2076. Côte est des Etats-Unis. Megalopolis est le centre névralgique d'une guerre géo-politique mondiale depuis qu'un attentat biologique en 2026 a divisé l'humanité en deux populations bien distinctes : ceux qui se battent pour le futur, et ceux qui font avec le présent.
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 [Keenan/David] Game Over

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David Foster
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Février 2076, ville basse, 23h30 environ

Deux semaines. Cela faisait deux semaines, jour pour jour que j'étais entré dans mon rôle. Le but : infiltrer un gang de délinquants pour faire tomber le réseau.

Ici, il s'agissait d'un gang de cambrioleurs relativement balèzes, dans le sens où ils étaient doués. Et quasiment insaisissable. En réalité, on piétinait, depuis des mois. Les cambriolages s'enchaînaient, des riches propriétaires de la ville haute qui voyaient leurs comptes en banque et leurs demeures vidés en un rien de temps. Inutile de vous dire que le FBI tenait à ce qu'ils soient mis sous les verrous le plus rapidement possible. L'ennui, c'est qu'ils ne laissaient aucune trace derrière eux. Ils pénétraient dans les maison sans déclencher les alarmes, pourtant hyper sophistiquées, raflaient tout ce qui leur tombait sous la main, y compris les accès aux comptes en banque des propriétaires et l'affaire était bouclée.

En soi, dit comme ça, ils n'apparaissaient pas comme de dangereux criminels. Sauf que certains de leurs cambriolages avaient mal tourné. Ils étaient tombé sur des témoins qui n'auraient pas du se trouver là et n'avaient pas hésité à les abattre. Efficaces et dangereux donc. Le FBI avait pensé que j'étais peut-être le plus à même pour les trouver et les mettre hors d'état de nuire. Pourquoi moi ? Parce que je faisais des merveilles lorsqu'il s'agissait de m'infiltrer. Je n'étais pas positif, mais le moins qu'on pouvait dire, c'est que j'avais un don pour devenir quelqu'un d'autre. Au bureau, certains me surnommaient le caméléon.

Je m'appelais désormais Jordan Blithe, ancien ranger (je ne pouvais pas cacher mon tatouage, malheureusement), cambrioleur à mes heures perdues. L'idée était que je me montre aussi bon qu'eux, que je leur fasse concurrence pour les forcer à sortir de leur cachette et à venir vers moi. Le FBI ne doutait pas qu'avec mes "compétences" (truquées, évidemment), le gang voudrait m'avoir dans la bande. Et le fait qu'ils avaient raison. Une semaine après, le gang se débrouillait pour me faire passer un message.

Depuis quelques jours, donc, j'étais concrètement en contact avec eux. Mais pas tous. Seulement deux membres du gang. Ils étaient prudents. Ils ne me connaissaient pas, ils ne voulaient pas prendre de risques. Or il nous les fallait tous. Alors je rongeais mon frein, glanant un maximum d'informations sans en avoir l'air, m'efforçant de jouer mon rôle à la perfection. Et mes compétences étaient mises à rude épreuve, parce qu'ils me testaient, bien sûr. Heureusement pour moi, j'étais un professionnel et j'avais été formé correctement sur les différentes techniques de cambriolage. Et puis, je pouvais compter sur les directives de Betty qui ne me quittait pas d'une semelle et dont j'entendais la voix quasiment en permanence au creux de mon oreille grâce à un de ces écouteurs qui nécessiterait presque une opération pour être mis en place de façon totalement invisible.

Deux semaines que je n'avais pas remis les pieds chez moi, me contentant de l'appart mis à ma disposition par le FBI. Deux semaines que je n'avais pas eu le moindre contact avec Angie ni avec qui que ce soit d'autre d'ailleurs, en dehors de Betty. C'était déprimant, mais c'était le prix à payer pour être agent infiltré. Et pour le coup, on pouvait dire que je discutais beaucoup avec Betty... C'était d'autant plus perturbant que si je n'avais pas eu sa voix dans mon oreille, j'aurais eu l'impression de parler tout seul. Mais bref.

Ce jour-là, mes contacts au sein du gang n'étaient pas seuls au rendez-vous qu'ils m'avaient donné dans le bar qu'ils avaient pris comme QG. Ils étaient accompagné d'un troisième homme. Je fis quelques pas dans la pièce et le reconnus immédiatement. Bon sang, c'était bien ma veine, je l'avais arrêté pour cambriolage deux ans plus tôt, mais malgré les preuves accablantes, son avocat avait réussi à le faire acquitter. M***, s'il me reconnaissait, j'étais foutu, on pouvait le dire.

Je m'avançais vers eux, l'air impassible, m'efforçant de ne rien montrer et nous nous mîmes au travail. Jusqu'à ce que le troisième homme ouvre la bouche.

- Je te connais, non ? Je t'ai déjà vu quelque part... Comment t'as dit que tu t'appelais ?
- Blithe. Mais t'es sûr que c'était moi ? Ta tête me dit rien à moi et j'ai pourtant une bonne mémoire des visages.

Je me remis au boulot comme si de rien n'était mais il continuait à m'observer en fronçant les sourcils.

- Putain de merde, je sais !

Je relevai la tête, mimant une expression étonnée.

- T'es du F...

Je ne le laissai pas terminer, inutile. Comprenant que ma couverture était grillée, j'attrapai la chaise qui se trouvait à côté de moi et la lui fracassai dessus avant de partir en courant, profitant de l'effet de surprise pour m'enfuir.

- Betty, je suis grillé, si t'as une idée pour me sortir de là, je suis preneur !

Sauf qu'au moment de sortir du bar, je tombais, littéralement sur un quatrième homme qui passait par là ou voulait entrer, je n'en savais strictement rien. Mais je n'avais pas l'intention de savoir s'il était impliqué ou pas. Je glissai la main dans mon dos, sortis mon arme et le mis en joue, au cas où.


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Keenan Mathis
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J'avais enfin le contrôle sur tout. Ce que j'étais, ce que je souhaitais, ce que j'enviais. J'avais ajouté deux lignes aux marques sur le haut de mon bras faute de trouve un quelconque imbécile à marquer. Ça faisait une journée déjà. Une longue journée pour certains probablement, quoi que je m'en fichais royalement, une trop courte pour moi.
Parle pour toi!
C'est ce que je fais abrutis!
Comme toujours je n'avais pas ou très peu dormis depuis que j'avais repris la main sur mon corps mais je savais que l'un de mes co-habitants s'occuperait de ça sans problème.
Hey! L'herbe ça fatigue!
C'est ça, oui.
Toujours est-il que j'avais tourné en rond toute la nuit, ou du moins ce qu'il en restait, avant de sortir. J'aurais pu quitter l'appartement avant, assouvir certains besoins, mais j'avais préféré attendre cette fois-ci, je ne voulais pas me précipiter et faire une erreur. S'il y avait un méticuleux dans cette assemblé d'imbéciles, c'était moi.
Je suis probablement moi-même dans cette catégorie, non?
Oui, peut être, mais avoue que bouffer des bouquins toute la journée ça n'a pas de grandes conséquences.
Ce n'est pas ce que je fais!

Enfin peu importe, toujours est-il que faute d'aller m'amuser en ville, j'avais choisi de rattraper certaines conneries et c'est seulement lorsque la nuit tomba, après avoir bandé mon bras succuleusement lacéré, que j'avais quitté le nid en quête d'un peu de distraction. Cette vie était d'un ennui mortel et j'avais toujours besoin de nouveauté, de sensation frissonnante, de rouge pour aller avec mes vêtements noirs.

La ville basse était à mon goût un dépotoir de pauvres et de délinquants, dégoûtants, mais elle me fournissait ce dont j'avais besoin alors je faisais souvent l'effort de m'y rendre. En temps normal j'étais plus du genre à porter le costume, ou du moins la chemise, mais croyez bien qu'en ville basse cette distinction n'était absolument pas discrète et tout ces cobayes en haillons n'offraient qu'irrespect en la voyant. Non pour y venir je préférais porter du noir, un sweat à capuche principalement ainsi qu'un jeans tout aussi noir. J'étais discret, question d'habitude, mais lorsque ce blond déboula sur le trottoir et me percutait je perdais l'équilibre et tombais, assez brutalement, au sol.
Quelle brute!
Il va bien le monsieur?
Je me fiche qu'il aille bien!
Il lui faudrait une bonne explication pour cette percutante rencontre. Enfin c'est ce que je m'étais dis avant de voir son arme et de prendre conscience en me relevant qu'il la pointait sur moi. Je passais ma langue sur ma lèvre inférieur, un sourire passant, amusé et désireux . J'avais dû attendre mais enfin l'amusement arrivait. - A quoi on joue? - J'étais partant, toujours, tant qu'il saignait. Moi j'étais calme, ma voix aussi, mes lèvres portaient toujours ce fin sourire mais l'air sur mon visage simulait l'anxiété. Je tenais mes mains un peu en l'air, montrant que je n'étais pas armé, ce qui n'était pas vrai, j'étais toujours armé de mon couteau, et relançais mon agresseur. - C'est quoi ton problème?


