait con qu'on doive communiquer par signe et que ça colle pas non?

Une fois nos plans établis on a décidé de retourner voir de nuit comment cela se passait, cela nous aiderait à choisir vraiment l'angle d'attaque idéal, sans laisser la moindre chance au hasard qui souvent n'était pas la pour nous aider.

Les quelques heures passées à observer leur ont fourni pas mal d'info et c'est dans un bar autre que celui de l'hôtel que j'ai proposé à Garin de boire un verre avant de rentrer nous reposer. On s'est installés en terrasse, dans la ville animée et on a pu parler un peu.

- Vu le peu d'activité nocturne je pense que c'est la qu'on doit agir, c'est forcément le moment ou ils seront le plus sur leurs gardes mais c'est celui ou on risque aussi de mettre le moins de civils en danger.


Oui j'étais du genre à faire attention d'abord aux civils avant de songer à ma propre mission.


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Garin DeLyons
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Comme quoi, il m'arrivait de pas être que la moitié d'un p'tit con. Maze formulait différemment ce que je lui proposais et ce que j'avais en tête. Au moins, nous étions sur la même longueur d'onde, c'était une bonne chose. Je commençais à me dire que ce gars serait utile sur le terrain. Quant à la marchandise, nous aurions eu moins que j'aurais gueulé. Vraiment. Le MSS m'a vraiment bien habitué.

"J'ai pas de caméléon sous la main. Enfin, j'en ai bien un, mais elle a trop de nibards et pas assez de poils aux pattes pour passer pour un agent d'entretien."

Sky, si tu m'entends... J'ai toujours été convaincu qu'elle et moi on partageait comme une sorte de... Lien télépathique. Encore que si j'avais la tête à l'envers à ce moment-là, c'était surtout parce que je réfléchissais trop vis à vis d'elle et de notre "presque" dispute. En tout cas, c'est la première fois que je souris face à Maze et que j'ai l'air... Charmant !

"Cela dit, faire passer un chat noir sous une échelle, ça pourrait peut-être aider à faire évacuer le site, tu crois ? J'ai toujours été convaincu que ces gars-là kiffent la superstition."

Malgré tout, je retrouve vite mon visage fermé habituel après cette marque d'humour désinvolte. Pas sûr que Maze ait suivi ma blague, d'ailleurs. Mais que je l'ai faite ferait probablement rire Sky ! Il fallait bien que je revienne avec des trucs intéressants à dire. Des trucs que je pouvais dire, tout court.

"Je connais les signes militaires, oui, pas de soucis."

J'étais franchement rouillé, par contre. Ca remontait et les chinois signent pas pareil. Pour un dernier check dans le bus qui nous conduisait sur le site, j'ai revu le plan avec Maze.

"Donc, on entre par la 3, on prend le shift du soir, sinon on va devoir y passer la journée. Donc, on arrive là-bas vers 17h. On se laisse porter et on met la main sur notre contact. Mike a dit le pôle physique, donc elle doit savoir que nous arrivons. En tout cas, je l'espère. On récupère les pass, on fait comme si de rien n'était le reste de la journée, on se trouve une planque et on bouge pas jusqu'à ce qu'on soit certain que tout le monde a quitté le site. Je propose 30 ou 40 min de battement entre la fermeture et l'opération. Sun devra nous dire quel bâtiment c'est. Je vise le 21 26 ou 31... Espérons qu'elle en sache plus."


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Butterfly Effect
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Ce qui tombe plutôt bien avec les équipes de nettoyage, c’est que justement, elles interviennent plutôt le soir puisque leur travail a lieu lorsque les employés ont déserté.
Le chauffeur s’étonne quelque peu de prendre à son bord vide d’ouvriers les deux artistes mais quand il avise leurs tenues, il comprend rapidement et ne pose aucune question.
Maze et Garin arrivent donc à destination sans encombre et le show peut commencer.
Tout d’abord il va leur falloir passer l’entrée 3 comme convenu.
Une barrière clos le chemin bétonné et un fonctionnaire portant la veste au logo de la Waleman s’approche d’eux deux. En espagnol, il leur demander leur pass et prend aussi leurs ID qu’il enregistrera informatiquement ainsi que l’heure d’arrivée.
Garin parle un espagnol quasi parfait et même s’il n’a pas le profil de l’hidalgo local, il donne le change avec des petites phrases décontractées qui rend la discussion légère et finalement, odieusement banale. Comme quoi, d’être un rigolo, parfois, c’est une compétence.
Comprenant que cette main d’œuvre de sous-traitance en est à son galop d’essai, il leur donne un plan grossier du site, sans détails aucun, peu fiable, habituellement réservé aux visiteurs, et leur indique au feutre rouge le bâtiment 7 qui contient tout le matériel nécessaire au nettoyage, ainsi que les plannings sur lesquels figureront leurs objectifs du soir. Puis il leur fournit deux cartes magnétiques qui leur donneront accès à leurs lieux de travail.
Après un salut de la main, il délaisse nos deux gaillards.

