2076. Côte est des Etats-Unis. Megalopolis est le centre névralgique d'une guerre géo-politique mondiale depuis qu'un attentat biologique en 2026 a divisé l'humanité en deux populations bien distinctes : ceux qui se battent pour le futur, et ceux qui font avec le présent.
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 [MISSION] [David/Maddison] Punk is not dead

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Butterfly Effect
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- Lieutenant DeLuca ! Dans mon bureau ! hurla son supérieur à peine avait-elle mis un pied dans le comico.

Pas le temps d’un café, pas même le temps d’un sourire forcé à Iris avec quelques mots insipides pour faire passer le gras du donut matinal. Rien, nada, walou et podzob. Juste un hurlement primaire en guise de salutations.
Maddison s’est donc exécutée, en bonne flic qu’elle était.
Quand elle pénétra dans le bocal à poisson qu’on appelait communément « bureau du chef », elle constata avec surprise qu’il n’y avait pas son partenaire habituel. Etrange. En revanche, en appuyé contre le mur, un dossier cartonné dans les mains, un homme en costard lisait des feuillets.

- Lieutenant, j’vous présente l’agent spécial David Foster. Vous allez travailler ensemble sur cette affaire alors j’vous demanderai d’être serviable et polie. Vous êtes responsable de l’image de la police locale !

Allez savoir si c’était de l’humour.
Ledit David Foster n’avait pas même ouvert la bouche que le poisson lune reprit derechef.

- On a une série de cambriolages un peu particuliers dans la haute. C’est pas à vous qu’on aurait confié ça, mais d’après le FBI, c’est pas la première fois que ca arrive et ils veulent un agent de nos services avec eux. Ils ont eu le même genre de série à Chicago il y a plusieurs mois.


Le chef alla s’installer dans son large fauteuil de cuir et le fit tourner vers la fenêtre.

- J’vais vous épargner les détails chiants mais en gros le truc, c’est que rien n’est jamais piqué. Les propriétaires se plaignent d’être visités, mais il ne leur manque rien. Le dernier en date, c’est Mr Berglow. Il est conseillé en fideicomis à la National State Bank. Son adresse est dans le dossier …


Du doigt, il indiqua celui-là même que David Foster tenait dans les mains.

- On lui a demandé de ne pas quitter son domicile pour l’instant. L’infraction date d’hier dans la journée apparemment mais il ne s’en est aperçu que ce matin. Les équipes techniques sont déjà sur place.


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David Foster
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Et j'étais donc là, dans le bureau du chef de la police locale, à prendre connaissance du dossier que j'avais entre les mains en attendant que me soit présenté mon futur coéquipier, pour le temps d'une enquête. Dire que j'étais enchanté d'être là était peut-être un peu trop fort. J'avais l'habitude de travailler seul, même si je devais reconnaitre que la coopération avait parfois du bon. Enfin, tout dépendait de la personne sur laquelle on était censé se reposer. Pour ma part, s'il s'avérait que la personne en question était compétente et digne de ma confiance (ce qui n'était pas peu dire parce que dans ce métier, c'était quand même notre vie qu'on pouvait avoir à mettre en les mains de l'autre), alors c'était bon pour moi.

Je relevai les yeux du dossier quand une personne, le-dit lieutenant DeLuca, entra à son tour dans le bureau. Je refermai le dossier d'une main, repoussai le mur d'un coup d'épaule pour me redresser et adressai un signe de tête en guide de salutation polie à l'officier de police alors que son supérieur me présentait à elle. Je reportai mon attention sur le chef tandis qu'il nous exposait la situation en quelques mots. Pour ma part, je la connaissais déjà un petit peu. J'avais eu quelques minutes pour compulser le dossier que j'avais entre les mains avant que DeLuca n'arrive et j'avais déjà entendu parler de l'affaire de Chicago, sans pour autant avoir travaillé dessus.

- Et bah au moins, on sait par où commencer. Je me tournai vers DeLuca et l'interrogeai du regard. On y va ?


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Maddison DeLuca
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C'était comme un slip qui serait trop petit. Entre mes mains, je tenais un dossier. Le premier pour lequel je ne portais pas un uniforme. J'avais rendu celui-ci depuis quelques semaines, maintenant et il me manquait. Atrocement. Je sais que j'avais dit que la rue, c'était fini, que j'en avais marre de courir après des petites frappes, que je voulais faire quelque chose de plus important pour la ville, mais c'est une chose de le penser et une autre de franchir le cap. Ne sachant pas vraiment encore comment m'habiller, et sans pouvoir revoir gratuitement ma garde robe, j'avais opté pour un jean sur des bottes, une chemise à moitié rentrée dans ma ceinture qui laissait entrevoir la croix qui pendait au bout de ma chaîne en or, dans le creux de ma gorge, et mon éternelle veste de cuir. En attendant, je ne pouvais pas faire mieux. C'était ça... ou le pyjama. Pour la première fois de ma vie... J'allais travailler en civil.

Et pour quelqu'un qui revenait du Moyen Orient, j'allais plutôt bien. Des semaines pour m'en remettre physiquement... Moralement, ça allait. Comment je faisais ? Tout simplement, j'ignorais tous les sentiments qui me submergeaient une fois le noir venu et le silence envahissant et je me plongeais dans le travail. Je dormais peu, ces derniers temps, c'était à peine si je mangeais tous mes repas par jour. Mais j'étais rentrée, j'avais retrouvé mon travail et mon chef avait accepté de faire une lettre de recommendation lorsque je lui avais parlé de mon désir d'évolution. Un peu de chance dans ce monde décadent.

Ici, personne ne savait qui j'étais, à part une ancienne militaire Positive avec plusieurs années de service au sein de la MPD comme Officier, puis Sergent. Je pouvais tout recommencer à zéro. Sharleen gérait l'Underground bien mieux que moi, j'avais... Définitivement plus de temps pour moi. J'avais le travail. Le travail. Et... Le travail. Rien à côté. J'étais, pour la troisième fois, la p'tite nouvelle, et je connais mon humilité.

Je me tenais droite, hochant la tête suffisamment pour faire danser ma queue de cheval haute.

"Oui, Monsieur." j'ai dit, polie et sociable.

Je comprenais ses avertissements, après tout, j'étais à l'essai ! Je ne doutais pas que mon ancien chef ait fait état de mon... Caractère difficile. Me joindre au FBI, c'était un peu comme un signe du chemin que je devais prendre. J'avais rattrapé toutes les infos de la ville depuis mon départ, notamment ces histoires de cambriolages. Je m'étais surtout arrêtée au double meurtre en Médiane, mais mon champs d'action restait la Basse. M'étendre à la Haute augmentait la pression considérablement, comme les battements de mon coeur. J'ai inspiré profondément en me tournant vers David et j'ai forcé un sourire pour ne rien montrer de mon total malaise à être dans ces bureaux, et pas dans la rue... J'ai à nouveau hoché la tête pour lui répondre.

"Oui."

Simple et efficace, qu'est-ce que je pouvais lui dire ? Il était mon supérieur dans tous les domaines. Ca allait considérablement me changer de faire marcher ma tête et pas mes muscles... Mais surtout, ça m'occuperait l'esprit. C'était de ça dont j'avais le plus besoin.



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Butterfly Effect
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Quand nos deux agents arrivent sur place, le MPD est déjà en pleine activité. Autant dire que quand un mec de la Haute se fait cambrioler avec les moyens de surveillance du coin, ca fait bouger la ville tout entière, les huiles et les contacts.
Les Berglow habitent dans un appartement de haut standing dans le vieux Philadelphie pré-Yu. L’endroit le plus en vue et le plus hype de la ville. L’ancienneté des locaux a été architecturalement préservée mais tout le confort moderne est bien présent.
David et Maddison arrivent au milieu de la cohue des agents en recherche d’indices. Le couple, assis dans la cuisine rutilante devant une tasse de café, semble plus contrarié que choqué. Un flic est avec eux et s’assurent que ses collègues puissent faire leur travail sans être dérangé.
Des experts observent les ouvertures et la gestion électronique de la sécurité. D’autres sont dans les pièces à vivre, à la recherche d’empreintes. Enfin une équipe est dans le bureau de Monsieur Berglow.
Après avoir montré patte blanche, on laisse entrer les deux agents.
Le chef de l’équipe d’experts est debout dans le salon, en train d’observer le travail de ses collaborateurs. Les époux Berglow eux, sont à disposition pour un interrogatoire.
Enfin l’appartement est ouvert et Maddison comme David peut choisir de visiter les lieux.


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Maddison DeLuca
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Quand on est sortis du bureau, je me suis penchée vers David et, d'une voix basse, je lui ai demandé avec une légère grimace :

"Ca veut dire quoi 'fideicomis' ?"

C'était si étrange de voir les uniformes de la police sur place. Cette situation, je l'avais déjà connue mais de l'autre côté de la barrière... Et bien loin des appartements comme celui-ci. Mon carnet old school à la main, les lèvres entrouvertes par la stupéfaction d'un endroit pareil - quand on sort des souterrains et qu'on a vécu pendant des mois une situation précaire dans le désert, ça a de quoi forcer l'admiration - j'avise les lieux. Et quand j'ai vu le couple, je me suis arrêtée. Je n'étais pas vraiment à l'aise, aussi, je les ai désignés à David.

"Vous voulez commencez pendant que... Je vais..." Et de mon carnet, j'ai englobé le reste de l'appartement. J'allais dire 'me balader', mais je me suis retenue de justesse. "Voir si je trouve quelque chose d'anormal."

Ce n'est pas là que mon pouvoir m'aurait servi à quoi que ce soit. J'aurais aimé avoir un truc avec de la poussière pour relever les empreintes plus facilement. Alors que je visitais, j'essayais d'identifier des taches, des traces sur les murs ou les sols, ou même sur les meubles, des fois qu'un objet ait bougé. Mes yeux se promenaient absolument partout. Ca, en revanche, c'était quelque chose que j'avais appris à force de travailler dans la police, notamment de nuit : repérer les détails et les chasser.

A déambuler, je ne me suis même pas aperçue du chef de la police. Il ne devait certainement pas me connaître, on était à l'opposé de mon ancien job. Mais je me suis quand même demandée s'il savait qui j'étais. Vous savez, comme à chaque fois que vous êtes en terrain "connu" et que vous êtes persuadé que tout le monde sait ce que vous pensez. Un truc dans le genre ! J'ai à nouveau retenu un 'yo' bien des rues pour le chef et, à la place, je me suis humecté les lèvres en le saluant de mon carnet d'un salut de ma tempe.

"Salut, Chef !"

...



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David Foster
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- Hein ?

Je tournai les yeux vers le lieutenant DeLuca et la dévisageai quelques secondes avant d'esquisser un sourire.

- C'est un truc en rapport avec les successions. C'est quand on demande par testament à quelqu'un de transmettre l'héritage à quelqu'un d'autre.

Elle avait l'air tendue et je n'avais aucune idée du pourquoi. Si c'était l'enquête, son supérieur ne lui aurait pas refilé si elle n'avait pas été en capacité de la résoudre, non ? Si c'était la ville Haute, je pouvais comprendre, mais au fond, ça ne changeait rien à notre travail en tant que tel. Si c'était ma présence, ça n'en valait franchement pas la peine. Je n'étais peut-être pas hyper chaleureux au premier abord mais j'y pouvais rien, je faisais des efforts pourtant ! Tenez, regardez, je lui avais souri quand elle m'avait posé sa question ! Oui, moi. Bon, ok c'était un petit sourire, mais venant de moi, c'était déjà pas si mal. Et puis, j'étais pas méchant non plus.

Donc non, je ne savais pas pourquoi, mais une chose était sûre, elle n'avait pas l'air hyper à l'aise. Et ça se confirma alors que nous arrivions sur le lieu du "cambriolage". Alors qu'elle m'indiquait le couple d'un geste, j'acquiesçai tout en parcourant les lieux du regard.

- Oui, bien sûr, allez-y.

Y'avait pas à dire, un appartement de la Haute, un vrai. Du grand standing même. J'étais pas beaucoup entré dans des apparts de la Haute, mais ce n'était pas le premier que je "visitais". Néanmoins, j'étais toujours un peu étonné par ce qui je voyais. Cet étalage de richesses et de futilité, j'avais parfois du mal à comprendre. Ce que je comprenais très bien, en revanche, c'était que des cambrioleurs s'intéressent à ce genre de lieux. Mais c'était aussi pour ça qu'ils étaient surveillés comme des coffres de banque... Alors quoi ?

Le couple attendait bien sagement dans la cuisine avec une tasse de café, gardé par un agent de police en uniforme. Je soupçonnais le gars d'être là pour les empêcher d'aller se mettre dans les pattes des enquêteurs d'ailleurs.

- Bonjour. Monsieur et Madame Berglow ? Agent spécial David Foster et...

Je tournai légèrement la tête, mais non, le lieutenant DeLuca était déjà hors de mon champs de vision.

- Je suis chargé de l'enquête. Est-ce que je peux vous poser quelques questions ?

Je sortis un calepin et un crayon de la poche intérieure de ma veste. La plupart des agents du FBI étaient passés à ces calepins électroniques soit-disant hyper pratiques et plus écolos parce qu'ils évitaient le gaspillage de papier, mais j'avais du mal à faire confiance à la technologie. Ce genre de truc pouvait vous lâcher n'importe quand, de préférence quand vous en aviez besoin. Un calepin, le seul coup qu'il pouvait vous faire, c'était de plus avoir de feuille. Mais ça, c'était facile à prévoir.

- On m'a dit que rien n'avait été volé. C'est vrai ? Vous êtes sûrs que rien n'a disparu ? Bijoux, argent liquide éventuellement ? Le moindre petit truc qui pourrait être insignifiant pour vous mais avoir de l'importance pour des cambrioleurs ? Comment êtes pouvez-vous être sûrs que l'appartement a été visité si rien ne manque ? Vous avez remarqué des choses inhabituelles ?


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Butterfly Effect
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MADDISON
Le chef de l’équipe se retourne vers Maddi quand elle le salut. Il la gratifie d’un bref signe de tête avant de reporter son attention sur ses collègues. Ces derniers s’affairent sur les ouvertures. Un cybernéticien s’occupe de la domotique qu’il checke a l’aide d’un paddle de son cru pour vérifier.
Le chef avance de quelques pas vers lui.

