2076. Côte est des Etats-Unis. Megalopolis est le centre névralgique d'une guerre géo-politique mondiale depuis qu'un attentat biologique en 2026 a divisé l'humanité en deux populations bien distinctes : ceux qui se battent pour le futur, et ceux qui font avec le présent.
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 [EVENT] Riot - Epilogue (Liberation)

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Save the Day
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Eve venait de revenir, déposée devant le Saloon par Maddison. Comment la Slider avait réussit à la sortir de là était un mystère, et Abel s’en fichait. Sa soeur lui était rendue. Ils étaient dans la salle principale à faire le point sur ces derniers - longs - mois, quand un flash spécial à la radio, dans la cuisine, lui avait fait levé le nez. Abel avait alors allumé la télévision et ils avaient suivi tous les trois ces événements tragiques. Maddison lui avait dit qu’elle avait des gens de l’Underground sur place, il lui avait répondu que lui aussi. Quasiment tout le monde, à dire vrai.
Ils avaient vu le Megalopolis Tactical Team intervenir. Ils avaient vu quelqu’un revenir vers les terroristes.

Ils les avaient vu exploser.

Abel avait bien vu que celui - ou celle - qui était revenu sur ses pas était un animorphe. Mais ce n’était pas une mutation si rare qu’il pouvait à coup sur se dire qu’il s’agissait d’un des siens.

Cela dit, l’explosion avait marqué la fin des événéments.
« Il faut que tu rentres. » Avaitil dit à Maddison. Il se doutait que ses hommes allaient revenir ici directement.

Le tout était de savoir dans quel état...

Infos HRP

Vous êtes désormais hors de danger.

Vous êtes rentrés au Saloon et il va falloir maintenant discuter des conséquences. Vous pouvez bien sur narrer ce qu’il vous est arrivé depuis votre dernier post, l’explosion, tout ca tout ca.. avant de parler de votre arrivée au Saloon.

Il n’y a plus de tour, vous pouvez poster comme bon vous semble. Les membres de Liberation qui n’étaient pas au Tribunal peuvent aussi participer. Vous pouvez aussi ouvrir un/des sujet-s à part que vous pourrez poursuivre à l’envie.

Vous avez jusqu’au mercredi 18 février 20 h / 2 pm pour poster au moins une fois dans ce sujet, qui sera ensuite verrouillé.

:lilipony:


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Jason Israel
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[Laura, souviens-toi : on t'aime. Ne nous tue pas.]

Jason avait froncé les sourcils. Pendant qu’il parlait avec Libby a téléphone, il cherchait Gen des yeux. Ils avaient été séparés dès le départ et Jason ne se sentait pas bien. Il avait lui-même pris une balle dans l’épaule mais il ne sentait rien. Il avait d’autres chats à fouetter. Mais la désinvolture de Libby ne lui a rien dit de bon. Quand il a enfin aperçu Gen, il a accouru vers elle pour la soutenir et l’aider à se relever, repoussant n’importe qui tenterait de l’en empêcher. Jason ne se sentait vraiment pas bien et pour le coup, il ne sentait pas la douleur dans son bras, mais bien son coeur battre à tout rompre. Toute la scène l’avait abasourdi, il n’en croyait pas ce qu’il avait vu, c’était au-dessus de tout ce qu’il avait pu imaginer. Mais ce n’était pas le moment. Il a porté Gen jusqu’au Hummer, comme convenu avec Libby au téléphone mais au moment de l’explosion, il a senti un souffle dans son dos et s’est retrouvé au sol avec sa collègue. Un bref regard derrière lui et une crise cardiaque proche, il s’est relevé et a porté Gen jusqu’à la voiture pour la glisser du côté passager à côté de lui.

Impossible à dire s’il l’avait juste rêvé ou si la voix de Libby avait vrillé ses tympans. En quoi faisant ? En hurlant un nom qui lui a glacé le sang jusqu'aux os. Les sourcils froncés, il a tourné la tête pour voir Samaël, soutenu par Marlene. Qui était cette femme ? Où était Libby ? Il avait juré l’avoir entendu hurler. Un homme, inconnu lui aussi, la retenait de ses deux bras autour de son ventre alors qu’elle s’agitait dans tous les sens et il l’attirait vers le Hummer. Jason avait ouvert le véhicule pour que Samaël s’y engouffre et il a tourné les yeux vers Marlene pour qu’elle réponde à une question, mais déjà elle vomissait tout ce qu’elle savait sur le trottoir. Etait-elle blessée quelque part ? Levi a porté une Libby hystérique avant de la faire monter à son tour. Jason a alors froncé d’autant plus les sourcils. Quelqu’un… Manquait à l’appel.

« Où est Jericho ? »

Mais déjà, Libby entrait dans une phase de tétanie, maîtrisée par Levi. Jason a tourné la tête en cherchant son ami du regard mais il n’a vu personne. Il a juste compris. Inspirant profondément jusqu’à ce que l’oxygène lui tourne la tête, Jason a fermé les portières une fois tout le monde à bord. Plus raide que jamais, il a ignoré les babillements de tout le monde, les mains bien serrées sur le volant. S’ils étaient un peu serrés derrière, ce n’était pas son problème. Il en avait un autre.

Jason gara le Hummer d’un coup sec et à peine sa porte fut ouverte qu’il cria.

« ANNIE ! »

Il contourna le véhicule pour aider Gen à sortir et petit à petit, il commença à exploser.

« Qu’est-ce que je t’ai dit… »

Levi aida Libby et sa nièce à sortir du Hummer et Jason ne vit pas Eve tout de suite. Il était trop aveuglé et il répétait les dires de Libby pour lui-même.

« 'Je cherche plus à comprendre', ah ça oui, j’ai vu. 'Il se débrouillera'. On a vu comment ! »

Annie aida Gen à son tour. Etait-elle encore plus sous le choc que lui ? Il n’y pensa pas, sourd face à sa propre colère immense. Libby tremblait comme une feuille et vu qu’il s’était attendu à cette situation depuis des années, il n’écoutait plus rien ni personne. Il avait juste eu raison. Alors il s’en pris à Gen.

« Je te l’avais dit, Gen ! »
« Ca suffit, Jason, ce n’est pas de sa faute ! »

Il tourna les talons pour aller la défier du regard et elle fit de même, pas prête à se laisser démonter. Très vite, ils franchirent une distance de sécurité qu'ils avaient toujours conservé.

« Non, c’est de TA faute ! »
« RÉPÈTE ?! »

Même avec la peau sombre, Jason avait viré au rouge. Ses yeux étaient si sombres et son ton si acerbe. Jamais le Candidat n’avait été aussi furieux de toute sa vie. Il ne s’était jamais énervé, il était toujours resté poli, correct, calme, diplomate… Mais en ce jour, il n’était que l’ombre de lui-même, une version de lui tel un ouragan. Il fit un nouveau pas vers Libby et Levi eut peur qu’il la frappe, aussi il s’interposa, d’une main sur son torse pour le faire reculer.

« Easy, Tiger... »

Jason leva le poing et il entendit crier pour appeler au calme - ou non - mais il n'était pas sûr qu'il ne s'agisse pas de lui. Il était ivre de rage et ne se reconnaissait pas lui-même. Qui sait ce qui sortait de sa bouche sans qu'il n'ait véritablement voulu le dire. Levi n'était peut-être pas le seul à le retenir de frapper Libby... Il était comme... Quelqu'un d'autre, observant la scène sans en avoir le contrôle. Levi reprit sa prise, ce qui ne l’empêcha pas de planter son venin dans le coeur de la poupée russe en donnant un coup dans le bras de Levi.

« Tu devais assurer nos arrières. C'était ton job. C’était ton SEUL job ! Tu n’aurais PAS dû le laisser Y ALLER ! »

Libby n’était pas en reste. Jamais personne n’avait vu ces deux-là hausser le ton, peu importait la raison. C’était la première fois qu’ils s’adressaient la parole pour se dire plus de deux mots et c’était la première fois qu’ils ne se contentaient pas de l’habituelle froideur qui les caractérisait.

« Il y serait allé DE TOUTE MANIÈRE, Jason ! »

Alors le Candidat désigna Marlene.

« Ces mecs sont la raison pour laquelle tout est parti en FUMÉE ! »

Techniquement, Jason n'avait pas dit "fumée" mais un mot bien plus vulgaire. Levi haussa les sourcils mais ne sembla pas des masses affecté.

« Non, je ne me sens pas du tout concerné en cet instant. »

Il l’était, en réalité, mais décida que ce n’était pas le moment de se sentir vexé. Marlene, quant à elle, fit silence, incapable de prendre position. Elle était restée en arrière, particulièrement concernée par la mort du membre de Liberation. Jason ne se contrôlait plus, seul Levi arrivait à le maîtriser, ignorant ses protestations gestuelles. Jamais il ne serait surpris à vouloir autant cogner quelqu’un comme Libby. Il l’aimait beaucoup, même s’il ne l’avouait jamais. Mais il avait besoin d’un responsable. Et ce responsable, c’était elle. Ca ne pouvait être qu’elle. La violence qui se dégageait de lui le surprit d’autant plus que les autres, assurément. Libby fit un pas vers lui, tout aussi vénéneuse, profitant que Levi fasse bouclier.

« La FERME, Jason ! C’était SON CHOIX ! Tu le connaissais AUSSI BIEN que moi ! »
« Visiblement, NON ! L’aimer ne m’a pas rendu faible. TU as été FAIBLE ! »

La gifle partit alors que Jason avait tendu le menton vers elle pour lui asséner le coup de grâce d'une voix acerbe. Il en avait tourné la tête sous la violence. Libby serra les dents, le corps raide et les muscles tremblants. Le silence demeura un long moment et elle tourna la tête vers Abel pour lui lancer un regard noir. Elle aperçut enfin Eve et avisa à nouveau son leader dont elle protégeait la relation depuis un moment. Elle était celle qui prenait le blâme pour Jericho pendant que Abel s’amusait et pactisait avec d’autres qu’eux. Eve n’était sûrement pas revenue à pieds, n’est-ce pas ? Mais loyale, elle n'en souffla mot. Elle reporta son regard sur Jason et maîtrisa encore ses larmes quelques secondes.