Le campus n’est pas immense mais tout de même. Jusqu’au bâtiment en question, il leur faut un bon quart d’heure en marchant d’un pas ferme.
L’endroit est agréable, arboré, calme, et serait même propice à une balade s’ils n’étaient pas là en mission. A cette heure, la chaleur est supportable et douce et donne des allures d’été indien à la réserve.
Par chance, il se trouve que le bâtiment 7 est juste à côté de celui qui les intéresse, à savoir le pôle physique (n°11) où se trouve leur contact Sun Bak.
Les deux espions peuvent se diriger directement vers la porte latérale de l’édifice sur laquelle un gros « 11 » est peint en rouge. La porte est close par un digipass à lecture magnétique. Il suffit de glisser la carte magnétique pour que la porte s’ouvre.

[HJ : A vous de me dire
1/ Est-ce que vous allez dans le bâtiment 7 d’abord ? Qu’y faites-vous ?
2/ Quelle carte vous utilisez ? Celle fournit par le garde à l’entrée ou celle fournit par Sun ? Si vous passez celle de Garin ou celle de Maze ?]


Peu importe la carte utilisée, un petit voyant passera au vert et la porte s’ouvre dans un chuintement discret sur un large couloir lumineux (Vous êtes côté porte latérale, juste à côté du bâtiment 7). Au bout dudit couloir, vous apercevez un large espace ouvert sur une verrière avec de nombreuses plantes vertes, des machines à café et des fauteuils. Ce doit être la pièce commune. Il va falloir fouiller pour les labos et autres bureaux. A cette heure, des gens circulent encore, même s’il n’y a pas foule et ne semblent pas se préoccuper le moins du monde de deux femmes de ménage en goguette. Sur leur blouse blanche ou leurs habits, ils portent tous un badge d’identification qui sert aussi de carte magnétique.

[HJ : Dites moi où vous allez, si vous vous séparez ou non, votre comportement et comment vous procédez pour trouver Sun.]


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Maze Ellis
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Bien sûr je ne comprends rien à l'espagnol, enfin très peu, certains mots ressemblent au français de part leurs racines mais cela s'arrête la du coup. Notre entrée se fait dans le calme et la relative bonne humeur et je découvre donc avec surprise que Jake est capable de faire de l'humour de manière naturelle, alors quel est le souci, ma gueule lui revient pas? ;p

Quoi qu'il en soit nous sommes sur le site et nous avançons donc dans le calme, c'est plus simple comme ça de voir les systèmes de sécurité que nous n'aurions pas vu avant si jamais...

Tout en marchant je parle à basse voix, réflexe, à mon acolyte.

- Je te propose d'aller au bâtiment 7 d'abord, histoire de pas attirer l'attention de suite, on prend le matos, on regarde les planning, les bâtiments qu'on nettoyer, si ça se trouve on aura du bol. Et surtout la bas on devrait pouvoir trouver un téléphone, un poste de comm et accéder aisément au répertoire de l'entreprise pour contacter Sun. Je te laisse parler par contre, si je cause anglais ça va faire louche.

Une fois devant le bâtiment, Maze passe sa carte donnée à l'entrée, on utilisera les pass fournit par Mike/Sun uniquement si les nôtres passent pas.

On avance relax, calme, détendus, on discute doucement, presque en souriant, ouaip !