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David Foster
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En cet instant, la seule chose à laquelle je pensais, c'était qu'il fallait que je m'en aille, et vite. D'autant que j'avais la voix de Betty qui braillait dans mon oreille que j'avais intérêt à m'en sortir vivant sinon elle me ferait la peau. Toujours le mot pour rire cette Betty.

En temps normal, je veux dire, dans une situation où je n'aurais pas à fuir pour éventuellement sauver mes fesses, Betty aurait pris le temps d'analyser les images que ma caméra lui renvoyait. Elle aurait fait une recherche avec le visage de l'homme et m'aurait rapidement dit s'il était une menace ou pas pour moi. Sauf que là, ça prendrait bien trop de temps. Dans mon dos, j'entendais les voix des hommes qui hurlaient.

- Sale fils de p***.

Je préfère censurer, des fois que ça tomberait entre les mains d'âmes sensibles. Je vois pas pourquoi, mais bon, sait-on jamais.

- Ne le laissez pas s'échapper !

Je relevai les yeux sur l'homme que je tenais toujours en joue.

- Si vous me laissez partir sans rien dire, personne n'aura de problèmes.

Pas sûr que ça marche. Mais bon, on était en ville basse, et ici, c'était tout ou rien. Soit la personne que vous aviez en face cherchait les problèmes. Soit au contraire, elle n'en voulait pas et préférait fermer les yeux.

Dans mon dos, les pas s'étaient rapprochés. Je n'eus pas besoin de me retourner pour comprendre qu'ils étaient là, juste derrière moi, sur le pas de la porte. Les trois types avaient sorti leurs propres armes et les pointaient à la fois sur moi et sur le gars qui se trouvait peut-être là par hasard d'ailleurs. La raison était simple, ce type ne faisait pas partie de leur bande, ils ne voulaient pas de témoins.

- Alors comme ça, tu t'infiltres chez nous et tu pensais pouvoir filer ? Tu rêves.

Mon regard fit rapidement le tour pour analyser la situation. Si ce type était de leur côté, seul conter 4, je n'avais aucune chance. Si, en revanche, il ne l'était pas alors 2 contre 3, ça pouvait éventuellement le faire.  Je plongeai mon regard dans le sien, le suppliant presque de m'aider tandis que dans mon oreille, j'entendais Betty qui s'activait pour me sortir de ce mauvais pas avant qu'il n'y ait trop de dégâts.

- Tous les deux, vous allez gentiment nous suivre à l'intérieur. Et sans faire de vague.


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Un sourire mal-saint traversait mon visage avant que je ne réponde. - Je ne suis pas celui qui a des problèmes là il me semble. - A l'évidence il fuyait quelqu'un, plusieurs personnes qui se ramenaient ici à vitesse grand v et sa detresse m'amusait. Toute cette situation m'amusait beaucoup en fait.
Elle n'amuse quoi toi d'ailleurs.
Moi jdis pas non s'ils ont un truc à boire à l'intérieur.
C'est le moment tu trouves?
Bah quoi?

Pas le temps de fanfaronner en fin de compte que déjà trois types débarquaient sur le trottoir, dans le dos de mon agresseur. L'arroseur devenait l'arrosé, enfin pas encore mais ça ne saurait tarder. Infiltré hein? Qui était ce blond? Un curieux? Un intéressé? Un flic?
Super un policier!
On peut lui demander de l'aide tiens.
Vous n'avez pas l'impression qu'il est un peu occupé pour l'instant?

Et puis blague à part je n'aimais pas les flics. Trop suspicieux, trop fouineurs... Des rabats joie. Nous étions cinq sur ce trottoir, quatre avec une arme à feu à la main et juste pour mon inconfort une moitié était rivée vers moi. J'avais l'air si dangereux? Sérieusement? Je l'étais, là n'était pas la question, mais tout de même.
Ça t'apprendra à aller te promener en ville basse à cette heure-ci.
La ferme.

Les suivre à l'intérieur, bah bien sûr. On allait avoir une gentille petite discussion autour d'un verre et puis ils allaient gentiment nous laisser partir ensuite parce que ce sont de gentils gars. C'était évident.
Bah oui, ils parlent juste un peu fort les monsieurs.
Moi jdis toujours pas non à un verre. Ou deux.
Non.

Moi je ne vais nulle part avec vous. J'ai pas que ça à faire. - Avais-je dit presque outré. Pas sur le ton du gars qui se croit meilleurs, ce que j'étais bien sûr, mais surtout sur le ton du "j'ai autre chose à foutre". Et puis j'allais de ce pas me barrer d'ailleurs.


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David Foster
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Dans mon oreille, Betty me suppliait de céder, de baisser mon arme et de faire ce qu'ils me disaient. Elle s'activait dans son bureau (du moins, j'imaginais qu'elle était dans son bureau, même si parfois je me demandais si elle ne me "ramenait" pas chez elle) à essayer d'arranger la situation. Gagne du temps, me disait-elle, obéis, les renforts vont venir. Ok super, merci Betty.

Mais en réalité, je n'avais pas besoin de ses conseils pour savoir que sur ce coup-là, j'avais, en effet, plutôt intérêt à leur obéir. Je veux dire, j'avais deux armes pointées sur moi. Le troisième homme s'occupait de celui que j'avais bousculé en sortant. Même si ce dernier et moi-même unissions nos forces pour neutraliser les membre du gang, il en resterait toujours un qui aurait le temps de tirer avant que nous ne nous occupions de lui.

Vous savez, c'est scènes dans les films, où on voit des hommes qui se visent les uns les autres et qui attendent que les autres cèdent en premier ? Et bien là, c'était exactement la même chose. J'attendais qu'ils relâchent leur attention, j'attendais un signe de l'autre (à défaut de mieux, appelons-le L'homme en noir), eux, ils attendaient que nous coopérions, et l'homme en noir lui... à vrai dire, je ne sais pas trop ce qu'il attendait.

Alors que je me décidais à coopérer et à baisser mon arme, lentement et que l'un des gangsters tendait la main pour me la prendre, l'homme en noir eut envie de protester.

- Parce que tu crois qu'on va te laisser le choix ?

J'entendis le bruit caractéristique d'une arme dont on retire le cran de sécurité tandis que l'un des hommes qui me visait précédemment tournai son arme contre l'homme en noir.

- Tu rentres là-dedans toi aussi. Tu vas tenir compagnie à notre ami du FBI pendant qu'on décide de son sort.

Sérieux ? Dans le genre cliché de gros méchant, tu peux difficilement faire mieux. Enfin, c'est ce que j'aurais certainement pensé si j'avais été au cinéma et que la scène faisait partie du film. Sauf que ce n'était pas le cas.

- Il n'a rien à voir là-dedans, laissez-le partir.

Ouais, ça, j'avais fini par le comprendre. Est-ce que les gangsters le menaceraient de la sorte si c'était leur pote ? Je suis peut-être blond, mais pas aussi stupide qu'on pourrait le croire.

- Pour qu'on laisse un témoin aller raconter qu'un agent du FBI vient de se faire choper ? Y'a que les gentils pour croire qu'on pourrait tomber dans le panneau.


Il reporta son attention sur l'homme en noir.

- Maintenant, tu rentres là-dedans, tout de suite. Crois-moi, j'hésiterai pas à utiliser ce petit jouet. Demande-lui, il me désigna de sa main libre avant de continuer, il te confirmera.

Pendant qu'il parlait, un deuxième gangster s'était déplacé, lentement mais sûrement, pour se mettre derrière l'homme en noir avec l'intention évidente de le frapper par derrière. Le dernier homme me tenait toujours en joue, mais il ne me regardait même pas, fixé qu'il était sur l'homme en noir. C'était peut-être l'occasion que j'attendais.