- Alors ? demande-t-il d’un ton bourru
- C’est pas un amateur si vous voulez mon avis. Il a évité de déclancher l’alarme en déconnectant le système. En fait il l’a renvoyé sur un loop avec un reboot systématique du bios dès que l’install des fonctions corollaires étaient opé.

L’homme soupira et se passe une main sur les yeux.

- Et en français ?
- Ah oui pardon !

L’expert jeta un coup d’œil à Maddison juste sur les talons de son chef mais ne posa pas de question.

- En fait il n’a pas éteint le système de sécurité, il lui a juste demandé de se reinitialliser en boucle. S’il l’avait éteint, ca aurait déclenché l’alarme. C’est une double sécurité…
- Je vois… et après ?
- Après faut voir avec eux, dit-il en montrant du doigt les collègues qui s’affairaient sur les portes fenêtres du salon

Le chef déplaça sa carcasse jusqu’au reste de l’équipe sans se préoccuper de la jeune femme. Si elle voulait suivre c’était son problème. Si elle avait des questions, elle se chargerait comme une grande de les poser.
Quand il s’approcha, une femme d’un certain âge se redressa et fit craquer ses lombaires en arquant le dos. Elle grimaça.

- Vivement la retraite ! C’est plus de mon âge !
- Ca donne quoi ?
- J’aime quand vous prenez des nouvelles de ma santé, patron.

Elle avisa alors Maddison et lui tendit la main avec un large sourire.

- Vivian Leighton ! Vous êtes nouvelle ? C’est la première fois que je vous vois !


DAVID
Le couple est sage comme une image dans sa cuisine. Rapidement David peut se faire une idée du genre de bourgeois auxquels il a affaire. Du pur cliché. Madame a encore les yeux bouffi par les drogues dont elle se bourre et certainement prescrites par son médecin. Elle trempe une petite cuiller dans une tasse de thé depuis au moins dix bonne minutes. Monsieur, lui, tourne en cage et commence à montrer des signes d’exaspération.
Quoiqu’il en soit, tous deux ont l’air content de voir qu’on s’intéresse enfin à eux et ils en seraient presque reconnaissants à David. Aussi ils acquiescent quand ce dernier leur demande s’il peut les interroger.
C’est d’abord Monsieur qui prit la parole pour répondre.

- On a fait le tour, d’abord des objets de valeur vous voyez : les bijoux, les tableaux, les coffres… mais non tout est là ! Vraiment rien n’a disparu. En fait, c’est ma femme qui a entendu du bruit pendant qu’elle dormait. Je suis rentré très tard et…
- Il est surtout rentré très tôt, reprit madame sur un ton de reproche
- Oui enfin… j’ai passé la nuit avec des amis et ma femme est rentrée avant moi parce qu’elle ne se sentait pas bien. Sur le coup des 5 heures du matin, elle a entendu du bruit dans mon bureau et elle s’est levé en pensant que c’était moi…

Monsieur s’interrompt pour laisser à sa femme le temps de poursuivre. Elle semble émerger complètement, encore shootée ou bien bouleversée.

- C’était pas lui. Je l’ai appelé mais quand j’ai ouvert la porte du bureau on m’a bousculée et une silhouette s’est enfuie. Par là…

Elle montra du doigt les baies vitrées qui donnaient sur le vaste jardin.

- Je suis tombée et je me suis cognée, je n’ai eu le temps de rien voir… puis je me suis aperçue que les portes étaient ouvertes et que pourtant l’alarme ne s’était pas déclenchée. J’ai tout de suite appelé la police !





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Maddison DeLuca
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Et bien au moins, j'ai eu de la chance, il m'a pas assassinée sur place pour avoir été familière. Peut-être qu'il s'attendait déjà à ce que je débarque ? C'est vrai que j'étais belle avec ma plaque autour du coup. Je me sentais comme Keanu Reeves dans Speed. Avec moins de poils aux pattes, plus de cheveux et pas de chewing-gum. Dommage.

Alors que j'écoutais la police scientifique, quelque chose m'a frappée. Mon pouvoir ne me servait à rien dans ce cas présent, mais j'avais autre chose... Un téléphone portable. Typiquement l'oeuvre d'un CYBER. Donc, j'ai sorti mon HP pour envoyer un message à Elvis. Et puis, au dernier moment, j'ai relevé la tête. J'étais en service, ce n'était pas une mission pour l'Underground. Je devais bosser selon les procédures de mon boulot. Avec ces moyens-là. J'ai hésité, le téléphone entre mes doigts. Tout de même, un peu d'aide... "Elvis, est-ce que tu as moyen de cracker la base du PRD pour récupérer le recensement des Positifs de la ville ? Si oui, tu peux m'éplucher les noms et me mettre de côté tous les CYBERPATHES connus ?" "Oh et demande à Evan de simplifier les recherches aux traces de CYBER ayant été repérés en Haute. Ils laissent tous une empreinte et elle est la plus à même de les identifier." J'ai suivi le chef de la police, prenant toutes les infos que je pouvais avant de naviguer seule.

En avançant, j'ai levé les yeux à la recherche de potentielles caméras de sécurité, d'autres panneaux électroniques et d'ordinateurs connectés. J'ai été interrompue dans mon observation par une dame qui m'a tendu la main. Chaleureuse, j'ai répondu à son sourire par le mien et j'ai serré sa main en hochant la tête.

"Oui ! C'est mon premier jour ! Lieutenant DeLuca, du District 5 de la Basse." Puis, je reviens à l'affaire qui m'amène et j'englobe la pièce avec un geste de mon carnet. "Pas d'effractions connues, un hack de l'alarme... Soit l'homme savait ce qu'il venait cracker, soit c'est un CYBER suffisamment puissant pour détecter toutes les alarmes d'un système donné. Peut-être les deux. Vous avez déjà un suspect ?"

Autre chose m'a frappée. J'ai couru les rues de la Basse un nombre incalculable de mois et finalement, je n'avais pas croisé tant de Positifs que la ville veut nous le faire croire. Mon premier jour en Haute et mon premier suspect était un CYBER. Que je sache, il aurait pu s'agir d'un excellent hacker également.

"J'ai cru comprendre que ce n'était pas le premier cambriolage de ce genre, la Haute est censée posséder une sécurité bien plus performante que la Médiane, mais visiblement, quelqu'un a décidé de vous narguer !"

J'ai haussé les épaules, consciente que les provoquer ainsi n'était sûrement pas une bonne idée. Mais quelque part, je me suis sentie en terrain connu ! Les Positifs, c'était toute ma vie.

"Y a-t-il une chance que le CYBER n'ait rien pris tout simplement pour vous prouver que votre sécurité, c'était du vent ?"

...

Je sens qu'on va m'adorer dans ce nouveau monde.



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David Foster
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A peine m'étais-je présenté que le couple levait déjà les yeux sur moi pour me regarder comme si j'étais... je sais pas, une sorte de super héros ? Peut-être pas quand même, fallait pas exagérer. Peut-être qu'ils étaient juste soulagés de voir quelqu'un arriver qui s'intéresse à eux et à cette histoire. Mais je n'étais pas le premier, si ?

Je les écoutai, l'un et l'autre, répondre à mes questions tout en étudiant leurs visages, leurs gestes, leur attitude. En général, on en apprenait beaucoup plus en étudiant la personne qu'en écoutant les mots qu'elle prononçait. Enfin, peut-être pas beaucoup plus, peut-être juste autant, mais c'était déjà ça.

- Donc si je comprends bien, vous, j'indiquai l'homme du bout de mon crayon, vous n'étiez pas là du tout. Madame était seule à la maison, c'est ça ?

Je griffonnai quelques mots sur mon carnet et relevai les yeux sur elle.

- Donc, si j'ai bien compris, vous avez entendu du bruit dans le bureau et vous vous êtes levée pour voir de quoi il s'agissait. Votre mari dit que vous étiez rentrée plus tôt parce que vous ne vous sentiez pas bien. Est-ce que vous avez pris un médicament susceptible d'avoir altéré votre... perception des choses ? Je suis désolé Madame Berglow, je sais que cette question doit vous paraître indélicate, mais je ne ferais pas mon travail correctement si je ne vous la posais pas.

Vous avez vu comment je pouvais essayer d'être diplomate et faire preuve de tact ? Style je vous pose cette question parce que j'ai pas le choix mais je n'en crois rien. Alors qu'en réalité, la réponse à cette question m'intéressait vraiment. Parce que de vous à moi, vu sa tête, elle devait effectivement avoir pris quelque chose. Hey, et si tout ça ne s'était passé que dans sa tête ? Il fallait que je prenne toutes les hypothèses en compte.

A ce stade, je relevai les yeux sur l'homme pour m'adresser à lui plus particulièrement.

- Est-ce qu'il y a quelque chose dans votre bureau susceptible d'attirer des cambrioleurs ? Quelque chose qui pourrait les intéresser plus que les objets de valeur qui se trouvent dans cette maison ? Vos dossiers par exemple ? ou votre ordinateur ? Avez-vous remarqué si quelque chose avait changé de place ? Ou donnait l'impression que la pièce pouvait avoir été fouillée ? Sur quoi travaillez-vous en ce moment ?


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Butterfly Effect
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MADDISON
Message recu par Elvis qui se charge de vérifier et lui communique les infos qu’il aura pu récolter dès que possible.
Toujours est-il que la jeune flic a encore du boulot et des preuves à faire. Il ne lui suffira pas d’user de ses contacts de l’Underground.
Vivian écouta Maddison et sourit en la voyant s’emballer. Pourtant elle leva une main pour intervenir.

- Je vous arrête tout de suite. Il y a bien effraction… regardez, dit-elle en montrant la serrure de la double porte au chef et à Maddi. Le Cyber, si c’en est un, a aussi des compétences en crochetage. Ou alors ils étaient deux, ce qui est aussi une possibilité. A ce stade de l’enquête tout est possible… Nous narguer ? hmmmm… elle haussa les épaules, indécise

C’est le moment que choisit le geek de la police pour intervenir.

- J’sais pas si on peut déjà parler de Cyber franchement. Un haker super doué aurait pu faire ca aussi. On pense toujours à un positif parce que c’est plus facile pour lui mais faudrait qu’on fasse des analyses supplémentaires pour le déterminer.

Le chef fronça les sourcils.

- Bah vous attendez quoi alors ?
- C’est bon j’y vais là… dit le jeune homme en roulant des yeux et en retournant à ses activités, mais il va falloir que j’amène les données au labo pour les analyser en profondeur.

Pour la première fois depuis son arrivé, l’homme bourru s’adressa directement à Maddison.

- En fait on a eu une autre effraction en haute. Juste avant Noël. L’appartement d’un couple parti en vacances a été… j’sais pas comment dire… détourné par un hacker. L’endroit a été vandalisé mais rien n’avait disparu.

Vivian reprit la parole.

- Y’a peut-être un lien entre les deux affaires mais c’est trop tôt pour le dire. Il faudrait déjà voir si le modus operandi est le même mais de mémoire, les portes n’avaient pas été fracturées. L’IA de l’appartement avait été détournée pour qu’elle reconnaisse le hacker comme nouveau propriétaire. Peut-être qu’ici il a été dérangé ou a voulu changer pour brouiller les pistes ?

Elle observa les alentours d’un œil dubitatif.

- Si ce mec s’amuse à nous narguer, reprit le chef, j’ai pas fini d’avoir la mairie sur le dos. Ca m’fatigue déjà, dit-il en s’avançant vers les autres experts en charge des pièces adjacentes, notamment le bureau.

Des hommes en blouses s’affairaient à relever les empreintes partout sur les meubles et sur la porte qui menait au salon.

- Du nouveau ici ?
- Rien encore chef ! on a relevé des empreintes mais ca peut-être celles des propriétaires comme celles du cambrioleur…

Un flic observait les documents et dossiers soigneusement empilés sur l’espace de travail de Mr Berglow. L’UC de son matériel informatique ronronnait discrètement et quand il passa une main devant l’holo-écran, ce dernier sortit de sa veille et afficha l’écran d’accueil.


DAVID
Monsieur Berglox hocha la tête à la première question de David, un peu gêné compte tenu les circonstances, d’avouer que son épouse était seule dans la grande maison.

- Oui, il n’y avait personne d’autres. La femme de ménage vient plus tard. Enfin… si y’a du personnel, il ne prend son travail que vers huit heures au plus tôt.

Personne n’était dupe de l’état de santé de son épouse, il suffisait de la regarder boire son thé. En haute, la drogue se distille sur prescription médicale, de quoi faire flipper n’importe quel Itembe.
La femme releva ses yeux cernés sur l’agent et sembla retrouver un peu de dignité en se redressant.

- J’ai un sommeil très fragile et je me fatigue particulièrement vite. Si je ne m’endors pas rapidement, j’angoisse terriblement et je peux faire une crise.

Mr Berglow détourna le regard pour cacher son exaspération. Madame poursuivit.

- J’ai pris un anxiolytique après le dîner et un somnifère quand je me suis couchée juste après minuit. A cinq heures il ne faisait déjà plus effet… du moins je pense.

Soudainement elle retrouva un peu de vigueur

- Je vous jure qu’il y avait quelqu’un ici ! Dans le bureau de mon mari ! Je ne l’ai pas inventé. Enfin je sais quand même faire la différence quand on me bouscule et quand je tombe. Regardez, j’en tremble encore ! Mon médecin ne devrait pas tarder de toutes manières…

David n’insista pas et se tourna de nouveau vers l’époux à qui il posa une suite de questions.

- Il n’y a pas d’objets dans mon bureau qui ait plus de valeur que ceux dans le reste de la maison non. Mes dossiers pourraient toujours intéressés dans la mesure où je gère des successions difficiles et des patrimoines plutôt conséquents. Mais je ne prends pas le risque de garder tout ceci sur papier à l’exception de quelques rares documents indispensables mais qui n’ont pas été volés.

Il secoua la tête, incrédule.

- En fait tout est sur mon ordinateur et tout est crypté. C’est plus sécure. Il n’y a que moi qui connaisse le code de décryptage. Et pour encore plus de sécurité, j’éteins toujours mon matériel en quittant mon bureau et j’enclenche l’IA de la domotique en surveillance.