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Garin DeLyons
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Comme quoi, ça sert d'avoir voyagé depuis qu'on est gosse. Mes parents m'auront au moins légué ça. A défaut d'autre chose. A ce moment-là, j'avais un peu laissé mon arabe de côté et on m'avait balancé des cours de russe. En plus du chinois. Même pour l'espagnol, une langue que je gérais depuis la fin du primaire, il m'arrivait de devoir réfléchir parce que je ne savais plus quel mot de quelle langue utiliser. L'avantage d'être à Cuba, c'était que l'immersion. Aussi, l'espagnol m'était revenu facilement. On n'entendait d'ailleurs quasiment que cette langue par ici. Une bonne chose. J'en avais plein le dos du chintock.

Maze a pris les devants et fait passer le badge que le type nous avait donné. Si on m'avait demandé, j'aurais eu la même idée : inutile de nous exposer bêtement sans raison. Je l'ai laissé passer devant en acquiesçant à son plan. Pour le coup, je serais directement allé dans le bâtiment retrouver Sun, mais l'idée que nos plannings aient pu nous faciliter la tâche était une bonne idée. Et encore plus celle du répertoire pour trouver Sun plus facilement. Le seul hic, c'est que s'il y avait de la recherche informatique à faire pour fouiller le dit répertoire... Ca se compliquerait considérablement.

"C'est ta première fois à Cuba ?"

Calme, cool...

"Tu sais s'ils font dans l'extradition ici ou pas ?"

Détendus du falzar...


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Butterfly Effect
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Sur l’initiative de maze, les deux agents se dirigent vers leur poste de travail. Sans surprise la porte s’ouvre sur un bâtiment en U.
Rien d’intéressant là-dedans.
Dès l’entrée, une table bureau avec un téléphone d’un autre temps et comme l’avait supposé Maze, un annuaire électronique local (Jet de dés #1). Malheureusement, les contacts sont classés par postes et non par nom. Du téléphone du local, ils peuvent joindre tous les bâtiments du campus et les différents ateliers à condition qu’ils sachent auquel s’adresser.
L’endroit n’est ni plus ni moins qu’une remise et les deux trouvent rapidement un chariot prêt à servir contenant tout le matériel de nettoyage nécessaire. De larges armoires et étagères contiennent divers produits de remplacement.
Près du bureau, un tableau de liège affiche les plannings des différentes équipes. La leur doit s’occuper du bâtiment 19 (la maison du chef du campus) et des bureaux administratifs en bâtiment 1. Une chance. En fait, les deux lieux se trouvent juste dans leur secteur d’intervention. Ca peut être un avantage s’ils ne désirent pas s’éloigner (Jet de dés #2: Batiments concernés par nettoyage 2d100/3)
A l’extrémité du local, une petite voiture de golf électrique pour se rendre dans les lieux les plus éloignés du campus. Les clés sont dessus et il y a la place à l’arrière pour mettre les chariots. Une porte plus large s’ouvre avec le badge pour laisser sortir le véhicule.


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Butterfly Effect
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#1 'Quitte ou double' :


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#2 'Dé de 100' : 59

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#3 'Dé de 100' : 5


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Garin DeLyons
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De mémoire, Mike ne nous avait pas dit le rôle de Sun dans tout ça. Ce qui est plutôt frustrant. Avec mon doigt, j'ai suivi la liste des postes, espérant que quelque chose me frapperait comme une épiphanie, mais il fallait se résoudre à l'évidence... Ce n'était pas comme ça qu'on y arriverait. On alerterait du monde en se trompant de numéro. Trop de numéros, pas assez d'options à éliminer, même en élaguant les scientifiques... Ils étaient tous scientifiques. Et je ne voyais pas comment le bâtiment concerné nous montrerait avec une grosse flèche "Sun, c'est par là". Mais peut-être que les directions des labos pourraient nous montrer une piste. J'ai regardé Maze en haussant les épaules.

"Facile de se planter de bâtiment si on nous demande ! On entre, on regarde comment c'est fait, si on trouve plus d'infos à l'entrée... T'en penses quoi ?"

J'aurais aimé que Mike nous en dise un peu plus sur elle, en dehors du fait qu'elle ne voulait pas être mêlée à tout ça mais qu'elle nous avait quand même alertés. Les gens sont bizarres, quand même.


