2076. Côte est des Etats-Unis. Megalopolis est le centre névralgique d'une guerre géo-politique mondiale depuis qu'un attentat biologique en 2026 a divisé l'humanité en deux populations bien distinctes : ceux qui se battent pour le futur, et ceux qui font avec le présent.
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 [CLOS] [Marshall/Robyn] La Geek et le Matou

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Robyn Winters**
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2074 Début Septembre

Ce n’était pas une heure de la nuit pour se promener dans les quartiers de la Résistance mais elle s’en contre foutait. Robyn était une habituée de l’Undeground, on lui posait rarement des questions et puis c’était un chemin qu’elle connaissait que trop bien ; Par là, Salvation, l’endroit qui disposait du nécessaire pour tester en toute sécurité ses inventions et ses nouveaux joujoux. Ce qui changeait de l’habitude c’est qu’aujourd’hui elle faisait un arrêt chez la Résistance; Elle avait deux précieux colis à redonner à leur propriétaire.

Quand elle demanda ou résidait la nouvelle recrue de l’Underground, on lui jeta un regard vraiment étrange. Pas qu’elle avait le loisir de faire la patronne, mais elle se sentit obliger d’expliquer froidement qu’elle avait une arme en réparation pour lui et qu’elle allait lui faire parvenir le message que c’était prêt. Elle ne dit pas à l’informateur qu’elle allait elle même faire le message ça, il n’avait pas besoin de le savoir. Donc, explication logique, on lui donna son adresse et d’un merci, elle s’éclipsa.

C’était donc deux jours plus tôt. Cette nuit, L’Underground dormait aussi paisiblement qu’il était possible de le faire et Robyn ce trimbalait d’un pas décidé et rapide. Une mallette métallique dans une main et un sac à dos, c’est habillé comme à son habitude sans le tablier de cuire et la saleté. Ses cheveux étaient lousses et naturellement frisoté, un débardeur blanc tout simple, des cargos à multiples poches complétait le style.

Elle s’était arrêtée devant sa porte fermée. Cela faisait déjà une minute que l’armurière faisait le piquet en silence, le sourire disparu, doutant de ce qu’elle devait faire. Qu’est-ce qu’elle faisait là ! Il n’avait qu’à venir le chercher, puis si il était occupé ? Si elle le dérangeait ? Si il l’avait oublié ? Si elle allait se prendre ses belles promesses en pleine poire ??!?!


Non, ça suffit ! Un coup d’pied obstiné par terre, Robyn releva les épaules et le menton. Si elle ne faisait rien, elle ne le saurait jamais ! Une grande inspiration et elle leva le bras pour frapper à la porte mais, s’arrêta à la dernière seconde. Un sourire malicieux s’étira sur son visage. Elle jeta un coup d’œil à gauche et à droite, personne en vue, surtout pas à cette heure ridicule là. Sans hésitation, Robyn glissa au travers de la porte dans le plus complet silence et se retrouva immédiatement dans la noirceurs du minuscule appartement de Marshall.

Elle ne put s’empêcher d’observer rapidement un peu tout ce qu’il y avait dans la pénombre, curieuse mais se ravisa rapidement. Le silence le plus complet, elle passa au travers des objets qui était sur son chemin et se dirigea vers la chambre du fauve.

Il sera heureux de retrouver son MEU .45 dans un aussi bon état. Oh, et sa veste.


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Marshall Marquez
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Les journées au sein de Resistance se ressemblaient assez ces derniers temps. Entrainement pour les plus jeunes, préparations physique pour les plus agès, quelques sessions de Sac pour l'entraînement personnel, et quelques passe de coup avec Maze histoire d'impressionner les plus faibles. Parfois une mission, mais jamais trop loin.

Pour l'instant j'étais encore en test, on m'observait, on vérifiait que l'animal en moi ne foutrait pas le dawa. A croire qu'ils n'avaient jamais eu de totem dans leur équipe. Excepté peut être des totems papillons et libellules, car visiblement des félins ca... Rarement. Mais pour l'instant tout se déroulait plutôt bien, et je restais assez maître de moi pour juste passer pour un gros chat caractériel.

Et puis il faut dire que pour l'instant mes périodes de Rut n'avaient pas encore fait surface, cela tombait plutôt bien. Même si j'étais particulièrement sensible ces derniers jours, à croire que cela n'allait pas tarder à arriver. Et pour cela je tentais plusieurs méthodes. Il y avait bien sûr la radicale: Enfermement dans une cave, attaché à un mur, au régime sec. Mais ce soir j'avais décidé de me recentrer sur moi. Méditer. En tailleur sur mon lit, je laissais mon esprit divaguer.

Mais j'avais énormément de mal à me concentrer. La proximité des murs, l'enfermement sous-terrain, l'odeur de l'artificiel, loin de la nature... C'était... compliqué pour moi. Un animal était fait pour vivre dans la nature, pas enfermé entre 4 murs. Ici on sentait tout, on entendait tout, mais surtout pas la liberté, et c'était énervant, stressant. Alors dans ces instants, je pensais à la seule chose qui me permettait de m'occuper l'esprit. La petite rousse dont l'odeur emplissait encore mes narines.

Je me rappelais son contact, la douceur de sa peau, ses frissons sous mes lèvres, mes muscles animaux qui réagissaient en sa présence et... Et pour me calmer ce n'était peut être pas la meilleure solution. J'avais une parfaite conscience de chacun de mes muscles, et autant dire que quand je repensais à elle, je me mettais malgré moi à ronronner, prêt à bondir.

Par contre ce qui m'étonnait, c'est que même en chassant sa présence de mon esprit, histoire de ne pas me rendre encore plus sensible que ce que j'étais déjà, je sentais toujours son odeur. Toujours aussi imperceptible. Dans la noirceur de ma chambre, torse nue sur mon lit, yeux clos, je pouvais encore la sentir. Mon imagination? Non... Cela se déplaçait toujours aussi léger... Mais c'était chez moi. Pas comme je le ressentais comme toujours, l'imaginant. Non cette fois c'était....  Là j'en étais certain.

Dans le noir, un sourire se dessina sur mes lèvres. Ainsi elle avait tenu parole, elle me ramenait mes affaires, en personne. Et en pleine nuit? Alors là déjà c'était bien plus étrange mais.... Voilà qui pouvait très vite devenir intéressant. Je me contenais néanmoins. Ma période de sauvage obsédé par le sexe approchant, je devais me concentrer pour ne pas exhaler le désir par tous les pores de ma peau. Et cela littéralement... Quand on savait les phéromones que je pouvais dégager.

Je me relevais doucement, ouvrant la porte de ma chambre, la pénombre ne me gênait pas, je la voyais parfaitement. Là debout devant moi, dans MON antre. Adossé au chambranle de porte, sans même avoir pris le temps de me rhabiller, le torse couturée de mes cicatrices diverses et variées, je la contemplais. Je reniflais un grand coup, laissant son parfum parvenir jusqu'à moi.

"Je ne pensais pas que tu ferais le chemin jusqu'ici Robyn."

Je n'avançais pas, je ne bougeais pas, je n'allumai d'ailleurs même pas la lumière, profitant de ma capacité à la voir tout en restant juste une ombre pour elle. J'avais attendu des jours, patiemment, qu'elle soit prête. C'était à elle de lancer la seconde manche. Et elle tombait parfaitement au meilleur moment.

Et tout ce temps là... Je ronronnais.



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Robyn Winters**
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Il faisait noir dans son appartement, mais elle avait eu le temps de s’habituer un peu. Elle n’avait pas la chance d’avoir une super vision de nuit comme un chat. Du moins, elle n’eut besoin d’aucune vision particulière pour voir Marshall ouvrir la porte de sa chambre bien avant qu’elle est eu elle même l’intention de le faire. Sans pouvoir faire autrement, Robyn ouvrit grand les yeux un instant et ne pu s’empêcher de sentir le rouge sur ses joues lui enflammer le visage. Il était là ! Torse nu, comme si c’était la chose la plus naturelle du monde. Encore chanceuse qu’il ne se présente pas carrément nu devant elle ! En même temps, elle l’aurait bien mérité, c’était elle l’intruse de la nuit, sans invitation, sans avertissement, directement chez lui.

Oh putain, qu’est-ce qu’elle faisait là !?

Petit rire gêné, elle recula d’un pas et évita soigneusement de poser son regard sur les formes physiques dénudé de Marshall. C’était beaucoup trop tentant et alléchant. Surtout qu’elle avait eu amplement le temps de s’imaginer leur retrouvaille, de quoi il aurait l’air, ce qu’il lui ferait … Elle avait soudainement chaud.

- C’est que… euh… j’avais l’intention de faire sortir de ta tanière un peu.

Rapidement, elle déposa la mallette de métal et enleva son sac a dos pour sortir parmi tout ses trucs, la veste bien pliée de Marshall. Comme une offrande elle lui tendit et ajouta :

- Je te rapporte ça aussi. Mais si il est trop tard, ce n’est pas grave, je repasserais, je ne voulais surtout pas déranger ou te réveiller…

Oui, bon, ne pas déranger en plein milieu de la nuit, c’était peut-être un peu de surestimer ses chances. Mais à quoi elle avait pensée !? Elle aurait au moins dû l’avertir, lui envoyer une lettre, quelques choses. Sacré Robyn !

Elle fit un autre pas arrière, hésitante, prête à quitter discrètement les lieux, comme si elle n’était jamais passée. Pourtant, il restait là, sans bouger, en ronronnant, décidément satisfait de la voir malgré tout.

Du bout du pied, elle poussa légèrement la petite valise de métal et ajouta prestement :

- Je voulais aussi te montrer les améliorations que j’avais fais sur ton MEU.45 … Si tu te sentais d’attaque, aller vider quelques chargeur dans la salle d’entrainement. Personne y traine à cette heure là, on voit le ciel, et j’ai les accès … (elle eut un rire bref et haussa les épaules en se pressant la nuque d’une main, toujours un peu mal à l’aise) J’avouerais que je n’ai pas besoin des accès pour y aller et t’y amener mais je préfère toujours de ne pas trop déroger des règles de l’Underground quand c’est possible de le faire.

Elle haussa ses frêles épaules dénudées et lui sourit. Pencha la tête sur le côté, elle demanda, incertaine :

- Qu’est-ce que tu en penses… à moins que tu préfere boire un thé ? Ou un lait chaud … t’en a peut-être marre de la salle d’entrainement… c’est peut-être pas une si bonne idée finalement…j’aurais du y penser.

Robyn parlait rapidement, hésitante, son coeur palpitait et elle se sentait presque étourdie par la présence de Marshall devant elle, torse nu. Elle pouvait presque sentir la chaleur qui se dégageait de lui et se ronronement ! AH ! C'était tellement rassurant !


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Marshall Marquez
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"Sortir de ma tanière? Mince.... Moi qui espérais un instant que tu venais plutôt la partager..."

Et je souriais. Je n'allais pas commencer à lui mentir ou à lui cacher ce que je voulais après tout... Depuis le premier jour j'avais toujours été très franc et très direct, sur ce que je désirais. Et ce que je désirais c'était elle. Ça se voyait clairement, ça se sentait, et franchement... J'avais d'autre rouquine à fouetter pour tenter de faire semblant de quoique ce soit.

Doucement, à pas calculé, je m'approchai d'elle. Sourire carnassier, toutes dents dehors, mes yeux jaunes détaillant ses courbes, s'arrêtant sur ses hanches, remontant dans son cou, avant de finir leur course fixés dans son regard. Là réellement tout de suite? Elle aurait pu avoir mis une banane à la place de mon arme dans cette mallette, que je n'en aurais rien eu à foutre. Mais elle imposait de nouvelles règles, les siennes, elle voulait continuer le jeu, alors... Jouons.

Une fois proche d'elle, je tendais une main distraite au dessus de son épaule, effleurant son bras, jusqu'à sa main, où je récupérais ma veste. Je sentais sa peau nue sous ma paume, et c'était grisant. J'approchais de plus en plus de la période dangereuse de ma mutation, et franchement là tout de suite... Il me fallait un certain effort pour me contenir.

"Ne te demande jamais si il est trop tard. Pour toi il n'est jamais tard. Je suis juste surpris que tu sois venue! "

Je m'enivrai de son parfum pour mettre un terme à tous mes autres sens. C'était une méthode comme une autre, peut être un poil plus risquée, mais si j'arrivais à occulter assez mes sensations animales, peut être que je ne lui sauterai pas dessus là immédiatement au risque de la faire fuir en hurlant dans les couloirs. Je me penchais sur elle, approchant mon visage du sien.

"Et crois-moi... L'entrainement sera très bien... Mieux vaut pas que tu imagines ce que je préfèrerai faire à cet instant, tu risquerais d'être choquée. "

Car à cet instant précis, je ne pensais qu'à une seule chose. Mes mains sur sa peau, parcourant ses courbes, la sentant frissonner de plaisir et de désirs sous mon contact, mes lèvres se perdant sur elle, son corps collé contre le mien, à l'unisson, tremblante. Mon esprit divaguait de nouveau, j'aurai vraiment du mal à me concentrer sur l'entraînement. J'enfilais ma veste, sans même penser à mettre quelque chose dessous, ni même à la fermer. De toute façon il pourrait bien geler à l'extérieur, que je m'habillais la plupart du temps uniquement car les conventions le demandaient. Fondamentalement, je n'en avais pas besoin. Mais il semblait que se promener nu n'était pas autorisé par les lois de ce pays. Je me penchais en avant, ramassant la mallette, et prenant le temps pour remonter, mon visage proche de son corps, d'elle, j'intégrais sa présence dans mon espace vitale, laissant son parfum m'envahir. Une fois totalement redressé, ma main s'approcha de son visage, et je déposais un doigt glissant sur l'arrête de son nez, avant de conclure par une légère tape sur le bout.

"Mais si tu préfères un lieu moins.... Clos. Je te suis."

J'avais énormément de mal à me contenir, mes muscles étaient en ébullition, et franchement là tout de suite..... Me concentrait, ne surtout pas penser à ma main que j'avais involontairement laissé glissée le long de son cou, de son épaule, effleurant au passage sa poitrine, ses hanches... Je me repris, ne perdant jamais mon sourire des plus félins. J'avais enfin retrouvé ma proie.

"Alors dis-moi... Qu'as-tu fait de beau sur mon arme ?"

En posant cette question, je passais à côté d'elle, allant lui ouvrir la porte, afin qu'elle puisse retrouver un peu de sa liberté. Je savais très bien qu'être enfermé au sein de l'antre de la bête, donnait très vite une impression d'être pris au piège. Encore plus quand on était officiellement devenue ma proie, et que je transpirais autant le désir qu'à cet instant précis.



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Robyn Winters**
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Partager sa tanière ?!

Elle ne put s’empêcher de jeter un coup d’œil à ses petits quartiers de célibataires. Rien n’était très spacieux dans l’Underground, mais c’était encore pire pour les minuscules appartements des nouveaux recrutés. Sur certain aspect, Robyn possédait presque une suite luxueuse : Agacent l’armurerie, elle possédait un «  vaste » espace ouvert qui contenait sa chambre, de quoi pour ce faire a mangé et un coin « relaxe » qu’elle utilisait presque jamais.

Mais elle n’était pas là pour juger les lieux et Marshall le savait bien. Et puis, il n’y avait jamais été de main morte avec elle. Robyn essayait de ne pas s’étonner, mais elle ne pouvait s’empêcher de rougir. Elle réalisait à peine dans quel bourbier elle venait de tomber. Bon, elle y était en pleine connaissance de cause… mais une fois Marshall devant elle, en vrai, l’armurière perdait tous ses moyens.

Le Fauve s’approcha de sa proie. Dans la noirceur de son appartement, ses yeux jaunes brillaient presque mystiquement quand il posa son regard sur elle. Elle le sentit la détailler en silence, de haut en bas, comme s’il vérifiait que la marchandise était toujours en état.

Ce qui était effectivement le cas. La saleté en moins.

Il fit un pas vers elle et Robyn trouva juste assez de cran pour ne pas reculer cette fois-ci. Sa grande effleura la peau de son épaule et parcourra délicatement tous le long de son bras pour finir à récupérer sa veste qu’elle lui tendait. Aucun contrôle sur ses propres réactions, Robyn sentit la chair de poule parcourir tout son corps à ce simple toucher de Marshall. S’en était frustrant de voir qu’elle n’arrivait pas a cacher le moindre des ses émotions. Un vrai livre ouvert devant la bête.

Elle ferma durement les yeux et bégaya une réponse :

- Je… je n’arrivais pas à dormir et je pensais que tu étais peut-être du type nocturne… comme un … comme un … (Elle ouvrit son regard, étonnée et ajouta avec curiosité ) Tu… tu es surpris, vraiment ?

Parce que si c’était bien une chose qu’elle n’arrivait pas à faire facilement, c’était de surprendre les gens. Robyn était discrète, mais pétillante, mais ne faisait pas beaucoup de remous dans la vie de tous les jours. Et voilà qu’elle avait réussi à le surprendre, lui ? Le mastodonte de virilité ? C’était assurément une petite victoire.

Savourant silencieusement ce minuscule moment de gloire ses pensées furent immédiatement coupées par les mots de Marshall, et son visage, si près du sien. L’entrainement sera bien pour ne pas qu’elle s’imagine ce que lui même préférait faire ?