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Maddison DeLuca
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Je venais de me faire remettre gentiment à ma place. J'ai tout de suite pensé à un Positif, en effet, parce que j'en suis entourée, en fait. Pour moi, l'univers est composé de Positifs... Alors pourquoi pas celui-là ? J'ai cligné des paupières en réalisant l'ironie de la chose et je me suis demandée si je ne faisais pas fausse route. En même temps, à force de vous rabâcher que les Positifs sont des criminels, d'une certaine manière - même inconsciente - vous finissez par avoir la même opinion.

"Non, c'est vrai, mais pourquoi un simple hacker viendrait fouiner cette sécurité-là ? Ou alors, c'est un leurre."

J'ai regardé autour de moi à nouveau.

"Qui vit dans cet immeuble ? Vous avez déjà interrogé les voisins ? Est-ce qu'ils ont vu, entendu quelque chose ? Quand un cambrioleur prévoit un coup, il fait des visites préliminaires, il tâte son terrain." J'ai secoué la tête. "On ne vandalise pas une pièce sans raison. Ce hacker, Positif ou non, cherchait quelque chose. Il peut aussi bien viser des appartements voisins pour faire passer quelque chose et déguiser le tout en un cambriolage banal."

Je me suis tournée vers le chef de police.

"Y a-t-il eu d'autres cambriolages, du même genre ou non, depuis Noël ? Ou même avant... J'aimerais vérifier tous les concernés et voir si je trouve un point commun entre les propriétaires ou les plans des appartements visés. Il me faudrait également le Manifeste de cet immeuble avec tous les locataires et propriétaires. Valeurs immobilières, loyers, temps d'habitation... Je voudrais comparer les hausses sur un nombre d'années. Il peut également s'agir d'une arnaque à l'assurance."

Une lumière vive m'a alerté le coin de l'oeil et j'ai tourné la tête pour voir l'écran s'allumer.

"A commencer par les propriétaires d'ici."

Et je me suis dirigée vers l'ordinateur en tendant une main vers le flic pour qu'il me donne une paire de gants s'il en avait. Je suis pas du genre à saloper le travail des autres. En attendant, j'ai jeté un coup d'oeil à David qui interrogeait les victimes.



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David Foster
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Je notais les informations sur mon calepin au fur et à mesure qu'elles m'étaient données. J'inscrivis donc la gêne de Monsieur d'avoir laissé sa femme seule (oui, je l'avais remarquée, c'était mon boulot de voir ce genre de détail, ne l'oubliez pas, et j'étais généralement assez doué pour décrypter les attitudes et les petits regards). Je relevai les yeux sur lui et acquiesçai avant de continuer à noter.

Les réponses de sa femme, en attendant, étaient plus intéressantes. Anxiolytique + somnifère ? Ca ne faisait pas un très bon mélange, si ? Encore que je n'étais pas très sûr, il fallait que je me renseigne. En attendant vu la tête de Madame, elle semblait encore planer...

- Est-ce que je peux me permettre de vous demander si vous prenez souvent de ces médicaments ? Vous serait-il possible de nous fournir les emballages ? Je levai les yeux vers elle et esquissai un sourire compatissant. Je crois que vous venez de vivre quelque chose de particulièrement choquant madame Berglow, et je vous prie de m'excuser, mais je n'ai pas le droit de laisser quoique ce soit au hasard. Ma collègue est en train d'examiner les lieux, elle pourra très vite confirmer qu'il y a bien eu effraction.

Si tant est qu'il y ait réellement eu effraction. Mais pour l'heure, je n'étais sûr de rien. Le moins qu'on puisse dire, c'est que cette histoire de médicaments tombait à pic pour discréditer le seul témoin...

Je reportai mon attention sur son époux qui m'apportait quelques précisions concernant son bureau et ce qui s'y trouvait.

- Vous savez, cette ville est parfois le terrain de jeu de hackers vraiment très très doués. Voire de cyber, mais si j'avais cette idée en tête, je ne l'exprimai pas, m'efforçant d'être prudent. On avait tellement vite fait de tout mettre sur le dos des positifs.Il ne serait pas étonnant que l'un d'entre eux ait réussi à infiltrer votre système de sécurité. C'est d'ailleurs probablement ce qui s'est passé. L'alarme ne s'est même pas déclenchée, n'est-ce pas ?

Les systèmes de sécurité de la ville Haute était ultra-perfectionnés. Un dysfonctionnement aurait été vraiment très très étonnant. Ou du moins, on s'en serait déjà rendu compte.

- Votre ordinateur reste dans votre bureau ? Est-ce qu'il est possible que votre cambrioleur ait eu le temps d'y jeter un oeil ? J'imagine que certaines personnes auraient un intérêt à ce que certains de vos dossiers disparaissent non ? ou même à vous voler certaines informations. Vous travaillez particulièrement sur des cas de Fideicommis, non ? C'est une procédure assez risquée, il faut avoir vraiment confiance en la personne qu'on nomme pour assurer la transmission de l'héritage. Particulièrement lorsque l'héritage est très conséquent.


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Butterfly Effect
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MADDISON
Vivien écoute avec attention la jeune flic et force est de constater que le chef aussi. Ils hochent la tête en cœur à mesure qu’elle formule ses hypothèses.

- Un cambrioleur et un haker, une ou deux personnes, ils sont ou il est certainement venu chercher quelque chose. Reste à savoir quoi… mais là c’est plus mon boulot. Moi je relève les indices, vous, vous les interprétez, dit Vivien en adressant un clin d’œil complice à la jeune femme.

Le chef leva les yeux au ciel et se chargea de répondre au reste des interrogations de Maddison.

- Des agents sont en train d’interroger le voisinage immédiat actuellement et les videos de la rue ont été saisies. L’ensemble sera dispo au poste dès la fin de la journée, directement sur votre bureau, ca vous va ?


C’était pas vraiment une question en fait. Plus une façon de lui faire entendre qu’ils faisaient leur boulot correctement mais que pour le reste, c’était pas lui qui devait résoudre l’affaire, mais bien eux. Bourru l’ours, mais espérons compétent.

Il reprit cependant :
- A priori rien n’a été signalé dans les appartements voisins. On n’a pas eu d’autres cambriolages du même genre depuis celui de noël à Mégalopolis mais il parait qu’il y’en a deux à Chicago. Les enquêtes sont encore en cours mais votre collègue est sans doute plus au courant que moi, vous lui demanderez. Pour le manifeste ca va être long, les gens tiennent à leur discrétion. On va voir ce qu’on peut faire.

Dans le restant de la conversation, avant qu’elle ne s’éloigne vers le bureau, Maddison apprend que les propriétaires actuels sont là depuis 12 ans, quand monsieur a quitté Los Angeles par mutation professionnelle.
Une fois dans la petite pièce adjacente, le flic en charge de relever les indices dans ce lieu lui donne des gants pour qu’elle puisse regarder le PC qui vient de s’allumer. Le geek qui bossait alors sur l’IA s’est aussi approché, tout sourire, curieux.
Rapidement, ils constatent tous les deux que l’Historique des événements a été effacé et le journal de l’OS aussi.
Dans la racine, ils trouvent un dossier professionnel crypté et bloqué par une sécurité.


DAVID
Bien qu’elle soit malmenée par cet interrogatoire impromptu, Madame se montre plutôt conciliante. A la question de David, elle hoche la tête et fournit une prescription pour ses médicaments, signé de son médecin traitant. Le docteur est un résident du quartier, où il a aussi son cabinet. Son numéro d’immatriculation est indiqué sur la prescription il sera facile de vérifier.
Dessus, David remarque donc un traitement matin et soir. Assez costaud typique dépression chronique.

Monsieur répond aussi aux questions même si on sent que la tension de voir autant de flics dans son logement comment à devenir opressante.

- L’Alarme ne s’est pas déclenchée non, c’est le plus surprenant. Si ca avait été le cas, même si sa femme ne l’aurait pas entendu, il y a une alerte informatique envoyé directement aux services de police de la Haute et sur mon HP personnel.

Il ajoute qu’il va faire reprendre le système de sécurité et appeler la W-atch, société gestionnaire de l’IA domotique.

- C’est vraiment scandaleux vu le prix qu’on paye qu’on ne soit même plus en sécurité chez soi !!!

A la question sur son activité professionnelle à domicile, Monsieur Berglow répond que son ordinateur dans le bureau est normalement éteint puisqu’il est sorti hier soir et ne l’a pas rallumé depuis.

- Plein de gens peuvent être intéressés par mes dossiers. Il y a des testaments dedans, certains ne sont pas encore délivrés et d’autres concernent des successions difficiles. L’espionnage n’est pas rare dans mon milieu. Fideicommi oui mais c’est mon employeur qui est désigné, je ne suis que l’exécutant. Je suis particulièrement doué dans mon boulot, on me file les cas les plus difficiles.




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Maddison DeLuca
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J'ai acquiescé à tout ce que disait le chef de police. J'ai souvent entendu dire que la police glandait pas mal, mais en étant de l'autre côté de la barrière, je pouvais me rassurer sur mon égo : ils bossaient. J'ai souri, mais quelque part... J'ai réalisé que je n'avais rien à faire, finalement ! Ils avaient déjà tout fait, réunissaient tout un dossier à déposer sur mon bureau pour que je fasse marcher ma tête. Je suis une fille d'action, si j'ai pas une petite course poursuite par jour, je suis triste.

"Merci, Monsieur."

D'un salut de tête militaire machinal, je l'ai remercié avant de m'éloigner. A force de voir Elvis et Evan travailler et communiquer, j'ai commencé à bien saisir ces histoires de réseau et de cryptage. Je ne dis pas que j'aurais été capable de décoder un message ou de déverrouiller une sécurité, mais j'avais des connaissances. Alors que je fouillais l'ordinateur, le Geek m'a rejointe et je lui ai laissé la place avec un sourire, j'ai bien vu qu'il en mourrait d'envie de tripoter cette machine. Pendant ce temps, j'ai vérifié le bureau, la connexion de l'ordinateur, s'il y avait un rond sans poussière où il aurait pu manquer quelque chose.

Le fait que l'ordinateur soit "comme neuf" m'a fait froncer les sourcils. Aucun ordinateur n'est aussi vierge dans un appartement pareil et je commençais à comprendre où je devais chercher. Malheureusement, ici, je ne peux pas faire avec Elvis, mais je devais surtout apprendre à faire sans lui. Tout court, et travailler avec les moyens à ma disposition. Alors, j'ai posé une main sur l'épaule du Geek.

"Ne faites rien."

Je me suis redressée et éloignée pour me rapprocher du couple et de mon collègue, sans retirer mes gants. J'ai froncé les sourcils et j'ai demandé à l'homme - sûrement plus enclin à utiliser ce matériel.

"Vous avez formaté votre ordinateur, récemment ? Si oui, vous possédez une sauvegarde quelque part ? Il y a un dossier crypté qui reste. Vous pourriez venir une seconde ?"



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David Foster
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Je remerciai Madame Berglow pour sa coopération et tendis la main pour prendre l'ordonnance qu'elle me tendait. Celle-ci comportait le détail des médicaments qui lui avait été prescrits ainsi que le numéro de son docteur. Quand j'aurai un moment, je prendrai le temps de le contacter afin d'en savoir un peu plus sur ce traitement. J'hésitai quelques secondes à demander à la femme si elle n'avait rien pris d'autre, des substances qui ne figureraient pas sur ce papier, par exemple. Mais elle me semblait très secouée, trop pour m'avoir menti. Et je faisais confiance à mon "détecteur de mensonge intégré".

Je reportai mon attention sur le mari alors qu'il reprenait la parole.

- Si l'alarme n'a pas sonné, c'est qu'elle a été désactivée. Et si ce n'est pas par vous, alors c'est que le cambrioleur était un hacker particulièrement doué. J'ai bien peur que la société qui vous a équipé n'y soit pour rien Monsieur Berglow. Malheureusement, on a beau perfectionner toujours plus les systèmes d'alarme comme celui-ci, les hacker se forment en conséquence.

Je notai dans mon carnet les réponses que monsieur Berglow m'apportaient.

- J'aimerai avoir une copie de vos dossiers, ou au moins jeter un oeil aux plus récents, à ceux en cours. Si le cambrioleur s'intéressait au contenu de votre ordinateur, nous trouverons peut-être une piste dans vos dossiers.

Sur quoi ma nouvelle collègue débarqua en trombe dans la cuisine. Même pas un bonjour, rien. Efficace, directe, mais pas hyper polie manifestement.

- Monsieur et madame Berglow, voici le lieutenant DeLuca, ma collègue.

Je reportai mon attention sur le couple, les questions de ma collègue en ayant amené une autre.

- Madame Berglow, savez-vous combien de temps le cambrioleur est resté ici ? Êtes-vous en mesure de me donner une estimation ?


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Butterfly Effect
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MADDISON
Dès qu’elle lui pose une main sur l’épaule, le geek suspend son geste. Il hoche la tête en signe d’assentiment et repose doucement le clavier avec ses mains gantées. Il se tourne alors vers l’agent à leur côté :

- Vous pourrez m’emballer ca dès qu’elle aura fini avec ? dit-il en désignant Maddison. J’y jetterai un œil au bureau, j’aurais plus de matériel… dès que j’en sais plus sur notre petit hacker malin je vous donne les infos, ca vous va ?

Maddison acquiesce mais veut d’abord s’assurer que ce n’est pas l’œuvre du propriétaire des lieux. D’un pas décidé elle retourne à la vaste cuisine et l’interroge sans même se présenter. Mr Berglow semble un peu déstabilisé par cette abordage à la hussarde mais toujours de bonne volonté, il répond.

- Non je n’ai rien formaté. Je veille à ce que mon interface reste « propre » parce que c’est mon outil de travail mais je n’ai aucune raison d’effacer quoi que ce soit…

Tandis qu’il suit la jeune femme après que David ait fait les présentations qui s’imposaient, il poursuit

- J’ai une sauvegarde de tous mes dossiers et fichiers professionnels sur le serveur de ma boîte. Je ne peux pas prendre le risque de tout perdre par maladresse. La synchronisation est automatique quand je ferme le dossier.

Le propriétaire regarde alors l’écran qu’on lui montre et hoche la tête.