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Maze Ellis
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J'avais répondu que oui c'était ma première virée cubaine et que l'espagnol a part demander ma cerveza dans un bar ou la cuenta, fallait rien me demander en fin de compte. J'étais donc dépendant de son bagout et franchement pour le coup "Jake" me surprenait agréablement.

La salle ou nos "affaires" se trouvaient était petite, conventionnelle.
J'ai zieuté le fameux répertoire et si c'était pas bien clair on trouvait quand même le numéro pour joindre le bâtiment de Sun.

- Pourquoi t'essayes pas d'appeler le bâtiment de physique et demander Sun Bak ? Ca se fait non? Doit y avoir un ou une standardiste sur un tel complexe.

Après on pouvait aussi s'en passer en un sens.

Son plan était simple et pratique.

- On est des noobs et on peut aussi pas avoir de cerveau et se planter de bâtiment en effet. On va dans la zone et on avisera une fois devant celui de physique. Parfois a l'entrée des bâtiments t'as un listing des gens et leur numéro de poste pour les joindre sans entrer si t'es visiteur et que t'as pas la carte qui va bien.

On a mis gentiment nos affaires, nos chariots dans la voiturette et j'ai pris le volant. C'était parti.


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Garin DeLyons
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J'ai secoué la tête.

"Trop risqué. Et si on me demande qui je suis ? La raison de mon appel ? Si je dois raccrocher et qu'on nous attend ? Ca va les rendre méfiant. J'imagine que les scientifiques, là-bas, c'est des quidam comme toi et moi. On s'en fout de leurs noms, sinon on les aurait dans leur listing. Alors si à cette heure ci, quelqu'un veut voir Sun précisément... Sans connaître son numéro de poste ? Non... Ca nous exposerait trop. Je préfère jouer les débiles."

Ce qui, j'ai pensé juste pour moi-même, devrait pas être trop difficile à jouer pour ce grand benêt...


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Butterfly Effect
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Les deux espions décident de prendre la petite voiturette, ce qui est plutôt une bonne idée s’ils doivent bouger sur tout le campus. Ils aviseront en temps voulu quel sera leur itinéraire. Pour l’heure, ils préfèrent mettre la main sur leur contact sur place, ayant fait chou blanc avec l’annuaire électronique.
Devant le bâtiment de physique, Maze fait d’ailleurs un super créneau.

[HJ : je reprends mon post précédent donc, j’étais allée un peu vite, désolée ^^’]

Carte utilisée, un petit voyant passe au vert et la porte s’ouvre dans un chuintement discret sur un large couloir lumineux (Vous êtes côté porte latérale, juste à côté du bâtiment 7). Au bout dudit couloir, vous apercevez un large espace ouvert sur une verrière avec de nombreuses plantes vertes, des machines à café et des fauteuils. Ce doit être la pièce commune. Il va falloir fouiller pour les labos et autres bureaux. A cette heure, des gens circulent encore, même s’il n’y a pas foule et ne semblent pas se préoccuper le moins du monde de deux femmes de ménage en goguette. Sur leur blouse blanche ou leurs habits, ils portent tous un badge d’identification qui sert aussi de carte magnétique.
De ce que vous en percevez, tous ne sont pas espagnols, loin s’en faut, il est même possible que certains, à l’instar de Maze, ne parle pas la langue locale.
Si vous jetez un œil un peu plus dans le couloir à votre gauche, vous verrez que les portes sont numérotées. Dans un petit panneau indicatif juste à côté, vous avez la dénomination, en anglais, de la fonction de la salle sur laquelle elles donnent (bureau, labo d’analyse, archives, etc.)
A priori pas de standardiste mais parmi les gens qui circulent, vous pouvez arrêter n’importe qui pour demander soit votre chemin, soit le bureau d’une certaine Sun Bak. Vous pouvez aussi choisir de chercher par vous-même.