« Ne t’avise plus jamais de m’adresser la parole. » Elle déglutit, l'émotion lui brisant la voix jusqu'à ce qu'il n'en reste qu'un souffle. « Ca aurait dû être toi. »

Jason réalisa qu’il avait été trop loin, et se rendit compte qu'il lui faisait porter le chapeau, une grossière erreur. Il ne sut simplement pas comment réagir. Jericho n’était pas qu’un frère d’arme, ni juste un collègue, il n’était pas juste un soldat. Gen, Libby, Annie… Abel et tous les membres de Liberation, il était fermement attaché à eux. Libby avait été faible mais lui n’était pas en reste. Il déglutit face au regard meurtrier de la jeune rousse. Ses mots pesaient dans sa tête et il aurait voulu ne jamais les avoir entendus.

Levi desserra sa maîtrise pour laisser Jason respirer, sa poitrine se soulevant avec difficulté. Le visage de Libby se décomposa petit à petit et elle bouscula Jason qui recula en arrière en se laissant faire, puis Levi sur son passage pour s’en aller, repoussant n’importe qui tenterait de la suivre. Elle avait besoin d’être seule et si elle était la dernière à bien tenir sur ses deux jambes, alors tant mieux, elle pourrait aller loin avant qu’ils ne sachent comment la rattraper. 5 mètres plus loin, elle se mit à courir. Levi lâcha finalement Jason qui resta là, à son tour tétanisé et le regard dans le vide. Il avait cherché à mettre Gen en garde contre ce genre de pertes, mais il s’en trouva le premier affecté.

Tout le monde rentra à l’intérieur du Saloon pour soigner Gen et Marlene. Jason ne sentait toujours pas son bras. Il ne sentait plus rien. Il resta là, debout, près du Hummer, incapable de prononcer quoi que ce soit. Tout ce qu’il entendait était le cri de Libby dans ses oreilles à lui en donner des sueurs froides. Et tout ce qu’il sentait… Etait la chaleur que sa main avait laissé sur son visage.


"I'm not good at everything.
I'm just doing my best at everything.
I don't wanna be the next anybody.
I just wanna be me."
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Samaël
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Riot, épilogue.
Feat. Libération & co


C'est seulement une fois dans le hummer, bercé par les vibrations du véhicule, que Sam avait commencé à retrouver ses esprits. Il s'était d'ailleurs endormis, presque tout le trajet. C'est une fois après avoir vu les derniers bâtiments de la ville qu'il avait fermé les yeux, admettant être en sécurité, enfin, de toute façon il n'aurait pas pu tenir plus longtemps. L'onde sonore ajouté au choc électrique, son corps avait besoin de repos. Sa peau sale, éraflée sur toute une partie de son visage à cause de la boule de feu, chaque muscle endoloris par le tazer, un sifflement désagréable et permanent dans les oreilles. C'est seulement quand il sentit la voiture s'arrêter qu'il ouvrit les yeux, le regard embrumé. En une seconde il ressentit à nouveau tout ça mais il pu constater que son ouïe était partiellement revenue. Si le silence de la compagnie ne le choquait pas plus que ça, il remarqua la présence de deux étrangers, un homme et une femme, jeune femme, et l'homme était celui qui l'avait soutenu durant une partie du trajet jusqu'à la voiture, il le reconnaissait maintenant, il reconnaissait surtout l'avoir vu parmi les Protecteurs ce qui lui tira un regard suspicieux, que personne ne vit puisqu'il mit trente ans à sortir de la voiture.

Claquant la portière, il monta les quelques marches et entra finalement dans le saloon. Abel les attendait, accompagné, mais tout ce que Sam fit c'est entrer et passer derrière le comptoir pour se servir un verre de scotch qu'il avala d'une traite avant de s'en servir un autre. Levant les yeux il remarqua que personne ne l'avais suivit. Arquant un sourcil, il contourna à nouveau le comptoir et revint en arrière, son verre à la main, et c'est seulement une fois à la porte qu'il entendit les cris. Son regard balaya la scène. Jason et Libby entrain de se hurler dessus, séparé par le Protecteur. Merci l'onde sonore, Sam n'était pas assaillit par le volume des cris, mais le sens des paroles le fit tiquer. De quoi ils parlaient? N'ouvrant pas la bouche, c'était clairement pas le moment, il compta les personnes présentes. Fronçant les sourcils, Sam fit quelques pas et se retourna, balayant du regard l’intérieur du saloon, vide, avant de revenir vers l'extérieur. Attendez. Mais où est Jericho?


« That's what we do! We fight for it! We fight for... Things! Like chicken! I love chicken. » - Samaël
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Abel Henoch
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Il était sorti du Saloon et attendait ses hommes sous la galerie. Il avait demandé à Eve d’attendre à l’intérieur, après avoir appelé Annie.
Lorsque le Hummer s’était arrêté et qu’ils en étaient descendus, Abel avait compris qu’il y avait eu de la casse. Il aurait fallu être idiot pour ne pas le voir. Jason avait une plaie au bras, Samaël semblait être passé à la machine, Gen ne tenait pas debout seule et … Jericho était absent.

Jericho était absent.

Il relégua l’information dans un coin de son esprit, la cataloguant froidement - son seul moyen de traiter ce fait pour l’instant. Il n’avait pas le droit de réagir du seul fait de ses émotions. Pas alors que son groupe étaient dans un état lamentable. Pas alors que Jason était hors de lui. Pas alors qu’il venait juste de retrouver sa soeur et que Gen était blessée.

Pas alors que deux individus accompagnaient les autres. Un homme et une femme. Elle semblait hagarde et blessée, lui nettement plus à l’aise avec la situation, protégeant Libby de la rage de Jason.
La machoire serrée, Abel avait attrapé solidement le bras de Jason, faisant aussi écran de son corps pour empêcher Jason de faire un geste qu’il regretterait amèrement. Abel ne pouvait pas l’empêcher de parler, mais de bouger, oui.

« La ferme, Jason. » Lacha-t-il froidement presque directement dans l’oreille de l’intéressé, mais autant gueuler contre le vent, Jason resta sourd à son injonction.
Le type et lui avait voulu protéger Libby de Jason mais ils avaient oublié de protéger ce dernier de la rousse. La gifle qu’elle asséna à Jason sembla le calmer d’un coup. Le nouveau venu et lui relachèrent doucement leur étreinte, et le regard d’Abel croisa celui de Libby. Lui ne détourna pas les yeux, mais la rousse repéra Eve et le gratifia d’un coup d’oeil assassin avant de tourner les talons. Pouvait-il lui en vouloir ? Pouvait-il seulement l’aider ? Sans doute pas. Il n’allait pas se sentir coupable pour autant. Pas encore, du moins. Il y avait trop de choses à traiter pour l’instant.
Il fallait s’occuper des deux nouveaux venus. Qui étaient-ils ? D’où venaient-ils ? Et puis il y avait les blessés.
Libby… elle reviendrait. Il le savait. Ne serait-ce que pour se battre pour Jericho.

D’un pas décidé, il se dirigea vers Gen, incapable qu’elle était de rentrer seule dans le Saloon. Il la souleva fermement pour l’amener à l’intérieur. Il s’arrêta en chemin à la hauteur de Levi.
« Vous deux. A l’intérieur. Annie. Occupe toi de Jason. » Lacha-t-il d’un ton qui ne souffrait aucune réplique. Et de fait, Levi et Marlene le suivirent tandis que Annie s’approchait de Jason avec douceur.

Une fois à l’intérieur, il posa Gen sur une chaise, à côté d’une table couverte de matériel médical, obligeamment descendu de l’infirmerie par Annie. Il posa le pied blessé sur une autre chaise et s’accroupi à côté.

« Samael. Vient la tenir. Il faut sortir la balle et on n’a plus de morphine. » Inutile de préciser que la morphine manquante aurait du être récupérée dans le convoi que Samael leur avait justement fait manquer. En attendant qu’il immobilise la jeune femme, il se mit des gants et attrapa une pince.

« Je suis désolée. Pour votre ami. Il m’a… Il m’a... » La voix de la jeune femme se brisa et Abel leva sur elle un regard toujours glacial, à temps pour voir Levi la prendre dans ses bras alors qu’elle se mettait à pleurer.
« Les femmes… » Lacha-t-il, en levant ironiquement les yeux au ciel, masquant ainsi que de voir sa niece dans cet état le touchait profondément.
« Vous êtes qui ? » Gen calée par Samael, il commenca sa recherche de la balle.
« Levi Gunn. Marlene est ma nièce. »
« Pourquoi vous avez causé ca ? » Ce « merdier » aurait été plus approprié, mais Abel n’était pas le genre à s’emporter de la sorte.
« On ne l’a pas causé. On y a juste pris part. »Abel lui lanca un regard qui signifiait qu’il n’en pensait pas moins. « Hey ! Y’a une nuance importante ! Le plan a été conçu par le type qui s’est auto-éparpillé. On s’est greffé dessus. C’est pas vraiment ce qu’on voulait. » Levi recula Marlene pour la regarder et lui passa une main sur le visage avec un sourire apaisant avant de revenir à Abel, qui le regardait avec un sourcil levé.
« C’est vous qu’on cherchait. »
« Comment vous êtes arrivés ici ? » Levi ne répondit pas tout de suite, ce qui fit lever la tête à Abel. Levi ne répondit que lorsque leurs regards se croisèrent.
« C’est votre homme qui nous a fait venir. C’est votre rousse qui nous a ramenés. »

Levi et Marlene étaient donc l’héritage de Jericho.
Abel serra les machoires en ressortant la balle qu’il avait enfin trouvée. Ca ferait sans doute plaisir à Gen, mais il fallait encore la recoudre.
Il n’allait pas désavouer cet héritage. Peu importait la raison pour laquelle Jericho avait cru bon de se sacrifier pour les ramener au Saloon tous les deux. Abel trouverait. Et en tirerait le meilleur parti.

« On vous trouvera un logement. On vous retirera vos puces aussi. »
« C’est déjà fait. » Abel leva à nouveau la tête. Un bon point pour eux : une puce retirée voulait dire une réelle motivation.

