2076. Côte est des Etats-Unis. Megalopolis est le centre névralgique d'une guerre géo-politique mondiale depuis qu'un attentat biologique en 2026 a divisé l'humanité en deux populations bien distinctes : ceux qui se battent pour le futur, et ceux qui font avec le présent.
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 [Matt 'Sucre d'Orge' / Angie] Nightmares

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Angela Foster
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Juillet 2076


Matthew était là depuis un peu plus d'une semaine maintenant. Et ça se passait bien. Ca se passait très bien, en fait, même. A deux, dans un si petit appart', c'était pourtant pas si évident. Je veux dire, des tas de gens auraient fini par se disputer. Certains supportent mal le confinement. Mais il faut croire que finalement, nos caractères respectifs cohabitaient plutôt bien. Chacun y mettait du sien aussi, ça aidait. Et puis Matthew se montrait patient. Je m'en voulais de lui infliger ça, mais je ne pouvais pas faire autrement. Enfin, si, j'aurais pu, mais je n'y arrivais pas. Oui, je sais, moi aussi je connais l'adage "quand on veut, on peut", sauf que non, je suis désolée, ça n'est pas si simple.

Il y avait peut-être une autre raison au fait que ça se passait si bien. On ne se voyait finalement pas si souvent que ça. Je partais tôt le matin pour la base, quand Matthew dormait encore. Et quand lui rentrait le soir (enfin, dans la nuit) c'était moi qui dormait. On se croisait entre deux services, et quand on avait congé en même temps. Ca ne faisait pas beaucoup. Enfin, on se voyait au bar quand même.

Ce soir-là n'échappait pas au roulement qui s'était mis en place. J'avais passé la journée à la caserne, et j'avais fini mon service à minuit au bar, comme d'habitude. Théoriquement, Matthew ne devrait pas rentrer avant quelques heures encore. Théoriquement. Parce qu'en fait, ce soir, c'était sacrément calme. Les serveurs se battaient presque entre eux pour avoir les clients... Au point que  l'autre Matt avait fini par dire à Matthew qu'il pouvait rentrer s'il voulait. Ca ne servait à rien que tout le monde reste là à attendre les clients qui, de toute façon, n'arriveraient plus étant donné l'heure.

Bon de toute façon, quelle que soit la décision de Matthew avait prise, une chose était sûre, je dormais profondément dans l'appartement quand il rentra. PV était moi, comme toujours, à moitié endormi lui aussi. Mais il avait le sommeil bien plus léger que moi. Dès qu'il entendit la porte s'ouvrir, il sauta du lit et descendit rapidement rejoindre Matthew, l'accueillant d'un "miaou" joyeux. Ouais, il aimait bien Matthew. Il lui lui donnait toujours à manger quand il préparait des choses, et c'était toujours tellement meilleur que ses croquettes. Et puis il avait un sac super confortable qui sentait bon à l'intérieur.



[HJ : Je te laisse t'installer un peu, faire ce que tu veux, avant de "lancer la machine" ;)]


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Matthew Derkins
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Essuyant mes mains dans le torchon, mon éternel torchon quand je travaillais au bar ; j’embrassais du regard la salle qui était en train de se vider. Le dernier client était en train de régler l’addition à mon cher homonyme alors qu’un autre était en train en train de passer la porte pour rentrer chez lui avec une démarche chaloupée, signe qu’il était manifestement pas mal alcoolisé. Si il avait une femme, un compagnon ou une plante ; j’en connaissais qui allait bien s’amuser à son retour. Je croisais le regard de mon collègue, avec qui je partageais plus qu’un même prénom, et nous échangions un regard. C’était le signe pour dire que je pouvais rentrer plus tôt. Accrochant le torchon sous le bar, je me dirigeais vers le semblant de vestiaire avant de me saisir de mon trench toujours un peu élimé et le saluer d’un coup de tête pour reprendre la route vers l’appartement d’Angela. Accrochant une cigarette à mes lèvres, je mettais les mains dans mes poches et avançait mes chaussures de travail claquant sur le sol pavé, un pied devant l’autre. Finalement, après deux clopes, je finis par pousser la porte de l’appartement d’Angela. PV s’empressa de venir me saluer d’un miaulement joyeux, du moins je l’estimais, sauf que je le pris contre moi ; me foutant complètement des poils qui étaient en train de recouvrir chemise et trench. Angela était couchée, elle dormait calmement et loin de moi l’idée de la réveiller. Je déposais à nouveau PV dans la cuisine dans un bruit mou alors qu’il restait contre moi, désireux sûrement d’avoir quelque chose. Lançant mon trench là où il était d’habitude, non loin de mon sac de sport désormais, j’ouvris le frigo et attrapait un fruit dans lequel je mordis rapidement. Je me sentais un peu fatigué et j’étais désireux d’aller me coucher un peu. Alors que je terminais le fruit, mes mains s’occupaient à commencer de défaire les boutons de ma chemise bleue nuit. Silencieusement, je montais à l’étage, toujours aussi discrètement, je me dirigeais vers la salle de bain pour me changer rapidement. Je fermais la porte sans un bruit avant de faire face à mon reflet dans la glace. Je n’avais pas les traits trop tirés et en me grattant les joues, je me rendis compte d’une ombre noire qui les recouvraient, bientôt il serait temps de me raser on dirait… Ou alors je gardais un peu de barbe, je ne me souvenais plus si il y avait une politique particulière au boulot. En plus la mode des hipsters ça datait de la préhistoire ! Enfin des années 2025 quoi ! C’était il y avait des lustres ! Le vintage revenait à la mode mais il y avait des limites aussi… J’esquissais un sourire à cette pensée alors que je me grattais la pomme d’Adam devant la glace. Après m’être tout aussi rapidement passé un coup de gant sur le corps, je pliais mes affaires et les rangeais dans un coin de la salle de bain ; celui qui m’était réservé. Soudain, j’entendis quelques légers grattement le long de la porte de la salle de bain, je levais les yeux au ciel, PV avait vraiment envie de manger alors que ce n’était pas l’heure… Je soupirais intérieurement alors que je tentais de sortir sur la pointe des pieds de la salle de bain et passer tout aussi discrètement devant Angela qui dormait. Cependant, il y avait aussi le chat qui était en train de traîner dans mes pieds alors qu’il se frottait lentement contre mes mollets… Il commençait à devenir de plus en plus insistant, poussant un peu plus et échappant des ronrons de plus en plus forts et insistants, sauf que moi je tachais comme je pouvais de mettre un pied devant l’autre sans marcher sur rien et surtout sans réveiller la belle endormie. C’était donc avec mille précautions que j’avais l’air d’un ninja en boxer bleu électrique avec des têtes de mort avec des coiffes de chefs indiens sur les fesses. J’avançais lentement, un pied devant l’autre, sauf que d’un seul coup… Le chat avec la bouteille d’eau qui était là pour elle aux côtés du lit… L’un dans l’autre… Le temps sembla d’un seul coup s’écouler très lentement, au ralenti… Alors que j’étais en train de chuter mollement sur le lit… Aux côté d’Angela. Un bruit mou ressemblant à un « POF » sonore mais discret se fit entendre alors que je me maudissais intérieurement avec des jurons on ne peut plus fleuris… mais pas un seul pour PV. Je n’allais pas l’accuser parce qu’il était gourmand… J’étais tombé dans la place du lit qui était juste à côté d’elle, le dos contre un de ses bouquins de science qui était en train de me broyer le dos. J’étais en train de réfléchir à toute vitesse pour trouver un moyen de me relever en étant le plus possible discret mais là… Angela se mit à tourner dans son sommeil et je me trouvais d’un coup avec son bras contre mon torse, déglutissant, je sentais son souffle contre mon épaule tatouée alors qu’elle était dans mon dos… Surtout qu’elle allait forcément se rendre compte que quelque chose n’était pas normal là… Elle allait forcément donc se réveiller. C’était foutu.


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Angela Foster
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Mais il faut croire que Matthew était un sacré petit veinard. En fait, quand je dormais, c'était tout l'un ou tout l'autre. Soit mes nuits étaient agitées à cause des cauchemars et je me réveillais d'un coup, d'un seul, le cœur battant à m'en exploser la poitrine et toute tremblante (dans le meilleur des cas), soit je dormais profondément, comme une souche, et rien ne me réveillait. En soit, la deuxième option était une chance, ça compensait pour les mauvaises nuits et elle me permettait de me reposer vraiment, parce qu'avec le train de vie que je menais, inutile de vous dire que j'avais besoin de dormir un minimum.

Matthew était un petit veinard donc, parce que pour l'instant, j'étais dans une de ces phases de sommeil profond où il fallait me secouer comme un prunier pour me réveiller. Il n'aurait donc aucun mal à s'extirper de là discrètement. D'autant que très rapidement, je changeai à nouveau de position, me retournant à nouveau complètement.

Oh, ça c'était pas bon signe... Il parait que les chats étaient sensibles aux émotions de ceux qui les entouraient. A cet instant, PV venait de relever la tête, les oreilles dressées, aux aguets. Il fixa ses pupilles sur moi et sauta sur le lit en miaulant, comme s'il voulait me réveiller, ou attirer l'attention de Matthew, allez savoir.

L'un de mes cauchemars récurrents provenait d'un souvenir de mon enfance. Un jour que j'avais vu des hommes s'acharner violemment sur un positif qui n'avait rien demandé, simplement parce qu'il était différent. Je devais avoir 5 ans, je crois. A cette époque, je ne savais rien de l'existence de personnes ayant des pouvoirs. Je ne savais rien de ce déferlement de violence tourné contre eux qui faisait le quotidien de Megalopolis. Mes parents avaient toujours fait en sorte de me cacher ces choses-là, pour me protéger, et protéger mon innocence. C'était un matin où elle me conduisait à l'école. Je venais de buter sur un caillou et j'étais tombée sur le sol, m'écorchant le genou bien comme il faut. Je me souviens que c'était douloureux et que je pleurais. Un homme s'était alors approché de nous, avait posé ses mains sur mon genou et la blessure s'était guérie instantanément. Cet homme était gentil, vraisemblablement. sauf qu'il y avait des témoins, dans cette rue, qui n'aimaient pas les positifs. A plusieurs, ils s'étaient emparés de l'homme et l'avait roué de coups jusqu'à ce qu'il ne bouge plus. Je n'ai jamais su s'il s'en était sorti ou non. Je ne crois pas. Ma mère était restée interdite, debout sur le trottoir, complètement abasourdie par ce qu'il se passait, tellement perturbée qu'elle ne songea même pas à me faire partir de là, vite, ou à m'empêcher de voir ça. Depuis que j'étais candidate, je revoyais souvent cette scène dans mon esprit. Je la revivais, mais pas à l'identique. Le positif qu'ils massacraient, c'était moi.

Je me réveillai en sursaut, effrayant PV par la même occasion. Mon cœur battait comme s'il cherchait à sortir de ma poitrine, je tremblais comme si j'avais froid et pourtant j'étais brûlante, et j'avais du mal à respirer, je cherchais l'air comme si j'étais en train de me noyer.


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Matthew Derkins
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Il ne se passait pas quelque chose de normal là, bon outre le fait que j’étais là dans ce lit qui n’était pas le mien et pas non plus dans la tenue appropriée. Angela se réveilla d’un cauchemar, elle se redressait dans le lit et je fis de même. Elle tremblait… et moi, et bien moi je me suis décidé à agir comme on pouvait faire dans ce moment-là : je la serrais contre mon torse cherchant à la rassurer. Lentement, ma main commença à lui effleurer la joue, du bout des doigts. Je crois que je ne savais plus tellement ce que je faisais, mes lèvres vinrent se poser l’espace d’une seconde sur son cou avant de reculer. Une nouvelle fois, le temps semblait s’écouler doucement si il ne s’était pas figé même… Et puis d’un coup, d’un miaulement de PV pour être plus précis, la bulle éclata. Soudain je me rendais compte de ma position, je déglutis avant de descendre mes mains mais en ne bougeant tout de même pas. Je sentais son dos dans son pyjama contre mon torse, les muscles étaient bandés car je tachais de me tenir droit pour qu’elle puisse se reposer sur quelque chose. Je la sentais contre moi, elle tremblait encore doucement et respirait avec force.

« Un cauchemar, je suppose… Si tu souhaites en discuter, je… Bon je suis assez calé sur la question disons. »

Plutôt calé pour les provoquer certes mais si Angela avait besoin d’une oreille alors je serais aussi présent. Je lui avais dit que je la protégerais et je restais toujours fidèle à mes serments. Je me laissais aller contre le mur, elle n’avait pas besoin d’un soutien aux muscles en béton et elle aurait pu prendre ça pour de la frime inutile. Se faisant, ma main calleuse vint effleurer son bras pour qu’elle retrouve son calme. Je déglutis avant de la regarder.

« Il est encore tard, tu as besoin de dormir… Je… »

Je croisais son regard doucement, espérant qu’elle s’apaise un peu mais une chose était sûre, elle me faisait perdre la boule quoiqu’il arrive.

« … J’allais te proposer de rester le temps que tu t’endormes mais… »

Evidemment que j’aurais aimé mais elle avait dit que je devais attendre, je me faisais violence parfois, tant pis pour moi, un jour peut-être que j’allais en voir le bout. Une chose était sûre, mon attitude envers les clientes du bar qui étaient parfois demandeuses de… « faveurs ». Je m’en sortais toujours pour leur faire payer un ou deux verres de plus mais cela n’allait plus aussi loin qu’avant. Par contre, mon homonyme avait bien remarqué que mon attitude avait aussi changé envers Angela. Je le voyais à son sourire narquois, d’ici un jour ou l’autre j’allais me manger un commentaire c’était sûr.

« … »

Je ne finis pas ma phrase, parce que je ne trouvais pas les mots déjà mais parce que de toute façon, mes yeux plongés dans les siens étaient bien plus éloquents que n’importe quel mot. Je bougeais lentement les cuisses, m’assurant qu’elle avait assez de place pour respirer. J’espère qu’elle n’était pas regardante sur l’originalité du boxer… J’avais beau affectionner les tenues noires pour le boulot, je restais un original pour le reste. Mes yeux plongèrent dans les siens, je ne savais plus quoi dire, nous restâmes là pendant quelques secondes et puis je me risquais à effleurer ses lèvres des miennes. Pour la rassurer, la consoler, comme si j’étais en train de me gorger de son cauchemar à elle pour l’en débarrasser. Cette saleté pouvait venir, ce n’était pas comme si je n’avais pas de répondant à lui offrir. Mon visage se détacha quelque peu du sien, juste de quelques centimètres, il restait en suspend alors que nos nez se frôlaient. Je déglutis avant de murmurer, cherchant à détendre l’atmosphère.

« Ne t’inquiète pas, ce week-end je te fais un petit déjeuner au lit… d’accord ? Et tu peux me demander ce que tu veux pour manger à ton retour. »

J’avais cherché à plaisanté mais en attendant, elle était toujours là entre mes bras, même si elle retrouvait une contenance. Mes doigts vinrent remettre derrière son oreille une mèche de ses cheveux blonds qui avait décidé de faire cavalière seule. Elle était belle, c’était indéniable… Plus belle que toutes les foutues cruches qui me réclamaient pour boire un verre au Magic Alice.


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Angela Foster
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Il me fallut un temps considérable pour me revenir à la réalité, me rappeler que j'étais bien dans mon lit, chez moi, que ce n'était encore qu'un cauchemar et que David s'était précipité à mes côtés, comme toujours. Une minute, attendez, ça n'était pas la voix de David... Et ça, sans que je ne puisse expliquer pourquoi, contribua à augmenter mon angoisse. Je tournai doucement la tête et reconnus le visage de Matthew. Bon, c'était pas David, mais ça allait, c'était un ami. Je laissai échapper une soupir de soulagement et me passai les mains sur le visage avant de lui répondre.

- Non je... plus tard.