S’il savait ce que son imagination à elle lui avait permis de faire ! Trop de temps seul n’avait pas aidé la cause « chasteté » de Robyn. C’est à peine si elle n’en rêvait pas la nuit, ce montant des scénarios dans sa tête, et des choses qu’elle pourrait lui dire, et qu’il pourrait lui dire, ou faire… Bref, tout ce qui ne se passait pas en ce moment. Elle perdait tout contrôle en sa présence. Ce n’était pas désagréable, mais particulièrement déroutant pour la jeune femme. Les armes étaient quelque chose de tangible, vrai, qu’elle pouvait manipuler, modifier, toucher, sans que personne n’en dise rien. C’était son domaine de prédilection, se qui la permettait de ne pas disparaitre dans le plancher jusqu’aux centres de la Terre. C’était son précieux dada, sa raison de vivre, et la seule chose qui importait depuis… depuis la rencontre de Marshall.

Robyn le regarda enfiler sa veste, sans rien mettre en dessous et ne put s’empêcher de sourire. Il aurait pu tout aussi ne rien mettre que ça aurait été plus normal. Sans un mot de plus, il se pencha pour ramasser la mallette qui contenait son engin soigneusement astiqué. Elle l’observa prendre bien son temps pour inspirer son odeur et se redresser. Son visage tout près de son corps, elle sentit son souffle chaud sur sa peau puis fixa le doigt qui suivit l’arcade de son nez pour finir d’une petite tape sur le bout.

Fronçant les sourcils un instant, et grimaçant un instant. Oui, elle était une petite chose fragile, mais Marshall lui avait fait miroiter des « dons » qu’elle ne se rappelait même pas avoir déjà eus… mais il allait la suivre sans rouspéter, sans la presser, sans la forcer à quoi que ce soit.

Presque trop docilement.

En même temps, elle était l’instigatrice de cette deuxième manche. Il semblait respecter cette entente non assumée même si … s’il y avait quelques choses de différentes. Est-ce que c’était de la retenue qu’elle dénotait chez lui ?

Vraiment ?

Impassible, pendant qu’il prenait les devants et se dirigeait vers la porte pour lui ouvrir poliment, le sourire de Robyn changea du tout au tout. Ce n’était plus du malaise, mais une profonde curiosité qui se mélangeait. Qu’est-ce qui avait changé ? C’est l’odeur de cambouis qui lui manquait ? Ou … ou il était peut-être malade ? Et cette chaleur, cette odeur mi-sucrée qu’il dégageait subtilement, comme si sa sueur… comme si…

La tête pleine de questionnement, elle avança vers la porte, mais ne passa pas le porche. Robyn s’arrêta devant lui et prit une profonde inspiration. Qu’est-ce qu’elle allait faire maintenant ? Fuir, encore ? Fuir le moment qu’elle s’était imaginée mainte et mainte fois?

Un peu d’couille Robyn ! Vas-y !

Et c’est d’une impulsion qu’elle était certaine de regretter que l’armurière s’approchât de Marshall, se leva sur le bout des pieds et passa ses deux bras autour de sa nuque. Elle frissonna juste au contact de sa peau contre la sienne, puis elle n’osa pas regarder dans ses yeux, elle fixa sa bouche tentatrice et d’un excès de courage, déposa ses lèvres sur les siennes.

ENFIN !


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Marshall Marquez
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Plus elle se dévoilait à moi, et plus elle m'étonnait. Ce sursaut où elle devenait le chasseur et moi la proie, j'avoue... je ne l'avais pas vu venir. Enfin j'y avais bien pensé, je ne dirai pas l'inverse mais, je ne la pensais pas capable de ça. Mes envies étaient si perceptibles ? Possible.. Ma phase de Rut ne faisait que commencer et je savais pertinemment qu'à cet instant je ne retenais aucune phéromones. Mais là... Je refermais d'un geste la porte que je venais de lui ouvrir.

Elle déclencha par la simple pression de ses lèvres sur les miennes, un besoin irrépressible de répondre à son attente, et surtout de combler mes besoins. Et mon besoin à cet instant, c'était elle.

"Ainsi la première partie de la chasse est finie? Il est temps de lancer le deuxième acte"

Je laissais donc un ronronnement m'échapper, plaçant mes mains au creux de ses hanches, l'attirant un peu plus contre moi, je répondis à son baiser mordillant sa lèvre inférieure, avant de pencher mes lèvres à hauteur de son cou, murmurant simplement de ma voix grave:

"Je te veux"

Et si je me souviens bien ce sont les derniers mots que je lui ai dit, avant de la soulever du sol en la plaquant contre moi. Je sentais la peau de son dos contre la paume d'une de mes mains, la soulevant avec l'autre posée en haut de sa cuisse, je la transportais en me nourrissant de ses lèvres jusqu'à ma chambre. Mon arme? Rien à carrer, elle avait fini sa chute sur le sol.

Sans retenue je la plaquais d'abord contre le mur, absorbant le choc de ma main remontée se poser à l'arrière de son crâne. Mon autre main libre la débarrassa de son débardeur et du reste que je trouvais bien trop encombrant à cet instant précis. Je laissais ensuite mes lèvres divaguer de sa nuque à la naissance de ses seins, je m'enivrais d'elle, de sa peau, de son odeur. Elle s'était offerte à moi et à cet instant c'est tout ce que je désirais. Remontant me repaitre de ses lèvres, mes mains glissèrent, l'une sur sa cuisse que je remontais contre moi, et l'autre sur sa hanche. Je la transportais encore ainsi un instant jusqu'au lit où je l'allongeais. Finissant par la même de me déshabiller entièrement, et de la déshabiller au passage d'ailleurs.

Rien ne me faisait plus envie qu'elle, je laissais mes caresses remonter le long de sa cuisse, doucement, découvrant ce corps dont j'avais rêvé depuis que la chasse avait commencé. Mais elle m'avait surprise, j'étais un instant devenu sa proie, et je ne m'y attendais pas. Il était temps que je reprenne le contrôle du jeu. Et ca... C'était mes actes qui le permettraient. Ma bouche qui remontait de ses reins, à sa poitrine, passant dans son cou, et la naissance de son oreille, alors que mes mains glissaient petit à petit le long de ses courbes, dessinant chacune d'elle comme si elles étaient les merveilles du monde. Je prenais possession de Robyn, et d'un mouvement simple je cambrais légèrement ses reins pour que l'on commence réellement la partie.

Tout était décuplé. Je sentais son cœur qui s'emballait, et je calais chacun de mes gestes sur sa respiration, sur ses battements, chaque frisson provoquait devenait mon nouveau tempo. Mes mains caressant le creux de ses reins, longeant sa colonne vertébrale, remontant à sa nuque, se perdant dans ses cheveux, dessinant de nouveau ses courbes. Elle s'offrait à moi, sans retenue, et à cet instant précis je profitais de ma proie, de mon repas.

Tous les sens de l'animal en moi, toutes ma musculature bestiale, tout mon être était préoccupé uniquement à son plaisir. Mon lit ne tiendrait d'ailleurs certainement pas le choc si on devait avoir d'autres  nuits de ce genre. J'étais maître d'elle. Je ne voulais pas la brusquer, et pourtant parfois, à certains instant, ma bestialité prenait le dessus, et j'utilisais ma force pour la plaquer un peu plus contre mon corps, pour qu'elle m'appartienne un peu plus. Je gardais néanmoins le contrôle, n'allant jamais jusqu'à lui faire mal. Elle trouvait sa place naturellement au creux de mes bras, contre mon torse.

Depuis le premier jour où je l'avais rencontré, depuis que j'avais senti sa présence, je voulais profiter d'elle. J'avais cependant une crainte... Qu'elle est uniquement craquée à cause de mon "pouvoir", plus que par réelle envie. Je me demandais si elle aurait craqué dans d'autres circonstances?

Mais peu importe, là entre ses cuisses, mes mains sur sa peau, mes lèvres contre les siennes, son souffle dans mon cou... Là franchement.... rien d'autre ne comptait, et l'Underground aurait bien pu s'effondrer, que je l'aurai reçu sur le crâne sans bouger.

Il n'y avait plus qu'elle, et moi.



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Robyn Winters**
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Elle entendit à peine la porte se refermer sur l’endroit qu’ils n’iront probablement pas. Du moins, les plans venaient de drastiquement changer. Et drastiquement changé n’était peut-être pas le meilleure des adjectifs.

Ce simple baiser changea de tout au tout la saveur du jeu qu’ils avaient établi.

- Tu es définitivement plus patient que moi… réussit-elle à murmurer dans un souffle coupé par les baisers de Marshall.

Ces bras puissants l’entourèrent et elle se retrouva serrée contre lui, contre ses muscles, contre sa peau chaude et cette odeur enivrante. Son murmure la fit carrément soupirer d’aise.

Il la voulait.
Il l’aurait.

Son ronronnement emplissait ses oreilles, son pouls s’accélérait, son cœur battait si fort qu’elle en était étourdie. Robyn découvrit son point de non-retour quand il la souleva comme une plume. Elle s’accrocha à lui presque désespérément, ses lèvres collées aux siennes pendant que ces mains s’agrippaient à sa nuque. Il la transporta dans son appartement non sans la plaquer avec ménagement contre mur. Avec le peu d’aide qu’elle arriva à apporter dans ce vif brasier de baisers et de souffle coupé, Marshall lui enleva son débardeur et le reste.

Le mur était froid et raide contre son dos, mais cela n’avait pas d’importance. Les lèvres de la bête s’abreuvaient de son corps, de caresses qu’elle n’avait jamais connues. Elle s’entendait soupirer face à tant d’empressement, perdant toute cette maitrise dont elle avait toujours fait preuve. Robyn s’accrochait à sa nuque, passant ses mains dans sa chevelure, le pressant silencieusement de ne pas arrêter…

Elle se retrouva encore une fois portée dans ses bras  et cette fois si, direction la chambre a couché où il l’a déposa dans son lit. L’armurière en profitant pour enlever ce qu’il lui restait de vêtement le plus rapidement possible et c’est terriblement nue qu’elle se retrouva devant un Marshall dans d’aussi avenantes conditions. Son cœur palpitait, sa poitrine se soulevait au rythme de sa respiration effrénée. Elle avait froid, seule ainsi allongée dans son lit et ce lui donna juste assez de temps pour réaliser qu’elle… enfin. Pas le temps d’y penser.

Ce n’était pas le moment !

De toute manière, il revenait à l’assaut, parcourant chaque courbe de son corps de son souffle chaud. Chaque baiser faisait soupirer Robyn, elle courbait le dos, ses reins. De ses mains elle frôlait la peau de Marshall, pressant parfois juste assez, comme une plainte silencieuse. Elle en oubliait qui elle était, qui il était… l’exclamation de ses désirs à peine voilée, Robyn répondait parfaitement au mouvement de la bête.

Les yeux fermés, elle se mordait la lèvre, empourprée, essayant de se retenir de lui dire de ne pas arrêter. Elle ne voulait pas qu’il cesse ce jeu, ses caresses, ses mains puissantes qui parcouraient ses formes, qui la possédaient, qui lui rappelaient qu’elle était femme.

Pourquoi personne ne lui avait jamais montré ce que c’était ?

Oublier la gêne, la retenue. Oublier les gaffes, les moments perdus dans ses pensées. Il n’y avait qu’une seule chose d’importante, et c’était en ce moment, maintenant, là. Cet instant qu’elle se souviendrait toute sa vie.

Marshall lui cambra les reins et effleura tout son dos, ses fesses, n’oubliant aucune attention sur chaque partie de son anatomie… Il maitrisait la situation. La bête prenait ce qu’il lui était dû et c’est d’un cri extatique qu’elle le laissa le posséder. Robyn accrocha une main dans les couvertures et elle se mordit l’autre pour ne pas s’égosiller inutilement et en faire profiter tout le voisinage.

Ses mains finirent par s’accrocher vivement à son dos, sentant ses muscles se contracter contre elle. Elle était enivrée de sa présence, chaque mouvement, chaque soupir. Elle ondulait du bassin honteusement sous lui, en redemandait. Une jambe remonta le long se sa cuisse pour prendre appui dans le bas des reins de Marshall et enfin, elle trouva le courage de le regarder dans les yeux.

Il ne le brusquait pas, mais il y avait un truc clairement animal. Un plaisir primaire accompli, un désir lattant qui trouvait enfin satisfaction. Robyn s’extasiait de ses sensations qu’elle ne connaissait pas, cet instinct de base qui répondait à ses propres pulsions purement féminines. Le corps de Marshall ne lui reflétait que sa propre féminité. Il la possédait, comme il lui avait promis de le faire. Elle se laissait prendre, comme elle avait envie de l’être.

L’armurière et la bête n’étaient plus qu’un.

Et cela resterait gravé dans sa mémoire pour toujours.


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Marshall Marquez
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Elle frissonnait, elle me caressait, elle profitait, et j'aimais ça. Plus elle agissait plus je réagissais, et le jeu nous mena jusqu'à là où il devait. Notre climax. Cet instant précis où elle et moi nous n'étions qu'un, où mon profond râle animal se perdait dans son souffle, où se mordre la main ne suffisait plus, et où elle dut se retenir un instant pour ne pas perdre le peu de maintient qu'elle tentait de garder.

Je m'allongeais à ses côtés, ronronnant, calant la jeune femme contre mon torse, mon système félin régulait automatiquement ma température, je n'avais pas chaud.. Non mais j'étais en sueur. Après quelques instants cependant à la garder contre moi, ronronnant simplement, profitant de ce moment de calme, je reprenais la parole. Je souriais doucement dans la pénombre de ma chambre

" Tu sais ce qu'on dit? On ne doit jamais rester sous une première impression"

Nous avions eu le temps de reprendre nos esprits. Du moins moi. Et mes mains s'égarèrent de nouveau entre ses cuisses, ma bouche reprenant possession de sa peau. Cette fois de nouveau elle serait mienne. Plus bestialement, avec plus de fougue, plus de passion, plus de rythme aussi. J'avais été tendre pour notre première fois, comme un gros chat qui fait ses griffes avant de bondir. Maintenant nous passions la vitesse supérieur. Elle avait appris ce qu'était d'être une femme, elle apprendrait ce que c'était d'avoir un amant. Les choses étaient bien différentes. Ho bien sûr que seul son plaisir, seuls ses sensations, seuls ses envies comptaient mais.... La passion que je mettais dans chaque caresse, dans chaque baiser, dans chaque mouvement de mes hanches, ne laissait aucun doute. Elle ne pouvait plus échapper à son plaisir, et toute les mains du monde qu'elle mettrait dans sa bouche ne suffirait pas à arrêter ce que je provoquais. Nous aurions bien pu réveiller l'underground que cela ne me faisait ni chaud ni froid.

Je la possédais, et je m'offrais à elle, alternant les positions, les appuis, les lieux aussi. Mon torse contre son dos, je cambrais ses reins contre mon corps, laissant mes mains la maintenir par le cou et le ventre, caressant ce qu'elle m'offrait, à m'y perdre, juste avant de la porter, debout ses jambes enroulées autour de moi, pour continuer contre le mur. Partout, j'étais en elle, à elle, et je lui montrais. Cette fois je relâchais la bête. Cette fois et les suivantes. Elles s'étaient offertes à moi, je n'allais pas la laisser sur une seul et unique première fois, ce n'était pas le genre de la maison. Je voulais provoquer encore et encore, cet instant magique où elle se perdait elle-même. Se moment où je pouvais entendre son cœur s'emballer à en perdre un battement.

Alors je la prenais, encore et encore, m'enivrant d'elle jusqu'à plus soif, ne la laissant que respirer un instant, reprendre ses esprits, se calmer légèrement, avant de repartir à l'assaut de celle qui était mienne. J'épuisais la bête qui était en moi, tout autant que ma compagne. Et c'est ainsi, dans mes bras, une de mes mains sur sa poitrine, que je m'allongeais à ses côtés. Repu... Enfin... Du moins pour la nuit.

Depuis quand avions-nous commencé cette danse? Je ne sais pas. Mais dans tous les cas elle avait bien duré une partie de la nuit. Et je savais qu'il ne restait que quelques heures de repos avant que le matin ne se lève. Il y avait quelque chose que je devais vérifier. Un simple détail dont elle avait la réponse. L'animal en moi s'était éteint un instant, c'est cette fois l'homme qui lui parlait. Juste l'humain, moi.

"Robyn... Etais-tu vierge ?" je l'embrassais délicatement dans le cou "ce n'est pas un mal, tu n'as pas en avoir honte! Je voudrais juste être sûr et certain que tu avais vraiment envie de ça."

Je savais que si je la recroisais dans les semaines à venir, j'en profiterai de nouveau. Je serai dans un état de besoin, d'envie, de désir... Je ne résisterai pas longtemps à lui sauter dessus. Non c'était certain, elle serait de nouveau mienne. Mais je préférais être sûr qu'elle soit consciente des tenants et des aboutissants de ce petit moment d'écart. Mais c'était toujours compliqué à expliquer en soit.



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Robyn Winters**
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Si quelqu’un jour lui avait expliquée que ça serait aussi merveilleux, peut-être que Robyn n’avait pas attendu aussi longtemps. Les vidéos vulgaires sur youporn (merci, Archibald, pour le lien) ne l’avaient en rien préparé à une telle intensité. Comment elle avait pu se passer de ça ! C’était presque honteux !