- Attention derrière ! criai-je à l'intention de l'homme en noir tout en chopant le bras de celui qui me visait et que je le frappai de toutes mes forces pour le forcer à lâcher son arme.


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Keenan Mathis
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Un agent fédéral, encore mieux qu'un flic tiens. C'était bien ma veine. Si on avait pas été dans une situation presque de vie ou de mort, j'aurais probablement soupiré. Longuement. L'agent essayait de me trouver une issue mais c'était peine perdue. Du coup je laissais parler le supposément chef de bande sans le quitter du regard. Il me tenait en joue avec son flingue comme un enfant et pendant qu'il parlait, qu'il essayait de me convaincre de sa dangerosité moi j'avais le temps de vieillir.
Nous n'avons pas tant le temps que ça non plus.

Je haussais les épaules autant à la remarque de mon alter égo que du gars en face qui avait besoin que monsieur l'agent confirme qu'il était vraiment vilain.
Hey, y'en a un qui bouge ou jsuis encore perché?
Non, il bouge.

Pendant que le leader parlait et que le troisième tenait toujours en joue l'agent mais me regardait moi, numéro deux se déplaçait. Faille. Il se plaçait derrière moi et je sentais sa présence, je sentais la distance. Mon sourire ne m'avait pas quitté une seconde, un sourire discret, ou alors je souriais dans ma tête.
Oui, ça doit être ça.
Pourquoi? On est content?
On est pas content petit.
Pourquoi?
Parce que l'homme qui est derrière nous va...
Vos gueules, papa travaille.

L'agent m'avertissait, quoi que j'attendais ce moment, et c'était mon go. L'homme derrière moi s’apprêtait à me frapper avec son arme, l'arrière du crâne, cible de choix pour me désorienter et m'emmener à l'intérieur. Sa trajectoire était la bonne, le seul soucis c'est que j'avais bougé. J'avais simplement penché la tête sur la gauche, reculant d'un demi pas dans la foulée, sentant son bras frôler mon oreille. Je saisissais alors son poignet avec ma main gauche et remontais le poings droit violemment, cassant son bras, le retournant en un angle... pas naturel et le forçant de fait à lâcher son flingue.
Ooouh! Violent!

A peine avais-je l'arme en main que je reculais en esquivant le type et me plaçais dans son dos. Je passais mon bras gauche autour de son cou et serrais, posant le flingue sur sa tempe.
J'avais pas de formation militaire, pas d'entrainement spécifique. Mais depuis que j'étais capable de penser par moi-même, j'avais appris.

L'adolescence donc... Ça explique les blessures à répétition.
C'était pas papa?
Oh il avait sa part, t'inquiètes gamin, mais le reste...

Le reste c'était ces cours, ces entraînements. J'étais allé faire ça loin, de l'autre côté de la ville pour éviter d'être reconnu. J'avais utilisé un faux nom, payé en liquide bref, j'avais fais ça anonymement. Déjà à l'époque j'avais compris que ma vie devait être invisible.

Pendant que moi je bosse comme un fou pour avoir un salaire!
Sans moi on serait mort depuis longtemps je vous rappelle.
Il marque un point.

J'avais la force, la technique, pas la finesse. Du coup généralement j'allais trop loin comme là où une simple clé de bras, ce que j'aurais peut être dû faire en premier lieu, c'était transformée en un bras cassé. Faut dire que le cri de ce type était galvanisant mais c'était pas la question. Toujours est-il que désormais je tenais l'arme dans ma main, cran de sécurité retiré, pointée sur le numéro deux, et alors que ma langue passait sur mes lèvres comme si je regardais le plus appétissant des repas, je fixais le beau parleur. - Et si on revoyait cette invitation? Moi j'ai pas très envie d'entrer, tu m'excuseras.
Oui, certainement qu'il va t'excuser.


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David Foster
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L'action se déroula très vite, en un clin d'oeil, ou presque. Alors que je me jetais sur mon adversaire, je vis du coin de l'oeil l'homme en noir faire pareil avec celui qui espérait le choper par derrière. Et je détachai très vite mon attention de lui pour m'occuper exclusivement de "mon" homme. Lui faire lâcher l'arme ne fut pas chose aisée. Et je n'y parvins pas sans qu'un coup de feu fut tiré, je dois l'avouer. Heureusement, c'était juste au moment où je repoussais son bras vers le ciel. La balle partit dans le vide sans faire de victime (à moins qu'un oiseau ne se la soit pris, mais ça, j'étais bien incapable de le dire).

Pendant ce temps là, le leader n'était pas resté en reste. Considérant certainement que j'étais le plus dangereux ou le plus précieux à avoir pour lui, il s'était joint à son acolyte et m'avait sauté dessus lui aussi. Autant vous dire que mes chances de m'en sortir étaient moindres. Néanmoins, j'étais entrainé. Bon ok, j'étais bien meilleur au tir qu'au corps à corps, mais il fallait tout de même me reconnaître une chose, ces années d'entrainement au combat, ça finit forcément par payer à un moment où un autre. Parce que même si je n'étais pas hyper doué en terme de technique, j'en avais déjà un peu plus qu'eux, et j'étais plus rapide surtout.

Mais alors que je balançais numéro un au sol et que je récupérais son arme pour la pointer sur le leader, celui profita du léger moment de répit pour faire de même, dans ma direction. Ok, retour à la case départ, chacun son arme et voyons qui tirera le premier. Dans mon oreillette, Betty n'était pas franchement contente, mais qu'est-ce que je pouvais faire ? J'allais tout de même pas lui dire de la fermer, si ? De toute façon, vu les coups que je m'étais pris, je n'étais pas sûr que mon micro marche encore...

On en était là, donc, à se regarder en chien de faïence, lorsque l'homme en noir éleva la voix. Il avait réussi à neutraliser son propre adversaire. Le bras de celui-ci avait d'ailleurs un drôle d'angle. Mais je ne m'en étonnais pas outre mesure. Dans les situations comme celle-ci, tout était bon pour se tirer d'affaire. Enfin, tant qu'on ne tuait l'adversaire qu'en cas d'absolue nécessité.

Donc résumons, je visais le leader qui me visait en retour, numéro un était au sol et semblait assommé pour un bon moment et l'homme en noir menaçait numéro deux qui lui, n'avait plus d'arme. Je dirais que pour la peine, on avait un brin d'avance. Sauf que les choses n'avaient pas vraiment envie d'être de notre côté ce soir. Ou en tout cas, pas du mien.

Le leader esquissa un sourire et désigna le bout de la rue, derrière moi.

- Vous êtes foutus les gars, reconnaissez-le.

Et pour cause, deux autres hommes arrivaient dans notre direction. Et quelque chose me disait qu'ils étaient plus du côté des méchants que du notre. Je sais pas pourquoi, peut-être à cause de l'arme qu'ils avaient dans la main et qu'ils pointaient sur nous.

Je jetai un regard à l'homme en noir et décidai de tenter le tout pour le tout. Avant que le leader n'ait le temps de réagir, je fondis sur lui, tête la première, pour l'envoyer rouler au sol et moi avec.

Il y avait deux poubelles dans la rue, derrière laquelle on pouvait éventuellement se mettre à couvert, à condition de les atteindre.

- Mettez-vous à couvert, criai-je à l'homme en noir tandis qu'une balle me sifflait au dessus de la tête, tirée par les nouveaux arrivants.


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Keenan Mathis
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Feat. David Foster



Je tenais l'homme au bras cassé en joue et l'agent visait le leader qui visait l'agent. Statu quo. Enfin c'était ce que je pensais jusqu'à ce que le leader ne parle et que je distingue des silhouettes un peu plus loin, venant dans notre direction.
Qu'est-ce que c'est ça?
Ça très cher, c'est les renforts.

Deux hommes, armes en mains, clairement pas là pour bavarder. Le coup de feu tiré par l'adversaire assommé du flic avait dû attirer leur attention. La dynamique allait encore changer... Ou peut être tant que ça vu que jusque là le nombre était le même. La seule différence? Tirer n'était plus une option mais une réalité. Le flic sautait sur le leader sans lui laisser une chance de tirer et alors que les balles commençaient à arriver je déviais mon bras vers les deux hommes et tirait tout en reculant.
Un peu plus à gauche.
Un peu plus à droite.
Un peu plus bas.
Un peu plus h...
Vous allez la fermer!