Je n'avais pas envie d'en parler pour l'instant, c'était encore trop vif dans mon esprit. Je ne voulais pas revoir ces images tout de suite, je voulais me calmer avant. Sur le coup, je ne réagis même pas au fait que je ne pouvais pas lui en parler. Lui raconter ce cauchemar, ça serait lui révéler ce que j'étais, et je n'en avais pas le droit. Oui, je sais qu'il était positif et que par conséquent, ça ne lui ferait pas peur. Mais comment dire ? Lui, sa situation était officielle, il avait une puce légale. Pas moi. Et ce serait dangereux pour moi si on l'apprenait.

Je sentais sa main sur mon bras, il cherchait à me rassurer. Quelques secondes avant, c'était carrément son torse, mais il s'était un peu reculé. Je ne savais pas si je devais lui en être reconnaissante ou le contraire. Je ne savais pas non plus ce qu'il faisait là d'ailleurs. Est-ce que j'avais crié ? C'était ça qui l'avait réveillé ? David mettait plus de temps que ça à arriver normalement. Mais il est vrai que l'appartement était minuscule. Mais en fait, on s'en foutait de comment il était arrivé là, ce qui importait, c'était qu'il y soit.

Je l'écoutai, mais ne répondis pas. J'avais du mal à me calmer. Mon cœur ralentissait bien, tout doucement, mais j'avais toujours du mal à respirer et mon angoisse ne s'était pas atténuée. Matthew essayait pourtant, mais ça n'était pas de sa faute, il ne pouvait pas faire plus que ce que qu'il faisait. Mais déjà, rien que sa présence, c'était tout ce dont j'avais besoin, à défaut de celle de David. Mon frère avait un don particulier pour me calmer, il faisait ça depuis plus de 25 ans, il avait l'habitude, il me connaissait, il savait comment je fonctionnais dans ces cas-là.

Le baiser de Matthew ne me provoqua pas de mouvement de recul, comme il aurait pu s'y attendre si j'avais été dans mon état normal. Le fait est que je ne l'étais pas justement. Au lieu de le repousser, je le laissai faire. Ca avait quelque chose d'apaisant. Ca marchait pas si mal d'ailleurs. Aussi bien que les trucs de David.

- Matthew...

Le truc du petit déjeuner, je ne le compris pas sur le moment. C'était tellement décalé avec le moment que je me demandais même si je l'avais bien entendu. Je me souvenais, par contre, de ce qu'il avait dit, juste avant. A propos de rester jusqu'à ce que je m'endorme.

- Reste un peu, s'il te plait.

C'était pas d'un petit déjeuner au lit dont j'avais besoin, c'était de présence. De la sienne, puisqu'il arrivait manifestement à me calmer aussi  bien que David. Je n'avais pas la moindre idée de la torture que ça pourrait lui infliger de rester là, comme ça, sans rien tenter de plus, et à vrai dire, à cet instant, je ne m'en posai même pas la question. Je posai mon front contre son torse et m'employai à retrouver une respiration normale.


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Matthew Derkins
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« Je… »

Elle me demanda de rester avec elle, je la sentais encore trembler doucement. Je me demande bien ce qu’elle a pu voir pour que cela lui fasse un tel effet. Mais ça… ça ne me regardait sûrement pas. Je la laissais faire alors qu’elle reprenait sa place contre mon torse lentement et que, tout naturellement, mes bras vinrent l’entourer. Mes mains calleuses caressaient ses joues délicatement alors que je déglutissais, ma pomme d’Adam faisant un aller-retour sonore.

« Je suis là. Tout va bien. »

Ce sont des mots que je n’avais jamais utilisés, jamais dans cet ordre et jamais encore pour une jeune femme, qui plus est une jeune femme que j’aimais. Sans m’en rendre compte, je la berçais lentement contre mon torse, qui était encore empreint de mon odeur de savon si caractéristique de poivre noir et de patchouli. Un produit particulier qu’on ne trouvait que dans une certaine boutique dans Megalopolis. J’essayais de faire que les tremblements se calment lentement alors que je la berçais délicatement, dans des mouvements à peine perceptibles, d’avant en arrière ; mes mains effleurant sa peau doucement de la pulpe de mes doigts pour la détendre. Je sentais son cœur battre rapidement contre le mien, mais je sentais aussi que son rythme était en train de changer, bientôt nos deux cœurs battraient à l’unisson. Mes doigts jouèrent avec quelques mèches de ses cheveux, les faisant tourner entre mes doigts et en allant les replacer derrière son oreille. Le silence était de mise, mes yeux sombres plongèrent dans les siens alors que mon regard parlait pour moi. Souvent, les gens disaient que je les regardais avec deux puits noirs sans fond, mais ces gens-là ne savaient pas vraiment… La jeune femme contre moi pouvait contempler son reflet dans deux pupilles sombres certes, mais empreintes d’une chaleur qu’on ne pouvait nier. Je soutins son regard pendant une dizaine de secondes avant de laisser une fossette apparaître au coin de ma joue ainsi qu’un sourire qui se voulait rassurant mais charmeur. Elle ne m’avait pas repoussé sur ce baiser mais elle était aussi en état de choc visiblement, une émotion en chasse une autre. Respirant doucement, je la regardais à nouveau, ne pouvant m’empêcher de l’admirer ; elle disait être simple dans son style mais il y avait une beauté indéniable dans cette simplicité. Déglutissant, je me rendais compte d’une chose, ce genre de pensées, physiologiquement cela devenait complexe à gérer pour moi. Surtout qu’en plus, elle était à demi sur mes cuisses. Cela allait donc se corser maintenant. Pourtant, j’avais de la suite dans les idées, alors que mes yeux ne quittaient pas les siens, je descendis ma tête et vint embrasser avec douceur son cou, délicatement. Sauf que cette fois, je ne me contentais pas que de cela. Un autre baiser suivit le premier, tout aussi doux et délicat. Je couvrais avec parcimonie tout son cou de baiser, allant de haut en bas : de la mâchoire vers l’épaule. Inspirant, je redressais la tête, croisait son regard à nouveau une lueur nouvelle apparaissant au fond de mes pupilles… Une lueur qui traduisait un sentiment qu’elle n’avait encore jamais vu : le désir. Il brûlait toujours aussi ardemment en moi. Même si il était possible que la situation ne s’y prête pas… Je me fendis d’un nouveau sourire charmeur avant de décaler lentement, du bout du doigt, le col de son pyjama, dénudant son épaule plus avant, laissant le haut tomber mollement. J’embrassais doucement sa chair à plusieurs reprises et soudain, je me permis la largesse de venir la mordre… Mais avec toujours la douceur et la délicatesse propre à ce moment. Une toute petite marque rouge se dessina, zone que je m’empressais d’embrasser avec douceur… comme si je voulais immédiatement réparer ce léger accroc que j’avais moi-même fait dans ce tableau magnifique qu’elle était. Mes mains commencèrent à effleurer ses hanches alors que maintenant, il était indéniable qu’elle remarque le fameux signal physiologique qui traduisait combien je prenais de plaisir à rester avec elle. Ma respiration ne demandait qu’à s’accélérer, je sentais combien il était dur de la contenir encore dans ma gorge. Mes baisers descendirent encore… alors que je goûtais avec délices à sa clavicule fine et sa peau toujours aussi douce et délicate… Elle était magnifique, sublime… Elle éclipsait toutes celle que j’avais pu croiser dans ma vie… Quelque chose en elle la rendait unique… Unique mais surtout indispensable pour ma survie désormais.


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Angela Foster
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Qu'il me prenne dans ses bras et qu'il me laisse me calmer, doucement. C'était tout ce dont j'avais besoin. Une étreinte réconfortante dans laquelle je pouvais me sentir en sécurité, le temps que mon cœur et ma respiration reprennent un rythme normal, c'était tout ce que je lui demandais. Et c'était précisément ce qu'il était en train de me donner. A aucun moment je ne me suis dit que c'était une mauvaise idée, qu'il aurait pu profiter de la situation pour essayer d'en obtenir plus. J'étais peut-être un peu trop naïve ? Ou alors je lui faisais confiance ?

- Merci, murmurai-je contre sa peau alors qu'il m'assurait que tout allait bien.

Une impression de sécurité, c'était tout ce que j'avais besoin pour me calmer. David lui, me serrait contre lui d'un bras et me caressait les cheveux d'une autre main. Avec le temps, il s'était rendu compte que c'était ce qui marchait le mieux. Matthew se mit à me bercer doucement, passant ses mains sur mes joues. Mon rythme cardiaque commençait à ralentir, enfin, et mon souffle, que Matthew pouvait sentir sur son torse, s'apaisait progressivement. Ce cauchemar n'était qu'un parmi d'autres que je faisais régulièrement. Ce n'était pas le pire, mais il était dans le top 3.

Quand Matthew commençai à jouer avec mes cheveux, je bougeai doucement la tête de façon à pouvoir le voir. Mon regard plongea dans le sien. Habituellement, je n'étais pas toujours sûre de ce que j'y voyais. La plupart du temps, je n'arrivais même pas à y lire quoique ce soit. Et puis, de temps en temps, j'y voyais une certaine lueur quand il me regardait, mais je n'arrivais pas à vraiment la définir. Son regard, en cet instant précis, était plus parlant que jamais. Et ce que j'y lu, cette espèce de chaleur et de douceur, me plut vraiment. Je fermai les yeux et calai un peu mieux ma tête dans le creux de son épaule. Si j'arrivais à me rendormir grâce à lui, je lui en serais vraiment reconnaissante.

Sauf qu'il n'avait pas l'air décidé à me laisser me rendormir en fait. Je rouvris les yeux en sentant ses lèvres se poser doucement contre mon cou. Il ne pensait tout de même pas que le fait d'être là avec moi lui donnait l'autorisation d'obtenir ce qu'il voulait ? Il n'aurait pas eu cette indélicatesse, n'est-ce pas ? J'étais tellement abasourdie que, les premières secondes, je ne réagis même pas. Et puis ses lèvres commencèrent à glisser le long de mon cou, jusqu'à mon épaule et je sentis ma peau frémir à leur passage. Merde, c'était pas le moment. C'était pas ce que je voulais, c'était pas ce que je lui demandais !

Je sentis ses doigts dégager un peu plus mon épaule et ses lèvres rejoignirent aussitôt ce nouveau "territoire" qui s'offrait à lui. Je commençai par le laisser faire, n'essayant même pas de le repousser. Ma peau appréciait le contact avec ses lèvres, elle le réclamait presque. Elle n'aurait pas dû, mais c'était ce qu'elle faisait. Pire, quand ses mains en arrivèrent à mes hanches, inconsciemment, je sentis mon dos se cambre davantage, comme s'il répondait à ses sollicitations. Mais ce fut également à ce moment-là que mon cerveau recommença à tourner et que ma raison prit le dessus.

Je posai les main à plat sur son torse et le repoussai doucement.

- Matthew, s'il te plait, arrête.

Luttant contre les sensations que me procuraient ses baisers, je rouvris les yeux et plongeai mon regard dans le sien. Ses yeux brillaient d'une nouvelle lueur. Mais je la connaissais celle-là. C'était le regard d'un homme qui a faim. Mes mains vinrent enserrer son visage, mes paumes surs ses joues et mes doigts glissant dans ses cheveux. Et mon regard se fit presque suppliant.

- Pas maintenant, pas comme ça. Je t'en prie. On... le regretterait tous les deux. S'il te plait, ne m'en veut pas. Mais je ne peux pas faire ça. Pas de cette façon.


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Matthew Derkins
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Le con, le con, le con, le con, le con, le con, le con, le con, le con, le con, le con, le con, le con, le con, le con, le con, le con, le con, le con, le con, le con, le con, le con, le con, le con, le con, le con, le con…

Mon cerveau marchait sur une litanie accusatrice alors que les mains d’Angela enserraient mon visage. L’effet « douche froide » arriva rapidement et eut le mérite de me débarrasser de cette… preuve physiologique gênante. Mes yeux plongèrent dans ceux de la jeune femme alors qu’ils perdaient cette lueur affamée, redevenaient normaux mais commençaient à perdre de leur humanité. Je faisais de mon mieux pour me contenir alors que je la regardais, ma pomme d’Adam fit encore un ou deux aller-retour.

« Excuse-moi. Cela ne se reproduira pas. »

Ça s’appelait comment ce que je venais d’essayer de faire en langue de juge hein ? « Abus de faiblesse » c’est ça merci. Je sentais le sentiment de honte grandir dans mes entrailles, la gangrène croissait rapidement, me tordant le cœur et les boyaux. Lentement, mes mains prirent les siennes qui encadraient mon visage pour les en détacher doucement et les reposer sur le matelas. Après les avoir serrées une dernière fois, je commençais à bouger dans le lit pour en chercher la sortie. Je me foutais complètement du fait que j’étais toujours en boxer, ça valait mieux que complètement à poil, et que des restes de… réaction physiologique subsistaient encore. La litanie continuait encore dans mon cerveau malade.

Le con, le con, le con, le con, le con, le con, le con, le con, le con, le con, le con, le con, le con, le con, le con, le con, le con, le con, le con, le con, le con, le con, le con, le con, le con, le con, le con, le con…

Je m’en voulais. Je devais attendre et j’avais cédé. Plus les jours avançaient, plus je la fournissais en preuves assez explicites pour qu’elle me montre la porte. Je la regardais, assise dans le lit et murmurait d’une voix grave.

« Je pense qu’il vaut mieux que je redescende… »

Quelque chose traversa mon esprit, je me souvenais que mes vêtements étaient dans la fichue salle de bain mais, pour être honnête, je n’avais qu’une envie : aller les récupérer et passer le reste de ma nuit… de ma journée… voire de mon existence aussi… le passer mais le passer dehors ! Gloria m’aurait collé une bonne gifle avec moult remontrances après ce qui c’était passé, Jacob aurait encore dit que j’avais une queue à la place du cerveau et mes vieux… Non je n’allais pas commencer à penser à ces deux charlots ! Je fis quelques pas… en direction de la salle de bain, laissant la porte ouverte sur le théâtre de mes méfaits, je me penchais pour récupérer mes affaires pliées à la va-vite et commencer à les remettre rapidement. Alors que je fermais ma ceinture, mon regard croisa celui d’Angela, la sensation de malaise qui m’envahit me fit déglutir un semblant de bile… Je le reconnus à cette acidité sous-jacente. Ma chemise bleue nuit retrouva le chemin de mes épaules alors que je m’avançais, ne cherchant pas pour le moment à la refermer. Mes pendentifs cliquetaient entre eux et parfois, captaient la lumière d’un réverbère de la rue qui se reflétait dans les vitres de l’appartement malgré l’étage élevé. Mon regard soutint celui de ma colocataire… objet de mes désirs, je déglutis et articulait difficilement.

« Je… »

Le con, le con, le con, le con, le con, le con, le con, le con, le con, le con, le con, le con, le con, le con, le con, le con, le con, le con, le con, le con, le con, le con, le con, le con, le con, le con, le con, le con…

« … Je vais aller faire un tour dehors. »

Le con, le con, le con, le con, le con, le con, le con, le con, le con, le con, le con, le con, le con, le con, le con, le con, le con, le con, le con, le con, le con, le con, le con, le con, le con, le con, le con, le con…

« A moins que… »

Le con, le con, le con, le con, le con, le con, le con, le con, le con, le con, le con, le con, le con, le con, le con, le con, le con, le con, le con, le con, le con, le con, le con, le con, le con, le con, le con, le con…*

« … Tu aies une bonne raison de me faire rester a tes côtés. »

Le con, le con, le con, le con, le con, le con, le con, le con, le con, le con, le con, le con, le con, le con, le con, le con, le con, le con, le con, le con, le con, le con, le con, le con, le con, le con, le con, le con…

… Tu ne lui as pas fait assez de mal comme ça c’est ça ?!


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Angela Foster
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De suppliant, mon regard se fit désolé. Je commençais à comprendre le supplice que je lui infligeais, quelque part, et je m'en voulais un peu. Je lui demandais d'attendre, il attendait. Mais attendre quoi au juste ? Que je sache mieux ce que je voulais et où j'en étais ? Est-ce que je le saurais un jour ? Est-ce que j'avais vraiment le droit de continuer à le faire "mijoter" de la sorte ? Une partie de moi avait envie de lui céder, d'arrêter de me poser des questions et de me laisser guider. Mais l'autre partie s'accrochait farouchement à l'idée qu'il ne fallait pas.