Les émotions que Marshall lui fit ressentir la firent se sentir une autre personne totalement. Elle n’était pas simplement un cerveau et des habilitées intellectuelles, mais dans les bras de la bête, sous ses mouvements de bassin insistants, Robyn était qu’une forme d’énergie, de sensation, jamais elle ne s’était senti aussi connectée à son corps ! Son don d’intangibilité ne lui avait jamais semblé aussi absent quand ce moment, entre les mains plus qu’habiles de Marshall. Elle avait beau essayer de ne pas s’époumoner comme une ingénue dans ses premières montagnes russes, elle ne pouvait pas en moins apprécier les attentions viriles.

Elle toucha à des sommets de ses sens qu’elle n’aurait jamais cru être aussi exacerbée. Une fois ce point culminant passé, Robyn haletante et en sueur reprenait son souffle sur la poitrine de Marshall, sans un mot, entre cette envie de rire et de pleurer à la fois. C’était une sensation si étrange, comme si… comme si… tout son être s’était débarrassé des points de stresse et de friction. Comme si son corps qu’elle avait toujours connu léger l’était maintenant, totalement un.

Entendant à peine ce que Marshall souffla comme réplique, n’ayant aucune seconde pour répondre (et surtout qu’elle n’avait pas encore compris l’allusion. ) L’armurière se retrouva une fois de plus sous les caresses insistante et avenante. Surprise, toujours en émoi, elle se contenta de frissonner et de se réjouir en petite plainte engageante. Plainte qui se transforma rapidement en de séduisantes réclamations à que ce jeu ne s’arrête pas.

La cadence avait changé, les grognements étaient plus prononcés, les prises plus affirmées. Il ne satisfaisait plus de simple frôlement, il en prenait plus. Plus fort, plus profond, plus vrai et incroyablement tangible!  Marshall lui démontrait le vrai secret de la nature et cela prendrait un temps incroyable pour Robyn de deviner quelle partie de cette puissance qui la besognait était humaine ou animal.

Qu’était-elle avant cette rencontre ? Qui était-elle sous les mains de la bête ?

Son corps musclé couvert de cicatrices et d’anciennes blessures se fondait sur la blanche et mince Robyn; ces mains puissantes touchaient des parties de son corps qu’elle ne soupçonnait même pas d’être aussi sensibles. C’est lèvres, ses grognements, lui en elle, de toutes les manières possibles…

Et ils recommencèrent.
Encore.
Et encore.
Jusqu’à ce qu’elle ne s’inquiète même plus du risque d’être entendu dans leurs actes divinement charnels.

Il n’y avait qu’eux.

Époumonée, en sueur, sa poitrine se levait et s’abaissait à son rythme cardiaque. Elle comprit assez rapidement que c’était terminé pour cette fois-ci. Marshall s’allongea sur son côté et la garda près elle. Robyn se lova contre lui, sourire aux lèvres. Elle n’allait certainement pas oublier cela de si tôt ! N’empêche qu’elle était extrêmement épuisée, combattant un sommeil qui ne demandait que d’être assouvi, l’armurière répondit d’abord un «  Mmmh » à peine éveillé quand il prononça son nom.

Par contre, la suite la fit nettement se raidir dans les bras de la bête. Les yeux grands ouverts, malgré ce doux baiser dans son cou, Robyn se sentait devenir rouge tomate.

C’était si flagrant ? Elle devait avoir été un pied !? Il a dû remarquer que … une vierge de 21 ans ! Non, mais ! Ça existait encore dans L’Underground ? Ne sachant quoi faire, elle fronça les sourcils et se mit à jouer de frôlement de doigts sur les cicatrices blanches qui couvrait son torse :

- C’était flagrant n’est-ce pas ? J’aurais peut-être dû te le dire … ou t’avertir … enfin, bon, c’est fait.

Elle eut un rire nerveux et ajouta :

- Certainement que j’en ai un peu honte. 21 ans, fraiche et pur qui manipulent des engins si puissants que personne n’ose s’en approcher.

Deuxième rire nerveux.

Elle aurait tout aussi pu parler de Marshall dans cette phrase que ça aurait faut autant de sens.

Soudain, elle sentit l’émotion monter, ses yeux se remplissent de foutues larmes et rageusement, elle les essuya. Ce n’est pas vrai qu’elle allait faire sa pauvre petite fille qui pleure la soudaine perte de sa virginité. Le plus sérieusement du monde, elle expliqua :

- Oui. Oui… c’est ce que je voulais. Et oui, j’en avais vraiment envie. Vraiment… par contre, j’imagine que… ha ha ! Que tu as probablement mis la barre haute, n’est-ce pas ? À moins que ce soit toujours comme ça avec toi … comme je n’ai aucune expérience, je ne peux pas te dire … mais euh… tu sais. C’était bon, vraiment ! Faut pas que tu t’inquiètes pour toi.


Rire nerveux trois :

- Oh mes dieux ! Les voisins nous entendu, c’est certain !

Et le rouge aux joues revient automatiquement. S’imaginez que quelqu’un est pu l’entendre s’égosiller avec autant de plaisir et de vivacité la gênait !


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Marshall Marquez
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J'appréciais le contact de sa main sur ma peau. J'aimais la façon qu'elle avait de dessiner chaque cicatrice comme si elle y voyait un jeu caché. Et finalement, ce petit instant de calme, loin de la bête, loin du monde extérieur, m'apaisait. C'était donc ça qu'on appelait le repos du guerrier? Et bien dans ce cas je ferai en sorte de l'obtenir plus souvent.

Concentré sur sa respiration, suivant le mouvement de sa poitrine, une main perdue dans ses cheveux, sa flamboyante crinière légèrement décoiffée suite à notre action nocturne, je l'écoutais. Et je ne pouvais m'empêcher de sourire. Ainsi c'était bien ça.. Sa première fois. Au fond je me demandais pourquoi moi? Après tout pour une première fois, on rêve de tendresse, de douceur, de l'amour vraie... pas d'une bête avide de sensations, qui ne voit les choses que sous le prisme d'une bestialité à peine contrôlée. Non pas que cela me dérange, bien au contraire. Elle avait ce ressenti, ce frisson des premières fois, qui n'avait fait que décuplé mon propre plaisir.

Alors je lui souriais, tendrement, caressant sa peau, laissant la chaleur naturelle de mon corps, réchauffer une Robyn épuisée par l'effort.

"Ne t'inquiète pas... Ce n'était pas flagrant. C'est juste quelque chose qu'on sait, qu'on sent. Mais.." et je l'embrassais de nouveau longuement, avec une passion déjà renouvellée, il fallait vraiment que j'apprenne à me calmer " tu as été merveilleuse Robyn. Les hommes qui sont passés à côté de toi, sont fous."

Et je le pensais. Au-delà du plaisir charnel que nous venions de connaitre, et de l'endurance qu'elle avait montré à la tâche. Robyn était un petit bijou au milieu de ce monde étrange. Naïve, mignonne, intelligente, simple. Et franchement... C'était quand même pas donné à tout le monde de trouver une femme combinant toutes ces qualités!

Mais... Pour elle j'avais peur d'avoir été peut être un peu trop loin, un peu trop vite.

Pourtant elle balaya en partie mes doutes, bien sûr que cela avait été bon, j'avais ressenti son désir qui enflait, son plaisir qui montait, tout cela elle l'avait dégagée bien plus qu'elle ne pouvait s'en douter. Mais quand même... Je restais une bête, et je n'allais certainement pas lui promettre aujourd'hui de rester à jamais son obligé. Je me connaissais. Pas que la petite rousse ne me plaisait pas bien au contraire, j'aurai été uniquement humain, peut être que j'aurai pu envisager une relation suivi... Mais je n'étais pas plus humain qu'une mite en pullover. Non j'étais aussi une bête. Et même si aujourd'hui je venais de faire d'elle ma femelle. Je n'en serais pas pour autant l'amant possessif dont toute le monde rêve. Et franchement.... j'étais loin d'avoir la gueule du prince charmant non ?

Par contre sa montée de larme me... Pris légèrement au dépourvu. Alors oui je savais qu'après ce genre d'acte souvent les émotions étaient exacerbées, Et pourtant j'éclatais de rire. Elle avait depuis le premier jour des interrogations étranges. Des choses qui ne me seraient pas passées par la tête de prime abord, et pourtant elle ces questions, elle se les posait. Doucement, je relevais son visage pour plonger mon regard dans ses yeux. Une main sous son menton, l'autre bien calée au-dessus de sa hanche, je la serrais un peu plus contre moi, je voulais le contact de sa peau contre le mien, je voulais la sentir proche encore un peu. Je souriais, les dents au clair.

"Tu sais que tu es superbe quand tu rougis?" un clin d'oeil avant de reprendre " Si tu en avais envie c'est le principale. Il n'y a pas de barre dans ce domaine tu sais? Alors oui... Si tu veux savoir, avec moi, lorsque je désire réellement la personne, lorsque j'ai envie d'elle autant que j'avais envie de toi, oui c'est toujours ainsi. Mais.... Si tu désires, que tu as envie de la personne, que tu en rêves alors... Il y a des chance que pour toi cela sera aussi intense." je riais un coup, poussant un grognement satisfait "même si je peux pas te promettre qu'ils auront mon endurance! Et non je ne m'inquiète pas pour moi. Moi je sais ce que tu as ressenti, je l'ai ressenti aussi. Je m'inquiète pour toi, je n'aimerai pas que tu...."

Comment expliquer qu'un animal comme moi pouvez avoir peur qu'une femme regrette ce qu'elle avait fait? Oui c'était étrange, et d'habitude je m'en foutais comme de ma première paire de rangers mais là....

"Si je te demandais cela c'est qu'en effet, j'ai peur que plus tard, tu ne regrettes de t'être offerte pour la première fois, ainsi. Et à moi. Tu vois la différence? C'est pas pour moi que je m'inquiète, uniquement pour toi."

Alors oui je sais, vous allez me dire que franchement pour un félin, je tiens plus du châton que du prédateur. Mais franchement? Que feriez-vous avec une jeune femme aussi jolie, et fraîche que Robyn au creux de vos bras, qui vient de vous offrir tout ce qui lui restait de pureté dans ce monde? Tout animal qu'on soit, je n'en reste pas moins un homme face à une femme qui vient de lui faire don d'un moment unique dans sa vie. Ce n'est pas rien quand même.

"Et pour les voisins ne t'inquiète donc pas va! Ils ont qu'à faire de même si ils veulent un concours!"

Et je l'embrassais de nouveau passionnément, laissant mes mains glisser le long de son dos, juste pour profiter un peu plus de sa présence contre moi. Garder en mémoire de façon un peu plus permanente son odeur à elle. L'animal en rut était pour l'instant calmé, mais.... Il reviendrait... Et tant qu'à faire, si je pouvais revenir vers elle à ce moment là, je pense que cela me plairait!



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Robyn Winters**
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Leurs respirations s’étaient calmées. Même l’ambiance n’était plus aussi électrisante. Il y avait quelque chose de changer chez Marshall, comme une soudaine paix, une pression disparue ou simplement, la bête était repue…

Ils se caressaient tendrement, sa main se perdant dans sa chevelure emmêlée, la chaleur de Marshall rassurante contre la sienne, un léger ronronnement à peine perceptible. Il souriait sous ses aveux, ce qui la fit grimacer un instant. Grimace qu’elle perdit sous le long baiser passionné qu’il lui offrit.

Un fond d’envie restait, une vague de désir planait toujours.

Mais elle se contenta de soupirer :

- Tu sais, une jeune femme passionnée d’armes et d’explosion, ce n’est nécessairement pas ce que recherche tous les types de l’Underground. Tu y as vu quelque chose pour toi… c’est peut-être toi le plus fou d’entre eux tous.

Robyn était la meilleure amie, la comparse de mission, l’armurière, la souillon, la pimpante tireuse d’élite, mais pas cette femme fatale que Marshall voyait en elle. Elle ne serait jamais une femme fatale d’ailleurs, elle rougissait trop rapidement.

Restant un peu froide sous ce soudain éclat de rire, l’armurière scruta la bête avec un sourcil relevé : qu’est-ce qu’elle avait dit encore ? Comme pour la faire taire de ses futures interrogations, il releva la tête et plongea son regard dans le sien. Une de ses mains puissantes vint lui prendre le menton délicatement. Tout ce faisant, il appuya sur une de ses hanches et l’approcha de lui d’un doux mouvement.

Le clin d’œil et se faire dire qu’elle était superbe quand elle rougissait n’allait certainement pas l’empêcher de prouver que c’était le cas. Elle sentit le rouge monter aux joues, cette chaleur au visage indescriptible, mais qu’elle savait de quoi sa avait l’air. Rose, les taches de rousseur qui ressortaient, son regard lumineux… mais de là à dire qu’elle était superbe ?

Silencieusement, elle l’écouta parler. Il essayait gentiment de la rassurer. Il n’y avait pas de « top » à se sujet et que si jamais elle désirait vraiment une personne, que cela pourrait être aussi intense. Robyn avait de sérieux doutes. Combien de fois ils avaient remis ça ? Elle n’avait peut-être pas d’expérience, mais elle écoutait les « qu’en dirait-on ». Un humain… normal… n’avait pas cette tendance à une surcapacité génératrice comme celle dont Marshall avait fait preuve. Il rit, confirmant exactement ce à quoi elle pensait puis hésita, avouant qu’il s’inquiétait pour elle.

Ne pouvant s’empêcher de sourire à un aussi étrange élan de tendresse venant de la bête qui venait de la posséder comme jamais aucun homme ne l’avait fait, Robyn s’approcha encore un peu plus de lui et déposa sa tête sur son épaule passant un bras sous sa nuque, laissant sa main cajoler discrètement ses cheveux, sa tempe, sa nuque…

Le regard fixant le mur dans la noirceur, elle comprenait ce qu’il voulait expliquer, mais ne sentait absolument pas les effets des regrets pour le moment. Y pensant bien, elle ne put s’empêcher d’avoir un petit rire cristallin et bref :

- Je ne peux pas te promettre que je ne regretterais pas un jour. En fait, je … comment veux tu que je promette quoi que ce soit considérant … considérant que tu… Parce que je n’ai pas assez attendu ? Ou que je ne t’ai pas demandé ton avis ? Marshall, c’était … c’était simplement la chose la plus merveilleuse qui ne m’est pas arrivée depuis des millénaires. Je ne me suis jamais senti aussi… ( elle hésita sur les mots ) tangible. Une avec moi même, présentent, physiquement, tous mes sens… tout.. Comme si tu …

Elle n’était décidément pas douée pour expliquer en profondeur ses émotions.

- Comme si tu me permettais de m’encrer au moment présent.

Urk.
Elle se dégoutait d’avoir d’y ça. Pourtant, c’est ce qu’elle avait ressenti. Allait-il comprendre ? Probablement pas. Être rassuré ? Encore moins. Mais bon, ils étaient des adultes, ils pourront gérer ça comme des adultes. D'un soupir, elle continua :

- Ne t’inquiète pas pour moi. Je… je vais faire comme toutes les femmes qui perdent leur virginité sauf que moi, j’aurais le loisir d’en avoir un excellent souvenir.

Bien sûr elle ne s’attendait pas à ce qu’il la demande en mariage. Elle aurait refusé, de toute façon. Robyn avait perdu un peu de se magie d’antan, mais certainement pas de son romantisme dégoulinant. Elle croyait à l’amour, à ces sentiments purs et vrai, mais elle croyait aussi à des amitiés si intenses que l’un et l’autre ne faisaient plus la différence. Elle se lova encore plus près de lui, passant une fine jambe sur ses hanches, l’englobant de son petit corps un instant.

Et puis, quel couple plus improbable du monde, pas impossible, mais… Marshall ne lui donnait pas l’impression du type « casanier ».

Éclatant d’un rire franc au commentaire sur les voisins, Robyn se sentait revivre d’une nouvelle énergie. La fatigue ayant disparu, elle aurait presque eu envie de recommencer jusqu’à l’heure du diner. De plus, cet autre baiser passionné, qu’elle ne s’empêcha pas de répondre avec une certaine fougue, l’enlaçant de plus près, ses bras entourant son cou, le tenant tout près d’elle, dans ses bras musclés, chaud … rassurant.

Puis d’un bon, elle fila entre ses pattes et roula jusqu’au bout du lit. Complètement nue, sentant l’air frais sur sa peau, Robyn fila jusqu’à l’extérieur de la chambre et ramena la mallette qui contenait « son précieux ». Souriante, elle s’assit en tailleurs sur le lit, piqua un bout de couverte dans lequel elle s’enveloppa sommairement et ouvrit avec une certaine fierté le colis.

Deux clics, puis un MEU.45 qui semblait flambant neuf se retrouvèrent dans ses mains agiles.

- Et voilà le travail. Nettoyé, graissé, chargeur double. Dans la boite, je t’ai laissé quelques balles .45 de mon cru que tu aimeras surement. Avec des traçantes, explosives et tout le tralala habituel. Je t’ai aussi laissé un kit de conversion 9 mm. Si jamais t’auras envie de tirer plus loin et … un peu plus. Un paquet de balle 9mm, mais on t’en fournira si tu en manques. Les trucs usuels son facile à trouvé… c’est quand tu veux du custom et du particulier, c’est là que je rentre en action.

Elle avait fait ça une bonne partie de sa vie. Elle ouvrit la glissière dans un geste franc, inspectant le canon, referma le tout d’un coup vif, prit un chargeur vide, l’inséra dans l’arme dans un son qu’elle trouvait toujours délicieux, chargea la balle absente, enleva le cran de sécurité et appuya sur la détente, visant le mur, ce qui ne donna qu’un cliquetis vide de sens, puisque l’arme n’était évidemment pas chargée.