« Samaël. Il s’est passé quoi exactement ? » Demanda-t-il en se lancant dans la couture. Visiblement la derniere recrue de Liberation - ou l’avant-avant derniere - était encore le moins bouleversé par les événements. Du moins était-ce une apparence. Il saurait vite si Samaël était aussi solide qu’il le pensait.

Abel avait besoin de savoir.


No profit ever came
without costing another man
everything.
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Gen Caleb
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J'avais compris dès que j'avais vu Libby hurler et se débattre de toutes ses forces dans les bras de cet homme que je ne connaissais ni d'Eve ni d'Adam, avant que Jason pose sa question sans réponse: Libby n'était pas émotive. Jamais. Le mur de glace tenait. Toujours. Sauf... sauf si quelque chose était arrivé à Jericho. Je n'avais pas besoin de voir qu'il n'était pas derrière eux à courir, qu'il ne se jetait pas dans le hummer pour comprendre: il était... parti. Ça m'a fait un choc tel que j'en ai oublié l'émeute que je venais de vivre et la balle qui s'était logée dans mon pied. Non, c'était pas possible - une partie de moi ne pouvait simplement pas assimiler l'information. Jericho était comme un cafard, lorsqu'une guerre nucléaire éclaterait, on allait tous crever comme des merdes, et Jericho allait survivre dans les ruines en se faisant un abri anti-nucléaire avec deux bouteilles d'eau et les poils de son torse.

Pendant le trajet, Jason avait la mâchoire bien serrée et il ne disait pas un mot... mais je l'entendais pour autant. "Je lui avais dit, putain, je lui avais dit, je savais que ça arriverait". J'ai plissé les yeux en le regardant, mais je n'ai rien dit. Après tout, je ne pouvais pas le blâmer pour ce qu'il pensait - mon pouvoir, c'était MON problème - mais s'il se mettait en tête de le dire à haute voix, j'allais lui casser les dents et me faire un collier tribal avec. S'il s'en prenait à Libby, ça allait mal finir, et je n'allais pas faire tampon. Alors qu'Annie m'aidait à tenir debout, je me suis pris la phrase la plus chiante au monde de Jason: "Je te l'avais dit, Gen !". Ça, c'était une phrase que je disais souvent: maintenant que je venais de me la prendre à travers la gueule, PLUS JAMAIS je n'allais la sortir aux autres. Au moins, s'il s'en prenait à moi, il ne s'en prenait pas à Libby.

Ah... oubliez donc ce que je viens de dire. Il s'en prenait à Libby, maintenant. Clairement, directement. Et il n'y allait pas de main morte. J'étais choquée. Visez un peu: Jason, le mec qui parlait jamais, se décidait à l'ouvrir pour une fois, et tout ce que je voulais au plus profond de moi, c'était qu'il la boucle. Même Abel s'était approché pour le retenir ET lui dire de la fermer - et d'ici à ce qu'Abel se mêle d'un crêpage de chignons ordinaire, les poules seraient violettes. J'allais m'en mêler, aussi, j'allais me mettre à gueuler sur Jason avec Libby, le traiter de pauvre type et de toutes les insultes qui me viendraient à la tête, mais Abel a pris les choses en main avant que je me décide à l'écorcher vif comme il le méritait en me portant à l'intérieur - il valait mieux, en effet, qu'on m'éloigne physiquement de Jason, j'étais bien capable de lui mettre un coup de pied dans les couilles malgré la balle qui s'y était logée - et en distribuant les ordres. C'est vrai que c'était un sacré bordel, cette rentrée de mission de "reconnaissance routinière", et Abel et le bordel, ça avait beau rimer, ça faisait deux. Voire même trois.

Ah, super, c'était Abel qui allait jouer les infirmières pour moi. J'osais espérer qu'il n'allait pas amputer, juste pour être bien sûr d'être débarrassé de la balle. Je me suis sentie devenir blanche lorsqu'il a rappelé qu'on avait plus de morphine. Super, j'avais justement besoin, après cette journée, qu'on m'enlève à vif une balle du pied, mais on n'avait pas vraiment le choix. J'ai senti les bras de Samaël - le seul de Libération, hors Abel, à ne pas trop avoir l'air sous le choc - autour de moi au moment où la nana sortie de NULLE PART commençait à expliquer que Jericho l'avait sauvée. Putain Jericho t'es sérieux ??? T'es mort pour sauver une meuf qu'on connait MÊME PAS ? Une meuf qui, ça se trouve, est celle qui m'a tiré une balle ? J'ai lancé à Marlene un regard encore plus glacial - et c'était pas peu dire - que celui d'Abel. J'arrivais pas en vouloir à Jericho: mais à cette fille, croyez-moi que je pouvais.

Enfin... jusqu'à ce qu'Abel-l'infirmière-sexy se mette vraiment au travail. Se prendre une balle, c'était RIEN à côté de ce qui arrivait quand on se mettait à sa recherche à l'ancienne, sans rayon X et sans morphine à portée de la main. J'ai lâché un cri de douleur bien strident, et j'ai senti, malgré tout, mes ongles s'enfoncer dans le bras de Samaël. Désolée pour ta peau, vieux. "Nom de DIEU-" j'essayais de maîtriser ma respiration pour calmer la douleur, mais soit je savais pas y faire, soit ce truc ne marchait pas vraiment, parce que j'avais toujours aussi mal. J'en avais des larmes aux yeux, et heureusement que Samaël me retenait fermement, parce que je n'aurais jamais, au grand jamais, été capable de tenir sur ma chaise ou sur quoi que ce soit.

Je jugeais que ma journée avait été assez éprouvante comme ça, mais... ma douleur n'était pas la seule chose à avoir des pics. Mon pouvoir se mettait de la partie, aussi, j'entendais la voix d'une femme me crier de sortir de la chambre. Je l'ai entendue, puis je l'ai vue: elle était belle, grande, bâtie, avec de longs cheveux noirs et de grands yeux vert émeraude, elle s'agitait, elle criait sur Abel... sur Abel ?!

La pince cherchait toujours la balle, et j'avais tellement mal que malgré moi, un autre souvenir est venu, et je l'ai entendue encore, je l'ai vue assise au saloon: "Ton. Grade." J'avais le tournis - des souvenirs ou de la douleur, ou des deux, je ne savais pas. "Qui est-elle ?" ai-je murmuré. Je doutais fort que Samaël, et encore plus Abel, concentré qu'il était, m'avait entendue: moi-même, je m'étais à peine entendue, c'était pire qu'un murmure, c'était un souffle. Abel a trouvé la balle et à commencer à l'extirper - sensation des plus horribles - alors que mon pouvoir trouvait la réponse que je n'avais pas vraiment envie de voir: je les ai entendu parler de l'Underground, brièvement je l'ai entendue parler de gens qui étaient sous sa responsabilité, et je l'ai vue, encore........... dans la chambre d'Abel. Dans son lit, pour être d'une douloureuse précision. Ça me faisait encore plus mal que la balle qu'Abel venait enfin de sortir de mon pied, et c'était pas peu dire: pour la première fois de ma vie, je me retrouvais à maudire mon pouvoir. Dans la catégorie des choses que je n'avais pas envie de savoir et encore moins de voir, ça remportait la palme.

Voilà qu'il jouait les couturières sur mon pied, maintenant... sensation un peu moins douloureuse que le retrait de la balle mais Ô combien plus dégueulasse, mais c'était à peine si je m'en rendais compte, maintenant: j'entendais sa voix lui dire son nom, son VRAI nom, et le souvenir était tellement ancré en lui que je la sentais dans mes bras comme si je l'avais moi-même enlacée. Je le fixais du regard, et je n'étais pas stupide au point de larguer une bombe pareille devant tout le monde, incluant 2 inconnus, et alors qu'on venait de perdre Jericho mais mes yeux disaient clairement qu'il fallait que je lui parle, en privé et dans un avenir sacrément rapproché.


"Those who make peaceful revolution impossible will make violent revolution inevitable."

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Jason Israel
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Jason déglutit en sentant qu'on le laissait seul et quand Annie posa une main sur son bras, il la rejeta tout aussi violemment que la gifle de Libby. Il porta la main à son visage et fit quelques pas en s'éloignant du Hummer. Mais Annie ne se laissa pas intimider.

"Il faut te soigner, tu es blessé. Viens."

Il baissa les yeux sur son bras et pouffa de rire. Une pauvre blessure qu'il avait oubliée, sûrement parce que la balle était rentrée puis ressortie tout aussi rapidement. Mais Jericho ne se remettrait jamais de la sienne. Il avait besoin d'être seul aussi et en même temps il voulait aller s'excuser auprès de Libby, mais il savait que c'était une erreur, c'était encore trop tôt. Annie a tenté une nouvelle approche et Jason ne la repoussa pas. Elle écarta son blouson pour essayer de voir la plaie dans son bras mais il l'en empêcha. Elle soupira, essayant de composer avec ses propres humeurs, son propre chagrin et toute la patience qui lui était nécessaire pour faire face à un Jason que Liberation venait de rencontrer.

"Ok, Jason ? Je vais avoir besoin de toi. Maintenant, tout de suite, là." Sa voix était éraillée et ses immenses yeux sombres portés dans les siens alors qu'il baissait la tête pour lui offrir son attention. Jason serra à nouveau la mâchoire, respirant fortement. Elle déglutit et prit sa main dans les siennes. "Je sais. D'accord ? Mais là, tout de suite, j'ai besoin que tu te concentres. Si vous perdez pieds alors Liberation va s'effondrer. Abel ne tiendra pas tout seul. Il a l'air comme ça, mais il a juste l'air. Et toi aussi. Ne m'abandonne pas maintenant."

Jason déglutit à son tour et acquiesça. Elle avait raison, il détestait le reconnaître mais elle avait raison. Il la serra contre lui d'un bras et lui embrassa le front en regardant l'horizon et les dernières lueurs d'un soleil noir. Au bout de quelques secondes, Jason lâcha Annie et se passa le poignet sous le nez en reniflant avant de revenir vers le Saloon. Il monta les quelques marches et regarda Marlene,puis Levi avant de s'arrêter sur Gen. 'Je te l'avais dit' tournait en boucle dans sa tête mais ce n'était pas à elle qu'il s'adressait. C'était à lui-même.