- Je suis désolée...

Et c'était vrai, s'il savait. J'étais à deux doigts de céder, mais je ne voulais pas le faire comme ça, pas dans un moment pareil. Je veux dire, les conditions n'étaient pas franchement les meilleures. Je n'étais pas dans mon état d'esprit normal, je ne voulais pas le regretter plus tard. Et ce que j'en pensais moi, ça allait certainement être pareil pour lui. Je ne voulais pas qu'il s'en veuille d'avoir profité de la situation.

Sans un mot, je le laissai se lever. Redescendre, ça n'était pas totalement ce que je voulais, mais c'était peut-être plus prudent effectivement. Je le torturais déjà bien assez comme ça, inutile d'en remettre une couche. J'acquiesçai et me passai une main dans les cheveux alors qu'il se levait du lit. Ce ne fut qu'en entendant la porte de la salle de bain que je relevai la tête.

- Qu'est-ce que tu fais ?

Redescendre, ça voulait bien dire retourner à son matelas, non ? Il n'avait pas besoin de se rhabiller pour ça. Je me levai à mon tour du lit pour venir m'appuyer contre le chambranle de la porte. Il disait qu'il voulait aller prendre l'air. Je pouvais le comprendre, oui. Mais est-ce que c'était une bonne idée de le laisser partir comme ça ? Je veux dire, avec cette espèce de tension ou de je ne sais quoi entre nous ? J'avais souvent entendu dire qu'il ne fallait jamais partir fâché, sur un coup de tête. Il n'avait pas l'air tellement en colère non plus, mais qui sait ce qu'il y avait au fond de lui. Son regard m'était de nouveau totalement impénétrable.

Et c'est là qu'il m'offrit une chance de le retenir. Je relevai les yeux dans les siens, me demandant ce qu'il fallait que je fasse. Est-ce qu'il fallait que je le retienne, au risque qu'il continue à se sentir frustré et que sa colère éventuelle finisse par ressortir ? Ou est-ce qu'il fallait plutôt que je le laisse partir, histoire de se calmer un peu et qu'il puisse revenir plus serein ? Pour ça, encore fallait-il être sûr qu'il reviendrait.

Je fis un nouveau pas vers lui, entrant ainsi dans l'espace restreint de la salle de bain. Sans que je sache ce que je faisais, mes mains vinrent prendre son pendentif qui reposait contre son torse. Je le tournai quelques secondes, le temps de l'examiner de plus près. C'était un corbeau. Il en avait un autre tatoué sur l'épaule et il m'en avait expliqué le sens l'autre fois. C'était un peu son emblème. Je reposais délicatement l'oiseau contre sa peau, laissant mes doigts l'effleurer quelques secondes supplémentaires. Et puis ma main glissa derrière sa nuque, mes doigts se mêlèrent à ses cheveux alors que je relevais les yeux sur lui et plongeais mon regard dans le sien. Lentement, comme si je n'étais pas très sûre de ce que je faisais, je me hissai sur la pointe des pieds et effleurai ses lèvres des miennes presque imperceptiblement d'abord, jusqu'à ce que je me décide enfin à m'en emparer doucement. Ce baiser là ne répondait probablement pas à l'ardeur de son désir, il était bien trop léger. Mais c'était un premier pas vers lui, c'était déjà un progrès certain, non ?

Nos lèvres se séparèrent et mes talons rejoignirent le sol alors que ma main glissait à nouveau sur son torse pour venir jouer avec son pendentif.

- J'aimerais que tu restes. Mais je ne peux pas te donner plus que ça. Pas pour l'instant, pas dans ces conditions. Je préférerais que tu restes, je ne suis pas sûre d'arriver à me rendormir sans toi, mais je ne veux pas t'infliger plus de tourments que je ne t'en donne déjà. Si tu as besoin de prendre un peu l'air, je ne te retiendrai pas. Mais promets-moi que tu vas revenir.


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Matthew Derkins
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Ses lèvres avaient encore et toujours la douceur et la saveur du miel. Elle s’était approchée de moi et, après s’être mise à mon niveau, elle m’avait embrassé. Mes yeux sondèrent les siens alors que la litanie doucement cessait de vriller mon esprit.

Le con, le con, le con… Le… con… Le…

Elle me parla, elle voulait que je reste, elle avait besoin de moi pour retrouver le sommeil. Ma main se tendit pour venir caresser sa joue doucement, du bout de la pulpe de mes doigts. Je la regardais, le souffle court alors que ma main retomba lentement. Je sentais ses doigts jouer avec mes pendentifs contre mon torse.

Le… c…

« Bien, je vais rester avec toi Angela. Parce que… »

La réponse était évidente, mais devait-elle être dite, là était toute la question. Elle connaissait la fin de cette phrase, mes yeux soutinrent son regard, ils terminèrent la phrase pour moi. Je baissais les yeux sur ses mains avant de les prendre doucement pour lui faire lâcher les pendentifs. Ma main serrait une des siennes avant de reculer lentement vers le lit, l’attirant avec moi. Lâchant son bras, je m’installais sur le lit, ayant gardé chemise, ouverte certes, et mon jean. On va dire que c’était une sorte de sécurité pour elle comme pour moi. Je m’installais le dos sur les oreillers et je la laissais prendre la place qu’elle désirait, sur moi ou ailleurs. Raclant ma gorge, je marmonnais doucement.

« Je veille sur ton sommeil, je suis là, n’aies pas peur. »

Je ne pouvais, je ne voulais, pas faire plus en cet instant. J’avais déjà dépassé les limites et ce… malgré moi. Alors c’est sûr que ce que je venais de dire… C’était moyen niveau crédulité. Je percevais doucement les ronronnements de PV qui devait être encore dans mon sac de sport, je devais dégager des phéromones pour chat… Il n’y avait pas d’autre solution à ce mystère. Je la regardais s’allonger, mes doigts jouant avec ma boucle de ceinture en métal, laissant entendre des grincements. Inspirant, je me sentais minable et lubrique… Je m’en voulais d’avoir fait céder la discipline exemplaire que je m’étais appliquée pendant une semaine. Appuyant ma tête contre les oreillers, je gardais le cou droit, fixant sans le voir un point devant moi.

« Je suis désolé. Tu es belle et désirable à mes yeux… Pardon d’avoir cédé à mes… plus bas instincts. »

Après cela, je n’étais pas plus recommandable que ces salauds du bar qui étaient parfois bourrés comme des coings et qui mettaient la main au panier d’Angela. Je n’avais pas eu certes ce genre de gestes mais… elle avait bien vu mon corps et ses… « Réactions physiologiques » à la noix. En soupirant, je m’allongeais, passant mes deux mains derrière la tête, je fixais le plafond. Il était tard et elle avait besoin de dormir, moi ce n’était pas un mal si je ne dormais pas vraiment… La vie de certaines personnes de dépendait pas de mon talent à prodiguer les premiers soins et donc de mon état de repos… Elle par contre. Les yeux toujours fixés sur le plafond, je murmurais doucement.

« Repose-toi Angela. Tu en as besoin. »

Elle avait peut-être besoin que je la rassure, je ne savais pas trop. Alors mes yeux trouvèrent les siens et j’essayais d’avoir un sourire rassurant. Je crois qu’elle avait peur que je parte à tout jamais… Même si j’admets que pour certains de mes comportement ça aurait on ne peut plus valu la porte, je ne pouvais pas la laisser. Je commençais à comprendre qu’elle s’était tout de même attachée à moi… Mais dans quel sens ? Je pense qu’elle avait besoin de moi pour combler un « manque » de quelque chose ou de quelqu’un… Est-ce-que je désirais vraiment savoir ? Je ne savais pas. Elle avait dit que « c’était pas à sens unique » quand je lui avais dit que je l’aimais… Mais à quel point ? Je sentais quelque chose étreindre ma cage thoracique alors que ces pensées me traversaient l’esprit. Chercher son amour équivaudrait à se battre contre des moulins à vent alors ? Respirer et déglutir ne me semblaient plus tellement évident d’un coup… Qu’est-ce qui était en train de se passer ? J’avais les yeux collés au plafond alors que mon esprit se débattait avec les signes contradictoires qu’elle m’envoyait sans cesse…


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Angela Foster
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Je laissai échapper un soupir de soulagement et relevai les yeux sur lui avec un léger sourire. Le genre de sourire qui signifie "D'accord, c'est bon, ça va aller maintenant". Parce que ça allait aller, n'est-ce pas ? Je veux dire, Matthew restait. J'avais peur qu'il ne me fasse le même coup que l'autre fois et qu'il s'en aille définitivement mais il restait. Il n'avait pas besoin de terminer sa phrase, je crois que je savais ce qu'il voulait dire, et même si ça n'avait pas été le cas, ses yeux parlaient pour lui. Est-ce que c'était ce que je voulais y voir ? Je ne sais pas trop, mais ça y était et finalement, je l'acceptais. J'avais cette drôle de sensation, vous savez, comme quand on regarde un film et qu'on sait d'avance comment ça va se terminer, ça pourrait nous décourager, mais non, on le regarde jusqu'au bout, parce qu'on veut que ça se termine comme ça après tout. C'était un peu le cas, là, avec Matthew. Mon corps n'était pas resté de marbre sous ses baisers. Ca voulait dire ce que ça voulait dire, non ? Je n'étais pas une machine, je ne pouvais pas forcer ma peau à "frémir" à la demande, au contraire, elle l'avait fait alors que j'aurais préféré qu'elle ne le fasse pas. J'avais dû me faire violence pour récupérer le contrôle et repousser Matthew. Mon corps savait ce qu'il voulait, lui au moins.

Je le laissai me prendre la main et m'attirer vers le lit à nouveau. Naturellement, je pris la position que je prenais toujours avec David dans ces cas-là. Matthew n'était pas mon frère, je le savais, je savais aussi qu'il ne le prendrait pas avec le même détachement que David qui ne ressentait à mon égard que l'amour d'un grand frère hyper-protecteur. Mais mes sentiments à l'égard de Matthew évoluaient, doucement, petit à petit, sans que j'en prenne vraiment conscience. Je me rapprochais de lui, lentement. Petit à petit, l'oiseau fait son nid, pas vrai ? Je m'allongeai à ses côtés, posais ma tête dans le creux de son épaule et une main sur son torse.

- T'excuses pas. C'est moi. Je savais ce qui risquait de se passer si je te demandais de rester, mais je l'ai fait quand même.

Et je venais de recommencer. A croire que je n'apprenais pas de mes erreurs. Ou alors, c'était tout simplement que je ne les considérais pas comme des erreurs. Le fait est que j'étais tellement contradictoire que j'étais incapable de savoir ce que je voulais. Enfin, si, peut-être que je savais finalement. En tout cas, je savais ce que je ne voulais pas.

- Et je le referai à chaque fois que tu feras mine de vouloir partir.

Je calai ma tête un peu mieux, rapprochant le reste de mon corps de lui pour trouver une position plus confortable et fermai les yeux. Il avait raison, j'avais besoin de dormir. Mais quelque chose me disait que le sommeil ne viendrait pas aussi rapidement malgré tout. Je parlais toujours de mes cauchemars à David, ça me permettait de les exorciser. Et il m'écoutait toujours d'une oreille attentive, même s'il les connaissait déjà. Mais David savait déjà tout de moi, ce qui n'était pas le cas de Matthew. Comment lui parler de ce cauchemar sans lui mettre la puce à l'oreille ?

- Je sais pas si j'arriverai à dormir. J'ai encore toutes ces images dans la tête. C'était si réel...

Fallait bien commencer par quelque chose...


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Matthew Derkins
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Elle avait remis de nouveau sa tête contre mon torse, je sentais sa respiration effleurer ma peau, causant un peu de chair de poule là tout contre mon pectoral. Mes yeux se posèrent sur ses cheveux blonds… Ces cheveux qui appartenaient à une personne qui pouvait avoir une attitude très contradictoire… Mais une chose était sûre : elle ne voulait pas que je parte. Aurais—je pensé l’espace d’une seconde que tout cela allait se passer quand, une semaine auparavant, je lui avais demandé si « je pouvais dormir chez elle une nuit ou deux » ? Non, du tout. C’est vrai que, avant de lui demander, je l’avais souvent observée au bar ou quand nous étions seuls au travail et qu’elle avait éveillé mon intérêt. Mes doigts caressèrent de nouveau sa joue pour l’apaiser doucement alors que je la contemplais d’un air protecteur. Elle commença à aborder la question de ce fameux cauchemar, elle semblait désireuse de l’exorciser un bon coup en lui tordant le cou. Lentement, mes lèvres vinrent embrasser le dessus de son crâne alors que ma voix se fit douce et rassurante.

« L’esprit est une arme d’autodestruction bien plus puissante qu’on ne le croit… »

Mes doigts caressèrent son bras, l’effleurant légèrement de la pulpe de mes phalanges, alors que je sentais ses battements de cœur résonner à l’unisson avec les miens : elle était calme de nouveau. C’eût été dommage de réactiver son palpitant dans le mauvais sens… Histoire de la mettre à l’aise, je poursuivais sur le même ton posé et rassurant.

« Moi qui suis immergé jusqu’au cou dans le domaine du cauchemar… Ma plus grande peur c’est… Moi-même. »

Je me disais qu’en se laissant aller à la confidence, elle serait rassurée et plus confortable pour parler. Alors que je disais cela, mes pensées retournèrent à cette époque où, comme j’avais utilisé mon « talent » sur un flic et que cela l’avait conduit à se suicider purement et simplement, on avait décidé de me faire interner… Surtout quand on avait ensuite su que j’avais appliqué le même traitement à mes vieux. Les médecins m’avaient sondé de partout, fait des tas d’entrevues avec des psymachin et attaché au lit souvent car j’étais sujet à des… petites sautes d’humeur. Une seule conclusion était venue de cette période dont je répugnais à me souvenir : le cauchemar de Derkins, c’est Derkins. Ces malades avaient même poussé le vice à tenter d’appliquer mon propre pouvoir sur ma personne par une voie artificielle… Les cinglés… Et voilà ce qui en était ressorti. Je répétais d’une voix calme à Angela cet adage aux allures de prophéties minable du moyen-âge… ou de cette série vintage à succès qui passait dans les années 2020 je crois… Comment c’était déjà ? Ah oui, Game of Thrones. Mon regard croisa le sien alors qu’un sourire naquit sur mon visage, lentement, ma main droite vint prendre la sienne, nouant nos doigts ensemble. Je portais un bracelet fait d’une lanière de cuir au poignet droit et parfois un anneau en argent sur l’index, c’était un anneau avec des motifs issus des natifs américains… Oui, je sais, je sais, comme ma trousse de toilette… et alors ? Mais ce soir l’anneau était absent. Ma main serra la sienne doucement mais empreinte d’une légère force, pour qu’elle puisse comprendre que désormais elle n’était plus seule face à ces cauchemars de merde… En plus c’est dommage pour eux car dans leur partie, moi je suis passé pro.

« Alors donne les moi ces images qui t’ont envahi le cerveau, donne les moi et laisse-moi les détruire pour toi… T’en débarrasser à tout jamais Angela. »

Mes yeux plongèrent dans les siens, pour une fois les deux pupilles noires s’étaient réchauffées et le noir était mordoré de brun foncé, une couleur chaude et rassurante. La regarder me rendait fort d’une conviction qui s’imposait de plus en plus à moi… Jamais plus je ne la laisserai avoir peur, jamais plus je ne la laisserai être seule et, surtout, jamais je ne tolérerais qu’on lui fasse le moindre mal. Jamais encore une fille ne m’avait rendu aussi sûr de moi, d’un coup, une lueur de détermination traversa mes pupilles alors que je la serrais contre moi, les bras placés comme pour lui faire un cocon protecteur. Une fille comme elle n’avait pas le droit de voir ses nuits gâchées par des cauchemars sans importance. Sûrement pas. De nouveau, malgré moi, je la berçais à nouveau doucement alors que mes mains caressaient ses cheveux et sa nuque. Parfois les cals de mes doigts ripaient un peu çà et là mais je tachais de faire preuve d’une infinie délicatesse… malgré une impression d’être un peu pataud.