L’armurière lui tendit son arme et le regarda avec entrain, attendant les commentaires.





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Marshall Marquez
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La position qu'elle avait prise, presque enroulée contre moi, à chercher à tout prix le contact le plus proche et intime possible, je sentais petit à petit la chaleur reprendre le dessus, ma main caressait la cuisse qu'elle avait enroulé autour de ma hanche, sans même que je n'en ai conscience, la bête se réveillait, j'avais envie d'elle, encore et encore. C'est dingue quand même l'effet que peut vous faire une femme qui ne désire que vous à un instant donné ? J'avais l'impression d'être la seule chose dans cette chambre à pouvoir combler ce que son corps demandait, et franchement vous savez quoi? Ca fait du bien.

"Compte sur moi pour t'ancrer à ce monde aussi souvent que tu le désireras! Et non je n'y ai pas vu quelque chose pour moi. J'ai juste cherché la femme en toi. Celle que tu caches, mais qui s'exprime dans chacun de tes gestes, dans ton odeur, dans ce que tu exhales. C'est elle que j'ai vu, et que tous les hommes devraient voir. La seule différence c'est que l'animal en moi ne s'arrête pas aux armes, à la tenue d'armurière, et au cambouis. Rien de plus. "

Je m’apprêtais à lui répondre plus, que ce soit à ses dires, comme à ses gestes lorsqu'elle m'échappa. Elle était si fine, si menue, qu'elle glissa entre mes mains avec une facilité qui m'étonna. Je la regardais s'éloigner du lit, nue, et je savais que là tout de suite... Je n'avais qu'une seule idée en tête. Pourtant quand elle revint avec la mallette, je ne pu m'empêcher de rire de nouveau. Ainsi c'était cela qu'elle était partie chercher? Après tout elle avait raison, au départ c'était pour me ramener mon arme qu'elle était venue, pas pour plus. Pas certain qu'elle se soit rendu compte de l'excitation que j'avais pu ressentir en la voyant gambader nue dans ma chambre. Et c'est une moue presque boudeuse qui accompagna son enroulement dans la couverture comme pour protéger une pudeur dont on avait depuis longtemps dépasser le stade. J'avais d'ailleurs toujours des difficultés à comprendre ce besoin qu'avait les femmes de se rhabiller légèrement pour se cacher un peu après l'acte. Après tout... J'avais déjà vu tout ce qu'elle tentait de cacher, et j'en avais plus que profiter. Qui pouvait bien croire qu'un bout de tissu changerait la donne ?

Elle maniait cette arme avec une dextérité qui me laissait rêveur. Dans un autre temps, en un autre lieu, elle aurait pu être une compagne d'une valeur inestimable sur un champ de bataille. Entre son pouvoir, et sa capacité à manier des armes... Je crois que si elle était venue en mission avec moi, je serai tombé en admiration devant elle! Elle avait tout ce qu'il fallait pour faire une excellente agent de terrain, et certaines de mes actions auraient pu se passer nettement plus en douceur avec elle à mes côtés. D'un geste mesuré je récupérais l'arme qu'elle me tendait. La soupesant d'abord, cherchant son point d'équilibre, avant d'assurer ma prise sur la poignée. Elle avait fait du bon travail, et je crois que je n'avais pas vu mon arme aussi bien choyée depuis des années. Je me levais du lit, nu, allumant la lumière via la lampe au chevet de mon lit, commençant à tester le poids de l'arme au bout de mon bras. Il était pas évident pour une personne comme moi de manier un engin aussi léger. J'étais capable de soulever bien plus lourd que ça, et j'avais toujours eu des difficultés à contrôler mes gestes dans l'action. Je devais la connaitre, qu'elle redevienne une extension de mon propre bras. Et c'est avec plaisir que je remarquais que c'était le cas. J'avais presque l'impression qu'elle n'avait jamais quitté ma main tant elle s'y fondait encore à la perfection.

"Je crois que je n'ai jamais vu ma Amy en aussi bonne état. Où as-tu appris à faire tout ça Robyn ? "

Oui j'avais donné un nom à mon arme, et oui je venais de l'utiliser sans m'en rendre compte. Offrant mon dos (et le reste) en vue à Robyn, je visais un trou dans le mur abimé, bras tendu, cherchant à trouver l'alignement parfait.

"Oui je sais.. Je passe souvent pour un fou, mais je lui ai donné ce nom quand je suis entré dans les forces de reco et qu'on me l'a confiée. Il faut dire que elle et moi nous en avons parcouru du chemin sur les différentes opérations à travers le globe, et elle ne m'a jamais laissé tombé. Ça tisse des liens. Bien plus que feu mes frères d'armes, elle a été ma compagne, ma confidente, ma sécurité, mon amie. "

Je ne comptais plus le nombre de fois que sa présence à mes côtés m'avait rassuré, ou m'avait apporté la victoire. Combien de fois elle avait été ma dernière chance, bien avant que je ne devienne ce que je suis. Elle ne m'avait jamais quitté, je l'avais toujours retrouvée, toujours récupéré. Même durant mes mois enfermés dans une geôle puante, c'est elle que j'avais retrouvé en premier. C'est elle qui avait parachevé mon oeuvre. J'avais refusé toutes les armes qu'on m'avait proposé après ma transformation, je ne voulais qu'elle. Je l'utilisais de moins en moins certes... Mais c'était mon arme, ma Amy.

Je me retournais pour faire face à la jeune femme sur le lit. La douce lumière de la petite lampe éclairant les diverses, et variées, cicatrices de mon corps, je fixais mon regard reconnaissant sur Robyn.

"Merci. Je n'en espérais pas autant, vraiment. Tu as redonné une deuxième jeunesse à une vieille amie. Si je peux faire quoique ce soit pour toi en retour, n'hésite pas. J'ai pas vraiment d'argent, mais si besoin je peux en trouver! Les combats clandestins manquent pas, et ca rapporte plutôt gros quand on a ma carrure."

Un doux ronronnement sortait de ma poitrine. Elle m'avait comblé sur tous les plans ce soir. Et définitivement on ne m'avait pas menti: elle était sûrement la meilleure dans son domaine.



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Robyn Winters**
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Bien sûr qu’il serait prêt à « l’ancrer » quand elle le souhaitait. Ce n’était certainement pas une chose qu’un homme refusait. Enfin, peut-être si, mais Robyn était bien certaine que celui-ci ne se ferait pas prier pour lui rendre ce menu service. Et puis, il avait vu en elle de chose qu’elle avait complètement oubliée, ou effacer…enfin, elle serait peut-être trop gênée pour le demander, mais au moins, peut-être … Non, impossible pour elle d’entrevoir Marshall comme un « ami avec bénéfice».

Peut-être que si ?

Bref, elle aura tout le temps pour y penser plus tard, quand leur nudité sera un peu moins exacerbée.

Il rit en la voyant arriver avec la mallette et elle rougit. Les armes étaient une passion, une passion que bien peu connaissaient la provenance. Ce n’était certainement pas un passe-temps des plus normaux pour une jeune femme, mais personne ne l’avait fait chier directement avec ça. De plus, elle avait pût être franchement utile à l’Underground et pour ça, elle en était fière. C’était la moindre des choses qu’elle pouvait faire pour eux. De plus, Robyn était lentement devenue une espèce de référence dans les souterrains sans parler de cette étrange capacité à tirer avec une précision impressionnante.

…Tout pour ce faire de nombreux amis.

La réaction de Marshall quand il prit son arme en main lui fit le plus grand plaisir, moins quand il ouvrit la lumière de la lampe de chevet. Robyn grogna et grimaça en se frottant les yeux un instant. Elle s’était bien habituée à la noirceur, maintenant tout était bousillé, mais bon, cela ne l’empêcha pas d’observer la bête manier son pistolet avec un œil d’expert. Debout, offrant une nudité des plus naturelle, il tendit un bras tout en muscle, tatoué et soupesa habilement son arme.

Quand il lui demanda où elle avait appris à faire ça, Robyn s’allongea sur le côté dans le lit, une main sous sa tête et le regarda avec un fin sourire :

- Ici et là. Majoritairement ici.

Elle n’avait pas été particulièrement surprise qu’il lui donne un nom. C’était probablement une habitude plus courante que certain le pensait. Du moins, cette idée de bichonner son arme de prédilection comme si c’était une entité à par entière n’était pas des plus fous qu’il lui était adonné de voir. C’est non sans un intérêt certain qu’elle l’écouta parler des raisons de l’avoir prénommé. Au final, Robyn ne le connaissait presque pas et à voir les multiples cicatrices qu’il portait, elle se doutait bien que ça vie avait été parsemée d’aventure, de danger et de missions les plus palpitantes les unes que les autres.

Marshall se retourna vers elle et la lumière l’éclairait légèrement, mais juste assez pour que les cicatrices blanchâtres qui avaient laissé des marques reluisent légèrement à cause de la texture différente de la peau. Étrangement, elle ne pouvait s’empêcher de se demander où il s’était fait tout ça. Probablement que chaque marque avait une histoire, ou une anecdote. Robyn n’avait rien d’aussi éloquent en traces du passé sur elle, de trucs anodin et stupide qui ne valaient même pas la peine d’en parler.

Elle était concentrée à observer son corps quand elle releva son regard sur son visage pour remarquer qu’il fixait son regard sur elle. La bête la remerciait, reconnaissant des soins qu’elle avait prodigués à « Amy ». Robyn lui sourit gentiment, toujours allongée sur le côté puis se tourna sur le dos, la couverture qui ne suivit pas le mouvement. Partiellement nue, elle croisa ses bras sous sa tête et fixa le plafond.

- L’argent ce n’est pas trop un problème dans l’immédiat, à moins que tu préfères cela pour rapidement t’acquitter de ta « dette ». Par contre, j’aime bien le troc. Contre un service, un jour… ça t’irais? J’avouerais qu’avoir en poche la possibilité d’une faveur d’un homme comme toi, ça ne se refuse pas.

Robyn ne put s’empêcher de laisser aller un léger rire détendu, et c’est le sourire aux lèvres qu’elle tourna simplement son visage vers la bête, nue, qui émettait un tendre ronronnement. Les yeux brillants de malice, elle ajouta simplement :

- Marché conclu ?

Parce que oui, l’armurière ne pouvait qu’apprécier l’avantage d’avoir en sa possession la possibilité d’un service rendu par un mercenaire baraqué. Hormis ce qu’il lui avait offert cette nuit, elle se rendait bien compte que Marshall pouvait être utile à autre chose.


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Marshall Marquez
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Elle était si attirante allongée comme ça sur mon lit, le regard fixé sur plafond, elle ne voulait pas d'argent, cela m'arrangeait. Par contre du troc, voilà qui était étrange. D'habitude quand on me demandait ce genre de services, c'était souvent pour éliminer un problème "encombrant" comme on disait dans le jargon. Pas tant que cela me dérangeait en générale, je mettais juste un soin tout particulier à choisir qu'elle pouvait être ce problème.

J'étais pas ultra regardant, certes, mais d'un autre côté je refusais de taper sur une personne qui était innocente. Mais au fond cela m'étonnerait que Robyn aie ce genre de problème. Comment une fille aussi adorable qu'elle pouvait avoir des ennemis? Non c'était vraiment quelque chose que je n'arrivais pas à imaginer.

Je remettais avec soin Amy dans son étui, la caressant légèrement avant de refermer la mallette et la poser au pied du lit. Puis je m'allongeais à mon tour à côté de Robyn. De côté, une main jouant sur son ventre nu, descendant légèrement la couverture qui la recouvrait, pour dévoiler son corps ma foi fort appétissant. Voir même particulièrement bien foutu si vous voulez mon avis!

"Du troc? Je me demande bien quels types de problèmes une magnifique jeune femme comme toi peut avoir qui nécessitent un homme comme moi!"

C'est que je n'étais pas non plus n'importe qui. Cela m'étonnerait qu'elle me demande de l'accompagner à un bal, ou alors de faire le pied de grue en queue de pie à la sortie d'un restaurant. En générale on évitait de me sortir, j'étais plutôt le genre à être le petit secret. Enfin petit.. Vous me comprenez bien sûr?

"C'est que tu vois... Ma carrure et mes capacités, m'ont amené à être une arme, et uniquement une arme. J'ai arpenté les déserts du moyen-orient, aux champs de glace de la Russie, en passant par les mangroves, jungles, et autres délires du genre... Alors franchement... A moins que tu aies un truc très lourd à porter dans ton atelier que je n'aurai pas vu, ou un crocodile caché dans tes canalisations, j'avoue que tu m'intrigues!"

Mais finalement, qu'elle m'intrigue n'était pas nouveau. Depuis qu'on avait commencé ce jeu elle m'intriguait. Provoquant volontairement, ou pas, mon envie d'en faire ma proie, et retournant la situation en me sautant dessus. A croire qu'elle jouait finalement peut être plus avec moi que ce que je ne pensais réellement. Non c'était impossible. J'étais le prédateur non? Non? Voilà que je commençais à douter. Mais c'était impossible. C'était sa première fois, elle n'avait aucune idée des règles du jeu, elle avait juste accepté ce qui s'était passé, comme cela venait, pris ce que je lui avais offert.

Alors pourquoi j'avais quelque chose qui me chatouillait derrière l'oreille?

"Tu piques ma curiosité féline Robyn. Depuis le premier jour tu es étonnante. J'en ai même douté un moment d'être le prédateur dans ce jeu. Dis-moi... N'as-tu vraiment aucune conscience du potentiel érotique et du pouvoir d'excitation que tu as?"

Ma main continuait de faire des va et vient, de la peau de son ventre, à la courbe de ses seins. D'ici peu, au petit matin, l'animal en rut serait de nouveau là, à la recherche de sa dose.... comment réagira-t-elle? Compliqué d'aborder ce genre de questions. Surtout quand on vient juste de passer la première nuit, pour la première fois.... Difficile de lui taper sur l'épaule en lui disant: au faite tu sais que d'ici 1H je serais comme un animal à la recherche de sexe, et que si je te croise.... Non autant éviter d'aborder ça ainsi quand même. Ma main quant à elle continuait son va et vient, descendant toujours plus bas, remontant toujours plus haut, et je sentais déjà ce fameux désir qui montait de nouveau. L'animal en rut qui refaisait petit à petit surface, mes phéromones, mes sensations, mes désirs, et même mon ronronnement plus profond, étaient de nouveau de la partie. Pourtant je me contrôlais toujours. Je ne lui sautais pas dessus... Et croyez-moi... Ce n'était pas l'envie qui manquait!

"A moins qu'en parlant de services tu parlais d'un paiement en nature? Auquel cas je t'accorde un crédit illimité ! "



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Robyn Winters**
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Le son d’une arme que l’on range dans son fourreau était toujours un peu triste mais elle oublia rapidement quand la bête revint s’allonger près d’elle dans le lit. Maintenant assuré que son « Amy » serait encore plus productive et efficace, il pouvait passer à autre chose de tout aussi intéressant. Ou presque.

Tout près d’elle, il joua à frôler sa peau tendre du bout des doigts. Bien malgré elle, Robyn essaya de retenir un instant la couverture qu’il descendit pour la découvrir presque totalement. Oui il venait de faire des choses qu’elle n’avait jamais essayé de toute sa vie mais aurait définitivement toujours un peu de pudeur. Ce n’est pas une nuit de baise torride qui la convaincra du premier coup qu’elle a un corps à faire damner les dieux. Elle se trouvait normal, presque chétive, parsemer de tache de rousseur, la peau blanche comme un drap en permanence, pas de courbes vertigineuses… Elle était petite, galbé, normale.  

Robyn se racla la gorge, essayant de faire fit de cette vivifiante nudité qui la gênait et essaya de se concentrer sur autre chose … comme les caresses de Marshall, par exemple. Elle tendit elle même un bras pour venir jouer lentement dans la chevelure du fauve, caressant son crâne doucement. C’est d’un sourire quand même amusé que l’armurière lui répondit :

- Je ne suis pas une demoiselle en détresse et heureusement pour moi, je passe tellement de temps dans mon atelier que … enfin, je ne cours pas après les problèmes.

Écoutant son explication, Robyn se retourna elle aussi sur le côté et lui fit face. Elle avait bien comprit qu’il était un mastodonte dont on se méfiait. Machine à tuer s’il faut, il devait s’acquitter de sa tache merveilleusement bien et c’était tant mieux pour lui. Être sans âme, elle l’aurait choisit un service pour qu’il se salissent les main à sa place : L’armurière créait des armes pour tuer, était une tireuse d’élite mais n’arrivait pas à enlever la vie consciencieusement.

Et si ce n’était pas un vilain défaut ou des talents complètement gaspillé, ça ! On lui avait déjà reproché de perdre son temps si elle n’arrivait pas à se servir de ses capacités dans le but précis pour le quoi elles existaient.

Elle n’avait rien à répondre à ça.
Elle n’y arrivait tout simplement pas.
Point.