Je savais tirer, je connaissais le fonctionnement d'une arme à feu et j'avais appris à compenser le recul du coup mais savoir tirer et savoir viser étaient deux choses différentes. J'étais bien plus efficace avec un couteau et si je n'étais pas maladroit au tir, je n'étais pas pour autant très adroit non plus. En substance je tirais dans leur direction sans avoir la moindre certitude d'atteindre ma cible. Je pouvais tout aussi bien tirer à côté, surtout vu la distance qui se réduisait de seconde en seconde. Le hasard probablement. Toujours est-il que je reculais encore, tirant pour me couvrir, tout en me dirigeant vers les poubelles métalliques que l'agent m'avait indiqué.
Dépèche toi!
J'ai peur!!

Je continuais de tirer pour me couvrir tout en reculant, tentant de ne pas tomber, tenant mentalement le compte des balles que je gaspillais.
JE tiens le compte. 5. 6.
Détail!

Je n'avais aucune idée de l'état de mes adversaires et si j'avais réussi ou non à les atteindre mais ce qui était sur c'est qu'au moment où j'allais atteindre l'abri une balle passa trop prés.Je tombais, suivant le sens de la trajectoire du projectile, et roulais jusque derrière les poubelles. J'entendais les impacts sur le métal mais je posais mon arme pour observer la blessure. Je saignais, ça je pouvais le voir et si j'aimais cette vision je ne pouvais ignorer le fait que c'était pas le moment pour ça. C'était une blessure peu profonde mais tout de même gênante au milieu du bras qui nécessiterait des points de suture. Le bras gauche avait pris et même si j'étais droitier et que la brûlure que je ressentais me donnait des chaleurs, j'avais besoin de stopper le saignement.
Ou peut être aurais-tu besoin de vérifier que ton seul allié est toujours en vie?
Qu'est-ce que j'en ai à faire? Il joue l’appât pendant ce temps.
Oh et bien je ne sais pas... Survivre? Tu risques d'avoir besoin de lui.
Il va bien le policier?

Maintenant la pression sur la blessure je me couchais au sol pour rester à l'abri et cherchais du regard le flic, sa tête ou ses pieds. Ses pieds s'il était toujours en vie. Si c'était sa tête ça voulait dire qu'il était allongé et c'était pas le moment pour faire une sieste. Je suppose que s'il était toujours conscient, j'allais devoir lui offrir la couverture de mes tirs pour qu'il me rejoigne à l'abris.


Aoutch:
 


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'Quitte ou double' :


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David Foster
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Les deux nouveaux arrivants n'étaient pas les seuls à tirer. L'homme en noir s'y était mis aussi. Et tandis que j'assommais une bonne fois pour toute le leader sur lequel je venais de sauter, les balles continuaient à pleuvoir autour de moi. Autant vous dire que ma situation actuelle était loin d'être enviable.

- Betty, je t'en prie, fais quelque chose !

La réponse ne se fit pas attendre dans mon oreillette.

- J'en sais rien, ce que tu veux, mais grouille toi !

Je roulai sur le sol pour attraper l'arme que le leader avait laissé tomber. Les deux autres approchaient toujours un peu, totalement indemnes. L'homme en noir visait comme un pied, c'était bien ma chance. Et si je faisais l'erreur de me relever au dernier moment, qui me disait que je n'allais pas m'en prendre une des siennes par erreur ?

Me retournant sur le dos, je me redressai légèrement, juste suffisamment pour pouvoir viser sans me prendre une des balles qui sifflaient au dessus de ma tête.

Tir:
 

Je ne pris pas le temps de regarder ce que mon tir avait donné, je profitai d’un léger répit alors que les deux hommes cessaient de tirer pour me relever et me précipiter derrière la benne à ordures.

- Ca va ? demandai-je à l’homme en noir en voyant une tâche de sang sur sa manche.

Je profitai d’être à couvert pour m’examiner moi-même. Je connaissais les pouvoirs de l’adrénaline sur la douleur. Néanmoins, j’avais un peu mal, mais je ne savais, pour le moment, si c’était les chutes, ou une balle.

Examen:
 


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#1 'Quitte ou double' :


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#2 'Quitte ou double' :


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Il est allongé ou il est mort le type là?
Je pense qu'il vit.

Bon point, il était pas mort. Au sol sur le dos il tirait toujours. Je ne tirais non plus comme un dératé, je comptais mes munitions, visait au mieux de mes capacités. C'est pas parce que le destin de l'agent m'importait peu que je tirais sans prendre en compte sa présence.
Un peu quand même, non?
Non.

Il pouvait servir, je n'avais aucun intérêt à ce qu'il soit blessé. Je ne sais pas avec qui il parlait et je doutais qu'il soit comme moi, investi de voix d'abrutis au fond de son esprit.
Hey!

Les hommes en face faisaient une pause, probablement le temps de recharger et l'agent en profitait pour me rejoindre. Moi je continuais de tirer, lui offrant une couverture contre les tirs des autres en face. Mes tirs manquaient de précision, surtout que je tentais de maintenir la pression sur mon bras mais ça irait. Lorsqu'il finissait par atterrir à côté il me demandait si ça allait.
Il se moque non?
C'est une question?
Ou alors il affirme.
On s'en fiche qu'il affirme.
Il va bien?

Je le fixais un instant, court instant, avant de répondre. - A votre avis? - L'exaspération passé je poursuivais. - C'est superficiel. - Les tirs reprenaient de plus belle de l'autre côté des conteneurs et je rentrais la tête dans mes épaules par réflexe. Malgré ce mouvement, je restais très calme. En fait j'aurais pu simuler la peur ou l'inquiétude en temps normal mais là j'étais pas d'humeur et surtout vu l'était de la situation, j'en avais ni le temps ni l’intérêt.
Ça risque de paraître étrange.
Peu importe. Au pire, on mettra ça sur le coup du sang froid ou de l'adrénaline.
Ca suffira?
Soit ça suffit, soit je supprime l'agent après qu'il m'ait aidé à éliminer les types en face.
... Une idée comme une autre, je suppose.

Je passais ma main sur mon visage pour me remettre les idées en place, l'arme toujours dedans d'ailleurs mais peu importe, et revenais à l'agent. - Comment on fait? S'ils sont seuls ça devrait aller. Vous avez des renforts quelque part? J'ai encore... - 9. - ... 9 balles. - Glock classique, chargeur de 19 balles et j'en avais tiré 10.
Hey! C'est moi qui ai compté!


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David Foster
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Je relevai les yeux de la blessure de l'homme à son visage tandis qu'il me répondait d'une façon... indescriptible, mais pas forcément celle à laquelle je me serais attendu alors que je m'enquerrais de sa santé.

- On s'occupera de ça quand les choses seront calmées.

Je me penchai légèrement pour jeter un coup d'oeil dans la ruelle. Mais me remis très rapidement à l'abri alors que les tirs reprenaient. Les deux hommes étaient toujours opérationnels.

- Si elles se calment...

L'homme en noir avait recommencé à tirer. Quant à moi, je cherchai une solution pour nous en sortir. Si j'avais pu avoir un bon visuel sur nos adversaires, ça aurait été vite réglé. Mais ils s'étaient réfugiés derrière une benne eux aussi et je ne pouvais pas sortir de derrière cette poubelle sans devenir une cible facile. L'idéal aurait été que je les contourne. Ou encore que je passe par le toit...

Les questions de l'homme en noir me détournèrent de mes réflexions et je baissai les yeux sur lui. C'était étrange, mais je ne sentais aucune peur dans ses paroles. Je mis cela sur le compte de l'adrénaline. Je ne connaissais que trop bien ses effets moi-même. Comment croyez-vous qu'on tient sur le front ?

- Ils n'ont pas l'air d'être plus nombreux. Je suppose que s'il devait y en avoir d'autres, les tirs les auraient rameutés plus tôt que ça, répondis-je tout en vérifiant mes propres munitions. Sachant que je n'avais tiré qu'une seule balle.

Capacité du chargeur:
 

- Il va nous falloir économiser nos munitions si on veut tenir le temps que les renforts arrivent.

Betty avait sûrement entendu ses questions elle aussi parce qu'elle répondit dans mon oreille, réponse qui me fit réagir instantanément.