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Angela Foster
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Il ne semblait plus être le même homme que tout à l'heure. Celui qui m'avait regardée comme un homme affamé avait laissé la place à un autre. Le nouveau était plus doux, plus à l'écoute de ce dont j'avais besoin. Celui-là n'eclipsait pas totalement l'autre dans ma tête, mais c'était celui que je préférais pour un moment comme celui-ci. Comme quoi, avec Matthew, il fallait aller plus loin que la surface et ne pas s'arrêter à la première impression.

La caresse de ses doigts sur ma joue et sur mon bras étaient agréables. Et c'est ainsi que Matthew parvint à me calmer totalement. Mon cœur avait repris un rythme régulier, plus lent. Ma respiration également.

- Comment peut-on avoir peur de soi-même à ce point ? C'est à cause de ton pouvoir ?

J'hésitais encore à lui parler plus en détail de mon cauchemar. C'était vraiment trop risqué. Mais la main que j'avais posée sur son torse, il la pris dans la sienne, comme pour me rassurer, me dire que je pouvais luu en parler sans retenue. Et quand il referma ses bras autour de moi pour me serrer contre lui, instinctivement, je me collai davantage contre lui, ma jambe gauche venant naturellement se caler entre les siennes, sans que j'en prenne conscience, comme pour m'assurer un meilleur équilibre. Et lorsque je sentis ses mains glisser sur mes cheveux et ma nuque dans ce même geste qu'avait David pour me réconforter, mes réticences s'effondrèrent davantage.

- C'était un souvenir de mon enfance. Des mecs tabassaient à mort un positif qui venait de m'aider, juste parce qu'il était positif.

Ce n'était pas entièrement faux. De la justifier la terreur que j'avais eue en me réveillant...


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Matthew Derkins
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Elle me raconta son cauchemar, sa voix naissant du creux de mes bras alors que je lui caressais ses cheveux. Une histoire de ségrégation des positifs. Une histoire fortement connue dans ce monde. Mes lèvres vinrent embrasser son crâne alors que je sentais le goût amer et acide à la fois de la bile entrer sur mes papilles. Une histoire de positif qui était tabassé… Ça aurait pu être moi, ça avait tellement été moi, si souvent. Sauf que là, le mec en était mort. Je la berçais lentement contre moi.

« Je vois. Tu avais quel âge ?... Du moins si tu veux en parler… Je n’ai pas vocation de rouvrir une plaie que tu veux voir cicatrisée… Mais… »

Mes yeux plongèrent dans les siens alors que mes doigts se mêlaient aux siens, s’entrelaçaient et finalement se liaient fermement. Mon ton se fit plus ferme et plus direct.

« … Je veux panser tes plaies, c’est un fait sûr et certain. »

Elle se demandait pourquoi j’avais si peur de moi-même. Mes yeux se baissèrent alors que mon index de ma main libre vint lentement vriller ma tempe alors que je parlais.

« Les voix que je peux entendre dans ma tête… Elles sont capables de me détruire plus que tout… J’entends… Ma famille. »

Je déglutis alors que je tachais de ne pas faire remonter tout ce qui m’était désagréable. Une nouvelle fois le goût de bile vint, mais cette fois beaucoup plus prononcé que celui qui était venu à la simple pensée de se faire tabasser. Je n’allais pas plus loin, si elle voulait en savoir plus, elle me demanderait ; si cela lui suffisait alors je n’irais pas plus loin. Un sourire acide passa mes lèvres alors que mes yeux retrouvèrent les siens.

« Je préfère nettement me faire tabasser à mort… J’ai bien plus de répondant. »

Alors que contre ma tête, à part courir contre un mur pour la faire exploser, je n’avais pas d’autres solutions. Je supposais que l’état dans lequel elle était à son réveil était dû à son jeune âge quand elle avait assisté à ce fâcheux événement… Je me souviens de l’état dans lequel je pouvais être quand cela m’arrivait quand je prenais le risque de poser un pied dans la ville médiane… Les « gosses de riches » qui y étaient eux pour « ressentir le frisson de la pauvreté moyenne » avaient parfois le malheur de me croiser. C’était marrant, sauf que… quand moi j’étais seul, eux ils étaient cinq. Une fois, Gloria m’a vu m’effondrer contre la porte du dispensaire la tête en sang, le nez explosé et la moitié de ma joue râpée avec des cailloux du sol… Ils avaient tenté de me limer les dents contre le bitume. Un événement que je n’aimais guère partager. J’esquissais un sourire, caractéristique de ma personne avec une fossette creusant ma joue alors que ma voix se fit rassurante et chaude. Mes doigts se serrèrent aux siens alors que mes lèvres venaient embrasser le dos de sa main, dans un simulacre de baisemain.

« Désormais tu n’es plus seule… avec tes peurs. »

Si il lui fallait des épaules pour la porter alors cela serait les miennes, si il lui fallait un endroit où se sentir protégée et en sécurité alors cela serait mes bras et si il fallait une voix pour la défendre et s’interposer contre le mal qui pouvait lui être fait alors cela serait la mienne. Mon regard dévia vers ses lèvres, alors que je passais la pointe de ma langue sur les miennes… Mes pensées allèrent vers l’idée d’un baiser, le désir naissant à nouveau en moi. Je restais toujours étonné par l’effet qu’elle pouvait provoquer chez moi… Je veux dire, j’en avais vu des filles, mais jamais des comme elle. Ma pomme d’Adam fit un aller-retour avec bruit alors que je ne m’étais pas rendu compte que mon visage s’était instinctivement avancé vers le sien… Non il ne fallait pas. Ma tête s’arrêta alors que mes yeux sombres transperçaient ses pupilles. Mes yeux se posèrent sur mes doigts qui jouaient avec les siens désormais, me causant un léger soupir plus assimilé à un léger rire de contentement, alors que mon autre main vint caresser son dos avec délicatesse ; effleurant sa colonne du bout des doigts et remontant vers sa nuque.


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Angela Foster
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- Je ne sais pas. 4 ans peut-être ? ou 5. J'allais à l'école avec ma mère et je ne sais plus trop comment, je suis tombée et je me suis écorchée le genou. Il a juste voulu m'aider en me soignant, il n'était pas méchant. Mais d'autres l'ont vu faire et...

Le souvenir en lui-même était perturbant mais pas tant que ça, la preuve, j'arrivais à en parler assez calmement, d'une voix presque détachée. Le fait est que ce n'était pas tout à fait ça, mon cauchemar. Si Matthew n'était pas idiot, il s'en rendrait vite compte. Mais je ne cédai pas à la tentation de dire la vérité à Matthew.

- A l'époque, je ne savais même pas qu'il y avait des positifs. Je ne comprenais pas pourquoi ils avaient fait ça. Ma mère non plus. Elle est restée là, à regarder sans bouger. David dit qu'elle était probablement pétrifiée par la peur, que ça arrivait à certaines personnes.

Je ne sais plus si je lui avais déjà parlé de David ou pas. Il ne l'avait pas encore vu, ça c'était certain. Mais de là à avoir parlé de lui... peut-être. Après tout, c'était mon frère et je parlais souvent de lui. Mais j'avais un doute quand même parce que malgré tout, ça dépendait des sujets de conversations, je ne sortais pas non plus mon frère à toutes les sauces, faut quand même pas exagérer.

Matthew s'était mis à jouer avec mes doigts et je devais bien avouer que c'était plutôt agréable. Même, le simple fait d'être juste comme ça, dans ses bras, avec ses gestes empreints de douceur, c'était bon. Ca faisait tellement longtemps que je n'avais pas eu ce genre de contact avec un homme, ça me manquait. J'aurais probablement dû m'éloigner de lui, je devais sacrément le torturer le pauvre. Mais pour être honnête, sans avoir pour autant envie d'aller plus loin, je n'avais pas envie qu'il arrête. Je ne dirais pas que je partageais ses sentiments. Pas encore, mais ça venait, progressivement.

- Ta famille ?

Est-ce qu'il était en train de me dire que ce dont il avait le plus peur, c'était sa famille ? C'était ce que j'avais compris en tout cas. Je relevai les yeux vers lui, un peu intriguée. Je m'attendais à ce qu'il précise un peu plus, mais il ne le fit pas. A la place, il se contenta de me dire qu'il préférait mourir sous les coups plutôt que d'entendre sa famille à l'intérieur de sa tête.

- Qu'est-ce qu'il s'est passé pour qu'ils aient autant d'emprise sur toi ?

Il m'avait déjà parlé de son histoire dans les grandes lignes. Je savais que ça ne s'était pas très bien passé, mais de là à justifier qu'ils soient sont pire cauchemar ?

Matthew s'était mis à me caresser le dos maintenant. Je sentis mon corps réagir sous ses doigts, comme s'il en réclamait davantage, mais je me forçai à ne pas céder. Je n'étais pas sûre que ce soit une bonne idée.

- Matthew, pourquoi tu es si gentil avec moi ?

Relevant la tête, je plongeai mon regard dans le sien. Il m'avait déjà dit pourquoi, et tout dans son regard et dans son attitude le criait presque. Mais j'avais du mal à comprendre comment il en était venu à ressentir ça si vite. C'était quelque chose qui me semblait tellement improbable. Je veux dire, regardez moi, je n'avais pas grand chose qui pouvait attirer un homme je crois.


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Matthew Derkins
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Elle parlait d’un certain « David », je ne me souvenais pas avoir entendu celui-là depuis que j’étais ici. Après, je suppose que si il avait dû m’être présenté plus tôt elle l’aurait fait. Je n’étais pas du genre à fouiner de toute façon. J’avais également l’impression qu’il y avait quelque chose de plus profond mais je n’avais pas vraiment envie de creuser de façon impudique dans ses souvenirs et ses secrets. Si elle voulait en parler, elle m’en parlerait. Mes doigts jouaient avec les siens alors que j’étais absorbé dans la contemplation de nos doigts liés.

« Peu de gens cherchent à comprendre les positifs et leur existence… C’est le plus gros déni de l’histoire, je crois. »

Il suffisait de regarder mes vieux par exemple, porteurs sains et qui en plus étaient on ne peut plus intolérants sur la question. Il y avait de quoi en rire tout de même. Angela se demandait pourquoi ma peur était ma famille, reposant ma nuque contre le mur, je regardais le plafond avant de continuer d’un air pensif.

« J’ai toujours cherché à faire comme il le fallait… Mais ce n’était jamais assez. Sauf que c’est resté ancré en moi. »

Ma main libre vint gratter mon épaule tatouée, pour certaines choses l’armure n’était là qu’en dessin… Et elle n’avait aucun effet. Je baissais les yeux, ne lâchant pas sa main. J’eus un soupir avant de murmurer d’une voix étranglée comme je le pouvais.

« Il faudra bien qu’un jour je leur dise merde à ceux-là, tout comme j’ai tendance à lever mon majeur à la face du monde. »

Un léger rire passa mes lèvres alors qu’elle me posa une question qui me fit hausser un sourcil avant que mes yeux se plongent dans les siens, ma main se détacha de la sienne avant de venir glisser devant sa tempe et caresser ses cheveux. Les paroles coulaient tout naturellement, il n’y avait pas besoin de réfléchir pour répondre à cette question qu’elle se posait.

« Tu le sais pourquoi je suis si gentil… »

Evidemment qu’elle le savait, je l’avais dit. J’étais amoureux… fou amoureux. Elle avait beau penser ce qu’elle voulait de sa personne, elle était plus capable que n’importe quelle autre de captiver mon attention.

« … Mais au-delà de ça, parce que j’en ai envie. En plus, tu le mérites Angela. »

Je ne connaissais pas son passé certes, mais je me doutais que cela faisait un moment qu’elle n’avait pas profité de quelques petits plaisirs. Mon regard croisa le sien alors que mes lèvres vinrent lentement effleurer son cou, ma voix se fit l’ombre d’un murmure, mon souffle venant caresser sa peau et faire bouger ses cheveux blonds.

« Pourquoi doutes-tu tant de toi? »

Mes mains reprirent, à tort sûrement, de lentes caresses sur ses cuisses ; je déglutis avant de continuer d’un ton chaud et rassurant.

« Je crois que tu ne mesures pas l’effet que tu m’as fait… La première fois que je t’ai vue. Pour moi tu… »

Mes doigts s’arrêtèrent sur ses cuisses alors que mes yeux croisèrent les siens. J’avais l’impression que l’exercice était on ne peut plus difficile en sa présence… pourtant, j’avais sorti des tas de baratins à ces filles au Magic Alice, selon les ordres de mon homonyme, pour qu’elles paient plus. Les mots étaient là, ils étaient au bord de mes lèvres mais le problème était qu’ils arrivent à l’oreille de la concernée.

« … Tu es devenue celle que je voulais… pour… »

Mes yeux se voilèrent lentement, l’exercice était bien plus ardu que ce que je l’imaginais. Je déglutis à nouveau avec bruit alors que mes doigts reprirent leurs caresses lentes sur ses cuisses. Inspirant avec difficulté, je ne tins plus et mes lèvres vinrent trouver les siennes dans un baiser passionné. Mes doigts s’enfoncèrent dans ses cuisses alors que mon torse se rapprochait d’elle. Je l’embrassais jusqu’à ce que le souffle me manque, le temps de décoller la tête et j’emprisonnais son cou entre mes lèvres pour y déposer une foultitude de baisers passionnés. L’envie était en train de croître en moi… De plus en plus, elle devenait insurmontable et ne semblait ne plus pouvoir être rassasiée. Mon souffle devint de plus en plus profond, signe évident de ce qui était en train de me traverser en cet instant… D’ici à ce que cela se… « voit » à nouveau sur moi… Ce n’était qu’une question de temps.


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Angela Foster
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Le contact de sa main sur ma tempe, la sensation de ses doigts se glissant dans mes cheveux me firent fermer les yeux. Comment voulez-vous ne pas céder quand on avait un homme en face de soi qui faisait preuve d'une telle douceur ? Il fallait pourtant que je résiste. Pourquoi il le fallait ? J'avoue qu'à cet instant, je ne savais plus très bien. C'était juste un leitmotiv qui me suivait depuis toujours. Quand j'étais lucide, je me souvenais clairement des raisons que j'avais. Mais là... l'étais-je vraiment ? Je ne crois pas. Le cauchemar était passé, la terreur s'était envolée, il ne restait que moi et Matthew. Matthew qui s'imposait dans ma vie et qui semblait avoir endossé le rôle du diable chargé de me tenter. Et vous savez comme moi qu'on ne résiste pas longtemps à ce genre de tentation.

Je rouvris les yeux sur lui alors qu'il ouvrait la bouche pour répondre à ma question et mon regard se plongea dans le sien. Je dégageai ma main de la sienne pour venir la poser sur sa joue. Est-ce que j'avais conscience de ce que je faisais ? Pas sûr. Pour autant, je ne cherchai même pas à me dérober. Mes doigts se glissèrent dans ses cheveux et exercèrent une légère pression sur l'arrière de sa tête, comme pour l'attirer à moi. Mais il avait déjà pris les devants.

Je sentis ses lèvres venir effleurer mon cou à nouveau et ses doigts courir sur mes cuisses. Mais je ne songeai même pas à l'arrêter. C'était trop tard. Mon coeur s'emballait à nouveau et ma respiration s'accéléra, ma poitrine se soulevant au rythme de profondes inspirations. C'était comme tout à l'heure, quand j'étais encore sous le contre-coup du cauchemar. Sauf que ça n'avait strictement rien à voir avec une quelconque peur. Mon corps entier réagissait à ses caresses, il en voulait plus, il en avait envie. J'en avais envie. Il s'interrompit cependant et un léger soupir de frustration s'échappa de mes lèvres.

Je rouvris les yeux sur lui alors qu'il se remettait à parler. Je fronçai les sourcils alors qu'il n'arrivait pas à aller au bout de sa phrase. J'avais souvent vu son petit manège avec les femmes au bar, il n'était jamais à court de mot. Mais là, pourtant, il ne semblait pas savoir comment s'exprimer. Il reprit, mais n'alla pas au bout non plus.