Ses pensées déflièrent dans sa tête et un instant, elle du cligner des yeux pour retrouver sa concentration, plongeant son regard dans celui de Marshall. Un soupir, un haussement d’épaule, elle répondit :

- Nous ne sommes jamais trop prêt contre un crocodile ! Sans blague, je … non. C’est seulement que… enfin, je reconnais toutes tes qualités meurtrières et ne t’inquiète pas, je n’ai aucune intention de te faire faires quelques chose de ridicule ou contre ta nature. Non, je pense juste que l’on ne sait pas ce que l’avenir nous réserve et qu’il se peut que, dans la vie, nous ayons besoin d’un service…musclé. Voilà. Ce troc me permettrait d’avoir en banque, une faveur de ta part.

Mais qu’est-ce qui le dérangeait autant ? Était-ce parce qu’elle n’était toujours pas effrayée par lui ? Par ces capacités, par la Bête, par l’homme mercenaire, par le baraqué aux cicatrices ? Au final, elle ne le connaissait pas beaucoup mais il était surement juste assez civilisé et utile pour qu’on le recrute…il pensait peut-être qu’elle était un peu idiote?

- Penses-tu que tu n’es pas fréquentable, Marshall ? Pour l’instant ça va, je t’assure mais … tu sais que je ne pensais absolument pas à quoi que ce soit qui te mettrais mal alaise …

Et elle s’arrêta de parler quand il avoua qu’elle piquait sa curiosité. Robyn Winters, piquer la curiosité d’un fauve meurtrier ? Wow ! Étonnante ? Hey bien ! Parcontre, vite ses fières pensées s’arrêtèrent quand il lui demanda si elle n’avait vraiment aucune conscience de son potentiel érooo… excitation ? La rouquine lui fit une moue étonnée, sourcils froncés, nez retroussé :

- Non non, je t’assure qu’il n’y a que toi qui vois cela.

Si il y a bien une chose qui me définissait pas Robyn s'était « érotisme ».

Le ronronnement de Marshall avait reprit de plus belle pendant qu’il remontait et descendait sa main de plus en plus bas et de plus en plus haut sur le corps de l’armurière. Un long frisson lui donna la chair de poule, ses seins s’érigèrent soudainement, son cœur se mit à battre un peu plus rapidement, une pression entre ses hanches ce fit sentir, comme le rouge sur ses joues.

N’avait-elle plus aucun contrôle sur son corps maintenant ?

Et elle éclata d’un rire franc et sonore à la répartie de la bête. Il n’arrêtait jamais d’en parler ? D’un mouvement agile, elle emprisonna le fauve entre ses cuisses et le força à se retourner sur le dos, avec elle comme cavalier. Contente de sa manœuvre réussit, elle observa l’homme sous elle puis parcourant un instant ses mains sur son torse, ses abdominaux. Étrangement malicieuse, elle dit comme si c’était le plus naturel du monde :  

- Un crédit limité de payement nature ? Je ne saurais même pas quoi en faire …

Puis se pencha sur lui, appuyant son petit corps blanc, embrassant ses lèvres charnues avec de toutes nouvelles intentions renouvelés.

- Tu sais ce qu'on dit? On ne doit jamais rester sous une deuxième impression non plus. Souffla t’elle, amusée en reprenant cette même phrase qu’il avait dit plus tôt.

Un instant, qu’un bref instant, Robyn se demandait comment elle osait faire ça. Ce n’était pas son genre… mais… qu’est-ce que son genre ? Elle sentait quelques choses de perdu à jamais. Son innocence ? Peut-être mais, ce n’était certainement pas de perdre ce précieux hymen qui allait changer sa vie pour toujours !

Si ?

… et ce ronronnement envoutant, être désirer, posséder…encore.


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Marshall Marquez
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Ainsi j'étais un pari sur l'avenir? J'étais encore plus étonné que ce que j'avais pu être auparavant. Mais je lui reconnaissais un point: on était jamais sûr de ce que l'avenir pouvait nous réserver, et avoir plusieurs cordes à son arc, permettait toujours d'être mieux préparé. Finalement la nuit que l'on venait de passer était bien la preuve que tout, pouvait arriver.


Même le plus impensable.

les gens connaissant Robyn depuis longtemps, ne comprendraient pas ce qui pouvait l'avoir poussé dans les bras d'un homme comme moi. Je n'étais pas dupe sur ce point là. Alors, est-ce-que je m'en foutais? Oui complètement. Est-ce-que franchement cela aurait changé la donne? Certainement pas. Mais est-ce-que cette soirée faisait de moi quelqu'un de fréquentable? Je souriais. Non je ne l'étais pas, assurément pas. Mais j'avais toujours su ce que j'étais.

Pas une brute sans cervelle, à peine capable de compter sur ses dix doigts, et qui rit comme un crétin dès qu'une paire de miches passe à portée de ses yeux. Non. J'étais un militaire des forces spéciales. Je faisais mon job, et je le faisais bien. J'étais un félin, rapide, précis, efficace, qui obtenait quoiqu'il arrive ce qu'il voulait. J'étais sûrement plus animal que la majorité des hommes de cette planète, mais je n'en étais pas pour autant plus irrespectueux, ou pervers. Non. J'étais bien dans ma peau de chat, et je n'aurai changé ça pour rien au monde.

"Tu sais, y'a pas besoin de m'offrir quelque chose pour que tu aies des faveurs de ma part dans ta banque. Je suis toujours ravi de donner un coup de patte quand ca rend service." je souriais toujours, profitant du contact de sa main dans mes cheveux "Et je dirai pas que je ne suis pas fréquentable, je le suis bien plus que certains de mes camarades masculins, je suis juste pas le genre de type qu'on sort partout à son bras en disant "et regardez ce que j'ai ramené!", mais tu sais ca me convient parfaitement !"

C'était pas ma carrure, mon choix de carrière ou autre le problème non. Ca la plupart du temps on était fier de l'exhiber. Non... Mais dès que je commençais à ronronner, à montrer les dents, voir à grogner légèrement, et encore pire à renifler alors là.... Là étrangement, j'ai jamais compris pourquoi, les gens prenaient peur. A croire qu'un chat de deux mètres qui se tient sur ses pattes arrières ca a quelque chose d'effrayant ! Je comprends pas c'est mignon un chat pourtant non? Même si il est capable de t'arracher la tête à main nue, c'est mignon.

Je réfléchissais à tout cela quand la jeune femme décida qu'il était temps de recommencer à jouer. Encore une fois, elle répondait à mes attentes et mon désir bien avant que je ne pense à le faire moi même. Finalement le problème de mes périodes de rut venait peut être de là. J'attendais constamment le dernier moment pour satisfaire les besoin de mon corps, me poussant à un état de manque, qui me faisait perdre le contrôle. Et si la réponse c'était elle? Sa façon de combler ce désir naissant immédiatement, sans concession, pour le calmer un instant.

Mes mains trouvèrent naturellement leur place aux creux de ses reins, quand à cheval sur moi, elle me lança sa dernière proposition. Cette phrase et ses sous entendu rallumèrent en moi toute cette envie de la posséder de nouveau. Enfin... Comme si cette envie avait besoin d'être rallumée.

Dans cette chambre, il n'y avait plus que deux éléments important: elle me voulait, et je la voulais. Le reste au final.

Un léger grognement de satisfaction, d'excitation aussi, sorti de ma gorge, tandis que je la dévorais des yeux. Je n'avais absolument aucun doute sur le potentiel hautement excitant que pouvait dégager mes attitudes animales. Soyons clair là dessus. Il y a toujours eu dans la démarche du félin, dans sa façon de vous regarder, dans son apaisant bruit de gorge, et dans sa fougue, quelque chose capable de titiller même la plus froide des femmes. Et si jamais elles résistaient encore, les phéromones que je dégageais se chargeaient du reste du travail. J'étais juste plus étonné de la façon qu'avait cette femme de vouloir prendre possession de moi autant que je voulais prendre possession d'elle.

Nous étions en train de créer ici notre jeu à nous, notre mode de fonctionnement. Me dérangeait-il? Pas le moins du monde. Se poserait-elle des questions à un moment donné? Certainement. En avais-je vraiment quelque chose à foutre alors que son corps m'appelait pour la faire mienne? Absolument pas.

"Attention... Tu sais qu'avec ce genre de propositions on se retrouve avec un gros chat collé aux basques pour pas mal de temps?"

Une main dans sa nuque, l'autre sur le haut de sa cuisse, je l'embrassais. Et de nouveau, encore une fois, j'étais à elle, et elle était à moi. Dans un rythme que nous étions en train de nous créer, j'écoutais chaque battement de son cœur comme si ma vie en dépendait. Tous les sens de l'animal étaient focalisés sur elle, et rien que sur elle. Encore. Ho oui je sais, j'aurai pu refuser, j'aurai pu la repousser, lui dire que non, il fallait du temps pour qu'elle se rende compte ce qu'on avait fait, que finalement ce n'était que sa première fois, il ne fallait rien brusquer.

Vous savez quoi?

Bullshit.

Je la redressais sur moi, profitant un instant de la vue que m'offrait son corps à califourchon sur le mien, imprimant le rythme de mes reins au mouvement de ses hanches. Laissant mes mains tracer leur route sur la peau douce et fragile de ma partenaire, je la possédais de nouveau, avant de me redresser à mon tour, pour perdre mes lèvres dans son cou, sur ses lèvres, parfois pris par la passion et le désir, je mordillais légèrement sa peau, mais toujours sans force, juste... Je suis un animal vous vous attendiez à quoi ? Je sentais son odeur se dégager encore plus forte, le désir qui montait en elle, le plaisir aussi. Et rien que pour cela je n'aurai jamais rien pu regretter. D'un geste je la retournais sur le dos, reprenant ma place naturelle entre ses cuisses. Mes mains se perdant en elle, et découvrant à chaque instant des zones de chaleurs, et de désir qui provoquaient en elle ce frisson si délicieux dont je me délectais.

Comment un monstre de muscle comme moi, pouvait se sentir si bien encadré par une femme aussi fine et d'apparence fragile qu'elle? Les mystères de la nature certainement. Dans tous les cas oui... Je ne voyais pas d'autre endroit où être. Et cela se sentait dans chaque mouvement que j'imprimais à son corps. Tous mes muscles réagissaient à sa présence, je les sentais se tendre, se préparer, avant chaque assaut sur elle. Le contact de sa peau sur la mienne, sa respiration qui se saccade, mon ronronnement qui se faisait rauque, grave, autant de désir et d'envie, que nous assouvissions sans vergogne, et en se moquant complètement du monde autour, des "qu'en dira-t-on".

Demain il serait bien assez tôt pour qu'elle se pose des questions. Mais demain.... demain ce n'était pas ce soir.


Elle offrait tout, autant à l'animal qu'à l'homme, et je m'en délectais. J'en profitais. Elle était l'instigatrice de ce jeu, qui étais-je pour lui refuser?



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Robyn Winters**
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Soupir amusé, elle répondit d’abord :

- C’est du troc Marshall, un échange professionnel non écrit. Tu sais, mes services d’armurières contre un service venant de ta part. Après, les services entre amis, c’est une autre histoire.

Robyn continuait à lentement lui caresser le crâne et doucement et elle eut un léger rire bref. Elle s’imaginait les pauvres parents de leur fille qui ramenait un type comme Marshall pour le souper de Thanks Giving… et en même temps. Est-ce que l’armurière était trop innocente pour réellement voir le problème? Elle était du type à voir du bon dans tout le monde, ce que décidément, elle arrivait à faire avec la bête. Par contre, elle ne le connaissait pas encore beaucoup, peut-être était-elle seulement sous ses beaux jours? Certainement qu’il y aurait de quoi être épeuré s’il était en colère; s’il était vraiment comme un fauve, l’idée d’être attaqué par un énorme félin ne l’intéressait pas vraiment.

Et ce, même s’il aurait toute la difficulté du monde à l’attraper.

Enfin, peut-être qu’il était simplement complexé par sa mutation. Il ne serait pas le seul au monde dans ce cas. Il y en avait probablement de bien pire et ils étaient en 2074 : se faire juger pour son ronronnement et ses canines pointues était ridicule! Bon, il était un peu balourd dans ses techniques d’approche et sa carrure le rendait particulièrement impressionnant. Passé ces « légers » écarts de conduites, il avait de la répartie, était assez intelligent et il était diablement efficace.

De toutes ces qualités impressionnantes, elle n’allait certainement pas oubliée cette manière dont il avait le don de l’apprécier… surtout ainsi, sous-elle. La bête se laissa faire et cavalière du fauve frissonna légèrement quand ses pattes s’appuyèrent sur ses hanches. Il grogna de satisfaction : Robyn apprenait vite. C’était bien, autant pour elle que pour lui et c’était non sans une pointe de plaisir qu’elle se sentit maitre pendant quelques instants. Ce n’était bien sûr qu’une illusion, mais là, en ce moment, dans ses découvertes soudaines, de son corps, de celui d’un homme, des plaisirs de la chair, l’armurière enregistrait tout.

Peut-être en aurait-elle honte plus tard, mais pour le moment, il n’y avait rien d’autre qu’eux à combler. Viendront plus tard les hésitations et les questions.

- Et avec ce genre de réponse, je risque d’espérer que ce soit le cas.

Ouch.

Elle rougit, honteuse de sa propre répartie! Elle n’en savait rien si elle souhaitait qu’il soit souvent dans les parages. Et qu’est-ce que ça voulait dire? Qu’il allait retentir de temps en temps pour baiser? Est-ce que c’est ce qu’elle voulait? Peut-être que si… Mais non! C’est impossible!? Elle venait juste de découvrir ce que c’était… et puis, c’était vraiment merveilleux, mais de recommencer avec lui, plus qu’une fois? Elle n’oserait jamais… peut-être que si?

Tant de doutes dans sa petite tête. Un débat actif qu’elle éclipsa en disant :

- Ne m’écoute pas, je ne sais plus ce que je dis.

Et elle lui répondit à son baiser, avec le désespoir de la dernière fois, son souffle accéléré, ses doux cris de surprise quand il la reposséda avec une simplicité délicieuse, comme si leurs corps n’avaient jamais été séparés. Redressée, elle ferme les yeux, mais ne peut retenir cette même ritournelle qui dérangerait les voisins. Sous elle, Marshall la regarde attentivement, calquant chaque mouvement au sien, suivant ce rythme ardent de leur palpitation cardiaque.

À son tour, il se redressa et l’enlaça avec une douce férocité qui fit soupirer d’aise Robyn. Ses lèvres parcouraient son cou, lui mordillait sa tendre peau douce tandis que l’armurière s’accrochait à son dos, laissant assurément de légères marques de griffure. D’un mouvement agile, il la retourne sur le dos et s’installa entre ses cuisses, ses mains toujours demandant, cajolant, cherchant à soutirer d’elle chaque frisson, chaque soupir, chaque cri de plaisir.

Chose qu’elle ne se priva pas de faire, étourdies par la passion de l’instant, la véracité de ce moment. Elle était sous ces engament virils une femme qui se délectait d’enfin être ancré à la réalité. N’avait-il rien de plus vrai que de répondre à l’appel pressant de la nature?

Robyn oublia le temps, l’endroit où ils étaient, les appartements minuscules du quartier des célibataires de la Résistance, cette lumière de chevet, ce plafond de béton, les coups du lit contre le mur. Elle était intimement une avec elle, une avec lui. Son corps chaud, ronronnant, grognant, la possédant comme le meilleur des amants pouvait le faire.

Et elle pourrait le faire jusqu’au matin, pour se sentir « unie ».

Mais le matin viendrait bien par arriver, n’est-ce pas?


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Marshall Marquez
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Je ne répondais pas à sa question, laissant seulement mon sourire félin et mon ronronnement permanent le faire pour moi. Accentuant mes caresses, mes baisers, ma fougue. Je n'étais pas le genre d'homme à me projeter. Ne vous trompez pas, je savais très bien ce que je désirais dans la vie, j'avais déjà rêvé à un futur, et tout homme qui vous dira le contraire est soit un sot, soit un menteur. Mais je savais aussi très bien de ce que ma vie était faite, et je l'aimais ainsi.

Les champs de bataille, le sang, la guerre, la violence, l'horreur. Tout ça c'était moi. Si demain Résistance lançait un assaut désespéré contre les forces de l'état, ou même contre Satan lui même, j'en serais sans aucun doute. Je savais pertinemment qu'un jour je n'en reviendrais pas. Que je mourrai au combat, les corps des mes proies à mes pieds. Dans un ultime combat. Et cela me convenait parfaitement.

Pas tant que je rêvais de crever, ne pensez pas non plus que je suis suicidaire. Mais j'ai été construit dans la passion, dans le feu, le sang, la violence. Je suis un animal jusqu'au bout de mes doigts, et rien ne changera ca. Je vis sans m'arrêter, car s'arrêter c'est mourir un peu. Et Robyn dans tout ça? Robyn est une belle histoire, que je prendrai beaucoup de plaisir à poursuivre un peu, le temps que ca durera, elle me comblait parfaitement, et chaque petit cri qu'elle poussait sous mes coups de reins, chacun de ses soupirs trouvait en moi un écho. Mais ce n'était pas sa vie, jamais.

Je la sentais frémir sous mes doigts, encore et encore, je sentais sa respiration dans mon cou, ses cheveux sur ma joue, ses reins qui se cambraient à mon contact, et je devenais dingue. J'augmentais ma prise sur ses cuisses, m'accrochant à elle encore plus intensément. Ses ongles dans mon dos, ne faisaient qu'attiser le désir qui m'animait, et je grognais de plus en plus fort, laissant l'animal exprimait le plaisir qu'il ressentait à ce contact si intense. Je variais une nouvelle fois notre position, retournant sur mon dos, elle au dessus de moi, là où je pouvais admirer entièrement la beauté de son corps, la perfection de ses courbes. Je sentais la sueur sur sa peau, je la voyais frémir, je sentais sous mes doigts chaque frisson que je lui provoquais et c'est dans cette intensité que je nous laissais aller elle et moi à cette félicité que seule les amants connaissent.