- Comment ça t'en a pas la moindre idée ? Betty, on a un nombre de munitions très limité. Elle essaya de se justifier comme elle pu, mais ce que j'entendais m'énerva plus qu'autre chose. Elle est déjà foutue ma couverture ! Et j'ai un civil avec moi ! Dis moi au moins qu'ils sont en route ! Elle s'énervait, elle aussi et je finis par capituler. De toute façon, ça n'allait pas nous sortir de là de m'énerver contre elle, non ? Oui, je sais, tu fais ce que tu peux. Désolé.

Je reportai mon regard sur la ruelle, essayant d'analyser la situation.

- Il faudrait que j'arrive à m'approcher. Ou au moins à les voir !

Il y avait, un peu plus loin derrière nous, une échelle de secours qui permettait de monter sur le toit. Si je pouvais l'atteindre... Mais je ne pouvais pas laisser l'homme en noir tout seul, je veux dire, c'était un civil !

- On va monter.

Je lui indiquai l'échelle d'un signe de tête. C'était pas un super plan, mais c'était le seul que j'avais. Et avec un peu de chance, la structure leur rendrait la tâche plus difficile pour nous atteindre.

- Préparez-vous à courir, je vous couvre.

Je me mis en position, prêt à bondir de derrière la benne pour, à la fois, attirer leur attention et les forcer à s'exposer un peu, ce qu'ils devraient inévitablement faire s'ils voulaient tirer sur l'un d'entre nous.


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'Dé de 6' : 5


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Keenan Mathis
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Je soupçonnais sans doute la présence d'une oreillette chez l'agent, il pouvait pas parler à du vide. Pas comme ça, pas maintenant, même-moi je parlais pas tout seul.
Nous sommes là, nous.
On te répond, c'est pas comme si t'étais fou.

Reclus derrière cet abris de fortune on était en mauvaise posture. On ne pouvait pas rester là éternellement, je ne pouvais pas rester là éternellement surtout et ces poubelles ne passeraient pas la nuit. Il avait besoin de les voir, moi j'avais besoin de voir l'ensemble, comme toujours. J'avais besoin de pouvoir étudier le terrain, compiler mes options et mes atouts. C'était pour ainsi dire comme ça que je "travaillais" normalement aussi cette urgence présente me posait problème. Si encore un imprudent observait la scène depuis sa fenêtre...

1.Y'a quelqu'un?:
 

Si succès au #1:
 

Croyez le ou non, mais y'avait pas un seul bouseux à sa fenêtre avec son téléphone à la main, prét à tout pour capturer trois images de cette fusillade, ou alors je le voyais pas. D'autant que je ne percevais la présence que des trois protagonistes et c'était plutôt agaçant, déjà que je me sentais un peu pris au piège. Enfin bref, l'agent voulait qu'on se dirige vers l'échelle sur le côté du bâtiment et j'avisais l'antiquité rouillée. Il avait besoin de les voir lui aussi et je pouvais qu'être d'accord pourtant l'idée de rejoindre l'échelle était risquée.
Pas plus risquée que de rester là à attendre que les poubelles soient trop abimées pour tenir le choc de nouvelles balles.
Ouais... Et puis derrière ce mur on sera plus à l'abris qu'ici, l'angle est à notre avantage.

J’acquiesçais et me mettais sur mes pieds, toujours à couvert, prêt à démarrer tel un sprinteur olympique... J'attendais son signal et décollais. Je ne prenais même pas la peine de tirer ou tourner la tête vers nos assaillants, je fonçais simplement, tête baissée, vers le nouvel abri qui n'était pas si loin que ça. A peine étais-je parvenu au niveau de l'échelle que je me calais dans le coin. - Venez! - Au moment où il commencerait à me rejoindre, je le couvrirais. Au pire je lui donnais son opportunité, au mieux je blessais les types en face.


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#1 'Quitte ou double' :


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#2 'Quitte ou double' :


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#3 'Dé de 100' : 17


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Au signal, je me redressai, posant mes avant bras sur le couvercle de la benne, histoire de rester un minimum à couvert et d'être en mesure de tirer si d'aventure nos adversaires se mettaient à bouger eux aussi.

Spoiler:
 


Si échec :

Spoiler:
 


Comme précédemment, je ne pris pas le temps de vérifier si ma balle avait atteint sa cible ou non. J'avais "mieux" à faire. A savoir, sauver ma propre peau.

Si succès :

Ils ne mouftaient pas. Et c'était tant mieux dans un sens. Dans un autre, je me demandais ce qu'ils faisaient. Et s'ils étaient en train de préparer quelque chose ? Ca n'était pas forcément bon signe. Mais je ne m'appesantis pas sur la question.

Suite dans les deux cas :

Et comme l'homme en noir m'enjoignait de le rejoindre, je me détournai des nos adversaires, pris une profonde inspiration et m'élançai en priant pour que je l'atteigne sans encombres.

L'angle derrière lequel se cachait l'homme en noir était une aubaine. Mais il ne pouvait protéger qu'une seule personne. Et encore. Quoiqu'il arrive, il fallait qu'on bouge, et vite. J'indiquai l'échelle d'un signe de tête.

- Allez on monte !

Et je l'incitai à bouger d'une main dans son dos. Il allait passer le premier.


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#1 'Quitte ou double' :


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#2 'Quitte ou double' :


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Au moins on avait un peu de chance, il traversait la courte distance sans encombre et à peine était-il arrivé qu'il me dirigeait vers l'échelle d'une main dans le dos. Pas le temps d'argumenter, je montais.
Parce que tu comptais argumenter?
J'aime pas qu'on me touche, je préfère toucher les autres.
Tu préfères surtout leur faire mal.
Moi j'aime bien qu'on me touche...
Plutôt me faire du bien. Question de perspective.

Là encore j'argumentais pas plus et je continuais mon ascension. Dans cette position nous étions moins en sécurité. Au sol je me plaçais au coin de l'immeuble, mais l'échelle était éloignée d'une bon mètre de l'angle et de là nous n'avions aucune visibilité sur les hommes et nous ne pouvions pas non plus tirer. S'il leur prenait l'envie de se rapprocher, pire de venir se placer en bas de l'échelle, ils pourraient nous tirer comme des pigeons sans qu'on puisse y faire grand chose. Enfin, à moins qu'on les voit arriver.

Bon point pour moi en revanche, l'agent se trouvait sous moi, donc il m'abritait d'une certaine manière et si ça commençait à tirer, il jouerait le bouclier humain involontaire. Quoi qu'il en soit je continuais d'avancer, enfin de monter, barre après barre et cet immeuble n'avait jamais semblé aussi haut mais j'atteindrais bientôt le toit.

Checkup:
 

Tir au pigeon:
 

Je suis à plus des trois quarts de la hauteur quand je constate du coin de l'oeil les deux silhouettes en bas, à l'angle de l'immeuble.
Dépêche toi, nom d'un chien!

Pas la peine de le dire deux fois, si je montais normalement jusque là, quoi qu'un peu plus vite que normalement, à partir de là je commençais à me hisser à la force des bras en plus de pousser sur mes jambes, gagnant en vitesse. Ce que je n'ai pas vu c'est que l'un des deux types est blessé. Il va pas mourir sur le bitume dans la minute mais il saigne abondamment de la cuisse et ça à l'air d'être assez déroutant pour lui. Quelque chose enfin en notre faveur?
Espérons-le parce que là on est dans la merde!


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#2 'Quitte ou double' :


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L'homme en noir commença à monter l'échelle tandis que je surveillais ses arrières. Vous voulez mon avis ? Il aurait pu grimper plus vite quand même. Pas que je voulais me plaindre mais là, on n'était pas vraiment en super bonne position. On était clairement à découvert, si les deux hommes décidaient de sortir de derrière leur poubelle pour me tomber dessus, j'avais peu de chance de pouvoir les en empêcher. Mais je n'osais pas élever la voix pour lui dire de monter plus vite, de peur d'attirer l'attention des deux hommes.