- Pour ?...

Ce furent ses lèvres qui m'en apportèrent la réponse. Si tant est qu'on puisse considérer ce baiser comme une réponse. Peut-être. Toujours est-il qu'il fit sauter le dernier verrou qui pouvait subsister dans mon esprit, laissant déferler en moi une vague de sensations que je retenais depuis des mois. Ma main n'avait toujours pas quitté l'arrière de sa tête, elle se fit plus pressante sur sa nuque. Mon corps se tendit en l'espace d'une seconde. Mais pas comme précédemment, pas parce que je voulais le repousser, il essayait de se coller davantage au sien, comme pour en épouser les formes.

Je profitai qu'il reprenne légèrement son souffle après avoir parsemé mon cou de baisers ardents pour le repousser de façon à ce qu'il se retrouve sur le dos et venir m'asseoir sur lui, au niveau de son bassin. A ce moment-là, j'eus une seconde d'arrêt, ou deux, le temps que je détaille son visage. Et puis mes lèvres rejoignirent les siennes avec la même la ardeur que la sienne pendant que mes mains essayaient fébrilement de le débarrasser de sa chemise.


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Matthew Derkins
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Mon dos rencontra les oreillers alors qu’elle me repoussait d’une main contre mon torse. Je relevais le menton la regardant, ma pomme d’Adam s’agitant alors que mes yeux étaient plongés dans les siens. Les pupilles noires contre les pupilles claires. Elle se pencha pour m’embrasser à nouveau, comme une réponse à ce baiser que je lui avais offert auparavant. L’ardeur de son baiser eut pour résultante de me faire arquer le dos alors que je lui répondais, ma langue caressa lentement ses lèvres de la pointe comme pour venir en quémander l’accès timidement. Je sentais mes muscles se contracter sous mon désir grandissant, ses doigts étaient en train de défaire un par un les boutons de ma chemise bleue nuit, ses doigts courraient sur ma peau comme une multitude de petites flammes venant allumer une à une les mèches de mon désir. Mes mains calleuses vinrent caresser son dos, d’abord avec délicatesse et légèreté avant que mes doigts entament un lent ballet discret pour venir lentement sous son pyjama et chercher à le retirer lentement, découvrant peu à peu chaque once de sa peau veloutée à la couleur d’albâtre. Elle était arrivée au dernier bouton, je sentais ses doigts effleurer mes pectoraux et écarter les pans de ma chemise. Je sentais ses yeux se poser sur la cicatrice qui barrait ma gorge et ses doigts effleurer la marque en dessous de mes côtes. Elle allait en découvrir d’autres dans ses aventures tactiles. Mes doigts l’avaient débarrassée de son haut de pyjama… Je caressais ses omoplates avant de laisser mes paumes découvrir tout cet Eden tant désiré qui s’offrait à moi. Toutefois, je restais prudent, elle restait la maîtresse de mes désirs et la chef d’orchestre de notre concerto en duo. Délaissant ses lèvres, ma langue vint courir sur son cou, alors que mes abdominaux étaient contractés pour pouvoir continuer à descendre lentement dans son cou jusqu’à son épaule. Mes dents vinrent mordre doucement sa clavicule, comme j’avais pu le faire auparavant alors que mes mains descendaient désormais du côté de la chute de ses reins, enserrant sa taille fine et la caressant doucement. Mes pendentifs reposaient entre mes pectoraux, bruissant parfois à cause de mes mouvements, ma tête retomba sur les oreillers alors que mes yeux plongèrent de nouveau dans les siens. La délectation du moment était strictement proportionnelle à l’attente qu’elle avait su susciter en moi. Jamais je n’avais autant désiré une femme… Jamais les doigts d’une femme sur mon torse ne m’avaient fait un tel effet. Elle était un mystère et une évidence à la fois. Un sourire charmeur naquit sur mes lèvres, laissant voir une fossette caractéristique, alors que je me penchais en avant ; contractant mes muscles pour venir lentement emprisonner son lobe d’oreille entre mes lèvres et le sucer doucement. Désormais c’était un fait avéré, mon envie était plus que « palpable » et transpirait de tous mes pores. Mes mains descendirent plus bas que ses reins pour venir empoigner ses fesses et les malaxer avec douceur. Chaque geste de sa part était un nouveau coup de souffle sur les braises de mon désir… Chaque parcelle de son corps que mes doigts découvraient était un pas de plus dans un merveilleux paradis. Quand j’en eus fini avec son lobe, je le laissais avant de reculer lentement mon visage, plonger mes yeux dans les siens, le souffle court, haletant, sentant combien cela devenait douloureux entre mes cuisses, les pupilles brûlant d’un désir ardent. Ardent mais pas affamé non, ardent et désireux d’honorer le cadeau qu’elle me faisait plutôt. J’avançais la tête lentement avant de venir murmurer, d’une voix alanguie à son oreille, alanguie et profonde.

« Je suis à toi Angela. »

Traversé par un léger rire, je me laissais retomber sur les oreillers, offert à elle. Evidemment que je l’étais, mon corps l’était déjà dès que nous nous étions croisés pour la première fois au Magic Alice et que mon homonyme nous avait présentés… Je l’avais ressenti dans les tréfonds de mon être, je l’avais ressentie cette influence qu’elle pouvait avoir sur moi, inconsciemment, je le savais qu’elle pouvait obtenir ce qu’elle voulait de moi d’un claquement de doigts. Lentement, ma main vint prendre son poignet, délicatement, pour venir guider sa main et l’attirer vers mon bas-ventre et ma ceinture. Mon regard ancré dans les siens, j’imprimais un léger mouvement pour laisser ses doigts fins aux ongles longs entrer dans la ceinture de mon jean et découvrir ce terrain caché et désiré par certaines. Mon pouce de ma main libre écartait l’élastique de mon boxer noir à la ceinture rouge satinée. Je sentais la pulpe de ses doigts effleurer les quelques poils qui peuplaient cette zone. Ma respiration s’accélérait malgré moi, je la désirais tellement. Je la voulais. J’étais à elle… A jamais.


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Angela Foster
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Mes lèvres jouaient avec les siennes tandis que mes doigts prenaient leur temps pour défaire les boutons de sa chemise. En amour, j'étais plutôt joueuse et j'aimais prendre mon temps. J'avais un adage, plus on retarde le moment culminant, plus on l'apprécie quand il arrive. C'était un principe que je mettais en application autant que possible. Et plus j'avançais dans ma "tâche", plus je prenais de l'assurance. J'avais arrêté de me poser des questions. C'était ce que je voulais. Je le voulais lui, point barre. Il n'y avait pas à chercher plus loin. Combien de fois m'avait-on dit d'arrêter de réfléchir et de me laisser aller ? Même Matthew me l'avait dit, plusieurs fois.

Mes gestes s'interrompirent quelques secondes, alors que ses doigts se glissaient sous mon haut et caressaient ma peau. J'en savourai le contact quelques instants, fermant les yeux sous la délicieuse sensation qu'il faisait naître en moi, alors qu'il remontait mon débardeur doucement. J'en profitai encore un peu, un sourire se dessinant sur mes lèvres, avant de rouvrir les yeux et de m'attaquer au dernier bouton de sa chemise. Mon regard s'était plongé dans le sien et je crois qu'il pouvait y lire la même flamme qui brûlait dans ses yeux à lui. J'écartai doucement les pans de sa chemise, mes doigts effleurant sa peau, rapidement remplacés par mes lèvres. Je n'y avais pas prêté attention jusqu'à présent, mais il avait quelques cicatrices ici et là. Je ne savais pas à quoi elles étaient dues et ce n'était pas le moment de le lui demander, mais ça lui donnait un petit côté sauvage et dangereux qui n'était pas pour me déplaire, au contraire. J'en suivis le contour avec mes doigts, avant de laisser mes lèvres rejoindre à nouveau les siennes.

Je dus cependant m'en détacher, le temps qu'il fasse passer mon haut de pyjama par dessus ma tête. Ce faisant, il libéra ma médaille qui se mit à pendre au-dessus de son torse. C'était une simple médaille de baptême (mes parents étaient catholiques et pratiquants), avec mon prénom et ma date de naissance inscrite au dos. Au delà de la signification religieuse qui ne voulait plus rien dire pour moi, elle était pourtant très importante à mes yeux. Mon nom et ma date de naissance, c'était mon identité. Avant que Yu ne stoppe le développement de la tumeur qui me bouffait le cerveau, ma mémoire se détériorait au fil du temps. J'oubliais certains détails insignifiants mais aussi quelques informations importantes. Ma date de naissance faisait partie de celles-là. Et je savais que la situation n'irait pas en s'améliorant et je craignais, un jour, d'oublier totalement qui j'étais. Au moins ma médaille m'aiderait à me rappeler de mon prénom et de mon âge. Elle permettrait à ma famille de me retrouver. Je sais ce que vous vous dites, toutes ces informations sont contenues dans ma puce. Mais je ne suis pas capable de lire ma puce moi-même alors que la médaille, si. Voilà pourquoi elle était si précieuse. Mais elle ne fut pas la seule chose que Matthew dévoila en me libérant du tissu qui me recouvrait le haut du corps. En se contorsionnant un peu, il pouvait jeter un oeil au tatouage que j'avais dans le bas du dos, au milieu. C'était un symbole hindou, appelé Om, qui représentait le cycle de la vie (la naissance, la vie, la mort, la renaissance...). Je l'avais fait faire le jour où je m'étais résignée au fait que j'étais condamnée, comme un moyen de mieux accepter les choses. Après tout, la mort fait partie de la vie, n'est-ce pas. J'avais un deuxième tatouage, mais celui-là, il ne le découvrirait que lorsqu'il serait allé explorer sous la ceinture de mon short.

Ses caresses dans mon dos avaient un tel effet sur moi que j'en avais presque la chair de poule. Il m’électrisait. Et j'aimais ça. Je laissai échapper un hoquet de surprise en sentant ses dents sur ma clavicule. C'était une sensation qui m'étais totalement inconnue. Alex m'avait mordu la cheville, une fois, mais ce n'était pas le même contexte, pas la même chose. Aussi surprenant que cela puisse être, ça n'était pas désagréable pour autant. Je rouvris les yeux et les plongeai dans les siens, me délectant de cette flamme qui y brûlait. Il me donnait envie de jouer davantage avec lui, de le laisser mijoter encore un peu. Je vous ai dit que j'étais joueuse.

Sa voix me fit frissonner. Elle était grave, empreinte de ce qu'il ressentait. J'esquissai un sourire, montrant que ce que j'entendais me plaisais, mais n'y répondis rien. Ou plutôt si. Mes mains se détachèrent de son torse pour venir encadrer son visage alors que je l'embrassai un peu plus doucement cette fois. Ce n'était plus du désir que j'avais mis dans ce baiser, quand bien même il m'habitait toujours, c'étaient des sentiments. Des sentiments que je n'aurais pas cru pouvoir ressentir à nouveau.

Doucement, sa main vint guider la mienne jusqu'à la ceinture de son jean et même un peu au dessous. J'effleurai du bout des doigts cette zone qui ne laissait plus aucun doutes sur ses intentions. Je décidai soudain que son jean était de trop et m'attaquai à la ceinture, cherchant à en détacher la boucle. Il était à moi et il me laissait diriger les opérations, prendre les devants. J'appréciais, mais quelque part, j'aurais bien aimé qu'il prenne le dessus lui aussi. Et qu'il me mette à sa merci. Mes mains tremblaient sous l'intensité du moment et la ceinture me résistait, c'en était frustrant. Je ne pus m'empêcher de le supplier du regard pour qu'il vienne à mon secours. Et dès que je le pus, je me soulevai légèrement, lui donnant ainsi l'espace de décoller les fesses du matelas pour que je puisse retirer ce jean qui était devenu superflu. Il lui restait encore sa chemise, mais il viendrait forcément un moment où il se retrouverait au-dessus de moi et où je pourrais la faire glisser de ses épaules pour profiter, à mon tour, de son dos.


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Matthew Derkins
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C'était comme si nos corps s'accordaient à merveille, comme si nous étions faits l'un pour l'autre. Ca m'apparaissait presque comme une évidence. Plus aucune des raisons que j'avais de le repousser ne me semblaient valables désormais. Je ne sais pas si je l'aimais, je ne ressentais pas la même chose pour lui que pour Peter. Mais il y avait tellement de manière différente d'aimer quelqu'un, avec tendresse, avec déférence, avec passion et même plus encore. Peut-être que ce que je ressentais pour Matthew faisait partie d'une de celles-là ? Quoiqu'il en soit, j'étais incapable de mettre des mots dessus, et même si je l'avais pu, après avoir perdu Peter, je m'étais révélée incapable de dire à nouveau à quelqu'un que je l'aimais. Je l'avais dit à Alex pourtant, une fois, au prix de nombreux efforts et d'une torture interne assez soutenue. Ca n'avait pas eu l'effet que je voulais. Mais je voyais Matthew maintenant, je me disais que ce n'était pas plus mal.

La vague déferla subitement, balayant tout à son passage, me laissant aussi dévastée qu'une plage après le passage d'un tsunami. Ce n'est pas une bonne image, un tsunami, c'est plutôt négatif. Dans mon cas, ça ne l'était pas, au contraire. Je me sentais comblée et heureuse. Comme je ne l'avais jamais été depuis très longtemps je crois. Ce n'était pas aussi négatif qu'un tsunami, mais ça en avait la force.

J'avais le cœur qui battait la chamade et la respiration irrégulière, presque douloureuse. Doucement mes mains vinrent enserrer à nouveau son visage alors qu'il essayait, lui aussi, de se remettre de la vague qui l'avait emportée. Et puis je le sentis venir, le rire, celui de la femme heureuse, qui jaillit de lui-même sans qu'on puisse le retenir. Celui qui disait tout et rien de précis en même temps. Je me redressai suffisamment pour que mes lèvres rejoignent les siennes en un baiser qui n'avait plus rien à voir avec ceux que nous avions échangés quelques minutes plutôt, alors que nous étions emportés par la fièvre. Cette fois, il était empreint de douceur, de tendresse et aussi de beaucoup d'amour. Ce que j'étais incapable de dire avec des mots, je le montrais avec des gestes.

Bien malgré moi, il me fallut rompre le contact de nos lèvres pour que je puisse retrouver mon souffle. Je l'attirai alors à moi, l'invitant à poser sa tête sur mon sternum. C'est que je n'avais pas encore envie de le lâcher et de le laisser partir. Je venais de vivre un moment de pure passion, j'avais besoin d'un moment de tendresse maintenant. J'étais comme beaucoup de femmes je crois.


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Matthew Derkins
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Son rire cristallin traversa la pièce, l’emplit comme un ruisseau d’eau fraîche qui éclabousse les murs et les objets. Un rire qui me fit sourire doucement alors que je levais les yeux vers elle, sentant un creux dans ma joue. Ses lèvres rejoignirent les miennes dans un baiser tendre, un baiser qui voulait tout dire… Je lui répondis avec la même tendresse et douceur, appuyé sur le matelas, mes bras tendus tremblant quelque peu alors que j’étais conscient que j’étais couvert d’un voile de transpiration désormais. Je l’embrassais encore et encore jusqu’à ce qu’elle décide de rompre le contact, mais je sentais ses doigts caresser ma nuque et la presser pour que je pose ma tête contre sa poitrine. Chose que je fis, après avoir lentement dégagé son pendentif, l’oreille posée contre sa chair, j’entendais son cœur qui retrouvait un rythme normal, cela me fit sourire alors que je fermais les yeux. Mon corps était parfaitement agencé dans le sien, je devais même faire attention car à trop rester collé contre elle, j’étais capable de repartir au quart de tour quand la physiologie aurait fait son œuvre… Mes paumes calleuses caressaient ses cuisses alors que je me laissais bercer par sa respiration calme. Je me demandais l’heure qu’il pouvait être, nos « aventures » avaient dû nous pousser jusqu’à une heure avancée de la nuit… ou très tôt le matin… La simple pensée du Magic Alice m’arrachait des grognements mentaux de mauvaise humeur. Pas que je n’aimais pas mon homonyme, mais comment allais-je pouvoir revenir dans la situation précédente ? Je ne me voyais pas recommencer à charmer des jeunes femmes pour qu’elles déboursent plus de fric au bar… et surtout… Je ne me voyais pas devoir supporter les types plus ou moins bourrés qui allaient tourner autour d’Angela. J’étais du genre jaloux… et ça pouvait en être dangereux. Ma tête allait et venait au rythme de la respiration d’Angela, mes mains venaient caresser ses joues avec délicatesse alors que je murmurais avec douceur…

« Je suis prêt à signer pour une vie entière avec toi… »

Et c’était vrai. Jamais je n’avais ressenti une telle synergie des esprits et une telle fusion des corps. Je me laissais aller à me demander si j’allais désormais retourner dans le matelas gonflable pour chaque nuit. Je laissais ma tête aller de droite à gauche pour ne pas la gêner et reprendre une position confortable. Mes doigts attrapèrent délicatement le pendentif d’Angela pour le faire tourner entre mes doigts alors que j’ouvrais les yeux. Je l’observais attentivement : le symbole religieux ainsi que la date qui y était écrite. Alors, juste dans la bulle de silence, ma voix retentit, calme et posée, dénuée de toute agressivité.