Elle m'avait comblé, repu, encore... C'était.... Incroyable. J'avais eu des aventures dans ma vie, mais jamais, et ca je peux vous le promettre, jamais avec une telle intensité et surtout une telle endurance. Cette jeune femme ne semblait attendre que moi pour devenir ce que moi je voyais en elle depuis le début. Une femme. Une magnifique et superbe femme. Une source de plaisir comme elle ne s'en doutera jamais, le désir et l'envie de tout homme sain d'esprit.

Je reprenais doucement mon souffle, mon ronronnement s'apaisant doucement, pour finir par ne devenir qu'un seul murmure dans cette pièce finalement si petite. Mon regard quant à lui était perdu au plafond, elle m'avait donné à réfléchir. Je savais que tout cela entre nous ne serait pas fini tant que nous n'aurions pas tout dit.

"Jamais, tu m'entends? Jamais tu ne devras douter du désir que tu peux provoquer sur un homme tu m'entends?" je prenais le temps de trouver mes mots avant de reprendre "Je ne te ferai pas de promesses que je ne peux pas tenir. Je ne te promets pas la lune, l'amour, ou je ne sais quoi d'autre, j'en serai incapable. Premièrement car ce n'est pas mon truc, ensuite car je ne suis pas ce qu'il te faut, nous le savons toi et moi. Mais si il y a une chose que je sais par contre, c'est que je veux en apprendre plus sur toi. Dans un autre contexte. Et je veux aussi t'en dire plus sur moi. Tu vois ce que je veux dire? Là pour l'instant, je sais que l'animal en moi t'a attiré, que tu l'as désiré, et qu'il t'a possédé. Même si l'homme était de la partie je te rassure. Mais... De là à te promettre plus... ce sera difficile. Mais une chose est sûre, j'ai vraiment envie de connaitre un peu mieux cette petite rousse au tempérament de feu qui a su combler la bête que je suis."

Je prenais une profonde inspiration avant d'enchaîner sur un autre sujet tout aussi délicat.

"Et puis... Je suis un félin Robyn. Aujourd'hui commence ma période de Rut. Alors je sais, tu vas me dire que si tu l'as fait c'est que tu le voulais, mais je sais aussi pertinemment que si je n'avais pas dégagé ce que j'ai dégagé malgré moi rien ne se serait passé. Si je te recroise dans les semaines à venir je te sauterai dessus sans même qu'on ait le temps de discuter, et le pire c'est que tu te défendrais pas. La grosse nouveauté c'est que je n'ai envie de faire cela qu'avec toi actuellement, ce qui est déjà un grand pas en avant je te l'accorde. Mais franchement pour apprendre à se connaitre, y'a d'autres solutions tu ne crois pas?"

En général dans ses périodes là, je partais me perdre dans le désert un instant, ou alors je m'enfermais dans une cave, en attendant que ca passe. Et si par malheur je me libérais alors.... Alors je profitais jusqu'à plus soif, me réveillant d'un drôle de songe, mélange d'orgie, et autres délires plus hallucinants les un que les autres. Chaque pouvoir avait son point faible. Moi c'était ca et... L'herbe à chat.

"Tu devrais dormir un peu, te reposer jusqu'au matin. Je dors peu, je veillerai à te réveiller avant tout le monde, si tu veux partir sans qu'on ne te voit. Et j'essayerai aussi de ne pas te sauter dessus dès ton réveil, promis! Après... Si tu préfères partir tout de suite, je t'en prie aucune obligation!"

Même si finalement, et très étrangement.... J'avais juste envie de la sentir dormir à côté de moi. Sentir son souffle sur ma peau, sa respiration se soulever dans un mouvement apaisant sous les couvertures, la savoir coller à moi et profiter de ma chaleur... Oui je sais.... Je suis un châton on l'a déjà dit. D'ailleurs cela devait se sentir que l'idée de la voir partir ne me plaisait guère, car le ronronnement baissa un instant sur cette dernière phrase.



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Robyn Winters**
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Et ils reprirent leur ballet d’insouciance et de plaisir. N’ayant qu’une préoccupation, celui de contenter l’autre. Leurs corps répondaient à l’instinct de base, ce pour quoi il était homme et  et elle une femme, ce pour quoi ils étaient chasseurs et proie…ce pour quoi il était Marshall et elle Robyn. Ils s’époumonèrent ainsi jusqu’à ce repaitre de la moindre parcelle d’énergie restante, arrivant à des limites de l’extase qui n’avait jamais été donnée à la jeune armurière de connaitre.

Maintenant, elle savait.

La rouquine se sentait ardente de toutes ses sensations et ses découvertes, elle frémissait à chaque contact de leur corps. De retour au-dessus de lui, elle trouve enfin le courage de le regarder. Son regard bleu azure fixe le sien, jaune, sauvage, pétillant, conquérant. La bouche légèrement ouverte qui laissait filer ses vœux muets d’appréciations se mit à sourire un instant. Une main alla empoigner l’épaule robuste de Marshall et s’y accrocha désespérément, sentant cet extatique moment revenir à la charge. Elle perdit tous ses moyens dans un ultime soubresaut de plaisir et lentement, s’étendit sur le torse de la Bête, sans un mot, essoufflé, en sueur, le son rapide de ses battements de cœur semblait raisonner dans toute la chambre.

Mais doucement, reprenant un rythme de respiration normale, son pouls diminuant au même diapason que les ronronnements de Marshall. Blottie contre lui, sa tête sur son épaule, un bras passait au travers de son torse, jouant sans vraiment s’en rendre compte à frôler sa peau calmement, en silence. Il était sur le dos à observer le plafond, tandis qu’elle avait simplement fermé les yeux, la fatigue la prenant.

Les yeux toujours clos délicatement, le sourire de Robyn s’agrandit :

- Il n’y que toi pour le croire, mais j’essaierais de ne pas l’oublier.

En un sens, elle prenait aussi cela comme un avertissement. Si elle n’était absolument pas consciente de ses atouts « autres » cela pouvait peut-être créer des situations un peu douteuse, ou malfaisante.

La suite l’étonna un peu. Assez pour qu’elle ouvre les yeux pour se redresser sur ses coudes, les cheveux sur le côté, les fesses pointant le plafond. Sérieusement, elle l’observa en silence pendant qu’il expliquait toutes ses promesses qu’il ne pourrait pas lui faire et cette envie qu’il avait envie de la connaitre à l’extérieur du cadre actuel.

Elle allait répliquer quand elle l’aperçut prendre une profonde inspiration. L’armurière le laissa donc continuer. Les surprises continuèrent. Si c’est bien une chose dont elle ne saurait pas douter, c’est qu’il soit influencé par ce rite biologique là. Elle eut une image mentale de chatte en chaleur, il n’allait tout de même ne pas se frotter l’entre jambes sur tout ce qui était… frottable ?!? De plus, elle ne put dire si le fait « actuellement » il avait des envies exclusives d’elle, était bien ou pas. C’était en soit des aveux assez étranges et Robyn ne savait pas trop quoi dire.

Ah son tour de pousser un profond soupir, mais non sans reprendre sa place au creux de son bras. Elle fixa le vide et essaya de coordonnée avec les dernières forces du juste, les pensées dans sa tête.

- Je n’ai pas besoin que tu me promettes quoi que ce soit, Marshall. Je suis une grande fille et je me suis toujours débrouillée. Avec ou sans toi, je… je n’ai pas d’attente particulière. Pour ce qui de « que tu n’es pas ce qu’il me faut » on en sait rien. Enfin, je n’en sais rien. Tu es peut-être seulement plus conscient de qui tu es que je ne le suis en ce moment.

Légère pause, sourire, elle ferma les yeux.

- Tu dois avoir des histoires palpitantes à raconter. J’aimerais beaucoup que tu me parles de tes missions, de ce que tu as fait, le danger, le grand air et tout ça. Sans oublier de me parler de chacune de tes cicatrices. Elles doivent être toutes reliées à un souvenir. Moi, je n’ai rien de particulièrement palpitant à raconter. Je n’aurais qu’à t’écouter.

L’armurière se lova plus près contre la bête, profitant de sa chaleur.

- En ce qui me concerne, ce qui est fait est fait. Tu ne sauras jamais si c’est à cause de toi ou simplement de moi qui tout ça est arrivé. Si tu préfères penser que c’est tes phéromones, soit, disons que c’est cela. Oui, pour l’instant, elle s’en moquait un peu de trouver qui était le « fautif », mais elle comprenait pourquoi il voulait l’avertir. Pour le reste…je t’avoue que le « actuellement » me fait bien rire. Durant cette période, tout ce qui est femme n’est-il pas sujet à être la proie de tes pulsions? Si tu essaies de me dire que, cette envie de le faire seulement avec moi permettrait que tu ne baises pas de pauvre malheureuse qui ne pourront pas s’empêcher de te refuser ce que tu désires, pourrait t’aider à ne pas faire de carnage dans l’Underground, je pourrais considérer… enfin, je pourrais me « sacrifier » pour cela, pour que ça n’arrive pas...à moins que tu aies des solutions plus efficaces.

Cette espèce de manière magnanime que Robyn avait de toujours prendre sur elle pour la sécurité de groupe, de se sacrifier pour la vie des autres, le bonheur de ses amis, était un peu intense. Mais c’était l’un des choses qu’elle savait bien faire et sans rouspéter sur son sort.

- L’idée que pendant les semaines à venir… combien? Une quinzaine de jours? Bref, que durant cette période il te soit assurément impossible de me voir sans te jeter sur moi, ce n’est pas absolument désagréable, mais pas totalement enviable non plus. Peu pratique, mais les risques sont faibles. Tu devras d’abord prendre le temps me trouver, ce qui n’est pas choses aisées… (Elle ouvrit les yeux et fronça les sourcils, comprenant une autre partie du problème) … ah oui, sauf que maintenant, tu peux me retrouver où que je sois, c’est ça ? Bon. Ce n’est pas l’idéal pour faire plus ample connaissance, mais euh…je ne sais pas. Un claquement de langue, ses yeux se refermèrent. Je n’ai jamais été dans ce genre de situation.

Et elle ne dit plus rien ensuite, arrivant à peine à ce concentré logiquement. Robyn se sentait perdre un peu de contenance, ce qui lui arrivait fréquemment quand elle était épuisée. L’armurière l’écouta parler d’une oreille distraite et se releva un peu pour tirer la couverture sur eux. Elle ne répondit pas vraiment à ses dernières questions et se contenta d’ajouter simplement :

- Pas question que je dorme ailleurs qu’ici ce soir. Je risquerais de m’enfoncer jusqu’au milieu de la terre. Elle poussa un long soupir et cala sa tête près de la sienne, et pour une fois que quelqu’un me garde au chaud dans un lit…

Parce que oui, un Glock 19, ce n’était pas très chaleureux.

- N’oublis pas de me réveiller, d’accord ?


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Marshall Marquez
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Elle était belle allongée contre moi, désirable aussi. Non ce n'est pas ce que vous croyez, je n'allais pas de nouveau lui sauter dessus. Quoique... sa poitrine qui se soulevait contre mon corps, ses mains sur ma peau, sa chaleur que je sentais contre moi, sa peau si douce.... Non je devais rester concentrer. Pas facile avec une femme comme elle à mes côtés. Elle excitait autant l'animal en rut, que l'homme. Et ca c'était plutôt rare. Vous voulez la vérité? Avant que je ne devienne le totem que je suis aujourd'hui, les rousses comme Robyn, avaient toujours été mon type de femme. Si si je vous jure. J'ai toujours craqué pour les chevelures de feu, et cette fausse fragilité, cette naïveté, qui cachait un volcan bien enfoui, qui ne demandait qu'à exploser.

"Rien de palpitant? Robyn... Tu es en vie, rien que ça c'est palpitant!" je souriais, en repensant au nombre fois que j'avais pu me dire ça. En fait à chacune des cicatrices dont elle parlait au final "Et puis tu as fait de l'effet au plus animal des hommes! Franchement, si ca c'est pas une histoire palpitante!"

Et je l'embrassais de nouveau, tendrement. Sans presser cette fois, avant de reprendre ma place. Cette jeune femme était épatante. Nous n'avions pas eu la même vie, et nous étions aussi différent qu'il était possible de l'être. Et pourtant j'étais persuadé qu'elle était palpitante, que son histoire valait le coup d'être racontée. Je laissais un léger grognement sortir avant de reprendre.

"Et puis... Ce n'est pas ton histoire forcément qui vaut le coup. Le passé n'est que le passé. Il nous construit, nous façonne, fait de nous ce qu'on est mais... Il n'est pas nous. Ce qui est palpitant avec toi c'est toi. Rien de plus. Tu as autant joué avec moi que je n'ai joué avec toi, et cela d'une façon si naturelle que tu t'en es à peine rendu compte. Quelque part tu me fascines." je la serrais un peu plus contre moi, pour la garder lovée au creux de mes bras avant de reprendre. "Et non je préfèrerai que tu aies craqué à cause moi je t'avoue. Ne te détrompe pas, j'accepte ce que je suis, j'en suis même fier! Mais parfois, se dire que l'homme a été aussi attirant que la bête ca fait pas de mal à l'égo nan? Je suis cet animal que je t'ai montré, je suis l'homme félin, et je te jure, c'est vraiment un sacré trip d'être moi. Je pourrai te transporter en haut du plus grand immeuble de Megalopolis accrochée à mon dos, sans même verser une goutte de sueur. Mais.... parfois savoir que l'homme a aussi son truc à lui... Franchement tu peux imaginer comme ça fait du bien non? C'est un peu comme savoir qu'un homme a vu au delà de l'armurière "

Ce qui était en effet le cas. J'aimais bien parfois me dire que l'on s'intéressait à moi pour autre chose que mes capacités. C'était rarement le cas, car il est vrai que tout ce qu'on voyait de moi c'était l'animal. Il faut dire qu'il était plus que visible. Mais parfois, pour l'ego, se dire qu'on a pu plaire pour autre chose que les phéromones, le désir, l'envie qu'on dégage, bha... qui refuserait de flatter son égo un instant ?

"Mais tu as raison. De base je sauterai sur tout ce qui bouge, et oui il y a des solutions... L'enfermement, le désert, des endroits où je ne risque de croiser personne. Mais je me suis mal exprimé. Ce que je veux dire, c'est qu'actuellement, vu la façon dont je me suis imprégné de toi, chaque pulsion est dirigée uniquement vers toi. Mais étrangement... L'humain en moi contrôle encore les choses. Ça ne durera pas, je te le précise. Mais cela m'empêchera de faire quoique ce soit. Je voulais juste que tu le saches. Ces périodes sont... Spéciales." je haussais les épaules avant de reprendre "Et je n'ai pas envie que tu te "sacrifies" pour les autres. Surtout si cela doit être ressenti comme un sacrifice. Tu mérites pas moins que les autres, tu mérites même plus. Ne te sacrifie jamais. "

Je prenais une profonde inspiration avant de continuer. Laissant rouler chaque muscle de mon cou et de mes épaules comme je le faisais à chaque fois que je tentais d'expliquer quelque chose de compliqué pour moi.

"Mais j'aimerai pas que tu crois que je... enfin... je n'aime pas le terme "baiser". Je veux dire... Quand ca arrive, je dégage juste une telle dose de désir, une telle envie de me reproduire, que toute femme que je croise peu devenir une proie, la cible de mon envie, et elle y répond. C'est un peu comme si j'envoyais un message pour dire "je te veux", et qu'immédiatement le corps de la femme me réponde "Prends-moi". Y'a pas de violence, jamais je ne force. C'est... Naturel. Toi comme moi nous sommes des animaux, tous ici présent, nous sommes des animaux. Je le suis juste un peu plus que les autres, et donc en conséquence les autres répondent à mes désirs avec la même puissance que deux bêtes qui se croisent en forêt. "

Je ne pouvais pas être plus claire. Ce n'est pas tant que je la forcerai, c'est que ma présence à ses côtés ne ferait qu'amplifier le désir de chacun jusqu'à l'instant où celui ci soit devenu trop intense, trop grand, pour être simplement contenu. Je la recalais d'un geste simple contre mon torse.

"Mais dors, je t'ai beaucoup pris ce soir, surtout en terme d'énergie, alors profites, accroches toi à moi autant que tu le désires. Demain... Je serai là."

Je profitais de ce simple contact si doux, comme un chat repu se couche au chaud près de vous dans votre lit, j'étais son gros chat, et c'était prêt d'elle que je restais. Pas besoin de dormir plus que ça, j'étais juste bien, et c'est les yeux ouverts réfléchissant à cette drôle de soirée que je venais de vivre, que je la laissais petit à petit partir au pays des songes, calant mes ronronnements sur le rythme de sa respiration pour rendre sa nuit encore plus douce, plus tendre, plus profonde.


Demain je la réveillerai à l'aube, horaire qui approchait d'ailleurs déjà dangereusement.