- Oui c’est mon dossier de travail. Il est crypté à cause des informations confidentielles qu’il contient. Il n’y a que moi qui peux l’ouvrir, je suis le seul à connaître le code. Moi et mon boss bien sur… s’il devait m’arriver quelque chose…

Il hausse les épaules et frissonne à cette perspective.



DAVID
Avant l’arrivée impromptue de Maddison, le propriétaire répond aux questions de David.

- Hélas je ne peux pas vous donner une copie de mes fichiers. Si vous les voulez, il faudra demander directement à mon patron. J’imagine que ca pourra se faire si les conditions sont réunies mais… nous traitons des dossiers sensibles.

Alors qu’il suit Maddison après son entrée, David se tourne de nouveau vers l’épouse qui est restée dans la cuisine, sonnée devant son thé qui refroidit.
Sa question semble la plonger dans une profonde réflexion et elle finit par secouer la tête.

- Non… je ne sais pas… vraiment…


Elle porte une main tremblante à sa tempe avant de reprendre

- Je suis presque sure qu’il n’y avait personne quand je suis rentrée vers les 1h. Je dois passer devant le bureau pour aller me coucher et j’ai du rentrer le code l’alarme quand je suis entrée dans la maison. Elle fonctionnait. Le voleur est forcément venu après. Il me faut toujours beaucoup de temps pour me préparer au coucher et pour m’endormir… une bonne heure…. C’est tout ce que je peux vous dire…


Elle a l’air sincèrement désolée de ne pas être plus précise.



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Maddison DeLuca
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Je suis pas une fille impolie, je suis même réputée pour mon bon caractère jovial et avenant. J'admets, cependant, qu'il peut m'arriver d'être un peu... Brute de décoffrage. Comme ce jour-là. Je ne me suis pas appesantie sur les présentations, je suis flic, pas assistante sociale. J'ai une affaire à régler. Le moins que l'on puisse dire, c'est que pour un mec méticuleux, il se posait là... Je connaissais pas un gars avec un ordi si clean, ou alors, c'était pas des vrais geeks. Un peu comme acheter une bête de course pour faire du traitement de texte... J'ai désigné l'écran, gardant le geekomètre à mes côtés.

"Qui est votre boss ?" J'entendais son nom précisément, bien sûr. "Êtes-vous certain qu'il n'a donné la clé de cryptage à qui que ce soit ? Monsieur Berglow, pourriez-vous nous dire ce que contiennent ces fichiers ? S'ils sont assez importants pour fournir un mobile au cambrioleur, nous devons en connaître le contenu. Est-ce que ça vous dérangerait de nous montrer ?"



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David Foster
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Je relevai les yeux sur Monsieur Berglow et haussai les épaules.

- Très bien, je demanderai à votre patron dans ce cas.

L'ennui, c'est que nous étions là face à une simple histoire de cambriolage. Je n'étais pas certain que nous puissions avoir accès à ces dossiers aussi facilement que ça. S'il s'était agit d'un meurtre, alors là, oui, je n'aurais eu aucun mal à obtenir un mandat. Mais un cambriolage ? Ou ce qui s'apparentait de plus en plus à un vol d'informations ? Cela dit, ça ne coutait rien de demander, n'est-ce pas ?

Je le laissai suivre le lieutenant DeLuca et restai encore un peu avec Madame Berglow, le temps d'avoir sa réponse à ma dernière question.

- Ce qui fait que vous avez dû vous endormir vers les 2h, c'est ça ? Et c'est vers 5h que vous avez été réveillée...

Ce qui laissait un creux de trois heures. Trois longues heures durant lesquelles le cambrioleur aurait largement eu le temps de vider l'ordinateur de Monsieur Berglow ou de copier le ficher crypté ou n'importe quoi en fait. Trois heures, c'était long. Si tant est qu'il soit arrivé rapidement après que madame Berglow se soit endormie. Mais ça, pour l'instant, on ne le savait pas encore.

Il fallait que j'obtienne les informations concernant le système d'alarme. Peut-être que le lieutenant DeLuca avait déjà la réponse à la question que je me posais, là, tout de suite, maintenant ?

- Je vous remercie Madame Berglow. Il est probable que je revienne vers vous si j'avais besoin d'autres informations, mais pour le moment, je vais vous laisser... vous reposer.

Et vu sa tête, ça ne serait pas du luxe. Enfin, le manque de sommeil et le stress n'étaient certainement pas les seuls responsables de la mine affreuse qu'elle avait... Mais comme je venais de le dire, je la laissai pour aller rejoindre son mari et ma collègue dans le bureau au moment où elle lui posait sensiblement le même genre de question que celle qui m'avait valu un "appelez mon patron". Mais qui sait, peut-être qu'elle arriverait à obtenir une réponse plus satisfaisante que moi ? Après tout, elle était plutôt jolie. C'était assez hallucinant comme les langues pouvaient parfois se délier face à un joli minois...

- Et évidemment, votre ordinateur ne sort pas de son emballage, n'est-ce pas ?

Simple question, pour la forme. Mais reconnaissez que si effectivement l'ordinateur était neuf, ça répondrait au moins à la question du grand nettoyage.

- C'est peut-être le cambrioleur qui a fait le ménage. Reste à savoir s'il en a eu le temps et surtout pour quelle raison. Je me tournai vers ma collègue avant de m'adresser à elle. On sait que Madame Berglow a été réveillée aux alentours de 5h. On a un moyen de savoir à quelle heure l'alarme a été désactivée ? Si elle a été désactivée...


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Butterfly Effect
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Dès que Mme Berglox a répondu à David, à savoir que les horaires qu’il lui présentait correspondaient bien à son estimation, les deux enquêteurs se retrouvent donc dans le bureau en compagnie du propriétaire des lieux qui, bien que compliant, a un peu de mal à se mettre les idées à l’endroit. Il répond d’abord à Maddison qui a déjà eu l’occasion de voir par elle-même l’ordinateur, le geek de l’équipe technique a proximité.

- Mon boss s’appelle Johan Pirlitt. Nous avons peu de contacts, nous nous voyons qu’une fois par mois pour faire le point sur les dossiers en cours uniquement. A cette occasion il me confie aussi ceux qu’il veut me voir gérer. Je ne sais pas s’il a donné la clé de cryptage à qui que ce soit. En fait, chaque employé comme moi en a une différente par mesure de sécurité.
Ces fichiers contiennent les documents officiels de la gestion des héritages : relevés bancaires et du patrimoine, identité des héritiers, identités des intermédiaires, testaments, etc. Il pourrait intéresser n’importe qui qui voudrait voler mes clients ou faire des faux… je ne sais pas exactement, je ne me suis jamais posé la question à vrai dire.


Il croisa les bras sur sa poitrine, gêné de devoir accorder son premier refus à l’enquêtrice.

- Comme je l’ai dit à votre collègue, je ne peux pas vous donner accès à ces dossiers sans l’autorisation de Mr Pirlitt. C’est lui qui doit prendre cette décision, pas moi.

L’homme se tourne alors vers David pour répondre à ses questions à lui.

- Non, mon ordinateur n’est pas neuf. Il n’est pas vieux non plus mais il ne sort pas de l’emballage.

Lorsque l’agent Foster émet des hypothèses en revanche, c’est le geek policier qui grommelle et intervient. Il semble réfléchir à voix haute lui aussi.

- Oui c’est fort probable que le voleur ait fait le ménage, dit-il en se tournant vers Maddison. Comme vous l’avez dit tout à l’heure, les hacker ou les cyber laissent toujours une signature, des traces. S’ils font le ménage avant de partir, c’est plus difficile de les retrouver. Sauf que justement… la plupart ne s’embête pas à le faire… en soi, c’est donc déjà une signature.

Le geek soupire et ouvre grands les yeux.

- Faut vraiment que j’observe ce PC de plus près mais pas ici.

Puis il se tourne vers David.

- L’alarme ? Attendez…

Le jeune homme disparait dans la pièce adjacente puis passe de longues minutes sur son propre matériel directement branché à la domotique de la maison. Finalement il revient vers le groupe, triomphant.

- On dirait que le loop a été installé à 4h42. J’ai fait un ghost du système et je vais l’étudier un peu plus précisément pour confirmer.



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David Foster
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Donc l'ordinateur n'était pas vieux, mais pas suffisamment neuf pour justifier le fait qu'il semble tout juste sorti d'un formatage. Oui, bon, ok, la question n'avait pas été tellement utile en soi, mais ça faisait toujours ça de plus qu'on savait non ? Et puis, mine de rien, ça nous permettait d'exclure quelques hypothèses et de se concentrer sur d'autres.

L'expert en informatique s'était mis à réfléchir tout haut. Manifestement, mon hypothèse lui donnait matière à penser.

- Et ça pourrait nous permettre de remonter au Hacker en question ?

Je crois l'avoir déjà dit plus d'une fois, la technologie, c'était pas mon rayon. Je n'y connaissais que ce qu'un utilisateur lambda savait. Le reste, je laissais ça à Betty. Elle était douée, elle savait faire parler les machines comme personne, j'en étais sûr.

- Il faudrait qu'on recoupe ça avec les cambriolages qui ont eu lieu à Chicago, qu'on voit s'il y a des éléments comme celui-ci qui sont communs... Quand vous aurez réussi à faire cracher tous ses secrets à cet ordinateur, vous pourrez m'envoyer vos conclusions ?

Il fallait que je demande à Betty de se pencher un peu plus sur les précédents cambriolages. Elle arriverait certainement à mettre la main sur les rapports, pour voir s'il y avait aussi des histoires bizarres avec des ordinateurs. Je sortis mon HP de ma poche pour lui envoyer un message pour lui demander de commencer à creuser de son côté. Elle m'aimait bien, elle le ferait certainement sans broncher. Et sinon, une invitation à dîner ferait sûrement l'affaire, encore une fois.

L'expert nous laissa alors seuls dans le bureau. Quelque chose me disait que ma dernière question concernant l'alarme venait de lui donner une idée. Je jetai un regard au lieutenant DeLuca, ne sachant trop quoi dire. Je préférai attendre qu'on soit de retour au bureau pour faire le point sur les informations qu'on avait recueillies, l'un et l'autre. A tête reposée, au calme, dans un endroit exempt de toutes oreilles "trainardes", c'était toujours mieux. Je laissai le silence s'installer quelques minutes et finis par me racler la gorge avant de me lancer.

- C'est votre premier enquête depuis que vous êtes lieutenant ?

Oui, je reconnais, y'a mieux comme sujet de discussion pour faire passer le temps, mais c'était tout ce dont j'étais capable à l'heure actuelle. Heureusement, l'expert revint, m'évitant d'avoir à chercher autre chose.

- Ce qui veut dire qu'il est resté au moins 20 minutes, approximativement. C'est suffisant pour formater un ordinateur ?


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Maddison DeLuca
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J'ai regardé l'homme en fronçant légèrement les sourcils.

"Nous allons avoir besoin d'accéder à ces données. Il y a quelque chose, là-dedans, que le cambrioleur voulait et qu'il a peut-être déjà. Notre expert va devoir embarquer votre matériel et nous contacterons votre patron."

S'il refusait, ça équivaudrait à une obstruction à l'enquête et éveillerait donc les soupçons. Si une seule personne avait accès à ces codes, alors la liste des suspects se réduisaient considérablement elle aussi. Moi, ce que j'en dis, c'est que je connais peu d'employés qui voit leur boss si peu, à moins d'appartenir à une multinationale et d'être un gratte papier, mais dans ce cas-là, on ne le voit jamais. Lui, il avait des contacts avec. Pourquoi si peu ?

"C'est quoi un 'employé comme vous' ? Vous êtes plusieurs à posséder ces données sur votre ordinateur ? Et si je comprends bien, vous avez une clé différente chacun ? Ce qui veut dire que vous n'avez pas accès à l'ordinateur d'un de vos collègues, c'est ça ?"

Plus que le cyber, ça puait la fraude. J'ai laissé notre expert se renseigner et j'ai relevé les yeux sur David. Je ne sais pas qui était le plus nerveux sur cette journée. Lui, ou moi. J'ai acquiescé doucement.

"Oui, en effet."

Quand l'expert est revenu, j'ai réfléchi et j'ai secoué la tête.

"De nos jours, on peut formater une machine en l'espace de quinze minutes, mais il aurait fallu le temps de recopier les données. Un formatage aurait remis à zéro le système. La seule possibilité pour que les données aient été recopiées pour donner l'impression que l'ordinateur a simplement été nettoyé, aurait été de connaître la clé pour les copier sur un disque de stockage externe, puis, de les remettre. Toute l'opération aurait pris plus de 20 minutes. Quoiqu'il en soit, ça ne fait pas sens. Pourquoi formater un ordinateur et ne laisser que ce qui est intéressant ? Je pense que c'est autre chose. Nous en saurons plus après les analyses du Bureau."

David les avait questionné et j'envisageais de croiser nos informations, mais pas ici. Aussi, j'ai pris une de mes cartes et l'ai donnée au couple.

"Si vous vous souvenez de quoi que ce soit, contactez-nous."



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Butterfly Effect
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Mr Berglow répond aux questions de Maddison mais n’a pas grand-chose de plus à lui apprendre. Il n’est pas responsable de la sécurité de son entreprise, sécurité de nos jours qui relève de spécialistes souvent.

- Nous sommes plusieurs à exercer la même profession mais peu nombreux pour que notre compagnie puisse assurer ses clients de la confiance en ses collaborateurs. Nous traitons chacun des dossiers différents auxquels les autres n’ont pas accès. Seul mon patron en a des copies en cas de souci. De même, nous possédons chacun notre clé de cryptage qui nous est propre. Donner mes dossiers ou mon ordinateur à un de mes collègues ne servirait à rien. Sans la clé de cryptage il ne pourrait pas les lire.

La journée passe avec les interrogatoires des voisins, les recoupements des informations et diverses autres pistes rapidement explorées, rapidement abandonnées.
Toutefois la police de Megalopolis sait se montrer efficace quand il s’agit de défendre les droits des bons citoyens de la ville haute et 48h après les faits, les deux agents disposent de l’ensemble des informations concernant cette affaire dans leur QG.

- Concernant l’effraction : Le système de surveillance a été piraté de l’extérieur par un hacker ou un cyber en utilisant un système wireless (pas de connexion directe trouvée). Les ouvertures ont été forcées par les pennes ce qui a permis l’entrée du ou des cambrioleurs.