« Quel est ton secret Angela ? »

Le pendentif tournait encore entre mes doigts alors que je le reposais délicatement sur sa poitrine. J’avais demandé cela car cela se sentait, cela se voyait dans son regard, il y avait quelque chose… Quelque chose de caché au fond d’elle et plus grand que tous les subterfuges qu’elle pouvait mettre en place… J’avais demandé sans préjugés, sans une once de curiosité… juste car c’était un fait. Soudain je repensais à ce que j’avais pu dire, avant d’avoir uni nos corps, me raclant la gorge, je me repris murmurant d’une voix basse alors que je sentais mes pommettes prendre une autre teinte.

« Pardon pour ce que j’ai dit tout à l’heure. Cela t’a blessée. Cela ne se reproduira pas… Car… »

Je quittais ma position sur sa poitrine alors que mon pendentif retombait sur mon torse. Je déglutis alors que ma main venait prendre la sienne doucement. Ma voix se fit chaude et rassurante alors que j’exprimais des convictions fortement ancrées dans ma tête.

« … Car pour moi la femme que j’aime, toi en l’occurrence, doit être traitée avec la plus grande déférence et respect. Tu es la perle que je dois chérir et protéger. »

Même si je passais pour un con, un crétin, un Don Juan de pacotille, un menteur, un voleur, un drogué ou un soumis… Cela n’empêchait pas d’avoir des principes et surtout de les mettre en application quand on avait enfin rencontré la femme de sa vie.


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Angela Foster
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Matthew était vraiment surprenant. Il était capable d'autant de fougue et de passion que de douceur et de tendresse. Un mélange parfait. Il venait de me faire ressentir des sensations totalement inédites d'une intensité comme je n'en avais pas connue encore, aussi loin que remontât ma mémoire. Peter était très différent de lui, moins aventureux, beaucoup moins fougueux. Mais les sensations que Matthew avait fait naître en moi ne s'étaient pas arrêtées quand il s'était retiré. Il les remplaçait progressivement par d'autres, toutes aussi délicieuses.

Ses doigts continuaient de glisser sur ma peau. C'étaient comme des milliers de petite chatouillis qui me faisaient frissonner, c'était plutôt agréable. Je fermai les yeux et profitai simplement de l'instant présent, une de mes mains jouant avec ses cheveux. J'avais un truc avec les cheveux des hommes, j'adorais passer la main dedans, ne me demandez pas pourquoi, je n'en avais pas la moindre idée. Mon autre moment, elle lui caressait doucement le dos, comme il le faisait maintenant avec mes joues, comme si je voulais que lui aussi continue de ressentir ça, le petit côté "magique" de l'instant. Ce petit quelque chose que nous partagions et qui se briserait certainement au moment où nous devrions revenir à la réalité. Ou peut-être pas, tout dépendait de ma capacité à lâcher prise et à suivre simplement mon cœur au lieu de ma tête. Nous le saurions bien assez vite, de toute façon.

Il fit naître une nouvelle sensation en moi, encore une, alors qu'il reprenait la parole. Comme des petits papillons dans le ventre. Qu'est-ce que c'était que ce truc ? C'était totalement différent de la manifestation d'une simple attirance physique. Là, c'était léger, tout doux, comme un chatouillis de l'intérieur. Un sourire apparut sur mes lèvres mais je ne prononçai pas un seul mot. J'aurais être capable de répondre comme lui, mais ce n'était pas le cas. Je n'étais pas le genre de personnes chez qui les sentiments sont tout de suite tellement intenses qu'ils éclipsent le reste. Chez moi, ils venaient progressivement, grandissant avec le temps jusqu'à devenir totalement inébranlables. Au point que même la mort de l'être aimé ne les faisait pas totalement disparaître.

Mes yeux se posèrent sur lui alors qu'il trifouillait du côté de ma médaille. Sa question me fit froncer les sourcils.

- Lequel ?

Tiens donc, ça sous-entendait que j'en avais plusieurs ? Evidemment ! Enfin, ce n'étaient pas vraiment des secrets, plutôt des informations dont je répugnais à parler. Pas parce qu'elles me gênaient, mais parce qu'il était encore trop douloureux d'en parler. Ou parce que je ne voulais que le regard que les gens posent sur moi changent.

- De quoi parles-tu ?

J'étais prête à répondre à certaines de ses questions, mais encore fallait-il qu'il les pose clairement.

La suite me procura une espèce de mélange de sentiments contradictoires. Je sentis à nouveau les papillons qui s'agitaient dans mon ventre alors qu'il disait une nouvelle fois qu'il m'aimait. Et sa voix était empreinte d'un tel sérieux qu'il me semblait difficile de remettre ses paroles en question. Etait-il vraiment sincère ? Et en même temps, je ne pus m'empêcher de ressentir une certaine inquiétude.

- Comment peux-tu en être aussi sûr ? Tu ne me connais que depuis quelques semaines et avant la semaine dernière, on n'avait pas fait plus qu'échanger quelques mots. Je suis encore presque une totale inconnue pour toi. Tu ne connais pas grand chose de moi.

Je me tournai vers lui pour le regarder dans les yeux, ma main venant se poser doucement sur son torse, comme si j'avais besoin de me rassurer à travers ce contact. C'était peut-être ce que je cherchais à faire avec mes mots, d'ailleurs. Me rassurer.

- Qu'est-ce qu'il se passera si demain tu te rends compte que tu t'es trompé sur moi ?


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Matthew Derkins
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« Sauf qu’il y a une chose que tu ne sais pas de moi... »

Mes yeux rencontrèrent les siens, mes pupilles étaient fermes, dures ; je le voyais dans le reflet des siennes mais alors que je déglutis, cela se radoucit pour reprendre un peu de chaleur alors que je continuais en caressant de nouveau son ventre.

« … Je ne me trompe jamais. »

Elle avait beau invoquer tout ce qu’elle désirait, je ne changerais pas de cap. Evidemment que je serais encore là demain… et tous les jours qu’elle me laisserait passer à ses côtés. Elle avait cependant tiqué sur la question que j’avais posée. Mes lèvres vinrent doucement embrasser son ventre qui dansait lentement au rythme de sa respiration alors que je murmurais.

« On voit bien dans tes yeux… Un lourd passé, des choses encore pesantes… Pas encore effacées ou pas encore terminées. »

Je reposais ma tête sur sa poitrine, me laissant bercer par le va et vient lent de sa respiration. J’inspirais et expirais profondément avant de continuer d’une voix lente et douce.

« Je ne te ferais pas l’affront de te demander des détails. Par respect pour toi, j’estime qu’ils viendront peut-être d’eux-mêmes… ou peut-être pas. Ma question précédente était déplacée, je te prie de m’en excuser d’ailleurs. »

Relevant la tête, je plongeais mes yeux dans les siens et laissait un nouveau sourire charmeur gagner mes lèvres alors que j’avançais ma tête pour venir l’embrasser avec tendresse… Une fois, deux fois… Trois fois. Trois baisers légers et tendres mais qui étaient là pour rassurer et réconforter. Nous avions tous un passé, de plus par les temps qui courraient, il était souvent lourd et chargé de valises plus ou moins douloureuses. J’en étais un exemple parfait : issu d’une plutôt bonne famille mais devenu dépravé et débrouillard à l’extrême. Elle pouvait avoir vécu avec qui elle voulait avant, avoir fait ce que bon lui semblait, je n’en prenais pas argent comptant. Tout ce qui comptait était ici et maintenant. Mais tout de même, cela transpirait un peu trop d’elle pour que cela soit anodin. J’avais appris à me durcir, me fermer et rendre mon regard impénétrable : tant quand je me remémorais mes vieux qui hurlaient à la mort sur le sol que quand je montrais que j’étais prêt à tout pour coucher une nuit dans le lit d’une nana un peu faible d’esprit… et repartir le matin dans le petit jour sans laisser une seule trace. Sauf qu’avec Angela Foster, les cartes étaient différentes désormais. Le jeu n’en était plus un, cette fois c’était ma vie que je mettais sur le tapis et j’étais sûr de ce que je faisais. Comme je venais de le dire, je ne me trompais jamais. Mes mains vinrent délicatement remettre une mèche de ses cheveux derrière l’oreille alors que je venais embrasser son cou doucement. Je ne me laissais pas de l’embrasser encore et encore, c’était un tel délice. Je déglutis avant d’articuler à nouveau, d’une voix où perçait la franchise la plus pure.

« Jamais je ne me lasserai de toi Angela. Grave ça dans ton cœur ou dans ton âme ou où tu désires mais retiens le surtout. »

Je me penchais à nouveau pour l’embrasser alors qu’un petit bruit mou se fit entendre en bas, un bruit mou suivi d’une cavalcade de marches montées et la tête étonnée de PV se fit remarquer. La situation m’arracha un léger rire alors que mes yeux tombèrent sur la fenêtre et le ciel qui dénotait la nuit grandement avancée. Mes yeux revinrent à Angela alors que PV émettait des ronrons bruyants et commençait à papatter la couverture, désireux de venir lui aussi partager le lit où se trouvait désormais une espèce de gros intrus qui exhalait une forte odeur de tabac même quand ce saingouin ne fumait pas à sa précieuse fenêtre d’où il aimait contempler la ville ! Ne me dépatissant pas de mon sourire, je repris conscience du moment et d’où j’aurais dû me trouver en cet instant même…

« Angela. Veux-tu de mes bras pour finir ta nuit ou dois-je retourner en bas ? »

Je ne savais trop ce qu’elle allait répondre, une chose était sûre : je devais absolument suivre le rythme qu’elle allait m’imposer. Je l’aimais, je la désirais et je ne voulais surtout pas la brusquer de quoi que ce soit…


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Angela Foster
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Jamais il ne se trompait. C'était ce qu'il venait de dire. Mais était-ce vrai ? Je veux dire, comment pouvions nous ne jamais nous tromper sur les gens ? Ils se révélaient parfois totalement différents de ce que nous avions cru pendant si longtemps. Laissant ma main reposer contre son torse, je relevai sur lui un regard plus qu'expressif. Je n'étais pas lui, je ne savais pas rendre mon regard neutre et impénétrable. A la place, il laissait passer toutes mes émotions et toutes mes pensées. Et là, à cette instant, c'étaient mes doutes et mes peurs qui s'exprimaient à travers eux. Mais il semblait tellement sûr de lui. Et je sentais sa main sur mon ventre, les geste avait quelque chose de rassurant. Même si ce n'était pas tellement suffisant. Il me faudrait du temps, pour finir par le croire vraiment.

Je détournai subitement le regard, alors qu'il me parlait de mes yeux et de ce qu'il y avait lu, comme si je ne voulais pas qu'il puisse y lire davantage. Evidemment, il s'était bien rendu compte qu'ils étaient comme une fenêtre grande ouverte sur mon âme.  Qui ne s'en était jamais rendu compte ?

- Non c'est... rien. T'as le droit de te poser des questions sur ta coloc'. Je secouai la tête et esquissai un léger sourire qui s'éteignit presque aussitôt comme je reprenais la parole. J'aimerais t'en parler mais c'est... compliqué.

En soi, ça ne l'était pas tant que ça. C'était même plutôt simple. Avant, j'étais malade, condamnée même et pour survivre, j'avais tenté un truc totalement désespéré, je m'étais portée volontaire pour une exposition à Yu. Du coup, j'étais candidate maintenant, mais comme ce que j'avais fait été illégal, ma puce m'indiquait toujours comme étant négative, ce qui faisait de moi une sacrée criminelle quand on y réfléchit bien. Une criminelle protégée par un agent du FBI, historie de faire les choses correctement tout de même. Une histoire d'une simplicité enfantine donc. Cela dit, il pouvait parfaitement, comme Alex, ne pas comprendre mon choix et m'en tenir rigueur. Mais de toute façon, je n'avais pas le droit de lui en parler. Et c'était particulièrement difficile d'imaginer un avenir avec quelqu'un à qui je ne pouvais même pas dire qui j'étais vraiment. Et puis il n'y avait pas que ça. Il y avait aussi mon passé avec Peter, la façon dont ça s'était terminé. Ça me minait de l'intérieur et ça me rendait incapable de répondre totalement aux sentiments de Matthew. Par pour l'instant. Donc oui, "c'est compliqué" était un bon résumé.

- Plus tard. Il y en a que tu découvriras probablement de toi-même. J'avais toujours la photo de Peter et moi à côté de mon lit...  Et d'autres... Si tu as des questions à poser, fais-le, je t'y répondrais comme je peux, mais je... J'esquissai une moue un peu gênée. Je suis pas une fille qui parle facilement. Pas de moi-même.

Mais Matthew ne semblait pas accorder plus d'importance que ça à mon histoire. De la même façon que je ne me préoccupais pas tellement de la sienne. Elle m'intéressait parce qu'elle faisait partie de lui, elle avait fait de lui ce qu'il était maintenant, mais ce qui important vraiment c'était celui que j'avais en face de moi. Et celui que j'avais en face de moi semblait correspondre à tout ce que je recherchais chez un homme.

L'arrivée de PV me sortit de mes pensées et je me redressai légèrement pour le regarder. Il voulait se taper l'incruste, le petit malin. Il faut croire que le sac de Matthew ne lui suffisait pas finalement. Je reposai la tête sur l'oreille avec un sourire. Sacré chat. Heureusement que t'étais pas monté plus tôt cela dit, t'aurais écopé d'un superbe coup de pied, je pense. Le retour du chat eu pour effet de ramener Matthew à la réalité, lui aussi. Et alors qu'il me posait cette question somme toute légitime, j'hésitai quelque peu, ne sachant pas trop quoi répondre. Je plongeai mes yeux dans les siens et soutins son regard quelques secondes. Il semblait tellement sincère, j'avais envie de le croire.

Sans prévenir, je me blottis contre lui, lui donnant ma réponse de ce fait. Mais je précisai quand même, au cas où il n'aurait pas compris.

- Reste. Cette nuit et celles à venir aussi.


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Matthew Derkins
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« C’est compliqué. » La façon de couper court à des questions embarrassantes sans doute… ou une tentative de résumer une chose qui était bien plus conséquente que ce que je pouvais imaginer. Je l’écoutais me parler en réfléchissant alors que mes doigts caressaient distraitement sa joue du bout des doigts. PV continuait à ronronner de plaisir, heureux d’avoir retrouvé la place qui était la sienne.

« Si tu ne parles pas trop de toi… Je ne veux pas t’embêter avec des questions tu ne crois pas ? »

Mes yeux plongèrent dans les siens alors que j’esquissais un léger sourire, si je devais découvrir des choses autant qu’elle viennent d’elles-mêmes. Je sentais ses doigts sur ma peau, une sensation douce et qui semblait avoir le don de me faire oublier toute la crasse du monde extérieur à cet appartement. Elle me demandait de dormir avec elle, pour cette nuit et… toutes les autres. Mes lèvres vinrent trouver son cou dans une myriade de légers baisers avec le souffle d’un murmure.