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Garin DeLyons
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Chercher par nous-mêmes, selon moi, c'était la meilleure façon de se faire remarquer et qu'on nous demande ce qu'on foutait là. Je veux dire, si vous passez de salle en salle, l'air de rien, à un moment donné, quelqu'un va vous voir et employer le rif "hey, j'peux vous aider ?" Autant y aller cash, non ? Je suis peut-être un garçon trop prudent ! Mais j'aime pas être pris par surprise. Je préfère contrôler ce qui se passe. Et je n'avais aucune idée de ce qui pouvait se passer au détour d'un couloir. Qui sait, après tout, si on était pas affecté au bâtiment 11, c'était sûrement une autre équipe. Aussi, si on nous chopait alors qu'un autre duo d'irréductibles nettoyeurs déambulaient déjà... BIM, repéré. Vous n'avez jamais remarqué à quel point les plus cons s'en sortent toujours mieux que les copains ? C'était ma stratégie. J'avais jeté un oeil aux badges en entrant et j'étais quasiment persuadé qu'il nous en faudrait un pour passer, peu importe où on voudrait aller. Vu la sécurité du site, j'aurais pas été étonné que chaque badge avait des permissions différentes.

Sun Bak, SCIENTIFIQUE ! Ah, c'était bien pratique pour la trouver, la bridée ! Non, mais je vous jure. Je m'étais fait un serment que si je la chopais, elle participerait et puis c'est tout. On balance pas des bombes pour ensuite aller se planquer. Si vous voulez faire dans la délation, assumez. Du coup, d'une observation rapide, j'ai cherché des yeux un laborantin, le plus stupidement regardant possible et aussi, le plus blanc disponible, le moins apte à parler espagnol, quoi...

J'avais dans l'idée de l'accoster et de lui verser un flot incommensurable de paroles totalement incompréhensibles pour lui - mais possiblement pour quelqu'un d'autre, des fois que - répétant le nom Sun Bak, Sun Bak, désignant mon chariot, mon collègue, le bâtiment... Le tout noyé dans un ton pressé et potentiellement en colère. J'ai pourtant rien de latin, si vous voulez mon avis, mais j'ai déjà vu des Chinois blond aux yeux bleus, alors vous savez... Mon but était de faire comprendre qu'on m'assignait une tâche particulière, un peu sur le vif, donc hors de mon champ d'opération habituel, et plutôt maintenant que dans trois plombes. J'ai inventé une histoire de souris, ou de rats morts et puants à ramasser et j'ai terminé en détaillant bien le nom de Sun Bak, la gestuelle comprise.


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Maze Ellis
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Jake avait raison en parti, mais d'un autre côté que je le veuille ou non, il n'y avait pas l'ombre d'un standard ou d'une secrétaire à l'entrée de ce fichu bâtiment. En tout cas c'était une chance, nos badges nous avaient permis d'entrer dans le bâtiment de physique, celui ou notre contact était sensé se trouver.

Jake avait été concis mais il voulait tenter le coup du débile, soit, je resterai en arrière, enfin à ses côtés pour voir si sa technique d'accostage d'un laborantin fonctionnait ou pas. Dans tous les cas moi j'observais les lieux, et je cherchais tout visage typé asiatique féminin, parce que je devais l'admettre je peinais à les différencier un peu, ils se ressemblaient tous pour moi.

Ce coup ci je laisse donc Jake agir et si sa méthode ne fonctionne pas je vais tenter le téléphone, c'est pas parce que il n'y a pas d'annuaire visible qu'il n'est pas possible de chercher sur le téléphone le nom des employés pour avoir leur poste, au début du siècle cela se faisait déjà très bien et ils avaient pas notre technologie.


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Butterfly Effect
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L’homme arrêté par Garin cligne des yeux comme si les deux gaillards venaient d’apparaitre dans son champ de vision comme par magie. Y’a pas à dire. Quel que soit le pays, le petit personnel ne bénéficie d’aucune considération. Si Garin ne l’avait pas stoppé dans son élan, sans doute les aurait-il confondu avec une armoire normande et euh… son guéridon associé ?
Toujours est-il que le petit nerveux l’abreuve d’un charabia dont il capte à peine quelques mots tant le flot est rapide. Une vague histoire de détritus ou de nuisibles ? Un truc dont une de ses collègues serait au courant apparemment.
L’homme, dont le badge indique « Sonjic Warrer » physique appliquée, fronce les sourcils puis lève les mains pour que le technicien se taise un peu, histoire qu’il puisse en placer une.
Il ne connaissait que très peu Sun Bak. Elle était discrète, voire transparente, et il n’était même pas certain de se souvenir de sa fonction.