- Rien n’a été volé de valeur (confirmation après état des lieux avec la liste de la compagnie d’assurance)

- Les autres vols de Chicago présentent des similitudes : neutralisation des systèmes de sécurité à distance, rien de valeur volé, les ordinateurs des victimes ont tous été « visités » mais rien ne manquait non plus.


Rapport du service informatique.

Le hacker a créé son propre réseau wifi ce qui lui a permis d’accéder à la sécurité du bâtiment en créant une interface virtuelle personnelle trompeuse. Le système l’a identifiait comme faisant partie de son protocole informatique.
L’ordinateur Berglow a été nettoyé mais pas en profondeur. Après étude approfondie, nous confirmons que le hacker savait ce qu’il cherchait et s’intéressait aux fichiers cryptés. Ces derniers ne pouvaient pas être piraté sans possession de la clé de cryptage en revanche, ils ont été purement et simplement « copiés » sur le serveur virtuel via la connexion Wifi créé par le hacker.
Actuellement, nous ne savons pas comment le hacker a procédé pour créer ce réseau wifi parallèle sans être intercepté par les relais de la ville Haute (gps, HP, internet, etc). Il faudrait pour cela qu’il ait installé lui-même ses propres relais personnels et qu’ils soient mobiles pour qu’il n’y en ait plus aucune trace lors de l’investigation policière.
En conclusion, nous pouvons affirmer que le ou les cambrioleurs sont actuellement en possession des fichiers cryptés de la victime mais nous ne pouvons confirmer qu’ils aient été déverrouillés et/ou lus.
Suite à la lecture des rapports fournis par la police de Chicago nous sommes en mesure d’affirmer que la méthode employée est similaire dans toutes les affaires.


- Le rapport du cambriolage de Noël indique que l’IA a aussi été hackée mais contrairement à cette affaire, il n’y a aucune trace de l’utilisation de matériel électronique ou informatique. L’IA a été trompée avec de fausses informations insérées dans sa BDD. Le procédé n’est pas le même, a priori le hacker non plus. De plus les lieux, bien que rien n’ait été volé, avaient été vandalisés. L’interface informatique du couple de victime n’a pas été touchée non plus.

- L’interrogatoire des voisins ne donne rien. A cette heure, ils n’ont rien vu ni rien entendu. La plupart n’ont été informés de ce qu’il s’est passé que lorsque la police est arrivée sur place. Le ou les cambrioleurs sont restés discrets. Ils n’ont pas vu non plus de personnes suspectes dans les jours précédents tourner dans le secteur. Les documents propres à l’immeuble fourni par les assurances de tous les locataires et propriétaires ne donnent rien d’anormal.

- La société qui emploie Mr Berglow refuse de communiquer les dossiers en cours lié à son travail, en revanche elle fait passer par l’intermédiaire de son avocat ses intentions de travailler conjointement avec la police et promet d’étudier toutes questions précises qui lui sera adressée afin d’y apporter une réponse adaptée le cas échéant.

Sur le bureau alloué à Maddison et à David, une holo-clé regroupant les videos des IA et cam du secteur a été déposé. La plage horaire est assez large et va de huit heures du soir à huit heures le lendemain matin, heure d’arrivée de la police.

[HJ : si j'ai oublié des trucs, rappelez les moi]


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David Foster
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- Je n'en ai pas la moindre idée...

C'était la seule réponse que je pouvais apporter à la question du Lieutenant DeLuca. En effet, quel intérêt d'effacer le contenu d'un ordinateur excepté ce qui est intéressant, justement. Sauf que cette réponse ne correspondait pas à ce que je pensais. Je jetai un regard à monsieur Berglow et à sa femme. L'endroit n'était peut-être pas le plus approprié. Je ferai part de mes soupçons à ma collègue plus tard, lorsque nous serions seuls.

Et cela arriva finalement. Je refermai la porte du bureau qu'on nous avait attribué après que le lieutenant DeLuca soit entrée à l'intérieur.

- J'ai repensé à votre question.

Enfin, non, j'y pensais dès le début, dès que monsieur Berglow avait insisté sur le fait que ses dossiers étaient cryptés et qu'ils n'étaient que 2 à connaître la clef. J'y pensais depuis que Maddison avait expliqué qu'il aurait été impossible de copier le fichier sans cette fameuse clef.

- A propos de l'intérêt de laisser uniquement ce fichier sur l'ordinateur. Et si c'était pour attirer notre attention dessus ? J'ai remarqué que Monsieur Berglow était très frileux à l'idée de nous laisser y accéder. Il m'avait déjà refusé l'accès avant que vous ne le lui demandiez. Il vous l'a refusé à nouveau. Son patron nous le refuse également. Pourquoi ?

J'enfonçai les mains dans mes poches et fis quelques pas dans le bureau, me rapprochant de la fenêtre, tout en continuant à réfléchir.

- Je veux bien croire que ces fichiers contiennent des informations sensibles. Mais nous ne sommes pas n'importe qui. Je me détournai de la fenêtre pour observer Maddison alors que je reprenais la parole. Et si ce "cambrioleur" avait laissé uniquement ces fichiers pour attirer notre attention dessus ?

Et si ça n'était pas moi, tout simplement qui faisait fausse route ? J'avais la sensation que quelque chose n'allait pas. Je m'emparai du dossier contenant les informations qu'on avait rassemblées à notre intention et le feuilletai à nouveau. J'avais dû passer à côté de quelque chose.

- Le fichier a été copié. Je croyais qu'il fallait connaitre la clef pour ça ? Un bon Hacker pourrait réussir à la trouver ? Ou un cyber ? Je tournai une page. Quel est le lien entre toutes ces affaires ? En dehors de la méthode. Il doit bien y avoir un point commune entre toutes les victimes... Est-ce qu'on sait dans quel domaine elles travaillaient ?

Je n'arrivais pas à trouver l'information dans le dossier que j'avais entre les mains.


[HJ : désolé, je suis pas hyper satisfait de ce que j'ai écrit, mais j'arrive pas à faire mieux]


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Maddison DeLuca
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C'était la première fois que je mettais le nez dans une véritable enquête d'investigation. Mise de côté Silopi, en tout cas. Aussi, avec ce dossier dans les mains, j'avais juste l'impression d'être submergée et de ne pas savoir par quoi commencer. Quoi qu'il en soit, comme David, les "victimes" et le boss me paraissaient un peu étranges, pour ne pas dire suspects. Mais quand il m'a présenté sa théorie, j'ai buggé. Ce n'était vraiment pas idiot. J'ai cligné des paupières en acquiesçant.

"Pas impossible, en effet." J'ai froncé les sourcils. "Après tout, ce ne serait pas la première fois qu'un vengeur masqué sévit." J'ai inspiré profondément. "On a besoin de savoir ce qu'il y a dans cet ordinateur. De là où je me tiens, il y a une obstruction à la justice. Il nous faut une raison valable pour réclamer au juge un mandat de perquisition sur les fichiers." Et puis, j'ai haussé les épaules. "Techniquement, on peut virtuellement copier des informations d'un disque à l'autre, ça ne veut pas dire qu'il les a lues, effectivement. Il a pu juste faire une sauvegarde, pour faire chanter quelqu'un, peut-être ?"

Je me suis mise à feuilleter le dossier, mais comme David, je ne trouvais rien sur les victimes de Chicago. Juste les corrélations, mais ce n'était pas suffisant pour nous.

"Le FBI a transmis ses infos déjà ou pas ?"



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Sky Cervantes
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[HJ : petite précision.... le voleur n'a pas laissé QUE le fichier crypté. En fait il a effacé ses traces uniquement. En gros, vous ne pouvez pas savoir quels "chemins" il a utilisé, s'il a visité le PC, circulé sur le net, etc. Il n'a rien touché au reste. Il a juste effacé l'historique du PC. Un peu comme quand vous effacez votre historique de navigation... ca touche pas au PC en lui-même et ce qu'il contient.]






She's from a different world
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Butterfly Effect
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Alors que David se pose la question du point commun entre toutes les victimes, les deux enquêteurs se plongent dans les dossiers envoyés par les collègues de Chicago, délaissant momentanément holo-clé et fichiers Megapolitains.
Aucune victime ne se connaissait. Leur entourage ne mentionne pas de connaissances communes ou si ce n’est fortuit. Elles n’exerçaient pas non plus la même profession ni ne travaillaient dans les mêmes domaines mais finalement, après s’être usé les yeux sur les comptes-rendus, ils en arrivèrent à deux conclusions de taille : Toutes exerçaient un métier où s’échangeaient des données confidentielles et toutes les stockaient essentiellement sur informatique avec une sécurité accrue. Elles étaient grassement rémunérés pour leur activité ce qui leur permettait d’avoir un train de vie plutôt confortable : ici un avocat criminel de Chigaco, là un spécialiste des fusion-acquisition de grandes industries, ou encore un PDG d’une vaste entreprise d’import-export.
Leurs données avaient été volées par copier-coller et non crackées selon les rapports d’investigation.
Chaque expert informatique avait d’ailleurs précisé que la sécurité des clés de cryptage était trop complexe pour qu’un hacker, même doué, puisse les ouvrir en si peu de temps et qu’à moins d’être un cyber-yu ou d’avoir plusieurs mois devant soi, l’entreprise était quasi impossible (ce qui, certes, restait bien sur une éventualité)
Chacune des victimes payaient une fortune pour protéger ces données et la prestation était à la hauteur de leur financement.
S’il y a eu chantage, les victimes n’en ont pas parlé à la police à ce jour mais l’auraient-elles fait ? Se pourrait-il aussi, comme l’a souligné Maddison, que le voleur soit un « vengeur masqué », auquel cas, qu’a-t-il ou que va-t-il faire de ces données ?
En tous cas, ils avaient leur hiérarchie avec eux et s’ils avaient besoin de presser quelques citrons, leur boss semblait plutôt prêt à mettre les mains dans le cambouis avec eux.


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David Foster
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L'idée de DeLuca n'était pas mauvaise. Copier les fichiers pour fait chanter quelqu'un ? Ouais, c'était parfaitement plausible. Surtout sachant en quoi consistait le travail de Berglow et ce que ces fichiers pouvaient contenir.

- Oui, je crois qu'on les a. Attendez...

Je feuilletai rapidement les différentes pages que contenait le dossier qu'on nous avait remis et que je tenais toujours à la main. Lorsque je trouvai enfin les quelques pages avec l'entête du FBI, je les étalai sur le bureau, face à Maddison, pour qu'elle puisse les regarder. Et je me plaçai derrière elle, un peu sur le côté, pour pouvoir lire en même temps.

- Bon sang, en dehors du fait qu'ils stockaient leurs données sur un ordinateur et qu'elles étaient protégées par une clef cryptée introuvable, ils n'ont strictement rien en commun !

Je me passai une main dans les cheveux, à la limite entre la frustration et l'agacement. Ils ne travaillaient pas dans le même domaine, ne se connaissaient pas, n'avaient même pas de connaissances en commun, pour ce qu'on en savait. Mais peut-être ne le savaient-ils pas eux-mêmes ?

- Attendez une minute... Je me penchai par-dessus l'épaule de Maddison pour pointer du doigt les quelques lignes qui avaient attiré mon attention. Un avocat, un spécialiste en fusion d'entreprises, un PDG d'une entreprise d'import-export... Ils n'ont rien en commun, si ce n'est que les dossiers sur lesquels ils travaillaient étaient confidentiels... Je tournai la tête vers elle, pour voir si elle en venait à se poser les mêmes questions que moi. Et s'il était là le lien ? Ils travaillent peut-être tous pour la même personne sans le savoir ?

Je tapai du plat de la main sur le bureau et me redressai vivement.

- Il faut qu'on obtienne la liste de leurs clients.

Je sortis mon HP de ma poche et composai le numéro du patron de Mr Berglow. Il fallait bien commencer par quelqu'un !


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Maddison DeLuca
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J'ai placé les dossiers devant moi. Chaque "victime", afin de mieux les voir et pouvoir les détailler. Techniquement, l'investigation était le propre des Sliders à l'Underground. Et je n'avais pas fait mon choix de carrière pour rien, je ne m'étais pas dit un matin "Tiens, la police, c'est cool". J'avais des prédispositions pour tout ça. Qui plus est, à force de faire face aux injustices du monde, on finit par en revenir toujours à la même chose...

J'ai froncé les sourcils et tiré une holo-tablette à moi pour faire des recherches, pendant que David couvrait un autre terrain.

"Je me demande si toutes ces entreprises ne sont pas des filiales de la Waleman ou liées à eux."

Je reconnais que c'était un peu facile, mais la Waleman était une multinationale, il n'y avait rien d'incohérent dans l'hypothèse. Qui plus est... Liberation, l'Underground... Qui d'autre en avait après eux ?



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Butterfly Effect
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A priori, et bien que Maddison s’y use les yeux, elle ne trouve pas plus de liens entre les victimes que ceux que David a déjà pointés du doigt. La Waleman étant une pieuvre il est possible que certains aient ce point commun mais rien d’assez évident pour qu’elle puisse en tirer des conclusions.
Les deux agents tombent d’accord sur le fait qu’ils leur faut examiner de plus près les dossiers volés mais il va leur falloir passer par la voie juridique pour obtenir une injonction, ce qui ne sera pas immédiat.

L’enquête commence déjà à piétiner et les deux agents supposent avec justesse que les indices ne vont pas se révéler à eux pour qu’ils bouclent l’affaire en 24 heures.
C’est seulement après les deux bonnes nuits de sommeil que les premiers rapports des experts atterrirent sur leurs bureaux.

- Pas d’empreintes, ni de cheveux, d’ongles ou quoi que ce soit sur la scène de vol.
- Pas de traces de sang ou de lutte
- Utilisation d’outils professionnels pour fracturer les doubles portes. Le genre qu’on peut se procurer à peu près partout au marché noir mais qui atteste que le suspect était un connaisseur.
- Rien n’indique qu’ils aient pu être deux. Le voleur devait être seul.
- Toujours pas d’accès aux fichiers confidentiels mais c’est en cours

Enfin le plus intéressant fini par arriver. Le rapport des services de video surveillance de la société de sécurité.