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Robyn Winters**
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Confortablement installée, bien au chaud, elle essayait de ce concentrer le plus possible pour garder le capte sur la conversation et de ne pas perdre sa tangibilité sous le coup de la fatigue. Contre lui, elle sourit simplement sur la réplique à propos qu’elle soit en vit était déjà assez palpitant. C’est vrai qu’il n’avait pas tord là-dessus, la vie était de base, toute une aventure celle de Robyn avait peut-être été un peu moins houleuse, ou mirobolante. Bon, elle était retournée en 55, elle était aussi recherchée pour ce qu’elle avait vu au labo, ce qui était la raison de sa vie sous terre. Ça et ses expériences avec des explosifs, et tout ce qui entourait sa profession.

… Bon, elle n’avait certes pas la vie la plus atypique, mais Robyn n’avait jamais été complètement une femme d’action non plus. Enfin, ils en discuteront plus longtemps une autre fois. De plus, il l’embrassa avec une tendresse sans empressement, qu’elle accueillit tout aussi calmement. Le fait que le plus animal des hommes soit tombé sous son charme était effectivement assez anormal. Peut-être qu’en plus d’être le plus animal d’entre eux, il était l’unique à la trouver intéressante?

Non, non… Ce n’est pas ça. Elle avait eu des doutes à propos de… enfin. Ce n’était pas le temps de faire la liste des hommes qu’elle côtoyait dans la vie parce qu’il y en avait beaucoup trop. Elle était armurière : hormis Camy et Maddie, bien peu de femmes passaient la porte de son atelier.

Marshall eut un léger grognement en reprenant sa place et continua à expliquer qu’elle n’avait pas à se sentir « pas intéressante » parce qu’elle n’avait pas eu mille et une missions à remplir et que son corps n’était pas zébré de cicatrices. Tout en lui avouant qu’elle le fascinait, il la serra de plus près puis elle se perdu un peu dans ses paroles, reprenant le dessus de son sommeil à propos de ses grisantes capacités de félins mélangés à sa condition d’homme. Elle comprenait en partie ce qu’il voulait lui expliquer, mais n’arrivait pas à être très concise dans ses pensées endormies. Un jour, elle pourrait peut-être lui expliquer quel effet cela lui faisait d’être intangible…

- Tu sais que je ne souffre d’aucun vertige et que j’ai vraiment un bon équilibre? Tu pourrais m’amener aussi haut que tu le souhaites que je ne broncherais même pas. Elle bougea un peu, puis s’arrêta en ajoutant dans un léger soupir, un murmure : et si je te disais que c’est le mélange parfait de l’homme et du félin qui me fascine?

Elle commençait à être décousue, mais elle était encore capable de dire la vérité. Robyn continua de l’écouter, désolée de se sentir combattre le sommeil ainsi. Elle avait l’impression de ne pas avoir dormi depuis des siècles. Pourtant, Marshall se forçait de lui expliquer une tonne de subtilités de son comportement. Elle pouvait sentir que cela lui demandait un effort de mettre des mots sur cette réalité qu’était la sienne. La bête s’était imprégnée de Robyn, et ses pulsions seraient dirigées uniquement vers elle…

— … Un bien agréable sacrifice... chuchota-t-elle, sans rougir.  

Si elle avait été plus alerte, elle aurait bien aimé lui répondre qu’elle comprenait. Il l’a rassura en lui disant que jamais ça ne serait violant ou contre son gré, mais que, c’était aussi une partie du problème; les phéromones qu’il dégageait venaient attiser les plus bas instincts de chacun et là ou une femme aurait pu se plaindre, elles le priaient de la prendre. Théoriquement, elle savait que c’était naturel. Les besoins de base, primaire, animal. C’est un presque sourire qui s’afficha sur son visage endormi quand il lui dit que lui était seulement un peu plus « animal » que les autres.

Deux bêtes qui se croisent dans la forêt. Qui s’animent passionnément, répondant uniquement à leur pulsion de survie…

- Mmmh… maugréa-t-elle en se collant à lui de plus près. Elle se sentait incroyablement bien, en sécurité, détendue, complète. Elle n’avait pas cette crainte idiote sans le vide de son appartement, elle ne sentait pas les angoisses inutiles de la femme seule dans son lit. Pour une fois, sans son arme, elle se sentait bien. Il était le contact tangible de la nuit. La craint de se perdre était absente : Marshall la retiendrait.

Et si elle ne sombrait pas dans le sommeil, elle aurait rougi d’être aussi bien dans les bras d’un homme.

***

Quelques heures avaient passé, 3 tout au plus et déjà l’aube allait ce pointer le bout du nez. Ce n’était pas facile à réaliser dans l’underground mais avec le temps, on pouvait deviner que le matin arrivait par d’infimes détails. L’oxygène était différent, l’odeur aussi de l’air. Le soleil qui se leva réveillait la vie et on pouvait parfois en distinguer le son de sa présence. Il fallait être patient, attentif... et ne pas s’éveiller en sursaut comme Robyn venait de le faire.

Son cœur battait la chamade et assise dans le lit, elle eut besoin de quelques secondes pour se rappeler où elle était. Habituellement, c’est son Glock 19 qui la ramenait à la réalité, lui montrant qu’elle était bien là, en un morceau, complète, mais son arme n’était pas près d’elle cette fois-ci. Frissonnant non de plaisir, mais d’angoisse, sa main accrocha de la peau et se fut comme un déclic dans sa tête. Les souvenirs de la nuit revinrent et le soulagement de la présence de Marshall aussi.

Sans aucun mot, elle se retourna et s’accrocha un instant après le baraqué, ses bras autour de son cou, leur corps toujours nu, l’un contre l’autre. Elle poussa un profond soupir et lui murmura :

- C’est mieux que mon Glock 19.

Parce que lui était chaud, rassurant, intelligent, réel. Son arme n’était que l’illusion matérielle de la sécurité. La bête était tangible et il avait passé la nuit à lui montrer ce que c’était de se sentir ancré, présente, vraie. Et au final, sa phrase qu’elle venait de lui murmurer n’avait aucun sens.

- Ah ha… je sais, c’est atypique comme souhait de bon matin. Et elle rougit, encore. Comme si c’était la seule réaction qu’elle arrivait à avoir contre ses moments de gêne incontrôlable. Il est quel heure? Je n’ai pas trop pris de place? Est-ce que j’ai ronflé?

Pitié! Qu’elle n’ait pas ronflée pour sa première nuit avec un homme!


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Marshall Marquez
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La nuit était déjà bien avancée, quand la jeune femme s'endormit enfin. Et je passais le peu de temps qu'il me restait jusqu'au matin à me fixer sur sa respiration, à me calquer sur elle, laissant mon ronronnement la garder endormie contre moi. Parfois je l'admirais un instant, profitant de ce corps fragile blotti contre le mien. Elle était belle, attirante, désirable, et la regarder dormir ainsi m'apaisait. Je fermais les yeux, laissant mes sens s'enivrer d'elle, du bruit de sa respiration, ce léger sifflement, sa douce odeur s'imprégnant dans mes draps, ses cheveux caressant ma peau. J'étais, à cet instant, serein. Je cherchais souvent cet état la nuit venue, ce moment de félicité, où plus rien ne comptait. D'habitude je me concentrais sur ma propre respiration, écoutant mon coeur battre, ressentant chacun de mes muscles, mais cette fois j'avais un autre point d'intérêt, et c'était diablement plus efficace.

Mais le matin arrivait, je sentais l'humidité changer, j'entendais même déjà certains mouvement dans les couloirs. L'aube ne tarderait pas, et j'avais promis de la réveiller. Je n'allais certainement pas la secouer comme un prunier, soyons clair, cela ne se faisait pas. Alors je décidais d'utiliser une autre méthode. La mienne.

Mon ronronnement calé sur le rythme de son cœur, j'accélérais légèrement petit à petit, le rythme de mes bruits de gorge, tout en baissant aussi leur intensité. Petit à petit je sentais son corps s'animer, comme reprendre vie dans mes bras et... et elle sursauta. J'avoue que ce n'était pas le but. Logiquement ce réveil là est plutôt léger, pas... Aussi immédiat.

J'ouvrais grand les yeux, la scrutant assise sur mon lit, frissonnante, comme perdue, à la recherche de quelque chose, et ce quelque chose fut... Mon torse. Et je crois que la phrase suivant me fit encore plus hausser les sourcils.

Plus rassurant qu'un glock? J'hésitais entre être flatté, et être vexé. Ainsi la dame dormait toujours armée? Elle me plaisait d'autant plus, et finalement on se ressemblait ! Mon hésitation quant à elle prit fin dès qu'elle s'accrocha à mon cou. Mon ronronnement repris de plus belle, laissant même sortir un léger grognement de satisfaction quand sa peau nue vint se coller à la mienne, et que mes mains s'emparèrent de son dos, de ses hanches. Quant à ses questions... Je souriais avec tout l'impact félin que je pouvais lui offrir, canines dehors, mine joueuses, et yeux brillants.

"Ronfler? Bien sûr comme un camionneur!" et j'éclatais de rire, avant de retourner la jeune femme sur le dos, et de me placer au dessus d'elle, l'embrassant passionnément, avant de me redresser sur mes bras pour la surplomber."Bien sûr que non tu n'as pas ronflé, et tu n'as pas non plus était encombrante, tu as été la plus agréable, la plus douce, et la plus parfaite, des compagnies qu'un gros chat peut désirer."

Je collais mon torse un instant à sa poitrine, déposant dans son cou plusieurs baisers, laissant mes mains caresser cette peau qui me rendait dingue. Je profitais une dernière fois de sa présence. Comme pour ancrer dans cette réalité ce que l'on venait de faire, et surtout, ce qu'elle venait de vivre. Dormir avec un homme, nue, après avoir été amant. Et ce pour la première fois.

"La seule chose que je regrette avec cette nuit Robyn, c'est qu'elle soit finie."

Et au fond c'était vrai. Aussi vrai que l'animal en rut en moi était déjà en train de se réveiller - ce qui d'ailleurs pouvait très bien se sentir sur une certaine partie de mon anatomie - et que je me forçais à le contrôler. Je détestais l'idée qu'elle soit obligée de partir. Mais... Après tout. Il valait mieux qu'elle soit partie rapidement si elle ne voulait pas que les gens sachent, et plus elle partirait tôt, moins elle aurait de risque d'être vue sortant de mon antre. Après tout, il était parfois difficile d'assumer une relation intime avec une autre personne, mais quand en plus cette personne était moi... Cela devenait très vite un sujet de discussion particulièrement croustillant autour du plateau déjeuner du matin.

"Si tu veux éviter qu'on ne te voit, tu vas devoir te préparer Robyn. Tes affaires doivent être un peu... enfin... éparpillées partout, désolé. On a pas vraiment pris le temps de les ranger hier. "

Et pourtant je ne bougeais pas, restant comme ca en appui sur mes mains, au-dessus d'elle, regardant son corps, contemplant ma proie. Profitant encore un peu. Juste de quoi prolonger le plaisir de sa compagnie.



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Robyn Winters**
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Robyn lui fit une drôle de grimace qui fit ressortir ses taches de rousseur légèrement quand il la taquina sur ses ronflements. Pendant un instant, elle était certaine qu’elle s’était époumonée dans des ronfles disgracieux ! Ça aurait pu arriver d’ailleurs : c’était une nuit courte, mais très revigorante. Sans rêves ni cauchemars. Le genre de repos qui aurait pu la faire ronfler comme un charretier.

Enfin, son éclat de rire tonitruant qui aurait pu réveiller les morts la rassura et sans pouvoir ajouter quoi que ce soit, l’armurière se retrouva sous la bête. Elle accueillit son baiser passionné docilement, soupirant d’aise sur d’aussi tendres démonstrations au petit matin. Il se redressa sur ses bras et la domina de sa prestance masculine. C’était incroyable comme le corps d’un homme était délectable : peu importait les cicatrices, les marques, l’histoire… un corps musclé et aussi avenant avait de quoi épater toutes les femmes.

Quand il s’approche, son torse contre le sien, la bête l’embrassa dans le cou avec délectation et ses mains retrouvèrent naturellement sa peau nue, la caressant comme si jamais ils n’avaient jamais quitté ce moment « magique ». Comment arrivait-il si facilement à la faire passer de l’angoisse du réveil à la tentation divine de se sentir désiré. C’était presque frustrant, en un sens. Faisait-il exprès ? C’était-elle découvert de nouvelle passion ? Était-elle une grande obsédée sexuelle en émoi !? AH NON ! Impossible ! Elle venait découvrir ce que c’était ! Pas question de… de faire ça à qui mieux mieux ! C’était divin, elle ne risquerait pas sa santé pour tenter quoi que ce soit de… rapide, bref et ennuyeux.

En même temps, qu’est-ce qu’elle en savait de tout ça ? Hormis son imagination, ce qu’on lui avait dit et Marshall, impossible de penser qu’un jour elle en vienne à devenir une chienne lubrique ! Urk ! Non ! Jamais !

Et puis, c’est beaucoup trop gênant… beaucoup trop.

Robyn enlaça la bête avec une douceur innée et le serra de plus près, ses mains contre son dos athlétique. Sans même y penser, elle ondula du bassin sous lui comme si son corps se rappelait automatiquement de ce qu’ils avaient fait. C’était d’un naturel qui la dérouta un instant. Cela la fit même rire un peu nerveusement.

- C’est vrai que c’est regrettable que ce soit déjà terminé, murmura-t-elle avec un léger fou rire.

Elle ne se moquait pas de lui, seulement d’elle même, nue contre Marshall, demandant silencieusement et contre toute attente, de ne jamais sortir de ce lit et de passer la journée à se repaitre de l’un et l’autre, encore et encore.

Qu’est-ce que Marshall lui avait fait !?

De toute façon, elle n’avait pas besoin d’un dessin pour comprendre que la bête s’était réveillée. Certaines subtilités chez la femme n’avaient nettement pas les mêmes signes manifestant chez l’homme, aussi animal qu’il fût. Robyn ne put s’empêcher de rougir et de se mordre la lèvre. Ses mains dans le dos de Marshall se firent plus pressantes, sentant cette pression annonciatrice d’une braise ranimée par le souffle tentateur du fauve. Elle se colla plus près de lui, déposant ses lèvres légèrement sur ses épaules. Déjà son cœur commençait à battre plus vite, son souffle plus court et cette ribambelle de réactions physique qu'elle commençait à peine à découvrir.

Toujours sous sa masse musculaire, Robyn l’entendit lui dire qu’elle devait peut-être penser à se préparer pour quitter son appartement pour ne pas être vue. Sur le coup, elle fut presque vexée. C’était honteux qu’elle sorte de chez lui et qu’on la voit ? Puis elle réalisa rapidement qu’il disait cela pour elle. Les « quand-dira-t’on » se propageait rapidement dans l’Underground. On allait parler de l’armurière qui découche chez le Matou… et en même temps, ça serait bien la première fois qu’elle animerait les cancans.

Enfin, semi-tentée par le risque, sachant très bien que les conséquences se répercuteront sur elle, l’armurière ce contenta de murmurer, pas très convaincante:

- Je devrais penser à y aller, déjà de retrouver mes vêtements un peu partout, ça devrait prendre…un bon moment. Ça serait fou de perdre son temps à autre chose, n’est-ce pas ?

Et d’une main, elle lui redressa un peu la tête et plongea son regard bleu dans le sien. Un doux sourire malicieux sur son visage, le rouge montant sur ses joues et gêné, demanda :

- On ne devrait vraiment pas, hein ?

Parce que sortir de chez Marshall en toute subtilité, elle pourrait le faire. Ce « don » avait bien des avantages : l’intangibilité de Robyn lui permettait de traverser toute sorte de choses et ce qui lui permettait de prendre des raccourcis qu’elle seule pouvait prendre. Elle pouvait même passer par chez le voisin, dans un silence parfait qu’elle si elle on la voyait, ça allait être doublement douteux, mais au moins, aucune faute ne serait associée à Marshall. Enfin, Robyn avait pris l’habitude de se promener la nuit dans les couloirs de l’Underground. Quand elle n’arrivait pas à dormir, elle aimait bien se rendre jusqu’aux salles d’entrainements de Salvation, y vider quelques chargeurs et essayer de nouveaux explosifs, en toute tranquillité.

Voir Robyn Winters dans les corridors au petit matin n’allait pas être questionnable. La voir sortir de chez la nouvelle recrue, par contre, elle aurait probablement le droit d’un petit sermon de Maddie.

- Je ne veux surtout pas te mettre de pression. Si tu crois que c’est plus sage … je… Mais elle en avait marre d’être sage ! Oh et puis zut ! D’un franc baiser presque désespéré, elle lui indiqua nettement ces intentions. À lui de choisir !


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Marshall Marquez
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Il faut avouer une chose.... Elle ne faisait rien pour arranger mon état! Ses mains sur mon dos, ses réponses à mes baisers, et son bassin ondulant déjà dans un rythme que nous avions instauré... J'aurai été croyant je me serais mis à prier. Là tout ce que je voulais c'était elle et cela se sentait de plus en plus... Alors je tentais de me concentrer sur autre choses. Sur ses mots d'abord, sur ce qu'elle me disait et son sens. Un sourire animal dessiné sur mon visage, j'écoutais. Rien n'était jamais terminé.

"Terminé, terminé... Rien ne nous empêche de remettre ça encore, et encore. Je n'ai pas prévu de disparaitre dès demain, et toi non plus je suppose?"