« Cela sera avec grand plaisir Angie. »

Un léger rire passa mes lèvres alors que je venais de nouveau embrasser son cou, puis ses clavicules avant de descendre vers son ventre. Relevant les yeux, je l’admirais avant de murmurer doucement, déglutissant.

« Je t’aime tu sais… »

Le temps d’inspirer et de sentir ce léger pincement de gorge caractéristique de ce genre de phrases, je me redressais pour revenir à son niveau et lui proposer de venir contre mon torse. J’en avais connu des femmes… mais jamais des comme elle.

« Alors quand est-ce je serais présenté à ta famille ? »

J’éclatais de rire, comme si j’étais le genre de mec à faire bonne impression en famille. Déjà qu’avec la mienne c’était foutu maintenant. En plus, je n’en avais jamais rencontré avant, incapable de me caser durablement ; la case famille était quelque chose d’exclu d’avance… Si je tenais une semaine chez une fille c’était déjà bien ! Mes yeux la contemplaient alors que je caressais ses cheveux, je me disais à quel point elle était belle avant de murmurer d’une voix sérieuse, semi-étranglée…

« En tous cas, on va commencer à s’apprivoiser… Doucement s’apprivoiser. »

Mes lèvres vinrent toucher les siennes dans un baiser passionné avant que ma tête retombe sur l’oreiller dans un caractéristique bruit mou et rebondi. Je regardais au plafond les lumières des lampadaires de la rue, je ne me demandais plus quelle était l’heure exacte mais je savais par avance que la nuit avait été, est et serait courte. Mes doigts caressaient de nouveau sa joue.

« Repose toi maintenant Angie, sinon je ne donne pas cher de toi demain et… »

Dans un léger râle, je me replaçais lentement sur le lit alors que PV, niché sur la couette, sembla faire comme une petite vague sous mon mouvement.

« … Je ne veux pas te perdre. »

Je déglutis sentant l’effet que cette phrase me faisait… Comment était-ce possible alors que je la connais depuis peu… ? Moi qui pensais être un crétin fini… Et bien un crétin fou amoureux désormais ! PV se redressa avant de faire quelque chose dont j’allais garder des marques toute ma vie…
Il s’étira sur ma cuisse avant de la labourer avec ses griffes…

« HUMPF… »

Petite voix suppliante.

« Angelaaaaah… »


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Angela Foster
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J'acquiesçai à ses paroles. Cette façon qu'il avait de se montrer prévenant était particulièrement touchante. Il n'avait pas envie de poser plus de questions qu'il n'aurait dû, d'outrepasser les limites en se montrant trop curieux, quelque part, je lui en étais vraiment reconnaissante. Et en même temps, ça ne faisait qu'instiller un peu plus de culpabilité dans mon esprit. Avec Peter, on avait établi une règle, un principe : l'honnêteté avant toute chose. Et nous nous étions efforcés de nous y tenir, quand bien même cela pouvait être très douloureux pour nous comme pour l'autre. L'honnêteté, c'était quelque chose qui me semblait tellement important dans une relation. Comment construire quelque chose de stable si on a des secrets qu'on refuse de partager ?

Je déglutis difficilement et plongeai mon regard dans celui de Matthew.

- Matthew, je...

J'avais tellement envie de lui dire la vérité, qu'il sache vraiment qui j'étais, que nous puissions partir sur de bonnes bases. Il disait m'aimer, mais il ne savait pas vraiment qui il aimait. Est-ce qu'il aurait toujours les mêmes sentiments à mon égard quand il saurait ? J'étais pourtant incapable de continuer ma phrase, les avertissements de Garin et d'Alex retentissant encore dans ma tête. Personne ne devait savoir. Au lieu de cela, je me laissai aller contre lui. Je me sentais bien dans ses bras, à l'abri du monde extérieur. Ce n'était pas tant que le danger rôdait autour de moi pourtant. Encore que, allez savoir. Libération avait peut-être disparu, mais il restait encore Itembe et les Chinois. Même si pour ces derniers, tant que je coopérerais je n'aurais rien à craindre. Itembe par contre, si jamais il me remettait la main dessus, je ne donnerais pas cher de ma peau...

Le coup de la famille me fit légèrement relever la tête, me distrayant de mes pensées, ce qui n'était pas plus mal.

- Euh... Mes parents vivent à Los Angeles. Ils ne reviennent que pour Noël. Mon frère est à Megalopolis par contre. Tu le croiseras forcément un jour, on est très proches lui et moi. Mais...

Est-ce que j'étais prête à présenter Matthew à David comme étant... comme étant quoi d'ailleurs ? Tout ça allait tellement vite que je ne savais même pas trop comment définir la place de Matthew maintenant.

- Laisse-moi te garder encore un peu pour moi toute seule, tu veux bien ?

Ou comment dire d'une manière diplomatique que je préférais ne pas brûler les étapes. Mes doigts couraient sur son torse, glissaient, suivant des lignes inexistantes, dessinant quelque chose de particulièrement abstrait à même sa peau. De temps en temps, ils s'arrêtaient, pour venir caresser délicatement une cicatrice. Il en avait tellement, qu'est-ce qui avait bien pu lui arriver ? Un jour, peut-être, je lui poserai la question. En attendant, je répondis à son baiser avec les mêmes sentiments que les siens. J'étais en train de succomber, doucement, sans même m'en rendre compte.

- Tu ne me perdras pas. Je relevai les yeux sur lui, lui adressant un sourire rassurant. La mort ne veut pas de moi non plus.

Quelque part, ça n'était pas totalement faux. Combien de fois ne l'avais-je pas défiée ? Quand j'étais malade, c'en était presque devenu un jeu. Je passais mon temps à me mettre délibérément en danger, juste pour me dire que j'étais plus forte qu'elle et qu'elle ne me prendrait pas comme ça. Juste pour me dire que même si j'étais condamnée, je me gardais le droit de décider de quand et de comment. Je n'en avais pas gardé la moindre cicatrice pourtant, c'était étonnant étant donné le nombre de fois où j'avais atterri aux urgences. L'autre Matt disait que j'avais un comportement auto-destructeur, ça me définissait bien, effectivement.

Je me blottis davantage contre lui, et relevai la tête pour venir l'embrasser à nouveau. Ses lèvres avaient un goût de reviens-y autant que possible... Sauf que PV en avait décidé autrement. A croire qu'il était jaloux ! La ton suppliant et légèrement empreint de douleur de Matthew me détourna de mes intentions et je tournai la tête vers le chat pour constater son méfait.

- Désolée...

Je virai PV comme un malpropre de dessus le lit et me penchai sur les égratignures qu'il avait fait à mon nouvel amant. Ca restait une griffure de chat, mais elle était assez profonde pour qu'il en garde une trace.

- Attends, bouge pas.

Secouriste et soigneuse bénévole, ça donnait de sacrés réflexes. Peut-être exagérés, peut-être déplacés, mais ça devait être une déformation professionnelle pour le coup. Sur un baiser, je sortis du lit pour aller chercher de quoi le soigner dans la salle de bain. Je revins rapidement pour m'occuper délicatement de sa blessure, ne voulant pas lui faire davantage mal. Alors que je désinfectais le tout (c'était un chat, ses griffes traînaient n'importe où, mieux valait être prudent), je relevai les yeux sur lui avec un léger sourire.

- On dirait que tu vas avoir une cicatrice. Pile au même endroit que la mienne d'ailleurs. Je sais que tu m'aimes, mais tu n'es pas obligé de t'infliger les mêmes souffrances que les miennes.

Même si bon, soit dit en passant, une griffure de chat et un coup de machette, ça ne faisait pas tout à fait le même effet. Et ça ne faisait pas non plus le même genre de cicatrice. La sienne resterait minime en comparaison de la mienne.


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Matthew Derkins
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« Evidemment que je le veux bien ma chérie. »

La phrase avait été murmurée du bout des lèvres dans le creux de son oreille alors qu’elle était en train de panser la blessure laissée par le cher fauve enragé et jaloux qu’elle abritait sciemment. Caressant sa joue, je me laissais le temps de processer les informations qu’elle me distillait goutte à goutte. Ses parents étaient loin donc… Pas forcément sa seule famille mais le choix devait se trouver restreint, car elle n’avait abordé qu’eux et très rapidement. Je sentais ses doigts passer et repasser sur ma peau, jouant dans les quelques poils qui se trouvaient sur ma cuisse alors qu’elle fixait le sparadrap. Un léger rire naquit dans ma gorge.

« Je suis chanceux, beaucoup désireraient une infirmière personnelle aussi prévenante et jolie. Merci chérie. »

Je plongeais mes yeux dans les siens avant de venir l’embrasser tendrement, ma main remontant le long de sa nuque et de son oreille. Plusieurs fois nos lèvres se décollèrent pour venir à nouveau se fondre dans une nouvelle étreinte brûlante et étouffée. Mes doigts caressaient ses cheveux alors que je ne cessais de l’embrasser. Déglutissant, je finis par me reculer lentement. Cela allait encore tourner en sport de chambre plus ou moins acrobatique. Je la laissais revenir contre mon torse alors que mes doigts caressaient son ventre maintenant.

« Une de plus, une de moins… Allons je sais que tu les adores mes cicatrices Angela ! »

J’éclatais de rire avant de me souvenir de parfois au Magic Alice, certains soirs… Des soirs un peu chauds où l’arrière-boutique était on ne peut plus utilisée. Le nombre de fois où mes cicatrices ont réussi à rapporter un petit pécule de plus à mon cher homonyme… Cela tenait presque de la perversion inhérente à une créature rare de zoo… D’ailleurs en parlant de ça…

« Comment allons-nous gérer cela au travail ? »

Mes yeux se plongèrent dans les siens avec une lueur d’interrogation. La question avait le mérite d’être posée : fallait-il en parler à notre patron qui avait eu la très bonne idée d’avoir le même prénom que moi (le meilleur bien entendu) ? Comment allait-on gérer la notion de vente « quitte à y laisser sa chemise (voire plus) » pour chaque cliente qui désirait tout particulièrement ma personne ? Voire même un autre pan qui relevait là d’une nouvelle expertise plus appropriée… Un morceau de vie qui risquait de ne pas trop lui plaire d’ailleurs. Je déglutis en lui caressant les cheveux avant de continuer d’un ton neutre et monocorde.

« Nous sommes des adultes. Toi et moi savons parfaitement ce qu’il m’arrive de faire dans… la salle à l’arrière. »

C’était un secret de polichinelle, vu que la partie qui s’en occupait avait été détruite, il fallait toujours trouver des moyens d’avoir de l’argent… et comme j’étais prêt à donner de ma personne sans trop de scrupules. Enfin, jusqu’à présent. Elle était entrée dans la partie avec la violence d’un coup dans les rotules… pour rester poli. Mes doigts se joignirent aux siens dans une étreinte alors que j’attirais le dos de celle-ci pour venir l’embrasser avec douceur. Mes yeux étaient perdus dans la contemplation de nos mains jointes alors que je déglutissais lentement. Ma voix se fit basse, un peu étranglée.

« Si tu le désires… J’arrête tout cela… Pour toi. Tu surpasses tout à mes yeux. »

Avais-je bien conscience de ce que j’étais en train de dire ? Je venais de la rencontrer… Elle n’était as trop sûre d’elle, elle semblait avoir énormément de secrets, plus ou moins agréables je m’en doutais… Mais elle avait éveillé une telle flamme en moi que j’étais sûr d’une chose et d’une seule…

« Ma vie je veux la passer avec toi. »


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Angela Foster
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Je relevai les yeux sur lui et esquissai un sourire en réponse à sa remarque. Je ne me qualifiais pas de particulièrement jolie. Pour reprendre une des expressions favorites de ma mère, j'étais "de celles qu'on dit rien". A mon avis, Matthew avait soit, très mauvais goût, soit besoin de lunettes. Mais bon, ça faisait du bien de l'entendre tout de même, quand bien même j'étais loin d'en être convaincue.

- Oui, t'es un privilégié.

En fait, non, pas tant que ça. Je soignais tous ceux qui en avaient besoin. Mais c'était ma vocation, c'était ce pour quoi j'étais faite. Il m'avait fallu du temps pour le comprendre, mais j'avais trouvé ma voie finalement.

- Mais ce n'est pas pour autant que tu dois te blesser volontairement pour en profiter.

Je relevai les yeux sur lui et esquissai un nouveau sourire. Il pouvait bien faire ce qu'il voulait, je m'occuperais de lui quelles que soient les circonstances de ses blessures.

Il me répondit par une succession de baisers passionnés, réveillant le désir qui sommeillait en moi. Mais je m'efforçai de le contrôler. Il ne fallait pas abuser des bonnes choses tout de même. Encore que... ouais non, il fallait que je me repose en plus. Sinon, "demain", en voyant ma tête, il y avait fort à parier que Dean me cantonne à du travail de bureau. Et je préférais largement être sur le terrain.

Ses paroles à propos du Magic Alice me laissèrent songeuse un moment. Evidemment que je savais ce qu'il faisait à l'abri des regards indiscrets avec certaines clientes. Personnellement, c'était un jeu auquel je ne me livrais pas. Si un mec allait un peu trop loin avec moi, je lui vidai son verre sur la tête sans autre forme de procès. Oui, bon, d'accord, ça n'était arrivé qu'une seule fois, parce qu'il insistait. Mais ça pouvait recommencer. De toute façon, c'était ça ou j'appelais Matt (le patron) ou Alex à la rescousse et ils se pointaient avec leur batte de base-ball (qui était peut-être bien celle de Lexy d'ailleurs). C'était l'une des premières choses qu'ils m'avaient dites quand ils m'avaient embauchée.

Mais revenons-en à nos moutons. Est-ce que je voulais que Matt arrête ce genre d'extras ? Oui, peut-être. Disons que ça serait un bon moyen de me prouver qu'il était sincère quand il disait m'aimer. Mais est-ce que ce ne serait pas donner à notre relation une tournure plus sérieuse à laquelle je n'étais pas encore prête ? Je relevai la tête pour plonger mon regard dans le sien. La réponse se lisait clairement dedans. L'exclusivité, c'était ce dont rêvais toute fille, non ? Ne pas avoir à partager son mec avec une autre, c'était la base d'une relation stable. Oui, j'aimerais qu'il fasse cet effort pour moi. Je ne voulais pas le lui imposer. Aussi ma réponse se contredit-elle légèrement avec celle que criaient mes yeux.

- C'est à toi de voir si tu veux continuer comme avant ou pas...

En soit, c'était un peu une sorte de test. Si Matthew arrivait à faire une croix sur sa vie d'avant et me prouvait qu'il n'avait véritablement envie que de moi, alors je serais beaucoup plus encline à baisser les dernières barrières que je dressais volontairement entre lui et moi. Mais pour que le test soit concluant, il fallait que le changement vienne de lui, et non pas que je le lui demande.

- Mais... on pourrait peut-être attendre un peu avant de le dire aux autres. Je suis pas sûre que les relations entre collègues soient très bien vues...

Mouais tu parles. Je connaissais le principe d'Alex à ce sujet, principe qu'il avait plus ou moins envoyé valser une ou deux fois en cédant à la tentation que je représentais...

- On peut attendre quelques semaines, le temps de voir comment tout ça évolue ?

Je me relevai légèrement pour venir l'embrasser. Doucement tout d'abord, et puis avec un peu plus d'ardeur ensuite. Et puis, poussée par le désir qui revenait, je me relevai jusqu'à revenir m'asseoir à califourchon sur lui. Et, lentement, mes doigts se mirent à aller de cicatrices en cicatrices. Il avait raison, je les aimais bien. Elles dénotaient d'un certain vécu. Mon imagination galopante se raconta qu'il les avait certainement eues dans des situations aventureuses et excitantes. La réalité en était peut-être loin, mais elle était peut-être plus captivante encore.

- C'est quoi leur histoire ? Mes doigts s'arrêtèrent à celle qui se trouvait juste sous ses côtes. Comment tu l'as eue, celle-là ? Ils glissèrent jusqu'à la suivante. Et celle-là ?