Et alors qu'il prenait de la hauteur, je le vis jeter un regard en contrebas. Sans doute, de sa situation plus élevée, pouvait-il avoir un meilleur angle de vue sur les deux hommes que, pour ma part, je ne voyais pas. J'entendis le coup de feu avant même de savoir qui avait tiré. La main crispée sur la crosse de ma propre arme, je pris le risque de glisser un coup d'oeil au coin de l'immeuble qui me protégeait. Les deux hommes étaient sortis de leur cachette mais l'un deux était blessé. L'homme en noir. Bien joué ! Restait l'autre homme qui, étonnamment (ironique bien sûr), ne prêtait pas la moindre attention à son collègue. En revanche, il avait sorti son HP et ça n'augurait rien de bon. S'il avait le temps d'appeler des renforts, je ne donnais pas cher de notre peau.

L'homme en noir n'était pas encore parvenu en haut de l'échelle. Commencer l'ascension moi-même aurait été une très mauvaise idée puisqu'elle nous mettrait tous les deux en position de pigeons prêts à se faire abattre. Je décidai de tenter une nouvelle fois ma chance. Je sortis de l'angle et tirai.

Troisième tentative:
 

Bon, mais dans le coup, il a le temps d'appeler des renforts ?:
 

Je grimace en sentant la morsure de la balle et m'aplatis contre le mur, dans l'angle, pour disparaitre de la vue du gangster. Il va décidément falloir que j'apprenne à esquiver plus vite que ça. un regard à l'homme en noir m'apprend qu'il a finit par atteindre le toit. Il est à l'abri, c'est déjà ça.


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#2 'Quitte ou double' :


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J'étais en haut, saint et sauf enfin pour l'instant, allongé au sol. Me lever serait une connerie, même d'en bas on pourrait me voir mais là au moins j'étais à l'abri de n'importe lequel de leurs tirs. Je pouvais ramper un peu ou au moins m'accroupir pour bouger, j'avais qu'à me retourner et filer.
Et l'agent en bas?
Oui? Et bien?
Bah faudrait lui donner un coup de main non?
Il fait diversion pendant que je dégage de là, il est où le problème?
Et bien il nous a aidé, nous devrions en faire de même.
Comme i' dit.
Je lui ai rien demandé moi.
... Il a vu notre visage. Si on le laisse là et qu'il ne meurt pas, on va avoir des problèmes.
Et on a pas un visage banal.

Je soupirais et passais la tête par dessus le rebord, repérant immédiatement les deux hommes. Je pouvais enfin constater que le second était blessé. J'avais fait mouche, enfin moi ou l'autre, toujours est-il que c'était très bien, ça les ralentissait. L'agent était toujours en bas, à couvert contre le mur, incapable de monter sans se faire prendre pour une cible mouvante. Je reprenais mon arme, vérifias les munitions et passais le bras dans le vide, ajustant ma visée. - Montez! - Le but? Couvrir l'agent durant son ascension sans être à court de munitions avant qu'il ne soit en haut. Vu ce qu'il restait, ça allait être compliqué.

Spoiler:
 


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#2 'Dé de 100' : 44


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Appuyé contre le mur, j'attendis, impatiemment, que mon acolyte se mette en position de couvrir mon ascension. Pendant quelques secondes, la pensée qu'il aurait pu filer m'effleura l'esprit. Il était à l'abri là-haut, beaucoup en aurait profité pour s'enfuir avant que le grabuge ne reprenne. Si c'était le cas, alors c'en était fini de moi. Inutile de commencer à grimper. Autant attendre que l'homme me rejoigne. J'avais encore une chance de l'abattre s'il ne bougeait pas trop.

Je profitai de quelques secondes de répit pour reprendre mon souffle et m'assurer que cette nouvelle blessure n'était pas plus grave que la précédente. C'est à ce moment-là que l'injonction de l'homme en noir me parvint aux oreilles. Il était toujours là, bonne nouvelle ! Je glissai mon arme dans ma ceinture et attrapai les barreaux à deux mains pour pouvoir grimper plus vite. Mais à peine tentai-je de me hisser sur le premier que la douleur se fit sentir dans mon bras. Je serrai les dents et continuai malgré tout.

Le bruit de la détonation me fit m'aplatir contre l'échelle. Je sais, c'est ridicule, mais c'était un réflexe. D'autant que je ne savais pas trop qui tirait de mon acolyte ou des gangsters. Peut-être un peu les deux. Quoiqu'il en soit...

Spoiler:
 

Je me rétablis tant bien que mal et continuai mon ascension, remarquant une légère pause dans les tirs. L'homme en noir en aurait-il touché un ? Une fois le toit atteint, je me dépêchai de me mettre à couvert en m'allongeant sur le sol et tirai l'homme en noir en arrière alors que les tirs en provenance du bas reprenait.

- Betty, c'en est où des renforts ? *petite pause, le temps d'entendre sa réponse*. Non ça va, juste des égratignures, pour lui comme pour moi.

Je me retournai vers l'homme en noir. pour lui faire un point sur la situation.

- Les renforts ne devraient plus trop tarder. Ils vont nous récupérer ici. En attendant, il faut qu'on les maintienne à distance et qu'on les empêche d'appeler leurs propres renforts. Vous avez encore des munitions ?


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'Quitte ou double' :


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Keenan Mathis
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L'agent atteignait le toit sans grand mal sinon une petite frayeur. Moi j'attendais en haut, tirant pour le couvrir. J'avais touché l'un des types, celui encore entier, mais ça ne nous donnait que quelques secondes, le temps pour lui de monter en fin de compte.
C'est déjà ça, non?
Mouais.

A peine était-il là que je me retirais du bord tout en restant un maximum au sol. Il contactait "Betty" qui lui demandait des nouvelles.
Elle veut pas une carte postale aussi?

Il m’apprenait finalement que les renforts étaient en route et c'était pas plus mal parce que je me voyais mal retenir ces gars plus longtemps. Pas comme ça, pas aussi désavantagé. J'espérais ne pas avoir à attendre trop longtemps si on devait les tenir occupé. Il me demandait combien de munitions il me restait et je faisais glisser le chargeur entre mes doigts pour compter. - Hmm... 3 balles. Ça va devenir compliqué. - Comme si ça l'était pas déjà suffisamment.

Je remettais le chargeur en place et vérifiait bien que la sécurité était toujours retiré. Je posais ma main libre sur le sol, sentant les graviers me rentrer dans la peau, la douleur me tenant éveillé car je sentais une faiblesse. Ma vue se brouiller, mes sens m'échapper. Je sentais... Le changement. Et puis la douleur se fit lointaine, diffuse, présente mais floue.
Heeu...
Il est minuit.
Et merde!

Je jetais l'arme au sol en poussant un léger cri, comme si le flingue allait exploser. J'entendais les tirs, j'entendais les voix fortes en bas. Je sentais le danger et la peur faisait son chemin jusque dans mon cerveau. Ma respiration s'accélérait et je me figeais. - Je veux rentrer chez moi... - J'allais me lever et fuir mais ma main glissais et je retombais avant de me recroqueviller sur moi-même.
Gamin, ressaisi toi. C'est pas le moment.
Je suis pas sûr qu'il soit très réceptif là.
Ramasse cette arme!
Calme toi, ce n'est qu'un enfant. Que veux-tu qu'il fasse de ça?
Nous sauver la peau? Bordel c'était pas le moment!
Non, ça, c'est clair.

J'étais pas en sûreté, je voulais ma maison, je voulais ma chambre. Je voulais être au fond de mon lit là où les monstres ne peuvent m'atteindre. Je n'osais pas regarder l'agent, le gentil agent, peut être allait-il pouvoir me ramener. Je ne savais même pas si les gens en bas allaient monter, je ne voulais pas qu'ils montent, je voulais qu'ils arrêtent de tirer, qu'ils nous laissent tranquille.
Gamin, ramasse l'arme.

Non... Je veux pas... Je veux pas...


Nbr de munitions:
 

Midnight it is:
 



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#1 'Quitte ou double' :


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#2 'Dé de 100' : 19


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David Foster
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3 balles ? Un peu que ça allait devenir compliqué. Si j'avais bien compté, moi il devait m'en rester 13. J'avais été plutôt avare de mes tirs. Et c'était une mauvaise idée vu ma tendance à louper mes cibles ce soir. Sincèrement, ça n'était pas digne de l'ancien sniper que j'étais. Mais bon, passons. Je pris tout de même le temps de vérifier mes munitions, des fois que je me serais planté. Mais non, 13, c'était bien ça.