Oui oui, vous avez bien entendu je prévoyais déjà de la revoir... Encore... Je la voulais elle. En moi l'animal était réveillé, mais l'humain lui... Il ne voulait qu'elle, et l'animal devrait s'en contenter. Enfin dans tous les cas celle qui allait en pâtir c'était Robyn. Avoir toute mon attention et mes phases de ruts concentrées que sur elle. La petite armurière vierge de l'Underground acoquiné avec le summum même de la sexualité débridée? Voilà qui risquait de donner des situations des plus étranges dans les jours à venir. Et j'en riais d'avance.

Mais finalement elle se ravisa et semblait vouloir partir. Affirmation que j'accompagnais d'un grognement déçu. Mais après tout c'était son souhait, et aussi intense soit mon envie de profiter d'elle de nouveau, je n'allais pas non plus la prendre de force quand même? Elle avait sans doute raison. Il fallait qu'elle y aille, elle ne pouvait pas être vu en sortant de chez moi, elle ne pouvait pas être vu en ma compagnie. Elle avait une réputation à tenir dans l'underground, être croisé sortant de la chambre du matou... C'était sûrement bien trop pour la petite vie calme de Robyn.

Pourtant... Pourtant elle semblait chercher mon accord, elle voulait que ce soit moi qui la pousse dehors. Son regard planté dans le mien, elle cherchait à voir ce dont j'avais envie... Alors je fis la seule chose que je pouvais faire, l'embrassant de nouveau dans le cou, descendant légèrement sur ses seins en murmurant simplement un:

"Non on ne devrait pas..."

Et en ronronnant de nouveau encore plus fort... Et puis elle sembla prête à partir mais... Non. Elle me sauta de nouveaux aux lèvres comme on s'accroche à une bouée, et pour moi c'était le seul signal dont j'avais besoin.

Mes mains repartirent de plus belle à la découverte de son corps, explorant de nouveaux ces merveilles qu'elle m'avait offertes. Je remontais le long de sa cuisse, glissant au bas de son ventre, redessinant d'un doigt les contours de sa poitrine. Elle s'offrait de nouveau à moi, et je n'allais pas me faire prier pour en profiter.

Je grognais, encore, de plaisir, de satisfaction, d'envie... Je possédais l'armurière une nouvelle fois, avec une tendresse renouvelée. Comme on disait "on est pas aussi violent le matin que le soir", et cette fois j'appliquais l'adage à la lettre. Mais cela n'en était pas moins bon, en tout cas pour moi, je sentais son corps frissonnant sous mes mouvements de reins, j'accompagnais chacun de ses râles d'une caresse supplémentaire, chaque battement de coeur par une impulsion.

Mes lèvres découvraient les siennes, son cou, ses épaules, ses seins. Elle était entière, là, toujours. Elle n'était pas partie, elle m'avait choisi. Ce matin elle avait décidé d'être mienne, et je faisais tout ce que je pouvais pour lui offrir un réveil digne de la femme qu'elle était.

Avec douceur, tendrement, je caressais sa peau, je me délectais de son odeur, je profitais un peu plus de la magnifique armurière. avant de me redresser sur les bras, la dominant de nouveau, perdu entre ses cuisses, je la regardais, je fixais ses yeux, son envie, son plaisir, et je montais petit à petit avec elle vers cette extase matinale.

Pourquoi m'offrait-elle tout ca? Pourquoi à moi? Aucune idée... Et franchement vous voulez mon avis? Sur le coup je n'y pensais pas. Non... Je ne pensais plus qu'à elle, dans ma tête il n'y avait plus que son image, son parfum, son corps. Et son plaisir, uniquement son plaisir. J'étais à l'écoute de ses gestes et de son corps, interprétant chaque signe comme une nouvelle courbe à infligé à notre rythme. J'étais à elle autant qu'elle était à moi, et je le lui faisais sentir.

Et dans un râle, un grognement, je nous laissais emporter vers cette petite mort que j'affectionnais de plus en plus depuis qu'elle était entrée dans mon lit, avant de m'allonger de nouveau à ses côtés, ronronnant, un sourire serein sur le visage, un grognement satisfait dans la gorge.

"Tu sais que je pourrai m'habituer à des réveils comme celui-là Robyn?"

C'était vrai. Je me sentais déjà rassasié, et même si l'envie me reprendrait d'ici l'heure du repas, il me semblait presque que l'animal en moi avait eu ce qu'il désirait. Cependant l'humain en moi se senti un peu... gêné. C'était rare, il fallait le noter, et surtout en profiter. Je devais... Dire une chose... Un détail choquant dans la bouche de l'animal que je suis....

"Robyn.... J'aimerai juste que tu sois certaine que.... Enfin... Tu ne m'as pas attiré QUE pour le sexe... Et que.. enfin... C'est pas la seule façon que tu as de me revoir tu sais?"

Ca c'était dit. Une fois, une seule, je ne le répéterai pas. Fallait pas déconner non plus.



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Robyn Winters**
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- Disparaitre? Ça dépend dans quel sens tu y penses… parce que c’est bien une chose que je sais faire avec assez d’aisance.

Mais elle le taquinait. Non, formellement parlant, elle n’avait pas l’intention de disparaitre de si tôt. L’instinct de survie de Robyn était assez fort. La preuve : Elle était toujours vivante et prête à défendre quoi que ce soit qui voudrait mettre fin à son existence. Et puis, elle ne le savait pas maintenant, mais cette aventure complètement dingue d’un soir lui donnait une envie folle de… de connaitre la suite.

Si suite il y avait.

Oh mes dieux ! Comment elle pouvait douter qu’il n’y ait pas de suite après tout ça !! Non ! non ! Elle avait raison de douter et de ne pas trop espérer. Elle depuis un temps, elle n’était plus la fille aussi innocente qu’elle était. Elle n’avait certainement pas beaucoup souffert, mais son travail avec les armes avait changé quelques choses. Le tangible était appréciable, la réalité et la vérité aussi. Une arme, on ne plaisantait pas avec ça. Ça enlevait la vie qu’avec de mauvaises intentions…

ROBYN ! Arrête de penser !

Son grognement déçu la fit sourire un instant. Elle aussi n’avait pas envie de quitter ce cocon de plaisir, mais elle avait décidément des choses à faire. Oui, autre que de rester allongée sous Marshall, Robyn avait des responsabilités au sein de l’Underground et lui avait encore besoin de faire ses preuves. Ils étaient bien occupés les deux, à leur manière… et ensembles.

Elle perdit simplement le fil de ses pensées logiques quand, pour simples réponses à ses doutes, il accentua ses baisers.

- … Vraiment pas, réussit-elle à murmurer, envouté par ses ronronnements et ses caresses.

Le baiser de Robyn semblait être l’unique signal qu’il attendait pour laisser court à leur passion une autre fois. Elle était si timide habituellement, comment osait-il  se repaitre de ses soupirs qu’il lui infligeait à chaque touchés, chaque baiser. C’était une valse dangereusement envoutante. Pourrait-elle se lasser un jour ?

Oh non… non, jamais !

Et cette fois si, il grogna encore une fois, mais de plaisir. Comme s’il l’a découvrait encore une fois, la Bête se repait de ses courbes, se nourrissant de chaque frisson qu’il lui faisait ressentir. Ses mouvements de reins la firent soupirer de désirs. L’armurière ferma les yeux et goutta à chaque sensation. Ils s’embrassèrent avec une passion qui ne semblait pas avoir de fin. Robyn s’accrochait toujours à lui, ses ongles griffant malgré elle dans ses demandes de «  encore plus fort » muets. Elle lui mordit l’épaule un instant, comme si l’impulsion primaire était plus forte que tout, comme si plus rien n’avait d’importance. Le chant de leur ébat s’élevait dans la chambre du fauve. Cette valse de plaisir qui lui donnait l’impression d’être entière, vivante, importante et infiniment femme.

Le bras tendu, il observait chacune de ses réactions, se délectant des réponses de Robyn sous ses ardeurs. Elle ne pouvait assurément faire qu’autrement. Qui aurait dit que sa première fois aurait été avec un homme qui aurait tant d’expérience !? Tout ce qu’elle avait à faire, c’était de se laisser guider sur les chemins de la luxure qu’il lui présentait sur un plateau d’or. Lentement, elle leva ses jambes et entoura Marshall en croisant ses pieds sur ses reins; elle le voulait encore, et encore et encore…

D'un duo d’extase, elle atteint les limites du tolérable et hurla presque son désarrois d’une telle libération.

Le souffle court, Robyn laissa Marshall s’allonger de nouveau près d’elle, avec seulement un sourire satisfait sur son visage.  Elle reprit lentement ses esprits et éclata d’un rire enjoué et léger à la répartie de la bête :

- Et moi donc ! Il manque que le petit déjeuner au lit et je pourrais rester ici, toute une journée…toute une semaine !

De belles promesses qu’elle espérait qu’il ne croit pas trop. C’était d’une utopie ridicule, mais à la fois très tentante. Manger, faire l’amour, dormir.

Ça y est ! Robyn était devenu un monstre ! Comme on lui avait dit ! Elle ne penserait qu’à ça maintenant ! Elle était perdue ! Et merde !

D’un bon, elle sauta en bas du lit. Si elle restait encore plus longtemps allongée contre lui, cela n’aurait pas de fin. Elle le savait, elle aussi, autant jouer la fille mature et responsable, le temps de ne pas céder une autre fois au corps de Marshall. Avec entrain, sourire aux lèvres et complètement nue, elle se mit à chercher ses vêtements dans son appartement. Sa petite culotte trouvée, elle la mit rapidement, suivie de son soutifs. Le reste était dans l’entrée. Entre temps, elle s’arrêta de bouger et le regarda, ce demanda ce qu’il voulait lui dire.

L’effort surhumain que cela semblait lui demander la fit sourire tendrement et pencher la tête sur le côté. D’un bon, elle retourna dans le lit et le chevaucha un instant, l’observant de près :

- Je sais Marshall. Demain est un autre jour…et je serais ravie de te connaitre… autrement que nue et en moi, je t’assure ! J’espère seulement que tu n’as pas éveillé une bête qui dormait en moi… Et sur ses paroles, elle l’embrassa tendrement, puis se releva, courant presque dans la pièce, trouvant ses pantalons qu’elle enfila en sautant puis son débardeur blanc qui finit de couvrir son corps.

Robyn revint dans la chambre, sac à dos sur ses épaules, en attachant ses cheveux en une queue de cheval. Elle lui sourit pendant qu’il se prélassait toujours nu dans le lit :

- Alors, de quoi j’ai l’air ? Comme si de rien était ?


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Marshall Marquez
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Chaque fois elle réagissait un peu plus. Elle m'avait déjà griffé , et maintenant elle me mordait. Et j'en savourais chaque instant, grognant encore plus fort d'un plaisir décuplé un peu plus à chaque acte. Plus cela devenait tangible pour elle, plus le plaisir pour moi augmentait à son tour. C'était un jeu étrange, notre valse à nous, notre danse privée qui ne regardait qu'elle et moi.

Ce que je vivais avec Robyn était si intense que j'avais juste l'impression que tout cela était ce qu'il fallait faire. Etre avec elle, encore et encore, vivre cet instant hors du temps,ce moment incongru où la belle appartenait à la bête, et où l'intangible côtoyait le solide.

Alors elle et moi encore ne faisions plus qu'un, l'espace d'un instant je sentais son cœur s'affolait, sa respiration s'accélérer, ses caresses s'amplifier, et c'est comblé que nous pouvions alors simplement profiter.

Pourquoi elle? Qui sait... Peut être son odeur, sa présence, ou juste les différences qui nous éloignaient tant. Peut être tout cela à la fois aussi. Je la suivais du regard tandis qu'elle me répondait en cherchant ses affaires. Oui moi aussi je serai bien resté là encore et encore, juste pour elle. Mais les journées ne se faisaient pas toute seules, nous avions des tâches, et je souriais déjà à l'idée de lui faire quelques visites surprises la nuit venue. A moins qu'elle ne me rejoigne avant? La jeune femme était si imprévisible. Cela était tout à fait probable au final.

D'ailleurs sa réaction à ma confession forcée me laissa un instant surpris. Elle réagissait tel une jeune femme: impulsive, pleine d'entrain, et d'une joie de vivre sans commune mesure. Je déposais mes mains sur ses hanches, accompagnant son corps dans le baiser qu'elle m'offrait, accompagnant sa réflexion d'un grognement de contentement.

Que pouvais-je répondre à ça? Ho.. J'avais bien une idée. Et alors qu'elle revenait enfin habillé, je me redressais sur un coude afin de la contempler, souriant le plus félinement possible. Moi qui avait espéré un instant qu'elle ne retrouverait pas tout ses vêtements, voilà qu'elle me gâchait le plaisir! Tant pis, je devrais me contenter d'une Robyn habillée.

"Hé! Te trompe pas, j'espère bien que tu seras quand même ravi de me revoir nu ! C'est pas parce que tu ne m'as pas attiré QUE pour ça, que j'ai pas le droit d'avoir envie de regoûter à ce que tu m'as offert!"

Je lui souriais toujours, mon regard la détaillant, s'arrêtant à chaque endroit stratégique qui avait fait réagir son corps lorsque j'y avais déposé alternativement mes mains et mes lèvres.

"Et oui comme si de rien ne s'était passé ! A croire que tu n'aies jamais sorti de ton atelier cette nuit pour aller t'acoquiner avec l'animal de service... Mais c'est ca en fait tu cherches à faire comme si rien n'avait existé? Tu tentes déjà d'oublier l'erreur du matou sauvage c'est ca? "

Et bien sûr tout cela était de la provocation. Je n'étais pas du genre à me vanter, ou à être fier de moi, mais je savais pertinemment que cette première fois... Il y avait peu de chance qu'elle puisse faire comme si ce n'était pas arrivé, et encore moins qu'elle l'oublie.

Je me relevais, nu comme au premier jour pour m'approcher de la jeune femme. Je la pris dans mes bras, la dominant de ma stature. Elle semblait pourtant si fragile ainsi au creux de mes bras. La bête sans vêtement, la belle protégée sous des couches de tissus... Le tableau résumait à lui seul notre relation actuelle. Si différents, et pourtant si charnellement complémentaires. Je déposais sur ses lèvres un tendre dernier baiser, la serrant un peu plus contre moi, irradiant de ma chaleur la jeune femme, m'enivrant encore un peu de son parfum, profitant juste de ce dernier contact avant une journée de rut qui allait s'annoncer... éprouvante pour moi en tout cas. Et avant de la lâcher complètement je déposais un doigt sur le bout de son nez.

"Robyn... Ne me fais pas trop patienter avant de te revoir surtout! Je serai obligé de venir te chercher. Et crois-moi, personne ne veut voir un gros chat grognant dans les couloirs de l'Underground à la recherche de sa belle! "



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Robyn Winters**
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Il avait été tentant de rester plus longtemps sur lui. Ces mains sur ses hanches, ce grognement satisfait de cet autre baiser voler… cette euphorie d’un premier matin dans les bras d’un homme l’emportait totalement. Qu’elle surprise de se sentir aussi légère et aussi présente en même temps !

Habillée et prête à se fondre dans l’aube ténébreuse de l’Underground, Robyn rit, amusée et à la fois flattée. Elle attrapa le bout des cheveux de sa queue de cheval et baissa le regard, comme une ingénue. Après tout, c’est ce qu’elle était : rougissement, regard à la dérobée, bégaiement, hésitation, fou rire nerveux, c’était tout ça Robyn Winters.

- Je serais plus que ravie de te revoir dans d’aussi simple apparat et ne t’inquiète pas que j’ai bien envie aussi de me délecter une autre fois de tout ça, ajouta t’elle en faisant un signe circulaire dans les air, qui désignait assez vaguement le corps de Marshall, nu dans le lit, qui l’observait.

Il souriait, ses canines pointues qui dépassaient du reste de sa dentition. C’était net que la bête s’amusait encore. Il était probablement lui même étonné des évènements précédents ou de l’énergie dont faisait soudainement preuve l’armurière. Par contre, elle grimaça une autre fois, ce n’était pas ce qu’elle voulait dire !

- Mais non ! Tu te trompes ! Comment ça pouvait être une erreur ? Et même si c’en était une, j’y appris bien des choses grâce à toi et puis …

Et voilà qu’elle s’emportait déjà, piquée au vif. Jamais elle ne pourrait oublier cela ! Portant que l’air libre, la bête sortie du lit et alla directement sur elle et la prit dans ses bras. Au chaud, contre lui, elle sourit et s’était tût. Il l’embrassa tendrement une autre fois et elle en profitât pour apprécier une dernière fois tout ça, tout ce qu’il lui avait offert. Un doigt sur son nez comme si elle était qu’une petite chose fragile, il lui demanda de ne pas trop le faire patienter pour un deuxième round.

- Tu sais où me trouver, Marshall et moi aussi. Si tu ne me trouves pas, c’est que tu es sur le point d’avoir la grippe ou un truc comme ça.

Elle lui fit un clin d’œil taquin, assurée que son odorat la retrouverait peu importe où elle serait puis fit un claquement de langue satisfait. Robyn attrapa les deux bretelles de son sac à dos et lui souris une dernière fois :

- Merci et à très bientôt.

Et sans même prendre la peine de passer par la porte, Robyn se fondit dans le mur derrière elle et disparut pour se retrouver dans les corridors encore tranquilles de la Résistance.


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[CLOS] [Marshall/Robyn] La Geek et le Matou
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