« Une image floue apparait sur l’image prise par la video surveillance d’un voisin. Il est actuellement impossible de distinguer un visage mais nous pouvons confirmer qu’au vu de la carrure il s’agit certainement d’un homme, habillé de noir avec un bonnet mais qui n’a pas dissimulé son visage pour autant, portant des gants et qui était seul.
Cette prise laisse supposer que les autres caméras du secteur n’ont pas été déconnectées et qu’elles ont pu prendre le même homme sous un autre angle ».


L’ensemble des videos du secteur a bien été transmis aux enquêteurs dès le début de l’enquête sous la forme d’une holo-clé. Il y en a pour des heures de visionnage par contre…
Tandis que Maddison et David prennent connaissance des dernières nouvelles, ils reçoivent un coup de téléphone du service informatique. Geek-man, au bout du fil, a l’air tout joyeux.

- Vous ne devinerez jamais ! Avec les collègues de Chicago on a mis une alerte wired sur les fichiers. Ce matin vers huit heures, une fraction du dossier volé à l’entrepreneur de Chicago est apparu sur le BlackCloud. Le message qui l’accompagne précise que le fichier est crypté mais qu’il contient des informations importantes et que si un hacker le veut pour les cracker, la totalité est en vente pour dix milles dollars !


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David Foster
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Nous ne parvînmes pas à avancer plus que ça ce jour-là. Le lendemain ne nous apporta aucune réponse non plus. Lorsque je revins dans la bureau qu'on nous avais alloué au matin du 3ème jour de l'enquête, les rapports que nous attendions étaient enfin arrivés.

J'avais apporté deux cafés, un pour moi et l'autre pour le lieutenant DeLuca. Ne sachant pas comment elle aimait son café, j'étais resté sur un café noir, rien de plus classique. J'avais également pris quelques beignets dans une pâtisserie du coin. La boite attendait sur le bureau nous daignons lui prêter attention. J'étais arrivé avant DeLuca mais il y avait fort à parier qu'elle ne tarderait pas.

Au vu des éléments qu'on nous avait communiqués dans le rapport, le cambriolage avait été fait par quelqu'un qui savait précisément ce qu'il faisait. Pas la moindre trace susceptible de nous fournir un ADN, utilisation d'outils pour entrer. Indubitablement, ce n'était pas un novice.

Je relevai les yeux alors que le lieutenant DeLuca entrait dans la pièce.

- Bonjour.

Je savais bien qu'elle n'était pas loin.

- On a du nouveau. Je venais de me plonger dans le rapport du système de surveillance vidéo. Venez voir ça.

Je lui fis un signe pour l'inviter à se rapprocher de mon holo-écran sur lequel j'avais affiché le rapport en question. Je patientai quelques minutes, le temps de la laisser prendre connaissance des infos et pris l'holo-clef qu'on nous avait laissée.

- Vous en pensez quoi ? on se partage les images ?

Il y avait des heures de vidéo sur cette clef, on n'était pas trop de deux si vous voulez mon avis. C'est alors que le téléphone sonna. J'appuyai sur le bouton pour décrocher et mettre le haut-parleur pour que DeLuca puisse entendre aussi.

- On a moyen de remonter jusqu'au vendeur ?


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Maddison DeLuca
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C'est que le voyage de la Basse à la Haute, tous les jours, c'était pénible et ça me fatiguait. Qui plus est, tout ça manquait d'action. Pendant six mois, je n'avais pas cessé de bouger, de me battre, mes muscles étaient perpétuellement en alerte. Mais depuis mon retour... Plus rien. Je m'ennuyais, presque, pour ainsi dire. Je n'avais surtout pas l'habitude de faire autant fonctionner mon cerveau et moins mes jambes. Quand je suis entrée dans le bureau, je lui ai souri et j'ai posé mon sac à dos et ma veste sur ma chaise en m'excusant.

"Des bouchons sur l'Interstate."

Un doux mensonge pour cacher que mon réveil n'avait pas sonné, j'étais toujours en horaires de nuit dans ma corps. 6h, c'était l'heure où je me couchais, normalement, pas celle où je me levais. De fait, j'avais les yeux en fentes et rien qu'à l'idée de me taper des heures de visionnage, j'allais avoir besoin d'un café corsé. Ou deux... Voire même plein.

Une manière de remonter au voleur ? Il plaisantait ? J'ai ri en me penchant vers le haut parleur.

"Passe l'accord, on va te débloquer l'argent." Je me redresse, une main toujours en appui sur le bureau et je souris à David. "Tu as déjà fait une mission d'infiltration ?"



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Butterfly Effect
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Tandis que David commence à répartir les tâches de visionnage des caméras tout en questionnant le geek, ce dernier répond d’abord par la négative.

- Impossible chef, dit-il dans un rire sec. On parle du monde très fermé des hackeurs de compétition. Là-dedans y’a autant de cyber que de petits génies de l’informatique et c’est par rare que les premiers soient plus faciles à choper que les seconds. Non le BlackCloud c’est le royaume parallèle de l’informatique !

C’est alors que Maddison intervint, proposant carrément de se faire passer pour l’acheteur.

- Ouais ! C’est envisageable. Mais je me coltine pas le rapport de demande de fonds. J’vous laisse la paperasse, moi j’fais les emplettes. J’envoie ca. Le temps de cacher mes traces, faut que je contacte la NSA pour leur matos… d’ici 2 ou 3 heures c’est bon. J’vous tiens au courant… !

Brave petit soldat qui part aussitôt en mission pour les beaux yeux de la nouvelle recrue.
A peine cette première étape de régler, il faut s’atteler à la moins drôle.
Dans leur malheur, nos deux enquêteurs ont plutôt de la chance et dès la première heure, ils retrouvent leur larron (Jet de dés #1 – Dragon). Malheureusement, soit ce petit malin a eu un bol d’enfer, soit il connaissait l’emplacement de toutes les caméras de la zone. Impossible d’obtenir un portrait. Quel que soit l’angle, il n’offre toujours qu’une partie de son visage à l’image.
Par acquis de conscience, David décide de visionner l’ensemble des vidéos et quelques temps plus tard, son instinct d’inspecteur est titillé par quelque chose.
Sur les lieux du crime mégalopolitain, au cours des heures précédant le cambriolage, deux énergumènes punk à crète over-tatoués, y compris sur le visage, se « baladent » dans le secteur. Autant dire que le leur look jure totalement avec l’ambiance locale de la haute. Ces deux là passent bien aux caméras et ne semblent pas du tout se cacher. David peut en tirer des portraits photo (Jet de dés #1 - Patate).

Jet de dés #1 :
Double Succès : Patate et Dragon
Succès : Patate
Double Echec : Dragon


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Butterfly Effect
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Le membre 'Butterfly Effect' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


'Quitte ou double' :


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David Foster
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Je ne savais pas pourquoi, mais j'avais la sensation d'avoir dit une bêtise... Le rire de DeLuca, certainement. C'était quoi le souci avec l'idée de remonter jusqu'au vendeur ? C'était pas possible informatiquement parlant, c'est ça ? C'était ce que confirmait le geek en tout cas. Ok, bon bah d'accord, l'informatique c'était pas mon rayon, c'est bon, j'ai compris !

La question de DeLuca me fit tourner la tête vers elle. Je fronçai les sourcils et acquiesçai. Si j'avais déjà fait de l'infiltration ? Comment dire...

- C'est même l'une de mes spécialités. Qu'est-ce que vous proposez ? Qu'on se fasse passer pour d'éventuels acheteurs ? Je baissai les yeux sur mon écran, le temps de réfléchir à cette possibilité. Ca peut se faire, oui. Mais face à des hackeurs de compétition, il nous faut quelqu'un qui puisse nous créer des identités solides, au cas où il leur prendrait l'envie de vérifier.

Dommage que le petit geek ne soit pas en face de moi, sinon, je lui aurai lancé un regard entendu du genre "je te mets pas la pression, mais un peu quand même".  A défaut, je fixai le téléphone.

- Ma collègue, Betty Cartland, est habituée à faire ce genre de choses. Elle me crée mes identités et assure mes arrières depuis des années. Elle pourra nous construire un truc béton, j'ai confiance en elle.

Parce que bon, ça serait quand même dommage si le vendeur nous posait une question toute bête à laquelle nous n'avions pas de réponse cohérente. J'improvisai bien en général, mais je n'étais pas seul sur ce coup-là.

Le petit geek apporta la conclusion à cette conversation et nous laissa. Il était temps maintenant de nous replonger dans ces fameuses vidéos de surveillance. Je fis glisser la boîte de beignets en direction de DeLuca et me servit ensuite. On allait avoir besoin de force pour se coltiner toutes des heures.

Sauf qu'on devait avoir de la chance, finalement. Rapidement, nous pûmes mettre la main sur la séquence en question. On voyait bien quelqu'un, une silhouette. Un homme effectivement, au vu de la carrure. Mais nous n'avions rien de mieux que son profil. Cela dit, avec un profil, on pouvait parfois faire quelque chose quand même, non ? Ca valait le coup d'essayer.

Je fis une petite capture d'écran que j'envoie au petit geek, dès fois que. Par acquis de conscience, j'en envoyai également une à Betty, accompagnée de ce message "C'est la seule image du suspect que nous ayons, tu penses pouvoir en tirer quelque chose de mieux en agrandissant et en améliorant la netteté ?" Je l'avais déjà vue faire des miracles de ce genre, elle en était capable. Des fois qu'elle serait plus douée que notre petit geek...

Par la suite, je décidai de revisionner tout ce qui se passait avant le cambriolage. On ne savait jamais. Parfois, ils repéraient les lieux avant de passer à l'action.

- Qu'est-ce que c'est que ça ?

Deux personnes à l'allure très très originales qui se baladaient dans les couloirs de l'immeuble. Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'ils semblaient totalement décalés dans le décor. C'était bizarre. A eux aussi je tirai le portrait et en envoyai un exemplaire au petit geek et à Betty, leur demandant de comparer les images. Est-ce que notre homme était l'un de ces deux-là ? Ou pouvait appartenir à leur "bande" ? Je veux dire, si notre gars avait le même genre de look, avec les tatouages sur le visage, ça ne serait pas étonnant qu'ils soient liés... Oh et bien sûr, s'ils pouvaient nous les identifier, ça serait chouette.


[Désolé, mais j'avoue que sur ce coup-là, j'étais comme Maddie, je savais pas trop quoi faire avec ça... d'autant que le coup du Dragon/Patate, ça m'a perturbée. Est-ce que ça veut dire que le cambrioleur, c'est Dragon, qu'il apparaît aussi avec Patate mais qu'on ne peut identifier que Patate ?]


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Maddison DeLuca
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J'ai accentué mon sourire et lui ai tapoté l'épaule.

"C'est de l'infiltration de rue. T'en fais pas. On aura tout ce qui faut."

Mon problème, c'est que dès que je reste inactive cinq minutes, je m'endors. Pendant des années, j'ai cumulé le travail et l'Underground, avec des heures totalement farfelues et c'est tout juste si je faisais mes 4h la nuit. Aussi, le jour, je faisais des microsiestes. En fait, dès que vous pouvez vous arrêter deux minutes, vous dormez. J'ai fait ça pendant des années et c'est devenu une habitude, un rythme. Pauvre David qui a dû me prendre pour une narcoleptique. Aussi, autant dire que regarder des vidéos, dans un bureau fermé, au chaud... J'ai pas passé le générique que mes paupières tombaient déjà.

Quand il m'a réveillée, j'ai légèrement sursauté sur mon siège et je me suis redressée en me raclant la gorge. Personne n'a rien vu. Je me suis frottée le visage et j'ai étudié la vidéo que mon collègue avait notée. J'ai froncé les sourcils en revoyant clairement les passages et j'ai noté la même chose que David. C'était comme voir un éléphant dans un trou de souris.

"Si ces gars voulaient passer inaperçus, c'est râpé..."

Ce qui m'a le plus étonnée, c'était toute la précaution prise jusque là et... Ca. Soit, c'était un leurre, soit ça n'avait rien à voir. J'ai posé ma main sur l'avant-bras de David.

"J'ai un indic qui ira encore plus vite que ces deux-là réunis."

Il faudrait que je songe un jour à faire entrer Elvis et Evan au FBI. Ce serait plus simple pour moi, et je suis certaine qu'ils s'éclateraient ! Pour autant, je n'interromps pas David dans sa manoeuvre. Quatre paires d'yeux valent mieux que deux ! En me recervant un nouveau café - l'investigation, ça nécessite un fort taux de caféine - j'ai envoyé les vidéos à Evan, puis je me suis levée. Il me fallait de l'action en attendant.

"Je vais m'occuper de l'argent."

A commencer... par le big boss. Le grand manitou du billet vert.



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Butterfly Effect
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Betty est donc mise à contribution par David qui lui envoie toutes les videos qu'ils ont sur leur sujet. La tâche est rude, elle lui indique très clairement qu'elle n'est pas certaine de parvenir à un résultat. La netteté est bonne mais il n'y a que dans les séries qu'on fait des miracles. En revanche, elle se propose de tirer un portrait modélisé informatique à partir des différentes prises de vues. C'est ce qu'elle pourra faire de mieux mais il va lui falloir du temps.
Ce coup de fil passé, Maddison s’attelle à faire la demande de financement pour un achat éventuel des données.
L'heure n'est pas encore aux transactions et le boss lui répond rapidement que l'accord sera donné en fonction de l'avancement de l'enquête et quand le moment sera venu. En attendant, son rapport est transmis aux services financiers avec son soutien.

De son côté la jeune femme n'hésite pas non plus à mobiliser ses ressources personnelles. Inutile de dire qu'il va très sérieusement falloir qu'elle protège ses sources à ce rythme mais Evan download les données en un temps record sans poser de question.
Quasi instantanément, elle lui retourne deux portraits précis et largement exploitables des deux clampins : surtatoutés, y compris sur le visage, sur-piercés partout, mais le plus effrayant reste encore ces protubérances sur le crane qui leur font comme des cornes. Des implants sous-cutanés. Il doit falloir beaucoup d'abnégation pour se modifier à ce point mais surtout, comme le lui fait remarquer Evan en commentaires, peu de personnes exécutent ce genre de modifications qui demandent quand même du matériel et du savoir faire.
Parce que c'est une cyber directement dans la trame, elle lui envoie quelques minutes plus tard le résultat de ses recherches approfondies : à sa connaissance, trois officines opèrent ce genre de modifications. Une au sanctuaire (par un certain BigBen), une dans la basse au Hell's Kitcheen (la boutique du chaos) et une en haute (par un certain Tancrède qui prône une idéologie de l'esthétique des corps.).
Ces deux là étant tatoués dans un style bien particulier, elle précise que Big Ben et La boutique du chaos font aussi ce genre de tatouage dit « classique », contrairement à Tancrède qui est plus dans des délires mystiques.