En attendant les renforts, nous étions en relative sécurité. Enfin, relative oui et pour une durée certainement très courte. Les deux du bas allaient certainement monter. Ou au moins celui qui n'était pas trop blessé. Cela dit, nous avions un avantage sur lui. Nous étions déjà en haut, et nous étions deux. Dès que sa tête dépasserait un peu nous n'aurions qu'à tirer. L'un de nous deux arriverait à l'avoir.

Ce que je redoutais, en revanche, c'est qu'il profite de ce petit répit pour appeler ses copains à l'aide. Et là, qu'est-ce qui les empêcheraient de nous prendre à revers ? Sur les toits, nous étions finalement, plutôt exposés.

- Il faut qu'on bouge.

Je relevai les yeux vers l'homme en noir. Mon idée était simple, ne pas attendre que le gars monte ou que les renforts arrivent pour filer nous mettre véritablement à l'abri. Par les toits, nous avions une chance de disparaitre rapidement. Il nous suffisait de rejoindre un immeuble voisin, de redescendre dans la rue et de partir en courant, sans demander notre reste. Ca restait faisable, non ? De toute façon, on n'avait pas le temps d'attendre les renforts du FBI, les autres nous trouveraient avant.

- Suivez-moi !

Je me relevai et m'apprêtai à courir lorsque je remarquai quelque chose d'étrange chez mon acolyte. Il venait de lâcher son arme et... tremblait de peur ?

- C'est pas le moment de flancher, on est presque sortis d'affaire ! Ramassez votre arme et venez !

Mais il ne bougeait pas. Pire, il faisait de la résistance.

- Vous ne voulez pas ? Si on reste là, on est faits comme des rats ! Le FBI n'arrivera pas à temps ! Allez, bouge-vous ! Et reprenez cette arme, vous pouvez encore en avoir besoin


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Allez gamin! Fait ce qu'il dit! Ramasse ce foutu flingue!
Je veux pas. Je veux rentrer à la maison.
Ecoute l'agent, jeune homme. Il va nous ramener à la maison. Fait tout ce qu'il te dira et tout ira bien, tu verras.
Depuis quand tu sais parler aux gosses toi?
Seulement à celui-là, parce que tu sais... C'est n...
Oui bon ça va on sait.

Je tremblais toujours, le regard fuyant, les yeux rouges. Cette arme me faisait peur. J'étais conscient que ce n'était qu'un objet mais tout ce qu'il représentait m'effrayait. Je ne me sentais pas en sécurité mais j'écoutais le monsieur dans ma tête, je me levais doucement, pas vraiment sur de moi, et ramassais l'arme, par la crosse. Il ne fallait pas trop en demander non plus. Je levais mon regard vers monsieur l'agent, enfin plutôt je le baissais. - D'accord. Je vous suis. - Avais-je articulé entre deux fortes respirations alors que le pistolet pendait dans le vide entre mon pouce et mon index.

En temps normal j'aurais peut être joué avec, aux cow-boys et aux indiens, dans le rôle du cow-boy parce qu'ils sont cools, mais les indiens c'est marrant aussi, c'est peint sur le visage.
Tu t'éloignes du sujet, petit.
Faudra trouver une solution à ce problème aussi, il est hors de question qu'un agent du FBI me ramène. Hors de question qu'il sache où j'habite.
Bah pourquoi? Il est gentil le monsieur.
En temps voulu, oui. Nous avons plus urgent à gérer pour le moment.


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David Foster
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Non vraiment, il se passait un truc de pas clair avec ce type. Il semblait hésiter à reprendre son arme. C'était comme s'il en avait peur. Alors que deux minutes avant, il la tenait fermement et il s'en servait ! Que se passait-il ? Si j'avais eu plus de temps, j'aurais peut-être creusé la question. Mais pour l'heure, j'avais autre chose à penser. Néanmoins, je ne pus m'empêcher de bugguer en le voyant tenir son arme. Mais à quoi il jouait ?

Des voix en contre-bas me firent revenir à la réalité. Je n'entendais pas les mots précis, mais j'entendais une voix. Une seule. Entrecoupée de silence. Comme une conversation avec quelqu'un d'autre qui n'était pas là. Merde, il profitait du répit pour appeler des renforts.

- Passez devant, chuchotai-je, je couvre vos arrières.

Je lui indiquai de la main le côté opposé à celui où nous étions et le poussai en avant pour qu'il se mette à avancer.

- Betty, tu peux nous suivre à la trace ?

J'attendis sa confirmation avant de me mettre en avant moi aussi, surveillant tout de même derrière nous régulièrement au cas où nous serions suivis.

Arrivés au bout du toit:
 

J'avisai la planche qui enjambait le vide entre les deux toits. Le moins qu'on puisse dire, c'est que si on tombait, on risquait de se faire mal. Très très mal, même. A côté de ça, rien d'autre. Impossible de rejoindre la rue comme je l'avais espéré.

- Il faut traverser. J'espère que vous n'avez pas le vertige !


Et je l'incitai, d'une petite tape dans le dos, à s'engager en premier sur la planche.


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Oui d'accord. - Avais-je dis en passant devant. Je tenais toujours l'arme bien lourde entre deux doigts et lançais de temps en temps un regard en arrière pour vérifier que monsieur l'agent était toujours avec moi. Je l'entendais parler tout seul à son oreillette et je trouvais ça trop cool, comme dans les séries à la télé que je suis pas censé regarder.
Comment?
T'occupe.

On arrivait au bout du doigt et le vide jusqu'à une autre ruelle nous tendait les bras, le vide et une planche menant au toit suivant. - « Il faut traverser. J'espère que vous n'avez pas le vertige !  »
C'est quoi le... vertige?
C'est la peur d...
... De la couleur verte. La peur de la couleur verte.
Bah pourquoi il dit ça alors?
Va savoir. Tu devrais traverser maintenant.

Je m'avançais un peu et posais les pieds sur le bout de la planche. - C'est haut quand même..
Pas si haut que ça, et puis tu vas traverser vite. La planche est là pour ça.
T'es sur?
Promis.

Alors j'avançais. Je ne courais pas sur la planche parce que même si je n'avais pas réellement conscience de l'aspect dangereux de la chose, j'étais pas vraiment rassuré entre ça et le reste mais j'avançais. Arrivé au milieu de la traversée je sentais la planche se courber sous mon poids mais plutôt que de me tétaniser sur place je traversais rapidement le reste de la distance et sautait sur le toit suivant.
C'est bien petit!
Oui, félicitations.
On devrait faire tomber la planche.
Après que l'agent soit passé.
Oui oui, bien sûr.

Je me retournais vers l'agent et les hommes qui montaient. Ils étaient entrain d'arriver sur le toit. - Jsuis arrivé!


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David Foster
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Il n'avait pas l'air franchement ravi à l'idée de devoir traverser sur cette planche. Manquerait plus qu'effectivement, il ait le vertige. Non parce que là, franchement, ça ferait bien suer. On ne pouvait vraiment pas rester là, pas avec l'autre qui grimpait derrière nous. Alors à moins qu'il ne travers de lui-même tout de suite, maintenant, on allait être très mal. C'est que je n'allais pas pouvoir l'assommer et le jeter sur mon épaule pour traverser. Vous avez vu la taille de la planche ? Le moindre faux pas et on tombait. Et qui disait qu'elle pouvait supporter le poids de deux hommes en même temps ? Non, sérieux, fallait qu'il traverse de lui-même.

Peut-être que sa réticence aurait dû me mettre la puce à l'oreille. Elle le fit d'ailleurs. D'abord l'arme qu'il tenait toujours à deux doigts comme s'il voulait avoir le moins de contact possible avec. D'ailleurs entre nous, si le besoin de tirer se faisait sentir, c'était pas comme ça qu'il pourrait être efficace.

Je fis un pas en avant pour estimer la hauteur entre nous et le sol. Oui, bon, ok, y'avait bien 3 ou 4 étages. De quoi faire une belle chute tout de même. Et pourtant...

- Non, pas tant que ça. Quelques mètres, tout au plus.

Allez, maintenant, avance ! Et il avança, avec une certaine aisance. Je remarquai néanmoins la planche se tordre légèrement sous son poids. Pas sûr que ce soit bon signe. Cela dit, on faisait à peu près la même corpulence alors s'il était passé, moi aussi, non ? Logiquement ?