"On a un autre problème." Il attendit que Abel lui donne le change pour reprendre, il y eut du reproche dans son regard. "Avec Jericho, on s'est parfois demandé ce que devenait Bogdan. Comme ça... Je l'ai vu tout à l'heure. Il avait l'air plutôt bien entouré." Jason s'humecta les lèvres et dansa d'un pied à l'autre. Affronter Abel ? Jamais de la vie. Il ne le voulait pas, ce n'était pas son but, il avait confiance en lui, foi en lui. Abel ne ferait rien pouvant porter préjudice au groupe. Jamais. Aussi, il eut du mal à déglutir. "Mais on a un plus gros problème... Je crois." Il cligna des yeux et Annie fronça les sourcils. "Avec Gen, on a vu Garin alors qu'il fuyait le parvis. Et il avait l'air bien vivant."

Ne pas affronter Abel, ne pas affronter Abel. Il était celui qui les avait mis au courant. Il y avait une bonne raison. Il y avait toujours une bonne raison. Annie entrouvrit les lèvres en fixant Jason. La seule raison pour que Abel proclame Garin mort... C'était que ce dernier avait bien mené son jeu et envoyé du sable aux yeux du leader. Aucune autre possibilité n'était recevable pour Jason. Du coin de l'oeil, il vit Eve froncer les sourcils à son tour. Elle avait bien des choses à rattraper mais de la même façon que son frère, elle avait appris à compartimenter les informations reçues pour les traiter en temps et en heure. Jason baissa les yeux. Il avait aussi cru apercevoir sa petite copine Lisbet dans la foule mais de ça, il n'était pas certain.

"Et c'est qui, ces Gus ? Ils ont fait quoi ?"

Jason perdit le peu de patience que Annie l'avait aidé à trouver et il leva la main vers la petite famille, les sourcils froncés.

"Excuse-moi, qui t'a donné la permission de parler ?"
"Jason !"
"Okay, okay, je ne savais pas qu'il fallait lever le poing ici pour ouvrir la bouche. Retiens tes chevaux."
"Quoi, il y a quelque chose qui m'empêche de te faire fermer ta grande gueule ?!"
"ÇA SUFFIT ! Qui es-tu ?!"

Annie tira Jason par le blouson pour le faire reculer avec elle et l'éloigner. Elle allait devoir le soigner et cela devrait se faire... Loin d'ici. Jason assassina Marlene du regard. Finalement, peut-être que le pire dans le groupe, ce n'était pas celle que tout le monde croyait. Il désigna la jeune femme d'un index impérial en freinant Annie.

"C'est pour toi qu'il est revenu. Tu ferais mieux pas d'oublier comment tu es arrivée ici. Je te le déconseille fortement."

Et Jason l'aiderait à pas oublier. Levi aurait pu en découdre mais il haussa les épaules en s'interposant entre lui et Marlene. Cette dernière, en revanche, ne possédait pas autant de sang froid. Jason n'eut le dernier mot que parce qu'elle manquait de force et de courage.


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Samaël
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S'écartant du chemin, il laissa entrer tout ce petit monde pour finalement rejoindre Gen à la demande d'Abel qui commençait à s'équiper. Gen avait une balle dans le pied, ça allait être sympa. Posant son verre sur le comptoir, il alla s'installa à côté d'elle et l'immobilisa du mieux qu'il pu, tenant fermement sa jambe d'une main et plaquant son bras sur son torse pour l’empêcher de bouger. C'était précaire mais espérons suffisant. Sam resta pour le moins silencieux et lorsque Gen enfonça ses ongles dans son bras, lui causant de nouvelles plaies, il ne fit que serrer les dents. Certes on peut s'amuser à comparer la douleur mais douleur est douleur. Il ne disait rien, il écoutait, observait, réfléchissait. Oui, il avait comprit, enfin il était temps qu'il comprenne. S'il avait dormit dans la voiture en conséquence de tout ce qui était arrivé, ses esprits lui étaient revenu désormais et le compte avait été vite vu. Et puis faut le dire, la chaleur de l'alcool ça réveille, enfin là n'est pas le propos. Jericho n'était pas là, il ne le serait plus, et son regard dans le vide par moment prouvait qu'il en avait conscience. Lorsque la balle fut retirée et le cri de Gen terminé, Sam relâcha son emprise. La douleur de la chair recousue n'était rien après une balle retirée sans anesthésie, elle pourrait gérer. - « Samaël. Il s’est passé quoi exactement ? »

Ah. Quelle bonne question. Sam s'était levé et retournait vers le comptoir pour prendre son verre quand il ouvrit la bouche pour la première fois depuis qu'ils étaient revenus. - C'est partit en sucette. Les "Protecteurs"... - Il fit le signe des guillemets avec les doigts de sa main libre. - ... ont débarqué en mode pro-positif et on tiré dans le tas. Le parvis est devenu un champ de bataille pro-positif contre pro-négatif jusqu'à ce que le MTT débarque et nous vrille les tympans avec un Positif. - Passons les détails, de toutes façons il n'y avait pas vraiment plus à dire sur ce point là. Il avait vu le groupe arriver et tirer dans le tas, il s'était prit une boule de feu et avait rejoint le centre de l'action, avait combattu jusqu'à se prendre un coup de tazer suivit d'un coup d'enceinte dans la tronche. - A partir de là c'est un peu flou pour moi. J'ai juste vu qu'il nous donnait un coup de main pour partir. - Avait-il dit en lançant un regard à Levi. Oui, parce qu'il ne connaissait toujours son nom. Que dire de plus sur les événements? Quelles étaient les motivations des Protecteurs a part attiser un conflit silencieux déjà présent et pas franchement nécessaire? Pourquoi avoir tiré dans le tas? Quel était le but? En admettant que l'explosion n'était pas une tentative désespérée, étaient-ils plus?

Mais c'est à ce moment là que Jason et Annie entrèrent, et que tout partit en cacahuète, encore. Il parla d'un Bogdan et de Garin. S'il avait déjà entendu ce dernier nom, l'histoire de l'un ou de l'autre lui était inconnu si bien qu'il fronça les sourcils un instant et accueillit la question de Levi avec interet. Pas Jason. Si l'homme faisait barrage entre lui et Marlene, Sam fixait son collègue sans ciller, prêt à bondir à la moindre approche autre que verbale. C'était plus le moment de se taper dessus, ça ne servait plus à rien. Il était temps de comprendre. Annie traîna Jason dans une autre pièce et un silence se posa, Sam en profita donc pour river son regard sur Abel. - Question légitime cependant. Garin, Bogdan. C'est quoi l'histoire?


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Abel Henoch
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Abel avait été totalement inconscient des pensées qui pouvaient affleurer à son esprit en cet instant. Il avait l’habitude que Gen se comporte en personne bien éduquée et n’avait jamais envisagé que la douleur puisse faire tomber ses barrières. Et puis il avait beau savoir que Maddison n’avait pas été au coeur des événements puisqu’elle avait été bien à l’abri au Saloon avec lui, il s’inquiétait néanmoins pour elle. Comme souvent, elle n’était jamais loin dans ses pensées. Et s’il était doué pour compartimenter, il n’en restait pas moins humain - sisi, je vous jure. Enfin, il avait d’autres choses en tête que de se préoccuper de Gen. Enfin d’autre chose que de son pied. S’il se laissait toucher par la douleur de la jeune femme, il n’aurait pas été capable d’aller au bout du soin, il le savait. Il ignorait donc d’elle tout ce qui n’était pas sa blessure, et n’entendit pas ce qu’elle demandait, ni ne vit le regard qu’elle lui jeta - pas tout de suite en tout cas.

En attendant il écoutait les explications - succinctes mais il aimait cette efficacité - de Samaël. Ainsi le MTT utilisait des Positifs… Une information importante qu’il rangea dans un coin de son esprit.
Lorsque Samaël avait parlé des Protecteurs, Abel avait jeté un regard aigu à Levi avant de reprendre ses soins. Avant de le regarder de nouveau quand Samaël expliqua qu’il les avait aider à évacuer. Abel ne détourna pas le regard, songeur. Il se posait à dire vrai les mêmes questions que Samaël sur les motivations des Protecteurs. Les connaitre serait un moyen de comprendre Levi et Marlene. Ca et aussi leur histoire. Qui étaient-ils. D’où venaient-ils. Leur formation. Des choses qu’il exploraient soigneusement avec ses potentielles recrues avant de les valider. Il avait déjà tronqué sa procédure avec Samaël en espérant ne pas avoir à le regretter, et voila que Jericho lui en offrait deux nouveaux sur un plateau.

Mais il n’eut pas le temps de poser des questions que Jason et Annie revinrent à l’intérieur du Saloon. Et les révélations d’un Jason un peu - si peu - plus calme n’étaient pas de nature à remonter le niveau de l’ambiance. Il en était à réfléchir aux conséquences des nouvelles rapportées par Jason quand Levi posa sa question - légitime, comme le fera remarquer Samael un peu plus tard. Et la réponse agressive de Jason fit monter un peu plus la moutarde au nez d’Abel.

« Jason. Ils sont là, ils ont le droit de parler. Comme tout le monde ici. » Enonca-t-il froidement, posant de fait que Levi et Marlene ferait partie de la bande - jusqu’à nouvel ordre. Il voyait venir le moment où il allait devoir physiquement faire taire Jason, mais c’est Annie qui le fit sortir du Saloon. Abel retint un soupir lorsqu’il fut hors de vue, et comme nous l’avons dit, Samaël fit remarquer que la question avait du sens pour qui n’était pas familier de la vie trépidante - apparemment, meme lui ne savait pas à quel point - de Liberation.

Abel termina de bander la blessure de Gen, et enfin la regarda. Maintenant qu’il en avait fini avec le boulot d’infirmier, il laissa enfin transparaitre un peu de son inquiétude pour elle, soulagé qu’il était qu’elle n’ait été blessée qu’au pied. Qu’elle n’ait été que blessée. Il réalisait que perdre Gen aurait été tout aussi dramatique - voire pire. Il eut un froncement de sourcils fugitif - Gen devait être la seule présente à part Eve à le connaitre assez pour le remarquer - en remarquant l’expression de la jeune femme. Elle voulait lui parler de quelque chose d’important, en privé. Il la connaissait assez pour décrypter ce regard là. Celui d’Abel en réponse lui répondit à l’affirmative, sans se douter du contenu de la discussion. Il posa un main sur le poignet de Gen, l’étreignit doucement - un geste d’affection grandiose de sa part - et se leva pour faire face à Samael et Levi - et Marlene, quoique toujours un peu sous le choc.