Double succès : Il veut se débarrasser des deux zigues, surtout le grand balaise derrière avec son air de con à la vue basse qui n’a pas l’air commode. Il sort un HP, compose un numéro et interroge un de ses collègues pour savoir où est Sun Bak. Dès qu'il obtient les informations il les donne à Garin.

Un succès : Il veut se débarrasser des deux zigues, surtout le grand balaise derrière avec son air de con à la vue basse qui n’a pas l’air commode. Il soupire, se pince les yeux et hausse la voix comme si Garin était sourd ou arriéré, puis lui détache chaque mot « 102. Un, Zero, Deux. Laboratoire 1.0.2, ok ? Sun Bak. Un. Zero. Deux ».

Double Echec : L’homme n’a pas compris un traite mot de ce que veut Garin. Il lui pose quarante fois les mêmes questions en mélangeant un espagnol douteux, un peu de suédois surement et quelques bribes d’anglais. Dialogue de sourds.

Il jette un dernier regard aux deux techniciens (Succès : se souviendra d’eux, Echec : les a déjà oubliés) mais il replonge aussitôt dans ses pensées, s’éloignant déjà vers les machines à café. Définitivement, il n’a rien compris de ce qu’il venait de se passer.


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Butterfly Effect
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#1 'Quitte ou double' :
 

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#2 'Quitte ou double' :


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Maze Ellis
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Eh bien au moins vu sa tête on risquait pas d'être emmerdés longtemps.
On le dérangeait c'était un fait indéniable et quand on a eu son attention on l'a...impressionné peut-être vu son regard de chien apeuré. Néanmoins c'était ce qu'il nous fallait tout simplement.

Il finit par nous indiquer le numéro de labo en épelant plusieurs fois comme si il parlait à des débiles, il était donc question de pas perdre son calme bêtement parce qu'un scientifique à la noix se croyait supérieur au reste du monde. Un sourire, un signe de tête et on a disparu.

Le laboratoire 102? Bon bah il suffisait de regarder le plan du bâtiment pour le trouver et s'y rendre. Une fois sur place ce qui n'était qu'une question de temps plutôt rapide on chercherait Sun Bak en croisant les doigts pour qu'elle soit pas du genre à rentrer chez elle dès 18h pétantes.

Si on la croise, on va vers elle en s'assurant qu'il n'y a pas trop de monde dans le laboratoire chose dont on doute.


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Garin DeLyons
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J'étais pas peu fier ! Au flanc ! Et c'est passé. On a regardé le plan et on s'est dirigé vers le laboratoire en question.

"Un peu d'audace n'a jamais fait de mal à personne." Dans mon cas, c'était plus que de l'audace, c'était du culot inconsidéré. Encore que... Qu'est-ce qu'on aurait risqué ? De sonner l'alerte ? Meuh non. "T'as jamais remarqué comme le fait d'être stupide de donne accès à un tas de possibilités ?" Je l'ai regardé et haussé les sourcils. "Non ?"

Hey, je partageais l'avis du Sonjic. Le Maze, il donnait pas confiance et il incarnait le stupide bogoss par excellence. Un peu benet, le genre qui cogne et qui dort avec des chatons. C'est là que j'ai commencé à le surnommer Hellboy. Quant à moi, je me demandais de Laurel et Hardy lequel était la tête pensante, que je me donne un surnom aussi... Je crois que c'était Hardy...

L'avantage était qu'on connaissait le visage de Sun Bak. Aussi, une fois dans le laboratoire, on la reconnaîtrait. On espérait tous les deux qu'elle soit seuls afin de l'approcher, mais si ce n'était pas le cas, j'avais une autre idée. Continuer sur le côté bête et con et lui demander où était les rats qu'on nous avait demandé de récupérer pour la quarantaine. En insistant bien. J'espérais qu'elle était pas trop stupide et que mon petit jeu l'amènerait à comprendre qui on était.


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Butterfly Effect
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Le bâtiment est assez grand mais assez bien indiqué, en anglais qui plus est pour être accessible au personnel international de la station. Les portes des différents labos sont numérotées et ils ne tardent pas à trouver le 102, sis au rez-de-chaussée, au sud-ouest.