Un petit coup d'oeil derrière moi pour m'assurer que j'avais encore le temps de passer et je m'engageai à la suite de l'homme en noir qui venait d'arriver sain et sauf de l'autre côté.

Spoiler:
 

Je rejoignis l'homme en noir de l'autre côté sans le moindre soucis. C'était déjà ça. Et c'était cool. D'un coup de pied, j'envoyai la planche s'écraser au sol, nous permettant ainsi, au mieux d'arrêter totalement notre poursuivant, au pire de le ralentir considérablement. Un homme pouvait-il sauter cet espace ? Possible oui, mais il avait pas intérêt à se louper !

- Allez, on ne s'arrête pas. Regardez si vous voyez une échelle, il faut qu'on redescende dans la rue !


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Keenan Mathis
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J'attendais à quelques pas du rebord du toit que l'agent traverse et ne fasse tomber la planche pour bouger encore. Je savais pas vraiment quoi faire alors j'attendais ses instructions.
On te le dit quoi faire, trouve une échelle.
Oui mais lui c'est un policier, il sait mieux.

Il me disait de chercher une échelle pour descendre alors je m'exécutais.
On saute ou bien?:
 

Je vois rien! - Et effectivement, y'avait rien à voir. Pas d'échelle, pas de rampe cachée, pas d'escaliers ni même une petite passerelle de laveur de vitre. Pourquoi y en aurait-il eu une de toute façon, c'était pas non plus un gratte-ciel vitré.
Et pourquoi pas passer par la porte pour une fois?
C'est censé vouloir dire quoi ça?

Dans l'angle du toit se tenait une petite extension de l'immeuble avec une porte, devant donner sur l'intérieur. - Y'a pas d'échelle mais y'a une porte, ça va aussi? - Moi on m'avait demandé une échelle, alors j'étais pas bien sûr si ça irait aussi.


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David Foster
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Tout en m'éloignant du bord du toit, je cherchai du regard une échappatoire. Une échelle, une porte, une passerelle, que sais-je ? n'importe quoi ! Mes yeux ne cessaient de revenir en arrière, vers le toit que nous venions de quitter. Nous n'avions pas le temps de nous promener et je le savais. L'homme qui nous poursuivait avait fini par rejoindre le toit et, arme au poing, il courait dans notre direction en espérant nous rattraper.

La remarque de l'homme en noir survint au moment où je la vis, la porte. C'était notre seule chance.

- Allez-y ! lui criai-je.

Mais pourquoi attendait-il que je lui dise quoi faire ? Le but était de s'échapper, il le savait, non ? Tout ce qui ne permettait de le faire était bon à prendre. Alors pourquoi il hésitait ?

L'homme qui nous poursuivait était maintenant arrivé au bord du toit et il cherchait un moyen de nous rejoindre.  

Un bruit sourd commençait à se faire, quelque part au dessus de nos têtes. Un vrombissement, comme un bruit d'hélicoptère, mais je ne parvenais pas encore à le voir. Enfin les renforts, c'était pas trop tôt ! Dans mon oreille, j'entendis la voix de Betty qui m'annonçait leur arrivée, me demandant de rester sur le toit aussi longtemps que possible, pour permettre aux renforts de nous récupérer.

- Attendez, criai-je à l'homme en noir avant qu'il ne pose la main sur la poignée de la porte. Ils arrivent, il faut qu'on reste sur le toit.

Je levai un doigt vers le ciel, où l'hélicoptère commençait tout juste à se voir. Derrière nous, notre poursuivant avait pris la décision de rester sur son propre toit (il devait avoir peur de se louper en sautant, ce que je pouvais comprendre) et de s'en remettre à son arme pour nous arrêter. Une première balle nous passa au large et je levai ma propre arme pour riposter. Il était complètement à découvert et je n'avais pas l'intention de le tuer, simplement de le mettre hors d'état de nuire. D'autant qu'en vie, il nous sera plus utile que mort (quand je dis nous, je parle du FBI bien sûr, parce que vous ne pensez tout de même pas qu'on le laisserait sur son toit !)

Tir :
 




[ouais, je sais, les dés sont pipés, mais à un moment donné, faut qu'on s'en sorte, non ? sinon, on n'a pas fini... Et puis c'est pas comme si c'était une mission, c'est pas grave...(Edit : bon, bah, le forum ne tient pas à ce qu'on s'en sorte aussi facilement il semblerait ! heureusement que je lui ai pas demandé si d'autres types se ramenaient par la porte !)]


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Keenan Mathis
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Les tirs reprenaient, les balles fusaient, j'entendais les impacts au sol pas si loin que ça de mes pieds et je me tétanisais encore sur place. L'agent me criait de ne pas partir, qu'on allait nous récupérer sur le toit, mais l'hélicoptère qui arrivait par au dessus, son bruit, sa taille, m'oppressait. J'avais peur, peur de tout, peur de cette homme sur l'autre toit, peur de cet appareil imposant dans le ciel. Il y avait trop de bruit, trop de danger, je ne me sentais pas en sécurité, je voulais mon lit.
Alors pars. Prend la porte et descend par l'escaliers!
Et l'agent?
C'est du un contre un, et puis il doit y avoir au moins un tireur dans l'hélicoptère, il risque rien.
Il vient de désarmer l'autre homme de toute façon.
D'accord, la porte, j'y vais.

Je tournais la poignée et ouvrait le battant métallique qui se refermait derrière moi pendant que je dévalais les marches de l'escaliers vers le dernier étage du bâtiment. Au travers des murs j'entendais encore les battements des pales de l'hélicoptère mais je continuais de courir. Je courais vers l’ascenseur, vers la rue, vers la rue d'à côté pour être en sécurité. Je m'éloignais de la zone et ne m'arrêtait que lorsque mon essoufflement était trop fort.
C'est bien jeune homme, tout va bien.
On est en sécurité ici, bien joué petit.
La prochaine fois tu utiliseras l'arme.
Rooh...
La prochaine fois?!
L'écoute pas petit.
Rentrons maintenant... Où sommes-nous?
Prend à gauche, gamin, je vais te guider.


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David Foster
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Toute mon attention était focalisée sur l'homme de l'autre côté du toit. Il faut dire que j'étais loin de me douter que l'homme en noir en profiterait pour prendre la fuite. Attendez, on commençait enfin à voir la fin de ce cauchemar (si on pouvait appeler ça un cauchemar). Il n'y avait qu'un seul adversaire face à nous, désarmé qui plus est, pour le moment. Et l'hélicoptère transportant des renforts était sur le point d'arriver. Il n'avait plus que quelques mètres à parcourir et le bruit était assourdissant. On allait pouvoir quitter ce toit, ce quartier, et en un seul morceau. Oui parce que pour le "sans égratignures" c'était râpé. Autant pour lui que pour moi d'ailleurs.

Enfin bref, puisque la fin était proche, et que le dénouement serait pas si mauvais, quelle raison avais-je de faire attention aux faits et gestes de l'homme en noir ? Donc, mon attention était focalisée sur l'homme de l'autre côté du toit. Il saignait de la main et se la tenait avec son autre main en gémissant. Tant qu'il en restait à ça, je n'avais rien à craindre de lui.

Sauf qu'il ne s'en tint pas à ça. Il me lança un regard mauvais avant de s'emparer de son arme son autre main. Le coup de feu partit, mais étrangement, je ne ressentis pas la moindre douleur. Il m'avait loupé ! Enfin, attendez... Une tâche rouge grandissait à vue d'oeil sur sa poitrine. Je levai les yeux sur l'hélicoptère maintenant au-dessus de ma tête. A la porte, un homme, avec son arme pointée sur mon adversaire. Inutile de chercher plus loin.

- Venez, on y v...

L'homme en noir avait disparu ! Et la porte donnant à l'intérieur du bâtiment était grande ouverte. Il s'était barré ! J'y croyais pas ! Mais pourquoi ? Dans mon oreille, j'entendis l'exclamation de Betty qui m'enjoignait de monter sans plus attendre. C'est qu'il risquait d'arriver d'autres gangsters, inutile de traîner.

- Mais l'homme...

Sa réponse acheva de me convaincre. L'homme était parti, c'était sa décision. Il devait avoir une idée pour s'en sortir. Et il avait plus de chances d'y arriver sans moi. Après tout, c'était moi qu'ils recherchaient, non ?

Je laissai donc tomber et m'engouffrai dans l'hélicoptère.


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