« Bogdan nous a aidés Eve et moi à quitter la Chine après le MSS. Il nous a aidé à construire Liberation. Mais… disons qu’il ne voyait pas assez grand. Pas assez fort. Il a préféré partir de son côté avant de trop s’engager avec nous. » Le manque de détails et une légère crispation des mâchoires en disait long sur le fait que la rupture entre les deux amis était toujours un sujet douloureux. Bogdan avait été le premier que Abel aurait pu appeler son ami s’il avait connu le mot et son vrai sens à l’époque. Le Roumain était parti sans rien dire à personne qu’à lui, Abel comprenait donc que leurs camarades se posassent des questions de temps à autre.

« Y’a plus con comme réaction. » Abel lui jeta un regard en coin avant de regarder sa soeur.

« Quant à Garin… Lui aussi était avec nous dans les premiers temps. Il avait des problèmes avec son pouvoir. Il a eu une crise et je l’avais laissé pour mort. Mais apparemment, il a survécu... » Ce n’était pas vraiment un mensonge, mais il éludait sérieusement la vérité. Cela dit, que Garin soit vivant expliquait pourquoi son avis de recherche n’avait pas disparu de Langley. Mais comment était-ce possible ?
« Ouaou. C’est pas très amicale comme facon de procéder... »
« C’est surtout la seule. Si Garin meurt, il devient du sable. Difficile de ramener son corps pour des funérailles en grandes pompes. » Toujours une semi vérité.
« Maintenant, Levi… J’aimerais savoir quelles étaient les motivations de ton équipe et combien il en reste. Quel est leur niveau de menace. »
« D’abord, je maintiens, c’est pas mon équipe. » Le regard d’Abel lui signifia qu’il goutait fort peu la précision. Levi eut un haussement de sourcil dubitatif. « Ensuite, leur but était une attaque suicide, depuis le début. C’était pas très malin pour nous, vu qu’on n’est pas d’un naturel suicidaire. Ses parents me tueraient, d’ailleurs, si je la laissais faire un truc pareil. » Continua-t-il en désignant Marlene du pouce.
« T’es con... » Signifia-t-elle, goutant fort peu la vanne, ses parents étant eux morts depuis longtemps.
« Mais c’est ce qu’on a trouvé se rapprochant le plus de notre but : Liberation. Je me disais que les suivre nous mènerait peut être à vous, un jour. La preuve… Mais je n’avais pas prévu l’attaque suicide. Et on n’a pas eu de moyen de dire non… Cela dit, les paranos, je vous rassure : ils ne représentent plus aucune menace. Pour autant que je sache, ils sont tous restés sur le parvis du tribunal. En petits morceaux. »


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Gen Caleb
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Enfin, c'était fini - pour mon pied, en tous cas. Restait à savoir comment j'allais rentrer chez moi. J'osais espérer que quelqu'un allait me raccompagner, sinon, ma seule autre option était de ramper jusqu'au Sanctuaire. Le regard d'Abel a enfin croisé le mien: oui, il m'avait comprise, oui, on se parlerait en privé. J'ai même eu droit à une main sur mon poignet - ce qui, à l'échelle d'Abel, revenait à une étreinte hyper enthousiaste pour le commun des mortels. Je pense qu'il était loin de se douter de la nature de la conversation qui l'attendait, mais hors de question que je garde en moi un truc pareil - surtout qu'il fallait bien que quelqu'un lui signale qu'il était en train de dépasser les bornes, et en général, c'était mon travail de dire ça aux gens. Juste... en général, pas à Abel. J'ai pris une profonde inspiration et lentement renversé la tête vers l'arrière, les yeux clos un bref instant: déjà, je sentais le niveau d'adrénaline descendre doucement, et je sentais que j'allais dormir au moins douze heures en sortant d'ici.

Lorsque j'ai relevé la tête, j'ai posé mon regard sur Levi et Marlene: pouvait-on leur faire confiance, ÇA c'était la question à huit millions de dollars... enfin, pas vraiment. Si ces questions valaient vraiment des millions, je serais la femme la plus riche du monde à l'heure qu'il est. "Toi," ai-je dit en direction de l'homme. "Viens ici." Je n'avais pas vraiment besoin de contact ou d'une grande proximité pour utiliser mon pouvoir, normalement, mais là, plaît-il ? J'étais lessivée. Et je voulais l'homme, pas la fille, parce que d'une, il semblait nettement plus informé, et de deux... la fille, Jericho était mort pour elle, et je me refusais à la regarder trop longtemps. Je savais que si je plongeais dans son esprit, en plus, je verrais les derniers moments de Jericho et... non. Tout mais pas ça. Il a semblé hésiter, et j'ai haussé une épaule. "T'as bien vu dans quel état je suis ? Je ne vais pas te faire mal. Promis."

Il s'est avancé, et je me suis redressée sur la chaise: je lui ai fait signe de se pencher, ce qu'il a fait, légèrement, et j'ai pu prendre son menton entre mes doigts pour plonger mon regard dans le sien. "Laisse-toi faire, sinon tu vas saigner du nez." Marlene et Levi devaient se demander ce que je faisais, mais le reste du groupe le saurait pertinemment. Une des raisons pour laquelle on n'avait pas encore eu de coups fourrés, c'était que j'étais là. Je suis restée comme ça deux ou trois minutes avant de le lâcher et de relever les yeux vers Abel. "Honnête." C'est tout ce que j'ai dit. Et Abel n'avait pas à proprement parlé besoin de plus d'explications dans la vie. Normalement, j'étais beaucoup plus bavarde, mais les événements de la journée m'avaient comme qui dirait coupé le sifflet.

Puis, j'ai avisé Eve. Avec ce que je venais de voir dans l'esprit de son frère, je me doutais bien qu'elle n'était pas rentrée au saloon en auto-stop. Mais entre vous et moi ? L'essentiel, c'était qu'elle était revenue. On avait perdu Garin, puis Jericho, pas besoin de continuer à craindre que l'Underground découvre qui était vraiment Eve. En parlant de Garin... j'ai suivi les explications d'Abel sans un mot. Je le croyais - ce n'était même pas une question à se poser, pour moi - mais j'ai froncé les sourcils. "Mais ça n'a pas de sens. S'il a survécu à sa crise, alors pourquoi il n'est pas revenu ici ? Amnésie ? On l'a retourné ? Il t'en veut de l'avoir laissé pour mort ? C'est ça, le vrai problème... dehors, il y a un Garin qui se balade, qui connaît nos visages, notre QG, tout ce qu'il y a à savoir pour nous mettre dans de beaux draps, et qui, pour une raison ou pour une autre, a décidé qu'il ne revenait pas vers nous après s'être remis de sa crise. C'est un danger." Ne vous méprenez pas, j'avais été touchée par la mort supposée de Garin. J'avais été la première - et la seule, avec Annie - à en pleurer, même, mais la sécurité du groupe (et d'Abel, je l'avoue) primait sur tout le reste pour moi.


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Jason Israel
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[Post de convenance, attention. C'est le premier qu'on a tous ensemble, autant en profiter à fond.]

Une fois dans la cuisine, Jason avait opposé une certaine résistance face à Annie. Il était réellement ivre de rage comme il ne l’avait jamais été et il se fichait bien de la balle dans son bras. Mais Annie perdait patience à son tour et sa voix s’éleva à travers le Saloon, juste quand Gen faisait sa petite séance de boule cristal sur Levi.

« JASON ! Je sais qui tu es et tu vas m'effacer cette face de scrout IMMÉDIATEMENT de ton visage ! Enlève ton putain de t-shirt MAINTENANT, sinon je te jure que je t’attrape par les burnes et je les fais rôtir comme des marshmallows en plein en camping et tu me prieras ! Tu me PRIERAS pour que ce soit Abel qui te découpe en morceau parce que tu SAIS que tu en souffriras moins ! Alors maintenant, SOIS UN HOMME pour l’amour de Dieu et déshabille toi que je puisse te SOIGNER ! Tu SAIGNES partout sur le sol, Jason ! »

Mais à aucun moment Jason ne fut entendu. Néanmoins, il abdiqua et se laissa faire, les dents serrées. Il avait toujours pris soin d’Annie, fais attention à elle, mais finalement, ils prenaient soin l’un de l’autre depuis un long moment. Elle était… Sa meilleure amie et il admirait son courage, sa passion et toute sa dévotion pour Liberation. Il n’imaginait pas une seconde qu’elle puisse avoir des secrets, ni pour Liberation, ni pour lui. Encore moins pour Abel. Et pourtant… Une fois le pansement de Jason posé, elle s’essuya les mains en revenant dans la salle principale. Elle jeta un oeil au leader et prit un regard assuré en baissant les yeux vers Gen. Elle releva le menton.

« Garin ne reviendra pas. Et il ne dira rien. »

Jason fronça les sourcils et se leva de la table de la cuisine pour venir l’observer dans l’encadrement de la porte. Annie reprit.

« Je le savais. Quelqu’un est venu chercher des affaires dans sa caravane il y a un moment et a emporté des choses qu’il était, je pense, le seul à en connaître l’emplacement. Je le sais parce que j’étais cachée. » Elle s’humecta les lèvres. Si Abel venait à douter d’elle, elle espérait qu'il comprenne qu’elle faisait ça pour détourner l’attention de lui. « Garin ne s’est jamais senti à sa place ici. Il ne restait que pour Eve. Eve partie, il n’avait plus de raison d’être à Liberation. Alors il a feinté sa propre mort pour tromper Abel. » Seul le leader savait pour l’avis de recherche, à moins qu’il en ait parlé à quelqu’un d’autre. Mais Annie ne se démonta pas. « Personne ne craint Bogdan et en deux ans, il n’a jamais essayé de nous retrouver, ni de nous vendre… Garin fera pareil. Il est difficile, mais il n’est pas idiot. »

Jason secoua la tête. Annie mentait bien sûr, mais de façon détournée. Elle ne disait pas tout, elle envoyait un message à Abel pour lui signifier qu’elle savait des choses mais qu’elle n’en avait rien dit avant d’en être certaine.