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Maddison DeLuca
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Ce que la police peut être lente ! C'est pour ça que l'Underground est là, pour faire avancer les choses. Pour autant, j'ai souri au boss. Au moins, il ne me disait pas non d'emblée ! Je l'ai remercié et le temps que je revienne auprès de David, Evan m'avait répondu. J'ai lu ses messages en marchant jusqu'au bureau, que j'ai refermé derrière nous. Autrement dit, j'avais des endroits possibles mais peut-être que Betty réussirait à trouver une identité avec nos vidéos. Les salons ne nous donneraient probablement pas ces infos d'eux-mêmes. Sans lever le nez de mon téléphone, je me suis adressée à David.

"Il y a trois salons pouvant opérer ce genre de modifications sans pour autant qu'il s'agisse de Positifs. Une forme d'art, j'imagine." J'ai relevé les yeux pour regarder David et déployé une carte de la ville sur le bureau pour lui montrer les trois emplacements. "Je peux aller en Basse pour trouver des informations, toi au Sanctuaire, et on se retrouve en Haute si on fait chou blanc ?"

Même pas en rêve que je refoutais un pied au Sanctuaire avant un long moment. Mais c'était une piste à explorer. Dans la mesure où nous avions trop d'éléments pour définir quelque chose de bien précis, il nous faudrait tout explorer afin de resserrer les champs d'action.



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David Foster
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Je hochai la tête à la proposition de DeLuca de mettre son propre indic sur le sujet. Ils ne seraient pas trop de trois pour trouver les réponses dont nous avions besoin. Et chacun avait certainement sa propre façon de faire, ses propres sources, ses propres compétences. A eux trois, peut-être parviendraient-ils à faire des miracles ?

Un miracle, Betty n'était pas en position d'en faire un. Mais je m'y attendais. Cependant, je ne doutais pas de ses capacités. Aussi, quand elle me dit qu'elle allait essayer d'établir un portrait de notre gars en combinant différentes prises de vues, je l'assurai que je lui faisais confiance pour y arriver. Je vous l'ai déjà dit, pour moi, Betty était une magicienne. Et je lui avais déjà dit à elle aussi, je crois. En même temps, quand on voyait mes propres compétences en informatique, oui, clairement, Betty était exceptionnelle.

Ceci étant fait, je me remis à bosser de mon côté, en attendant le résultat des experts. DeLuca, elle, était en train de négocier avec nos supérieurs pour débloquer les fonds. Lorsque sa voix me parvint, je détachai mes yeux de mon écran pour les poser sur elle. Je me contentai d'acquiescer en signe d'approbation alors qu'elle m'énonçait la suite du programme.

- On peut faire comme ça, oui.

Personnellement, aller au Sanctuaire ne me faisait ni chaud ni froid. Pas en costard par contre. D'expérience, je savais que les gens étaient plus coopératifs quand on se fondait dans la masse (à défaut de trouver une expression plus adéquate). Je notai l'adresse du salon dans mon calepin et relevai les yeux sur ma collègue.

- Est-ce que vous avez réussi à obtenir des portraits de nos deux hurluberlus ? Vous pouvez me les envoyer ?

Oui, parce que ça serait quand même plus facile d'interroger le gérant du salon si j'avais une photo à lui mettre sous les yeux.


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Butterfly Effect
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Nos deux agents décident de se séparer, chacun armé d’une photo des deux scélérats qu’Evan leur a gentiment fait parvenir. Aby quant à elle aura besoin d’un peu plus de temps pour obtenir un portrait, même partiel, du cambrioleur. Toutefois elle s’engage à leur envoyer directement sur leur HP respectif quand ce sera fait.
Reste à savoir si va prendre le plus de risques, vu que les agents ne pourront pas compter sur le soutien d’un collègue en cas de grabuge : Le Sanctuaire au-delà des lois ? La basse en dessous ?


DAVID
Après être passé te changer à la fois pour t’adapter au climat plus que généreux du coin et pour ne pas donner l’occasion à tout observateur de t’estampiller FBI en moins de deux, te voilà arrivé au Sanctuaire.
On est en milieu d’après-midi et la chaleur rend tout ce petit monde amorphe. Pour autant, le Sanctuaire n’est pas dépourvu d’activité. Alors que David avance en direction des puces qui le mèneront à proximité du quartier où sévit le tatoueur, il reçoit un message sur son HP. Pas de Betty pourtant, mais le geek de la police qui l’informe que le vendeur anonyme du Black a mordu à l’hameçon et est prêt à négocier mais uniquement par interface interposée.
Au moins cet aspect-là de l’enquête suit son cours.
En quelques minutes, l’agent se retrouve donc face à une boutique de fortune à la devanture tellement poussiéreuse et crasseuse qu’il est impossible de voir dedans.
Pas de bruits, pas de panneau indiquant l’ouverture ou non.
Le lieu pourrait sembler abandonné.
Par acquis de conscience, David pousse la lourde porte vitrée d’un autre temps pour déboucher dans une pièce sombre et sale aux relents nauséabonds. Derrière un comptoir fait de palette et de divers objets de récupération, une gonzesse toute maigre complètement stone aux cheveux d’une couleur indéfinissable est absorbée par un magazine people assez récent.
Elle ne prend même pas la peine de lever les yeux sur le nouvel entrant.
Derrière, David entend le bruit caractéristique d’une machine à tatouer.


MADDISON
Il ne lui faut que quelques minutes pour atteindre l’adresse en ville basse, dans un des quartiers de Brooklyn les plus populaires.
Autant dire que la brune est carrément dans son élément.
« La boutique du chaos » a pignon sur rue et ne se cache pas. Maddi n’a aucun mal à la trouver.
En ce milieu d’après-midi des groupes de punks-rock à l’image de ces vieux films d’un autre siècle, Mad Max, stagnent devant l’échoppe en écoutant de la musique et en buvant des bières. Le genre d’activité que doit kiffer le voisinage. Pourtant, pas beaucoup d’habitations ici, essentiellement des magasins plutôt peu conventionnels : sex-shop, bar à strip-tease, restauration rapide, hôtels de passe. Des immeubles abandonnés et quelques petite terrains vagues en attende d’un repreneur immobilier.
La vitrine de la boutique expose des œuvres de tatouages plus ou moins réussie dans un joyeux chaos. Parfois les motifs sont difficilement identifiables. Parfois ce sont les parties du corps.
Maddi, bien que n’ayant pas nécessairement l’allure du flic en vacances, ne passe pas inaperçue. Trop propre peut-être ou juste trop pas dans le décor. Une multitude de paires d’yeux la suit tandis qu’elle pousse la porte du salon visiblement ouvert.
A l’intérieur, c’est babylone.
La fumée épaisse des cigarettes des clients pique les yeux et le sol taché de bière ou alcool ou… autre… adhère aux semelles. Sur des canapés miteux, des couples de punks s’embrassent à bouche que veux-tu, se refaisant les amygdales à coup de langue et se tripotant sans gêne aucune. Dans le fond de la salle, un type est penché sur un gros motard aussi rouge que gras et qui geint comme une fillette pendant qu’il lui tatoue le bas ventre.
Alors qu’elle s’avance prudemment, son HP se met à vibrer.
Le geek de la police l’informe que le vendeur anonyme du Black a mordu à l’hameçon et est prêt à négocier mais uniquement par interface interposée. Il la tient au courant de la suite.



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Maddison DeLuca
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Les tatouages, ça me rappelait toujours l'autre moi. Vous savez, celle qui a tenté de tuer ma famille parce qu'elle s'ennuyait. Alors, j'étais là à reluquer la vitrine et à me demander si ce serait pas l'occasion de me faire faire le tatouage que j'avais en tête depuis que je l'avais vue, et je suis entrée sans oublier la raison de ma visite. J'ai froncé les sourcils en sentant un truc coller à mes bottes. J'ai légèrement levé le pied et grimacé en imaginant ce qu'il pouvait y avoir sur le sol. Honnêtement ? Mieux ne valait pas demander.

Que ces gars me prennent pour quelqu'un d'autre m'était complètement égal. La Ville Basse était mon véritable domaine, c'était l'endroit sur terre que je connaissais le mieux. Jusqu'aux quartiers miteux. Avant de m'acoquiner avec le FBI, j'étais flic de rue. Quelque part, je l'étais même encore à ce moment-là. J'avais du mal à me faire à la Ville Haute. Mon uniforme de flic en patrouille me manquait, ce qui était assez paradoxal, mais pas étonnant. On a toujours du mal à quitter ce qu'on connaît le mieux, même si on souhaite évoluer. Ma mère disait toujours que la véritable peur, c'était le désir de changer sa vie pour toujours.

J'ai zieuté mon téléphone le temps d'arriver au comptoir en espérant y trouver un gentleman bien assez aimable pour répondre à mes questions. Et vous savez quoi ? C'était tout de même bien grisant d'avoir un badge en pendentif... A défaut de changer le monde, ça dissuadait. Pour l'heure, je le portais à la ceinture. Je n'avais pas besoin de m'afficher à travers la Ville Basse comme un toutou égaré de ses beaux quartiers. Avant de relever les yeux, j'ai répondu à mon nouvel outil geek. Que j'aimais bien, d'ailleurs. "Ne t'avance pas trop, je n'ai pas encore obtenu le feu vert pour l'argent. Gagne du temps, fais-le parler autant que tu peux."

En inspirant profondément, j'ai relevé les yeux et s'il n'y avait personne au comptoir, alors je me suis tournée vers le tatoueur. J'aurais adoré passer une main sur la hanche l'air de dire "T'as vu ma jolie boucle de ceinture, elle va avec de beaux bracelets, aussi, tu veux allonger la monnaie ou je te les donne gratos ?", mais je me suis dit que c'était inutile pour l'instant, je voulais d'abord voir s'il me parlerait de lui-même. Alors du coup, je l'ai joué un peu poufiasse. C'est dingue comme des fois, on croit imaginer des gens, et quand ils ouvrent la bouche, c'est un autre univers qu'ils illustrent.

"J'vu un truc là l'autre jour, j'aimerais savoir si v'faites ça ici..."

J'ai balancé ma toute relative élégance en entrant dans le salon et pour le coup, il me manque plus que le chewing-gum et une vache qui rumine. L'oeil hagard, je suis peut-être pas en manque, mais je parais pas du genre super éveillée.



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David Foster
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J'étais rapidement repassé me changer, optant pour une tenue beaucoup moins formelle. Un simple jean, t-shirt, lunettes de soleil "d'aviateur" et blouson en cuir jeté négligemment sur mon épaule.

C'est ainsi que je m'avançais vers la boutique de tatouage du Sanctuaire, une main retenant ma veste, l'autre glissée dans ma poche, contre mon badge. J'avais choisi de ne pas l'afficher à ma ceinture, préférant miser sur la discrétion. Mon arme, elle, était glissée dans ma ceinture, dans mon dos. Nous étions dans le Sanctuaire ici, un lieu sans foi ni lois, il n'était pas rare qu'un homme s'y ballade armé. Je ne pensais donc pas attirer l'attention plus que de raison.

Ce que j'affichais, en revanche, à l'approche de ce temple du tatouage, c'étaient les miens. Les manches de mon t-shirt était trop courtes pour dissimuler le bracelet tribal qui encerclait mon biceps gauche et l'insigne du 75th ranger qui clamait mon passé sur le biceps droit.

D'aucun dirait que la chaleur, cet après-midi, était étouffante, mais j'avais toujours bien supporté la chaleur. Et celle-ci n'était pas grand chose comparée à la Turquie à l'époque où le thermomètre était au plus haut.

La sonnerie de mon HP attira mon attention alors que je marchais dans les rues du Sanctuaire en direction de la boutique. J'espérais un message de Betty, mais ce ne fut pas le cas. C'était le petite geek qui nous informait de l'avancée des choses. Pour l'instant, ça prenait une bonne tournure.

Je remis mon HP dans ma poche et relevai les yeux pour découvrir la boutique de tatouages, le but de mon "expédition". Clairement la boutique ne donnait pas envie de mettre un pied à l'intérieur. Les vitres étaient tellement salle qu'on n'arrivait pas à voir à l'intérieur. C'était à se demander si le bâtiment était toujours utilisé d'ailleurs. Ca ne laissait rien présager de bon quant à ce que je pouvais trouver en entrant. Dedans, ce n'était guère mieux d'ailleurs. Bon sang, vive les conditions d'hygiène !

A l'intérieur, la file d'attente était inexistante. A se demander si la boutique avait des clients. Ce devait être le cas cependant, puisque j'entendais le bruit caractéristique de la machine. Derrière le comptoir se trouvait une fille. Enfin, était-ce bien une fille ? Oui, je crois. Je pris une profonde inspiration et entrai dans mon rôle avant de m'avancer vers elle. Elle était plongée dans son magazine et ne m'avait vraisemblablement pas entendu entrer.

- Salut

J'affichai mon sourire de beau gosse. Enfin, c'était mon sourire normal en fait, mais c'était comme ça qu'Angie le décrivait... Les soeurs sont capables de raconter n'importe quoi parfois.

- Dis-moi, je me demandais si tu pouvais me renseigner.

Je sortis mon HP de ma poche et affichai la photo des deux énergumènes qui m'avaient conduit ici. Je l'avais recadrée de façon à ce qu'on aurait pu croire que je l'avais prise moi-même avec mon portable.

- Je cherche cette fille, tu la connaîtrais pas par hasard ? Comme elle est tatouée, je me disais que c'était peut-être une de tes clientes ?


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Butterfly Effect
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DAVID
La fille releva des yeux jaunes et vitreux de son magazine, ravage de la nicotine surement, mais sans vraiment accorder son attention au flic. Elle jouait avec son chewing-gum et l’observa comme si elle regardait au travers. Après de longues secondes où David est en droit de se demander si elle n’a pas buggué, elle finit par enfin regarder le HP qu’il lui tend.