La porte est close et une baie vitrée donne sur l’intérieur mais elle est occultée par un champ magnétique obscurcissant.
Garin dont le culot a payé jusque-là, se dit qu’un peu plus ou un peu moins ne changerait pas grand-chose, aussi après avoir frappé fermement sur le battant clos, il ouvre la porte pour entrer.
Dans l’espace clos en fait largement lumineux grâce à un plafond de verre polarisé, il y a trois personnes, chacune derrière une paillasse.
Un homme, typé caucasien, assis à moitié sur un grand tabouret, et une femme face à lui, même type, sur le départ. L’homme a rangé ses ustensiles et s’apprête à partir aussi en la raccompagnant.
Dans le fond de la pièce, en train de ramasser des documents et déteindre un ori, l’asiatique recherché.
Trois paires d’yeux incrédules se posent sur les hommes d’entretien qui viennent interrompre ce petit microcosme.
Dans un anglais à l’accent guttural, germanique sans doute, l’homme regarde sa smart-montre et hausse les sourcils.

- Déjà l’heure ! Ils pourraient nous prévenir quand les équipes sont d’astreinte sur notre labo. C’est abusé !

Dans un sourire il s’adresse à Garin en espagnol.

- On s’en va, on ne vous dérange pas.

Puis en anglais, en direction de l’asiatique

- Sun on vous raccompagne ?

Cette dernière tourne les yeux vers l’homme puis hoche la tête en signe de dénégation. Elle se contente d’un discret « Merci » en guise de réponse, prouvant par ce simple mot ce que les deux agents avaient supposé. Mademoiselle Bak n’est pas du genre liante. Toujours est-il que ses deux collègues passent la porte sans insister, tandis qu’elle-même se presse pour laisser la place au personnel. La chance est définitivement avec nos deux héros.


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Garin DeLyons
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Et l'audace payait encore. Avec autant de chances, c'était à se demander à quel moment ça allait se retourner contre nous. En guise de traduction, j'ai regardé Maze et j'ai hoché la tête. Je les ai salués, les laissant partir et une fois la porte fermée derrière nous, j'ai regardé Sun avec un sourcil haut, puis j'ai acquiescé.

"Et bah, mon vieux... On rentre ici comme dans un moulin, dites-moi !"

Je me suis rapproché d'elle en promenant mon regard autour de la salle des fois qu'il y ait des caméras remarquables.

"Mike nous envoie..."

Simple, efficace, mais je préférais faire attention aux questions que je posais, des fois que je marche sur une mine.


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Maze Ellis
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Pas besoin de grand discours, au moins je devais l'admettre si j'avais eu un a priori vu sa froideur au départ, Jake était efficace et on s'entendait bien sans blabla, c'était donc une situation presque idéale selon moi. On perdrait pas de temps en discussions superflues.

Je suis resté près de la porte du laboratoire pour la simple et bonne raison que cela me permettait de voir le couloir et les éventuels allers et retours des travailleurs encore présents, ou de la venue d'une équipe de nettoyage vraiment affectée à ce lieu.

J'étais l'oeil de Megalopolis en territoire ennemi (oui oui je ne suis pas l'oeil de Moscou la)

- Quelles sont les sécurités d'accès pour les bâtiments de cybertechnologie et pourquoi ils sont séparés en trois zones?

C'était pas subtil mais il semblait évident que nous allions faire dans l'efficace.


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Butterfly Effect
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La première phrase que prononça Garin eut pour effet de figer la jeune femme dans son mouvement. Elle ne fronça pas les sourcils mais ils ne purent manquer la lueur interrogative de ses pupilles.
Sun s’apprêtait à se détourner et s’enfuir avant d’être obligé de faire la conversation lorsque l’agent du MSS joua cartes sur table.
Sun ne répondit pas dans l’instant et ses yeux se portèrent sur Maze qui s’était installé à la porte pour surveiller le couloir. Il put constater que les autres laborantins s’éloignaient sans même un regard en direction de la porte 102.
La jeune femme observa alors de nouveau Garin, toujours impassible et silencieuse puis précipitamment termina de ranger ses affaires.

- J’ai dit que je ne voulais rien à voir affaire avec tout ça.

Elle inspira profondément, s’assura que tous les appareils d’analyse étaient éteints et posa un regard noir sur Garin

- J’ai un travail, une famille.