« Comment peux-tu en être si sûre ? »

Elle acquiesça et avisa Jason dans son dos puis Abel avant de hausser les épaules.

« Parce que je lui ai parlé. Il y a quelques semaines. » Eve allait d’Abel à Annie sans rien dire. Elle aussi avait parlé à Garin une fois, lorsque que Maze l’avait faite sortir de l’Underground. Il avait eu le dos tourné 5 minutes et Garin en avait profité.

« Pourquoi n’avoir rien dit ?! »

Annie soupira et leva les mains. « Ecoutez, ce n’est pas le moment. Quelqu’un doit sûrement chercher ces deux-là et s’ils doivent rester ici, autant qu’on mette un plan au point. »

« Je vais chercher Libby. »

Eve estima en avoir suffisamment entendu comme ça. Elle soupira et sortit du Saloon. Toute sa mémoire n’était pas encore totalement revenue et il lui manquait pas mal de morceaux concernant Garin, expliquant son calme inattendu. Mais elle avait tout de même besoin de prendre l’air. Et Libby était une excellente excuse. Annie la suivit d’un regard désolé et elle laissa ses mains retomber sur ses cuisses. Après quelques secondes, elle reporta les yeux sur Abel, toute aussi désolée et un peu honteuse de lui avoir caché des informations essentielles.

« Je suis désolée… »

Jason se sentit tout à coup épuisé et il enfila à nouveau son t-shirt pour reprendre dans un soupir et vint se tenir à la hauteur d'Annie.

« Ok… Et maintenant ? Qu’est-ce qu’on fait ? »


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Abel Henoch
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Levi avait haussé un sourcil circonspect lorsque Gen lui avait demandé de venir près d’elle.
« En général, je ne dis pas non quand une jolie fille me fait venir à elle, mais… » Il n’avait protesté que pour la forme, et un regard à Abel qui avait hoché la tête - une seule fois - l’avait vu s’approcher de la Listener.
« Oui, et je n’aimerais pas abimer un si joli parquet avec mon pauvre sang... » Et il s’était laissé faire. Sans trop savoir ce que chercherait la jeune femme. A eux, finalement, il n’avait rien à cacher. Un frère mort, une nièce évadée de la Waleman grace à un pouvoir qu’il s’était jusque là toujours refusé à utiliser… Une quête de sa place dans une société qui ne veut pas de lui… Alors quand la sentence de Gen tomba, il avait ricané.
« Merci de votre bénédiction, ma dame. »

Abel s’estima satisfait de voir confirmée l’intuition de Jericho et la sienne par le sondage de Gen. Mais cette derniere avait raison, et il n’avait à dire vrai pas besoin d’elle pour arriver à la même conclusion : Garin représentait un danger. Mais il n’eut pas le temps d’ouvrir la bouche qu’ils entendirent les hurlements d’Annie, ce qui amena une expression de surprise franche - et rare - sur le visage d’Abel, puis une ombre de sourire amusé. Annie, d’ordinaire si douce, n’avait jamais montré cette facette de son caractère, et il se prit à plaindre Jason. Mais lorsqu’elle revint dans la salle et croisa son regard, il reprit tout son sérieux. Plus encore quand elle commenca à parler de Garin.

Annie était la seule à savoir ce qui était vraiment arrivé à Garin, la seule a avoir été témoin de son exécution. Elle s’était tue jusque là, mais elle avait tout les droits de parler de ce qu’elle avait vu - même si cela représentait un danger pour tout le monde. Garin était sensé être mort, peu importait le comment. Et de toute facon, s’il avait survécu - allez savoir comment - ca invalidait l’acte de le tuer, finalement. Si ce n’est que la rancoeur pouvait avoir des conséquences embarrassantes.
Mais lorsque Annie évoqua le fait qu’elle avait vu et parlé à Garin après sa supposée mort, Abel fronca les sourcils. Elle avait raison en parlant du fait que Garin ne s’était jamais senti à sa place. Mais il était fort mécontent du fait qu’elle n’ait pas dit qu’il était encore en vie.

« Bogdan n’est pas Garin. Tu aurais du nous dire tout de suite ce que tu savais. » Si Annie le couvrait, lui tenait son rôle de leader en lui reprochant son silence. Ils se devaient de donner le change, et là encore, les détails importaient peu. Il faisait confiance à Bogdan, malgré tout. Mais il n’avait jamais porté le moindre crédit à Garin, ne faisant que le tolérer pour Eve. Cette derniere décidant de sortir à son tour.
Abel la regarda sortir, un peu dépité. Il aurait aimé pouvoir faire quelque chose pour l'aider, la suivre. Et il craignait de la perdre à nouveau, chose dont il n’avait pas l’habitude malgré la vie qu’ils avaient menée jusque là. Mais il ne le pouvait pas. Il avait un devoir, celui de régler les problèmes qui se posaient à eux.
C’était sans compter sur ceux qui l’entouraient. Etait-ce parce qu’il voulait éloigner sa nièce de tout ces détails quand elle était encore sous le choc ou parce qu’il comprenait la position d’Abel, toujours est-il que Levi, après avoir jeté un regard aigu au leader de Liberation, se tourna vers Marlene.
« Va l’aider à chercher. Le coin est grand, il parait. Profites-en pour vérifier qu’on n’a pas été suivis, tu seras un coeur. » Marlene hésita un instant, mais l’idée d’avoir quelque chose à faire sembla la séduire. Elle se leva et partit à la suite d’Eve.
Les deux hommes échangèrent un regard, et puis Abel prit sa posture de chef intrépide.

« Je ne pense pas que Levi et Marlene soient plus recherchés que nous, de base, ni plus recherchés que les autres personnes qui étaient présentes au tribunal. Le fait qu’ils n’aient déja plus de puce les a préservés d’une identification, comme chacun d’entre vous. Ils ne sont pas plus un danger que nous. Pour peu qu’ils n’aient pas de comportement à risque… » Annie tiqua, elle savait mieux que les autres à qui Abel faisait allusion : Garin avait ouvert une brèche en faisant preuve de négligence, ce qu’Abel tolérait fort peu.
« Il va falloir vous trouver un logement... »
« Ca serait sympa. Il parait que les nuits sont fraiches par ici. »
« Et evaluer vos compétences. »
« J’imagine que tu ne parles pas de mes talents de chanteur ? »
« Il faut aussi évaluer l’impact de cette attaque sur nos actions. » Continua Abel en ignorant la boutade de Levi. « La sécurité de nos différentes cibles sera sans doute renforcée sans parler de la frilosité de certains de nos partenaires qui pourraient les conduire à nous tourner le dos. Il faut aussi qu’on se dissocie de ce qu’il s’est passé. Ce n’est pas notre facon de faire, il faudra s’assurer que tout le monde en soit bien conscient. Des idées ? » Attaquer, il savait faire. Se disculper, beaucoup moins. Abel n’était pas un communiquant, au cas où cela aurait échappé à quelqu’un.


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Gen Caleb
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[Non, c'est vrai ? Je croyais qu'Abel avait fait relations publiques à la fac...   ]

J'ai tourné la tête vers la cuisine, les yeux ronds comme des assiettes lorsque  Annie s'est mise à crier sur Jason parce qu'il ne la laissait pas s'occuper de sa blessure. Première nouvelle: Annie qui s'énervait. Et lorsqu'elle s'est mise à parler de Garin - qu'elle le savait en vie, qu'elle l'avait vu, qu'elle lui avait parlé - si ma mâchoire avait pu se décrocher et tomber par terre, elle l'aurait faite. Deuxième surprise, Annie qui avait caché des choses au groupe - et à Abel, surtout. Personne ne cachait des choses à Abel, en temps normal, surtout pas Annie. "Annie, Abel a raison, il fallait nous le dire si tu l'avais vu. C'est..." J'ai secoué la tête. Ça ne servait absolument à rien de lui dire maintenant, mais bon. "C'est quelque chose que tu n'aurais pas dû cacher. Si ça fait un moment qu'il est là sans être revenu ici ou nous avoir contactés, c'est inquiétant. Il faut qu'on lui parle pour s'assurer qu'il ne risque pas de nous mettre dans le pétrin, de gré ou de force. Il a été avec nous pendant des années, il en sait beaucoup trop pour qu'on le laisse se balader dehors sans s'assurer qu'il gardera ça pour lui."

J'ai soupiré. J'avais mal partout, de mon pied à mon crâne, et la migraine causée par le cri strident du Positif du MTT n'allait pas en s'améliorant avec tout ce qui nous tombait dessus. Garin dehors, qui était en vie depuis quoi ? Des semaines ? Des mois ? Et qui ne donnait pas signe de vie dans notre direction... ça ne pouvait pas être bon. Je n'aimais vraiment pas ça. La première chose que j'aurais faite en me relevant, moi, si on m'avait laissée pour morte, aurait été de revenir au saloon plus vite que mon ombre. Pareil pour les autres, je pense, mais Garin... Garin avait toujours été différent du reste du groupe. Je l'aimais bien, mais je pense que si j'avais été là quand il s'était présenté à Abel, j'aurais déconseillé à Abel de l'accepter dans le groupe. Je pense qu'Abel lui-même se le serait déconseillé s'il avait pu voyager dans le temps.

Abel venait de soulever un excellent point, d'ailleurs, une pensée qui m'avait effleurée au début de l'enfer: un coup pareil, les gens allaient tout de suite penser à Libération. Facile de coller ça sur le dos du seul groupe résistant connu... enfin, le seul, non, mais le seul violent, on va dire. L'Underground existait, mais pour leur mettre un coup pareil sur le dos au lieu de prendre le blâme, on pouvait aller se rhabiller. "Ce n'est pas dans nos méthodes," ai-je dit. "Jusqu'ici, on a toujours attaqué des cibles précises, quiconque n'est pas un idiot va bien savoir que..." Je me suis tue: c'est vrai, j'oubliais, des idiots, il y en a partout. "Oubliez ce que je viens de dire, puisqu'on croule sous les idiots." Je me suis replacée un peu sur la chaise. "Le moyen le plus sûr serait de montrer qu'on était ailleurs - alors que pour la plupart, on était justement là. Si on avait nous-mêmes fait un coup en même temps, les gens ne se poseraient pas la question, mais voilà, on était justement là-bas en majorité. Ça ne mènera à rien de faire un démenti sur Internet, personne ne va croire que ce n'est pas nous alors qu'ils ne connaissent personne d'autre qui ferait un truc pareil. Quoi que si on fait un message de sympathie, comme quoi on n'approuve pas, on a perdu des gens aussi, nos coeurs sont avec les familles des victimes, etc, etc... ça pourrait le faire."