- Connait pas.

Laconique.
Déjà elle retourne à sa lecture avide. La machine derrière n’a pas cessé de fonctionner.



MADDISON
Quand Maddison lui adresse la parole, le tatoueur s’interrompt quelques instants, l’observe puis reprend son travail. Il est beaucoup plus doué que le lieu le laisserait supposer. Le gras joufflu en train de geindre aura une superbe pin-up alanguie sous son nombril.

- J’sais pas ce que tu cherches mais ici on n’a rien à foutre avec les flics. Si tu veux te faire tatouer, y’a des gars qui font ca très bien dans la haute. Ca te sortira de son trou à poulets de la Basse…




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David Foster
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Ma voix la tira de sa lecture et elle finit par relever les yeux sur moi. Encore que, durant quelques secondes, je me demandai si elle me voyait vraiment. Elle avait un regard étrange, comme si elle fixait un point dans le vide, quelque part au travers de mon crâne, sans cligner des yeux. Ma mère aurait dit qu'elle "rouillait". Je penchai la tête et haussai un sourcil et agitai une main devant ses yeux.

- Allo la Terre ?

Si vous voulez mon avis, elle planait complètement. A se demander si il n'y avait pas quelque chose qui se baladait dans son sang... Elle finit par tilter et baissa les yeux quelques secondes sur la photo que je lui montrais avant de sortir, purement et simplement, "connais pas".

- Ah mince. T'es sûre ?

Je fis mine de regarder la photo à mon tour, prenant une expression un peu dépitée. Et puis, comme si je venais d'avoir un flash, je m'animai un peu plus.

- C'est parce qu'elle a un tatouage là, attends... Je zoomai sur une petite partie de la photo qui montrait le début d'un tatouage qui disparaissait sous son t-shirt... Il m'a tapé dans l'oeil. Sauf que j'ai pas pu le voir en entier ce que ça donne. Je voudrais quelque chose dans le même esprit, là, je me passais la main sur le haut du torse, dans le creux de l'épaule gauche et redescendis sur mon pectoral. Mais j'aimerais bien voir ce que ça donne avant, tu vois ? Parce que j'ai, genre, une belle cicatrice que j'aime pas des masses, et si ça pouvait la "cacher", tu vois ? T'es sûre que tu la connais pas ? Je peux lui demander ? J'indiquai l'endroit où tournait la machine à tatouer.


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Maddison DeLuca
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Ok, je n'avais même pas besoin de faire semblant. C'est dommage, j'aurais trouvé ça amusant. Et en même temps, c'était un soulagement, car j'avais la flemme de jouer au plus intelligent. Je me suis laissée glisser contre le comptoir en montrant ma photo et j'ai soupiré.

"S'il te plaît, ne me fais pas travailler en heures sup... Le tatouage que je veux est trop simple pour toi, tu m'arracherais ma bourse comme un tyran juste pour une pomme. Je suis sûre que ton art vaut mieux que mon désir. Je veux juste que tu me dises si tu reconnais ce bonhomme-là et si c'est toi qui as fait ces modifications." J'ai regardé la photo et haussé les sourcils. "C'est du grand art en plus, j'admets." J'ai sorti la deuxième photo pour la placer à côté de la première et j'ai posé mon menton sur mon bras pour le regarder, non sans une petite moue. "Et celui-ci. Teuplé."



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Butterfly Effect
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DAVID
Elle écouta son discours sans l’écouter. Elle n’en avait visiblement rien à foutre. Pas même elle jeta de nouveau un œil à la photo qu’il lui tendait. D’une voix mécanique, elle répondit.

- C’est mille balles par demie-journée. Tu paies cash en liquide. Si tu veux des trucs chelous, y’a un supplément.

Elle se retourna alors en direction de l’arrière et se mit à hurler.

- Jaaaaaaaaaaaaaars ! Y’a un type qui veut un truc chelou !


Qu’importe que David prenne le temps de contester ou pas, elle s’en fout. Au bout de quelques secondes le bruit de la machine finit par s’interrompre et un homme aussi maigre qu’un clou, à peu près aussi en bonne santé que la demoiselle, fait son entrée.

- Ouais c’est quoi tu veux ? C’est mille balles la demie-journée et on prend que du cash en liquide.
- J’y ai d’jà dit.
- Ah ? Ok. Pour les trucs spéciaux y’a un supplément.
- J’y ai d’jà dit aussi…

La donzelle souffla, agacée, et plia son magazine avant d’attraper un sac à main d’un autre âge.

- J’me casse, on se fait chier ici.

Et sans autre forme de procès, elle prit la porte.



MADDISON
L’homme releva les yeux. Il prit la peine de regarder les photos même s’il n’en avait visiblement pas envie. Des ennuis avec la police ? C’était pas son trip. Et puis il n’était que tatoueur, lui, c’était pas son problème.

- Ouais c’est mon taff. Les implants c’est bien les miens et les tatouages aussi. Mais ca date un peu. Ceux là… ils ont déjà pas loin d’un an. C’était une commande spéciale parce qu’on m’a fourni le matos.

Il reprit son travail sur le gros type tout en continuant de parler.

- J’lai connais pas personnellement. Tu peux demander à June, j’crois qu’elle s’envoyait le type avant, mais j’suis même pas certain,
dit-il avec un petit mouvement du menton à l’adresse de la gonzesse en train de se peloter avec l’autre créteux sur le sofa miteux.




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Maddison DeLuca
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La mâchoire tordue par la perplexité, je me suis tournée pour regarder la dite fille littéralement collée au gonzaque des plaines. Au moins, le gars avait été bien assez aimable pour ne pas m'envoyer bouler. Cependant, j'aimais pas beaucoup cet endroit. C'était glauque, le moins qu'on puisse dire. En fait, sans le couple, le salon aurait été un peu bizarre, marginal, décalé, mais pas glauque. J'ai jeté un oeil à mon téléphone. Pas de nouvelle de David et l'heure tournait. Je lui ai envoyé un message concis l'avertissant que j'étais sur une piste, mais pas encore assez claire pour obtenir des preuves. En écrivant, j'ai répondu au tatoueur qui n'aurait pas de problèmes avec moi aujourd'hui.

"Merci..." J'ai relevé la tête vers lui. "Dis, t'aurais pas un chewing-gum dans un de tes tiroirs ?" En me redressant du comptoir, j'ai agité une main devant mon visage. "J'ai mangé un maxi tacos avant de venir, j'ai l'impression que c'est le réveil d'un volcan dans mon estomac, c'est glam au possible, je te jure."

Puis, je me suis avancée vers le couple. Beurk. Certains ont la fâcheuse manie de fourrer leur langue dans des endroits zarbi.

"Je suis pas sûre d'avoir compris, c'est June, c'est ça ?" Si elle me répondait pas, je lui collais un léger coup de pied dans le mollet histoire d'obtenir d'elle un minimum de respect. Les chambres d'hôtel, ça existait. Et je lui ai montré les photos. "Ces bonhommes-là te parlent ?"

J'espérais juste qu'elle serait aussi coopérative que le tatoueur.



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David Foster
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Je commençais à me demander si j'aurais pas mieux faire de sortir ma plaque direct en fait. Manifestement, cette fille n'en avait strictement rien à faire de moi ou de ma photo et de ce que j'avais à lui dire. Vous savez quoi ? J'avais l'habitude, certes, mais qu'est-ce que ça pouvait me gonfler.

- Oh !

Je frappai du plat de la main sur le comptoir pour attirer son attention.

- Tu pourrais me capter, juste deux secondes ?

En réponse de quoi j'eus droit à un "Jaaaars" à la limite de défoncer le tympan. En attendant, son cri eut pour effet de faire cesser le ronronnement de la machine à tatouages derrière moi et le tatoueur sortis de la "pièce". Il ne payait pas de mine lui non plus. J'espérais qu'il me prêterait un peu plus d'attention que la fille. Encore que c'était mal parti...

Alors que j'ouvrais la bouche pour lui poser la même question que j'avais posée à la fille, celle-ci décida que sa journée était finie. Et sans attendre la réponse de son boss, elle attrapa son sac et sortit de la boutique.

Je reportai mon attention sur le tatoueur et soupirai. Ok, j'étais reparti pour un tour. Je ressortis mon HP et affichai à nouveau la photo sur l'écran.

- C'est vous qui avez fait ça ?

Je lui laissai la photo sous le nez quelques secondes, jusqu'à ce que je reçoive un message. Je fronçai les sourcils et retirai l'appareil de sous le nez du tatoueur pour y jeter un oeil. "Super. Perso j'ai du mal ici. Tenez moi au courant quand vous saurez plus ou si vous voulez que je vous rejoigne".

- Alors ?


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Butterfly Effect
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DAVID
Le dénommé Jars loucha sur la photo montrée par David et secoua la tête.

- Han han ! Ces tatouages là... ca me dit rien.

Il regarda un peu plus en détails, faisant visiblement un véritable effort pour se souvenir.

- Les implants c'est possible... mais j'crois pas que j'en ai eu depuis des lustres en fait....


L'homme délaissa le HP de David et lui retourna un regard morne.

- Ca pourrait être moi ouais mais ces types là, que vous me montrez, ils viennent pas ici. Le Sanctuaire c'est pas leur coin. Les punk à crête ils zonent plutôt dans la basse en général. Parait que y'a un ou deux gangs qui se mettent sur la gueule des fois...

Il haussa les épaules. Ce n'était non seulement pas son problème mais en plus, il ne s'en savait pas grand chose.
Il attendit patiemment que l'agent lui dise de retourner d'où il vient mais ne prit pas l'initiative de s'éclipser. Peut-être qu'il n'avait pas envie de se manger une mandale maintenant que sa gonzesse s'était barrée.


MADDISON
Le tatoueur avait fait sa part, il n'était pas là pour nourrir les flics, pas même de chewing-gum. Il se détourna de la jeune femme sans un mot et retourna à son travail.
June mit trois plombes à lâcher les amygdales de son punk et à se tourner vers Maddison. Elle lui jeta un regard noir, bien décidée à ne pas se laisser emmerder par une jalouse.
Le type lui, ne prit même pas la peine de retirer les mains de sous le tee-shirt de sa gonzesse.

- Quoi Putain !

Lui lança-t-elle de mauvaise bourre.
Maddi lui colla les photos sous le nez et la gonzesse n'y jeta qu'un coup d'oeil à peine.

- Connais pas.... maugréa-t-elle avant de retourner à son activité buccale favorite.

La jeune flic n'avait certainement pas décidé de se laisser faire et elle lui donna un coup de pied dans le mollet assez sévère pour la faire lâcher prise. June poussa un hérissement de douleur avant de reporter son attention sur les photos toujours affichées sous son nez.

- Tu fais chier connasse ! J'les connais pas vraiment en plus ! Lui c'est un connard, dit-elle en désignant l'homme créteux, et elle c'est sa sœur j'crois ! Elle est aussi conne que lui. Tu leur veux quoi ?



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David Foster
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Ah, enfin une réponse ! C'était quand même pas trop tôt. Manifestement, le tatoueur était beaucoup plus coopératif que sa secrétaire ou sa je ne sais pas trop quoi. J'attendis qu'il ait terminé sa réponse. Il avait au moins le mérite de se creuser vraiment la cervelle. Et tout ce que j'avais fait, c'était simplement demandé si c'était lui qui avait fait ces tatouages et ces implants. Comme quoi, finalement, la chance pouvait tourner parfois. Il suffisait de s'adresser à la bonne personne.

J'esquissai une moue un peu déçue lorsqu'il conclut que finalement, non, ces deux hurluberlus ne mettaient jamais les pieds chez lui. Bon, bah très bien, j'avais fait chou blanc, mais ça rayait toujours une boutique de la liste. Espérons que le lieutenant DeLuca arrive à avoir plus d'infos de son côté. Sinon, tant pis, il nous resterait toujours la ville haute. Encore que, je ne sais pas, ces deux-là en ville haute ? Ca faisait sacrément décalé tout de même...

Mais le dénommé Jars ne s'en tint pas à ça. Il se montra même tellement coopératif qu'il me lança sur une autre piste. La ville basse ? Ah ouais ? Ca rejoignait probablement le début de piste de DeLuca. C'était toujours bon à prendre.

Je conservai mon air désabusé cependant, histoire de rester dans le personnage jusqu'au bout et haussai les épaules.

- Bon, tant pis. Merci quand même.

Je rangeai l'HP dans la poche arrière de mon jean et fis mine d'admirer les photographies des œuvres exposées sur les murs, comme si je cherchai quelque chose d'autre, du coup. Et puis je tournai la tête vers Jars qui n'avait pas bougé.

- 1000 balles pour un tatouage vous dites ?

Je m'étais arrêté devant un dessin, un truc énorme qui devait bien représenter une bonne demi-journée de travail, mais j'aurais été bien incapable de vous dire ce qu'il représentait parce qu'en réalité, je ne le regardais même pas.

- C'est pas donné. J'en ai payé que 50 pour celui-là. Je tapotai mon souvenir de l'armée et haussai les épaules. J'ai pas les moyens pour l'instant. Tant pis, une prochaine fois peut-être. Merci quand même.

Et je sortis de la boutique et retournai chercher mon HP dans ma poche. DeLuca ne m'avait pas encore répondu, mais ce n'était pas grave. "On me renvoie vers la Basse moi aussi. Je vous rejoins".


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Maddison DeLuca
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J'ai regardé les photos.

"Ce que je veux ? Mais la même chose, voyons !"

Mon sourire s'est étiré d'une oreille à l'autre. Avouez que ça faisait de moi quelqu'un de parfaitement crédible avec mes quelques boucles d'oreilles et mon tatouage invisible dans mon dos. C'est vrai que j'avais parfaitement la tête de l'emploi.

"Et tu sais où je pourrais les trouver, maintenant ?"

Ok, elle avait l'air hyper amicale, ni envers moi, ni envers son ex copain, mais cela faisait-il une différence pour moi ? MMhhh, nope. Dire que j'aurais pu la faire arrêter pour outrage à officier en service... J'aurais adoré qu'elle me face une obstruction à la justice, juste pour sortir mon badge.



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[MISSION] [David/Maddison] Punk is not dead
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