Son anglais était impeccable. Les deux agents purent même déceler un léger accent londonien.
Elle avisa Maze qui par sa carrure lui barrait incontestablement la route vers la sortie. A moins de le bousculer, elle ne passerait pas la porte s’il ne le voulait pas.
Les épaules raides et la nuque droite, elle se sentit d’apporter quelques précisions à ses pensées.

- Ecoutez… j’ai voulu aider ces gens qui se sont enfuis. Je sais qu’il y en a d’autres en bas mais… je suis qu’une scientifique d’accord ? Je suis pas une… un… soldat ! Je veux pas d’ennuis, j’ai déjà pris beaucoup de risques.


Mais Maze la prit au dépourvu en entrant lui aussi dans le vif du sujet. Qu’elle le veuille ou non, ils avaient bien l’intention de l’impliquer.
Machinalement, elle lui répondit :

- La sécurité ? Pour les bâtiments à haute confidentialité seuls les scientifiques habilités et certains gardes armés peuvent y entrer. Par empreinte digitale.

Elle s’approcha de Maze pour tenter de forcer le passage et gagner la sortie avant qu’ils ne l’embarquent plus dans leur mission.

- Chaque bâtiment a une fonction différente : production, analyse, stockage/archivage. Je travaille pas là-bas, j’en sais pas plus. On en parle pas d’ailleurs, même entre nous.

Sun durcit le regard et ajouta dans un soupir

- C’est très protégé. Ils ne doivent pas vouloir que ce qui se passe là-bas en sorte.


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Garin DeLyons
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Je me suis interposée entre elle et la porte pour lui faire comprendre qu'on avait pas fini et qu'on s'en irait pas comme ça.

"On vous demande pas de jouer au soldat de plomb en Arabie Saoudite, on vous demande de l'aide. Vous faites remonter des infos à des agences gouvernementales et vous pensez pouvoir vous barrer ensuite ? Comment vous voulez qu'on bosse si on a pas toutes les infos pour réussir. On a besoin de vous pour ça. Vous devez nous y conduire, et personne vous obligera à venir avec vous"

Et puis, j'ai grimacé en dodelinant de la tête. Aucune idée pourquoi, mais cette nana m'énervait. J'aime pas les lâches. Pourtant j'en suis un moi-même, vous saisissez l'ironie ?

"Et me flinguez pas avec le couplet de la famille, j'en ai une aussi, j'vous f'rais dire. Et je vais me marier, ok ? Alors si on pouvait être sérieux trente secondes et se mettre au travail ?" J'ai haussé les sourcils. "Dites-nous dans quel bâtiment et qui a accès à ce bâtiment. Est-ce qu'il reste encore des personnes à cette heure-ci ? Qui est-on susceptible de croiser, combien d'étage... Des infos, quoi ! Vous saisissez ?!"


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Maze Ellis
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En fait je me sentais plus ennuyé que Jake vis à vis de Sun, l'exposer je n'aimais pas cela et non elle n'allait pas nous suivre, elle allait nous dire ce qu'elle pouvait et elle pourrait disparaître, je ne mettrai ni sa vie ni celle de sa famille en danger, pour aucune raison.

- Et nous vous remercions d'avoir aidé ces gens, grâce à vous ils sont libres et ont de nouveau une vie mais si votre action a aidé quelques personnes nous devons nous assurer que personne ne sera plus à leur place non plus, vous le comprenez?

Moi je voyais plus cet aspect la des choses je devais l'admettre.

- Votre badge nous permettrait-il d'accéder à ces bâtiments? Ceux qu'on nous a fourni le peuvent-ils ou faut il même pour faire le ménage une accréditation spéciale?

Je n'ai pas eu a bouger, c'est Jake qui est venu s'interposer entre Sun et la porte enfin moi et la porte, elle avait deux obstacles la pauvre et pas des moindres.

- Tous les gardes ont-ils accès à ces bâtiments de haute sécurité ou seulement certains ?

J'entrevoyais déjà l'utilisation des pistolets à fléchettes pour en endormir un, le planquer dans une remise de matos de ménage et accéder au bâtiment avec son badge.


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[MISSION - Maze/Garin] Desperados
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