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Samaël
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Passé à nouveau derrière le comptoir, Sam observait la scène et ses protagonistes sans dire un mot. Il écouta ce que dit Abel au sujet de Garin et Bogdan, fourrant ces informations dans un coin de sa tête. Les cris d'Annie furent une surprise pour lui aussi, en revanche, les informations cachées... Disons que s'il se doutait que ce n'était pas son genre, le principe restait le même pour lui, elle avait gardé pour elle des informations pour le moins capitale. Pas de secrets entre nous, tu parles, à d'autres. Il ne dit rien, ne trouvant pas utile d'en remettre une couche et se resservi ce bon vieux scotch. Sam restait impassible, enfin silencieux tout du moins, beaucoup d'informations à gérer, pas le temps ni le besoin de dire quoi que ce soit sur le sujet, enfin, quoi que ce soit de constructif. Au moins, dans l'histoire, Gen confirmait l'honnêteté de Levi, c'était déjà bien et effectivement il faudrait les tester, savoir ce qu'ils savaient faire et jusqu'où ils pouvaient le faire. Mais le sujet urgent revint sur la table, les événements de cette journée et les retombées sur Liberation.

Ils n'étaient pas responsable, ne l'encouraient même pas. Leurs actions étaient toujours précises, ciblés, ça c'était un carnage, beaucoup trop brouillon, et si sa première pensé était la même que Gen, le fait que le monde croulait sous les idiots était tout aussi sensé. S'ils pouvaient revendiquer une action se déroulant au même moment, ils seraient disculpé au niveau du peuple et des autres, certes, mais comment? - Un communiqué... Pour les familles oui, pourquoi pas, mais c'est pas très concret comme alibi. Au moins ça pourrait adoucir les attaques... - Oh oui ils auraient pu remonter le temps et pondre un petit truc pour se sortir de là mais la raison était-elle vraiment si importante pour en arriver à ce stade? Il connaissait la personne, tout le monde ici semblait la connaitre mais personne pour les mêmes raisons. Elle était partout celle-là! - Pourquoi pas utiliser la télé? On doit bien pouvoir détourner le signal, on toucherait plus de monde. - Pas besoin d’apparaître en personne, juste le communiqué oral suffirait. D'autant que passer par ce moyen de diffusion montrerait un certain effort et serait plus impactant que le journal ou internet, noyé parmi d'autres informations. - En faisant ça on monopoliserait l'attention des gens, réellement. - Oui parce qu'un journal ça se lit, se jette, se survole, internet ça se ferme, ça s'évite, mais la télé, quand la personne est en plein visionnage, le communiqué serait dur à éviter.


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Jason Israel
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« Ils peuvent prendre ma chambre. »
« Ah ! Super sympa, merci, très aimable à toi ! Je l’aime bien, cette fille ! »

Levi donna un sourire amusé à Abel, mais Jason ouvrit les lèvres à l’invitation de Annie.

« Excuse-moi ? »

« Je suis désolée, Jason, mais on me donne de plus en plus de shift et je passe plus de la moitié de mon temps chez toi, maintenant, on peut dire que c’est aussi chez moi ! Et la caravane de Garin est trop petite pour deux. C’est en attendant ! »
« Parce que mon appartement est un palace, peut-être ! »
« Tu... pourras garder un oeil sur eux de cette façon ? »

Annie fut plutôt fière de son argument de vente. Mais elle pensait comme Abel et son raisonnement était sensiblement le même. Quoiqu’il se soit passé, Jericho avait donné sa vie pour que Levi et Marlene sauvegardent la leur. Annie n’allait sûrement pas laisser un tel héritage pourrir dans une caravane maudite. Qui plus est, et la raison pour laquelle elle ne se sentait pas encore défaillir, Levi possédait un certain humour qui n’était pas sans rappeler celui de Jericho. Aucun doute qu’il gagnait en importance au sein de Liberation, rien que par cet état de fait. Du moins, à ses yeux. Jason n’en avait pas encore conscience mais c’était là sa rancoeur envers l’homme de mousse. S’il était virulent contre Marlene, c'était à cause de Jericho. S’il l’était contre Levi, c’était car il lui rappelait Jericho. Quoiqu’il en soit, à l’heure actuelle, Jason en voulait au monde entier. Annie était convaincue qu’avoir Levi avec eux aiderait Jason. Avoir la tête dans le guidon et quelque chose à faire, le garder occupé et concentré. Il roula des yeux, essayant de se maîtriser pour ne pas devenir méchant, et Levi eut un sourire.

« Je ne voudrais pas perturber votre vie de couple. »

Jason et Annie secouèrent la tête et répondirent en choeur.

« Nous ne sommes pas en couple. »
« Oh. Ok. »

Annie fit asseoir Jason sur une chaise pendant que Abel reprenait la parole. Elle les écouta sans rien dire. C’était à ce moment qu’elle redevenait silencieuse. Elle n’était pas là pour établir des plans ou quoi que ce soit, elle était là pour veiller sur eux pendant qu’ils prenaient les décisions. Et c’est ce qu’elle fit en servant un verre d’eau à Jason avec un cachet. Voire deux. Leurs ressources médicales s’épuisaient mais elle avait piqué quelques petites choses, de temps en temps, ni vu ni connu, à la clinique. De quoi calmer les ardeurs, les maux de tête et mettre un peu de douleur en sourdine. Quand il eut fini, elle reprit le verre d’eau et le tendit à Samaël avec un autre cachet, puis deux autres à Gen.

Jason ne quitta pas Abel du regard. Il réfléchissait, mais il cherchait aussi quelque chose. Les paroles de Gen lui firent monter la pression dans la poitrine à nouveau et il serra la mâchoire en jouant fermement avec ses doigts. Il essayait de conserver un certain calme. Il essayait, réellement. Annie s’approcha de Levi. Etait-il blessé lui aussi ? Elle s’imaginait que oui mais alors qu’elle le tirait par la main pour le faire asseoir à son tour, elle releva le bras  comme s’il l’avait brûlée. Annie regarda sa main mais elle était parfaitement normale, elle aurait pourtant juré avoir senti quelque chose de rugueux et de doux à la fois comme une éponge. Peu surpris de sa réaction, il sembla se souvenir de quelque chose.

« Ah oui ! Mes compétences ! Au moins, on peut régler ça rapidement… »

Il se racla la gorge et tendit la main vers la table à côté pour la transformer en...

« Bob. C’est mon surnom. Levi comme les Jeans, Bob comme l’éponge. Marlene est douée en informatique mais elle n’est pas Positive. Et je n’ai rien, ça va. Merci. »

Jason haussa les sourcils et baissa la tête en se frottant l’arcade, les yeux fermés. Annie s’était accroupie à côté de Gen pour perfectionner le travail d’Abel. Il n’était pas infirmier et même si elle le remerciait de s’être occupée de recoudre la plaie, il n’était pas doué dans les bandages.

« Télé, journaux, internet… Autant tout essayer. Les journaux, peu importe lesquels, l’avantage c’est que c’est officiel. Si eux transmettent notre message, il aura d’autant plus d’impact qu’en passant par des voix illégales ou pirates. Il faut qu’on s’abaisse un minimum auprès de Megalopolis si on veut être crédible. On doit s’allier à eux. Au moins pour cette fois. Ils doivent comprendre que nous ne sommes pas l’ennemi et ce n’est pas en agissant comme tel que notre message sera efficace. Cette journaliste, elle avait déjà écrit sur nous une fois. Son article a déchaîné la ville et elle anime une émission toutes les semaines. Elle est lue et regardée, si le Post ou d'autres chaînes font comme elle, on s'assure un allié ce qui, dans notre situation actuelle, n'est pas à négligeable. On perd en popularité, Abel... Nous adresser aux Positifs et Candidats, c'est une chose mais nous devons faire mouche auprès des Négatifs aussi. Et je ne parle pas des utopistes de l'Underground, ici. »

C’en était trop. Jason inspira profondément et regarda Abel.

« Tu vas finir par dire quelque chose ou on va faire comme si de rien n’était encore longtemps ? »

Pour une fois, Levi ne dit rien et baissa simplement les yeux. Annie releva les yeux vers Jason, sentant que l’explosion ultime n’était plus très loin. Mais cette fois, elle se tut et déglutit en baissant la tête pour rester concentrée sur son travail. Jason n’aboya pas, pour le coup, il parlait aussi calmement que d’habitude et vu les circonstances, ça n’engageait rien de bon. Une main ouverte, il reprit. Il aurait aimé rester froid comme à son habitude, compartimenter chaque chose, comme à son habitude, garder la haute, comme à son habitude. Mais il en fut aujourd’hui incapable. Plus que de la colère, c’était une profonde émotion qui se lisait dans ses yeux et s’entendait dans sa voix.

« Si tu veux faire ton communiqué de presse, emploie les mots JUSTES ! Nous n’avons pas perdu ‘des gens’, Gen. » Et son ton était remonté quelque peu. Mais très vite, il se reprit en serrant le poing sur son genou. « Nous avons perdu un ami. Plus que ça, même, en ce qui concerne certains d’entre nous. Jericho est mort. » Il reporta des yeux peu fiers sur Abel avec des lèvres tremblantes. Jason avait parfaitement que Abel n'était pas insensible mais il n’était pas non plus leur leader pour rien et ce jour-là, il avait besoin de lui plus que de n’importe qui pour garder la tête froide mais surtout, motivée. Il ne l’aurait jamais dit à voix haute mais à ses yeux, Liberation venait de perdre de la valeur et il résistait plus que de raison à l’envie de tourner les talons pour ne jamais revenir. Voilà près d’un an que Jason avait un mauvais pressentiment, comme s’il savait que quelque chose allait arriver. Il déglutit et reprit d’une voix blanche.