Oui, j'allais le faire avec chacune à portée de main. Il n'était pas obligé de répondre, c'était juste un prétexte pour le toucher surtout. Avais-je conscience de ce que mes doigts glissant sur sa peau pouvaient déclencher ? Sans aucun doute.


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Matthew Derkins
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La réponse qu’elle venait de me donner par rapport à cette partie un peu « sale » de notre travail, enfin surtout moi, était typique d’une réponse de nana : je ne te le dis pas mais ça me fait chier et en plus il faut que tu devines toi-même comment te débrouiller de cette question. De plus, il n’y avait pas plus éliminatoire que ce genre de réponse, une tentative ratée et tout partait dans tous les sens. Avec un soupir, je laissais ma tête aller encore plus loin sur les oreillers et je fixais, sans le voir étant donné la pénombre, le plafond de la chambre. Mes pensées se bousculaient dans le succédané de neurones qui me servait de cervelle : il était sûr qu’elle ne voulait pas que cela continue, elle n’était pas trop sûre d’elle, elle avait donc besoin de quelque chose de stable avec un certain côté… exclusif. Bon il fallait maintenant que je m’en sorte pour appliquer cette nouvelle résolution dans le monde professionnel… Là par contre, cela allait être une nouvelle paire de manches. Surtout qu’elle ignorait l’existence de certains pions qui étaient en ma possession. Ma main caressait doucement ses hanches alors que je sentais qu’elle bougeait pour venir s’asseoir de nouveau à califourchon sur mon bassin. Mes yeux rencontrèrent les siens alors que ma voix se fit entendre.

« Soit donc. J’agirais en conséquences après ma… période de probation. »

Malgré le regard aux pupilles dures, un léger sourire naquit sur mon visage annonçant la formation d’une fossette au coin de ma joue. Elle avait besoin d’être rassurée et soutenue, trop de solitude il semblerait, et non pas de quelqu’un qui allait plus l’effrayer qu’autre chose. Ses doigts couraient désormais sur ma peau, effleurant les cicatrices. Lentement, je pris sa main, joignant mes doigts aux siens avant de saisir son index entre mes doigts et de la guider de marque en marque sur la carte de mon épiderme. Le doigt passa d’abord sur le ventre, au niveau de l’estomac, sur une marque petite mais avec une certaine épaisseur…

« Celle-ci, je l’ai eue dans la rue… Au terme d’une bagarre… Avec d’autres clodos. C’était pas trop sympa, mais le couteau n’est pas allé loin et n’a pas trop abimé l’organe. »

L’index se décolla doucement avant qu’il rejoigne le cou et la marque entre mes deux clavicules, une marque claire et large, qui était connue de beaucoup de monde…

« Celle-là… C’était pour cause de trop de fumée dans la gorge, il a fallu agir en urgence au dispensaire sinon… »

La phrase ne méritait même pas d’être finie, elle et moi savions ce que cela sous-entendait. De toute façon c’était ainsi, la majorité des blessures que j’avais reçues concourraient toutes au même but de base : me gicler de l’environnement actuel. Mon regard croisa à nouveau le sien alors que l’index bougeait pour aller dans mes cheveux, sur la droite de mon crâne et lui faire effleurer le trait lisse et de couleur rosée qui s’étendait sur une dizaine de centimètres sur une ligne du front vers l’arrière. En voilà une qui était chaude à expliquer du reste !

« Et ici c’est… parce que des scientifiques fous ont voulu faire des tests sur moi. »

La phrase tomba comme un couperet alors qu’une chape de silence s’installait dans la chambre… jusqu’à ce que je me mette à éclater de rire, crevant par-là la bulle de gêne qui était en train de s’installer. Riant toujours, je saisis son poignet pour lui faire un baisemain et caresser sa cuisse rassurant.

« Ne t’en fais pas, je te charrie Angela ! Cette cicatrice date de mon enfance… Un conflit, disons cela, avec mon frère. Tu sais les conflits de mômes qui tournent mal… »

Et c’était vrai que çà avait mal fini pour une simple histoire de jouets « empruntés »… mais jamais rendus. Vu comment nous nous mettions sur la tête avec Jacob, c’était du pain béni pour ma mère, comme elle était infirmière. Même si elle ne supportait pas qu’on « abîme son beau petit Jacob ». Je me retournais lentement pour la laisser découvrir un autre trait sous mon omoplate droite, là aussi le trait était fin et presque invisible.

« Ici c’est encore une baston de rue… Un choc qui a causé une bosse qu’il a fallu retirer… et une dernière… »

Je reprenais ma place face à elle et relevais la tête, guidant son index vers le côté droit sous mon menton. Il y avait un nouveau trait long et épais en dessous, cela se voyait car la barbe ne poussait plus dedans, comme toute cicatrice qui se respecte.

« Ici. La dernière du tableau de chasse… Là c’était dû à une immobilisation un peu trop longue et… serrée. »

Je ne m’épanchais pas plus dans les détails, je me souvenais assez bien de Gloria qui plissait le nez pour laver l’escarre qui s’était créé à cause de la contention. Le souvenir de l’odeur m’arracha même un plissement de narines équivoque. Je lâchais sa main pour la laisser reprendre sa place sur mon corps ou à l’endroit qu’elle désirait. Déglutissant bruyamment, agitant pat là les cicatrices du cou et de mon menton, je ne trouvais rien de mieux que d’ajouter un sourire avant de balancer d’un ton léger.

« Si je juge selon vos critères féminins, j’ai crevé le plafond du sexy non ? »

Accompagné d’un bon éclat de rire stupide.


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Angela Foster
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"Après sa période de probation"... sur le moment, je me demandais à laquelle il faisait allusion. Parce que techniquement, il était toujours à l'essai au bar. Mais il l'était également avec moi, du coup. Et en un sens, j'étais plus sévère que Matt 1. Disons que les enjeux n'étaient pas les mêmes. Matt avait un bar à faire tourner. Moi c'était tout simplement moi qu'il fallait conquérir et la tâche n'était pas aisée. Matthew s'en sortait bien, pour l'instant, mais j'avais encore tellement de réticences qu'il allait devoir faire preuve de beaucoup de patience. Du moins s'il voulait réellement construire quelque chose de durable. C'est que la concurrence était rude, la plupart des gens savent qu'il faut s'accrocher quand il s'agit de rivaliser avec un souvenir...

Sa main vint rejoindre la mienne pour me guider dans l'exploration de ses différentes cicatrices. C'est qu'il en avait un nombre impressionnant. Je crois bien n'en avoir jamais vu autant sur le corps d'un homme. Encore que mon frère se défendait bien aussi dans son genre. Les siennes étaient peut-être plus impressionnantes encore en terme de taille, mais elles étaient moins nombreuses, je crois. Cela dit, je n'en suis pas tout à fait sûre, il en avait récolté une nouvelle l'année dernière, du coup...

La première cicatrice n'était pas si étonnante. Une baston de rue, cela me semblait bien du genre de Matthew. J'avais cru comprendre qu'il était un peu comme moi, il démarrait au quart de tour. A la différence que moi, j'avais de la chance, on n'attaquait pas les filles avec un couteau, c'était inutile, elles étaient facilement maîtrisables, il parait. La seconde en revanche était un peu plus étonnante. Encore que, à voir comme il fumait, pas tant que ça. Le plus étonnant restait peut-être qu'il continuait à fumer comme un pompier malgré tout. Mais il était adulte, il était encore capable de savoir ce qu'il faisait.

L'explication de la troisième cicatrice me fit planter mon regard dans le sien. Des tests de scientifiques ? Sérieusement ? Le pire dans tout ça, c'est que ça aurait pu être vrai. Certains scientifiques étaient prêts à n'importe quoi au nom de la science.

- ...

Que pouvais-je répondre à cela ? Ca me laissait totalement interdite et un peu gênée aussi. Et puis, il se mit à rire soudainement et l'incompréhension aurait pu se lire clairement sur mon visage, pour peu qu'il y ait eu suffisamment de lumière.

- Imbécile, marmonnai-je avec une voix qui exprimait clairement que je ne le pensais pas. Décidément, c'était l'amour fou avec ton frère !

Les conflits entre frères et sœurs, pour être honnête, je n'en avais jamais connu. Mes parents se plaisaient à dire qu'à ma naissance, David était jaloux et me détestait cordialement. Mais ça avait totalement disparu la première fois que je l'avais regardé et que je lui avais souri. Bon, ça restait un sourire de bébé, ça ne signifiait pas grand chose, mais David aurait été apparemment totalement conquis ce jour-là. Depuis lors, il était devenu très protecteur avec moi, trop même. Alors oui, il nous arrivait de nous disputer, et même aujourd'hui encore, mais jamais nous n'avions usé de violence l'un envers l'autre. Cela dit, si j'avais été son frère au lieu d'être sa sœur, les choses auraient peut-être été différentes ?

La cicatrice suivante était due à une autre baston, décidément, l'homme que j'avais en face de moi devait être bagarreur à un niveau encore plus élevé que le mien. Quant à la dernière, elle me fit relever les yeux sur lui, avec l'air interrogateur. "Immobilisation trop longue et serrée" ? Qu'est-ce que ça voulait bien pouvoir dire ? Je m'abstins cependant de lui en poser la question, pressentant que j'avais peut-être été déjà trop curieuse pour ce soir.

Sa question me tira un petit rire.

- Tu n'as pas idée à quel point !

Matthew ne le savait pas, mais plus je le découvrais, plus je me rendais compte qu'il entrait pleinement dans la catégorie des hommes qui m'attiraient irrésistiblement : les bad boys. Je ne sais pas pourquoi. Je crois que c'était leur petit côté dangereux et mystérieux, ça les rendait excitant. Et puis j'étais loin d'être une petite fille modèle moi-même, toujours à flirter avec l'illégalité et le danger. Je m'étais calmée, mais c'était relativement récent. Encore que je côtoyais toujours le danger, le secourisme n'étant pas un métier de tout repos, mais ça restait différent.

Ma main glissa sur son torse jusqu'à aller se poser sur sa joue tandis que je penchais au-dessus de lui pour venir l'embrasser. Mais au moment où mes lèvres allaient se poser sur les siennes, la sonnerie de mon portable vint rompre le silence. A cette heure-ci, ça ne pouvait être que la base de sauvetage ou David. Dans un cas comme dans l'autre, c'était forcément important.

- Excuse-moi, il faut que je réponde.

Je me relevai pour attraper mon téléphone posé à côté du lit et décrochai tout en me dirigeant vers la salle de bain, histoire d'avoir un peu plus d'"intimité". C'était la base.

- Oui, Dean ?... Ok, j'arrive tout de suite.

Je retournai dans la chambre pour récupérer mon uniforme de sauveteur qui traînait dans un coin et commençai à m'habiller tout en expliquant à Matthew.

- C'était la base. Il y a une urgence, il faut que j'y aille.

Je bouclai ma ceinture et m'emparai de mon t-shirt. Au moment d'enfiler ma veste, je relevai cependant les yeux sur Matthew. Soudainement, la situation me paraissait très étrange. Je n'avais plus l'habitude de voir un homme dans mon lit. La dernière fois que j'en avais ramené un, c'était Peter et ça remontait à 4 ans, alors c'est vous dire... Au delà de ça, j'avais l'étrange sensation de reproduire le schéma qui avait été le mien depuis sa mort, et ce jusqu'à mon exposition : La fuite déguisée après une partie de jambes en l'air qui ne se reproduirait pas. Ce n'était pourtant pas le cas, mais je ne savais même pas comment gérer ça.

- Je... hum... On se voit au bar, ce soir ?

Je me sentais la reine des idiotes, mais j'avais la sensation qu'il fallait que je dise quelque chose, et je ne savais pas quoi.


[HJ : Je sais pas si je te l'ai déjà montré, mais Angie porte ce type d'uniformes. Et je pense qu'on peut conclure là, qu'est-ce que tu en penses ? On pourra partir sur autre chose, je crois que tu avais quelques idées de ton côté ? J'en ai aussi un petit peu, on peut en reparler, si tu veux]


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Matthew Derkins
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[HJ : On en reparle donc.]

Allongé dans le lit, je la regardais passer cette tenue que je n’avais encore jamais vue sur elle. Bon ce n’était pas le comble du sexy mais ça lui donnait un petit côté piquant et formel pas désagréable. Je n’étais pas bon public pour le trip du « costume d’infirmière sexy » donc heureusement qu’elle n’en avait pas sous le coude. Mes mains trouvèrent leur place sous ma nuque alors que je l’observais terminer d’enfiler sa tenue, notamment les chaussures, qui eurent droit à un petit sifflement admiratif.

« Avec une telle version de Doc Martens-chaussures de sécurité, crois-moi tu peux me faire grimper aux rideaux rapidement ! Surtout avec juste elles et des sous-vêtements ! »

J’éclatais de rire à nouveau. Autant essayer de la faire rire alors que le devoir l’appelait dans un moment où peut-être elle n’en avait pas tellement envie aussi… Quand elle aborda le travail et le Magic Alice, j’eus un léger soupir un peu désabusé alors que mes yeux se tournaient vers le plafond.

« Soit. Soit. Je n’ai guère le choix. Moi qui voulait me la jouer gigolo entretenu… C’est foutu ! »

Mes yeux croisèrent les siens alors que je lui tirais la langue ostensiblement avant de dévier sur une façon plus provocante que moqueuse. Ça lui apprendra à me reparler du boulot après l’amour. Je me redressais dans le lit, toujours nu, alors qu’un coup d’œil par la fenêtre m’indiquait que le jour se levait. Alors qu’elle descendait dans la cuisine, je me levais à mon tour, toujours en tenue d’Adam pour aller préparer le rapide petit-déjeuner qu’elle allait pouvoir avaler avant de partir remplir son devoir. Lentement, j’observais d’un air plus qu’absent la tasse tournant la ronde du micro-onde alors que mes mains préparaient une tartine de pain grillé, beurre et confiture de mûres qui était dans le frigo. Les deux morceaux de pain allèrent se jeter l’un contre l’autre dans une assiette et celle-ci alla glisser à côté de la tasse alors qu’elle sortait de la salle de bain. Tout pendant qu’elle mastiquait et buvait, je vins me coller doucement à son dos, oui même si ma peau profitait de chaque recoin rêche du tissu ou de chaque pli apparent. Mes lèvres se logèrent dans son cou alors que mes mains entourèrent sa taille. Je profitais d’un léger moment de grâce, même si sans doute les rôles semblaient inversés pour les gens qui avaient « une vision plus qu’étriquée du couple » mais je m’en foutais totalement.

« Je t’aime Angela. »

Les mots avaient été murmurés dans son cou, juste au coin de son oreille alors que mes lèvres allèrent saisir le lobe pour le mordiller avec une infinie délicatesse. Mes mains caressaient lentement sa taille. Bientôt le temps fut arrivé : celui où elle reposa la tasse et repoussa l’assiette ; alors mon corps se détacha du sien et j’eus un sourire séducteur.

« Oui. A ce soir au boulot et ne t’en fais pas, je t’amènerais de quoi manger avant que tu entames ton second service de la journée. On sait tous ce que valent les cuisines de notre sacrée Alice ! »

Un léger rire pour camoufler des repas un peu trop industriels et un peu trop immondes. Autant ne pas aggraver une journée qui allait être déjà chargée ! Je l’embrassais avec passion et caressait sa joue mais là encore le temps passait bien trop vite… Déjà elle faisait route vers l’entrée et je la suivais, ne me souciant guère de ma tenue on ne peut plus épurée, le temps de lui murmurer une dernière fois mes sentiments pour elle qu’elle était déjà en train de descendre les marches et que je ne m’attardais pas. Sait-on jamais. Le rideau tomba au moment où je fermais de nouveau la porte de l’appartement. Attrapant un boxer au passage, je le mis et allumais une cigarette. Un couinement se fit entendre, ce qui m’arracha un léger sourire enfumé alors que je regardais le soleil se lever sur Megalopolis ainsi que les bruits typiques de la ville qui se réveille venant à mes oreilles, et ce pour mon plus grand plaisir.

« Allez mon cher PV, nous avons une journée ensemble à passer ! »


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[Matt 'Sucre d'Orge' / Angie] Nightmares
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