« D’abord Eve. Ensuite le train. Puis Garin. Maintenant ça et Eve à nouveau avec un arrière goût d’imprévu pas tant improvisé que ça. L’année n’a pas pour ainsi dire été d’un calme Olympien. Est-ce que tu peux dire quelque chose, s’il te plaît ? Parce que si vous arrivez à garder votre calme… De toute évidence, ce n’est pas mon cas. »

[Bah oui, c’est épais et long avec plein d’infos, je sais… Mais bon. Au moins pour une fois, on aura tout d’écrit et de dit, pas besoin d’imaginer ce qui a pu se dire.]


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Abel Henoch
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Silencieux, les bras croisés, son air impénétrable habituel, Abel écoutait ses troupes.

Il partageait l’inquiétude de Gen concernant Garin et son prochain mouvement. Contrairement à la Listener, il savait parfaitement la cause du « départ » de Garin, et ce qu’on était en droit d’en attendre : vengeance, représailles, trahison… Garin avait effectivement beaucoup trop de cartes à jouer contre eux. Avec le recul, Abel trouvait qu’il avait manqué d’a-propos : plutôt que de l’abandonner en Ville Basse, il aurait mieux fait de le jeter dans le fleuve. Ou le couper en morceaux peut être ? N’importe quoi qui lui aurait garanti la disparition de l’Elementaire. Lui ressuscité, l’éliminer devenait un échec cuisant - dont il ne pouvait réellement s’ouvrir à personne.

La question du logement des deux recrues réglées, il reporta son attention sur Levi qui expliqua - démontra - son pouvoir en réduisant une des tables centenaires en un machin de mousse inutilisable. Il cilla, mais cela avait-il la moindre importance, maintenant ? Abel n’était de toute facon pas matérialiste, pour quelle raison se formaliserait-il pour une table qu’ils pourraient remplacer par une jumelle tout aussi fonctionnelle sans l’ombre d’une difficulté ? Abel était-il plus touché qu’il ne voulait bien l’admettre ? Evidemment. Mais il ne l’admettrait justement pas.

Et puis Jason l’interpela, et Abel sortit de sa réflexion pour croiser son regard. Il y vit sa détresse et sa souffrance. Jason ne venait pas des camps du MSS, il n’avait pas été conditionné autant qu’eux. Encore que ca n’avait pas empêché Libby de réagir violemment à la mort de Jericho. Mais elle n’avait pas le même devoir qu’Abel. Il se devait de rester droit. Il se devait de rester fort. Qu’il cède et, Abel le voyait dans le regard de Jason, dans la distante feinte d’Annie… Il soupconnait que Gen était trop perturbée par sa douleur pour réagir normalement - si tant est qu’il y ait la moindre notion de normalité chez la jeune femme.

Quand Jason eut fini de parler, Abel laissa un silence, sans lacher Jason du regard.

« Jericho est mort, en effet. Il est mort pour ses idées. Il est mort pour ce qu’il croyait juste. » Son regard effleura Levi avant de croiser celui de Jason, de Gen, de Samael et d'Annie. « C’est le destin que nous avons tous accepté quand nous avons fondé, quand vous avez rejoint Liberation. Personne ne pourra le remplacer... » Il eut un nouveau regard rapide pour Levi. « … Mais nous n’allons pas non plus rendre son sacrifice vain en fermant la porte qu’il a ouverte. Nous le lui devons. » Et le premier qui irait prétendre le contraire et renvoyer Levi et sa nièce dans la gueule du loup de Polis District aura affaire à lui.

Il laissa passer un nouveau silence en faisant quelques pas lents en direction de la porte et puis il s’arrêta pour poursuivre, leur tournant le dos.

« Nous avons toujours attaqué des cibles précises, en effet. Des symboles. Des dangers. Pas des innocents. Nous devons faire en sorte que le monde s’en rappelle. » Il se retourna pour leur faire face à nouveau, l’air encore plus décidé qu’avant - si c'est possible.
« Nous n’étions pas actifs ailleurs, ca ne fait pas de nous des coupables pour autant. » Il croisa le regard de Samael. « Un détournement n’aurait pas l’effet escompté. Orchestrer un piratage quand on veut se disculper serait contreproductif. » Il n’était peut être pas un bon communicant, mais il était un stratège. Il savait placer ses pions de la bonne facon pour obtenir ce qu’il voulait. Même quand il ne controlait pas vraiment ses pions, il savait néanmoins les utiliser au mieux de ses intérêts.

« Notre premier contact nous a toujours donné satisfaction et fait bon usage de ce qu’on lui fournissait. Nous passerons par son biais une nouvelle fois. Qui plus est, un seul contact limitera le risque pour celui qui ira déposer notre déclaration. »

Il regarda une nouvelle fois ses troupes, histoire qu’ils se sentent tous concernés.

« Nous trouverons les mots justes. Mais nous ne devons pas oublier que nous voulons des actes avant tout. Nous sommes prêts au combat. Il a été simple jusque là. Ce qui est arrivé aujourd’hui, ce qui est arrivé cette année, nous montre juste que nous sommes au début du chemin. Nous ne sommes pas seuls... » Il pointa Levi du doigt. « … A nous d’en profiter. A nous de faire en sorte que ces autres voix se fassent entendre. Pour que le sacrifice de Jericho n’ait pas été vain. »


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Gen Caleb
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Juste au moment où je me disais que je n'allais pas m'en sortir, niveau douleur physique, Annie est arrivée avec un verre d'eau et des cachets. OUI ! OUI ! DONNE-MOI !!! TOUTE LA PLAQUETTE ! La journée n'était clairement pas finie pour nous, et entre ma migraine et mon pied, je ne m'entendais même plus penser correctement - le comble pour une Listener - alors je ne me suis pas faite prier pour les gober. Simple aspirine ou morphine pure, je m'en foutais, j'aurais pris n'importe quoi pour atténuer. J'ai haussé un sourcil à la démonstration de Levi. C'était... euh... pratique ? Non, vraiment, c'était super pratique, dans l'idée, mais dans la forme... si Jericho avait été là, il ne se serait pas privé de faire des vannes. Sauf que... Jericho ne serait plus jamais là, pour faire des vannes ou autre chose.

Alors qu'Annie dirigeait son attention sur mon pied pour rectifier le bandage - je n'étais pas plus infirmière ou médecin qu'Abel, mais même moi je voyais qu'elle s'y prenait nettement mieux - Jason a parlé, encore. Apparemment, monsieur n'était pas d'accord avec ma formulation. "Je disais ça COMME ÇA ! J'ai pas écrit le truc au complet, j'ai l'air de l'avoir écrit ?? J'ai l'air en ÉTAT ? Je sais TRÈS BIEN qui on a perdu et ce qu'il représentait, mais merde c'est le PUBLIC ! Tu veux pas que j'envoie aussi aux journaux combien on est et la photo de Jericho en pièce jointe ?!" Respirer, respirer, RESPIRER. Ça ne me ressemblait pas de m'en prendre à Jason, ou à quiconque à Libération, mais on était tous à terre à notre façon. Et ma façon à moi, comme Jason, apparemment, c'était de m'énerver. Il fallait que j'extériorise. Nul doute que j'allais m'excuser à Jason par la suite, mais voilà qu'il s'en prenait à Abel, maintenant ? D'abord moi, puis Libby, puis Levi, puis moi encore, et là Abel ? Ça va, Jason, t'as bientôt fait le tour ?

J'ai ouvert la bouche pour lui tomber dessus, mais encore une fois, on a été sauvé par Abel qui s'en mêlait. Et il avait l'heure juste, pour pas changer. Jericho savait très bien ce qu'il risquait quand il était retourné dans l'action pour sauver Levi et Marlene. Pourquoi il avait pris cette décision de sauver deux inconnus au péril de sa vie, ça... Dieu seul le savait, mais il avait fait un choix en toute connaissance de cause. Ça ne servait à rien de leur en vouloir, au final, ils n'avaient rien demandé, et surtout pas la mort de Jericho. J'ai acquiescé. Pour Abel, la personne la moins bavarde que la Terre ait jamais portée, ça en faisait, des mots. "On trouvera une façon de dire tout ça. Quant à déposer la déclaration..." Mon regard a coulissé vers Levi. Il ne mentait pas sur sa nièce - ou alors il ne croyait pas mentir - mais je n'allais pas garder ce que j'avais vu pour moi pour autant. Ça suffisait, les cachoteries, dans cette putain de famille. "Marlene pourra le faire. En guise de bonne foi, et parce qu'elle saura se faire discrète." Annie en ayant fini avec mon pied, je l'ai retiré de la chaise pour que le sang circule mieux le long de ma jambe. "Je l'ai vue se servir de son pouvoir pendant l'émeute. Elle est apparue de nulle part, a frappé quelqu'un sous mon nez et elle est disparue aussitôt. Si elle n'en est réellement pas consciente, il faudra bien lui dire."


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Samaël
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Riot, épilogue.
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Et maintenant c'était Jason et Gen qui se prenaient le bec. Ca n'allait donc jamais finir? Il pouvait concevoir que le chagrin pouvait avoir des effets dévastateurs, il n'y était pas étranger, mais ça devenait de moins en moins productif. Quoi de mieux que de poser sur la table un bon leader. Encore un fois Abel prouvait pourquoi il avait été choisi, pourquoi ils l'avaient choisi. Sam avait accepté avec un sourire le cachet et le verre d'eau que lui avait apporté Annie et avait avalé la cellule dans l'instant, faisant passer ça avec une gorgée de whisky juste derrière. C'était vrai, Jericho avait fait son choix, en adhérent à la cause, en retournant en arrière pour eux. Hors de question de les foutres à la porte, sans parler du fait que Jericho laissait une grande place vide, ils n'étaient pas si nombreux au seins de ce groupe, ils avaient besoin de bras. Levi lui tira un sourire quand il fit sa démonstration, amusant comme pouvoir, et ce que finit par dire Gen sur Marlène l'intrigua. Apparaître comme ça? Une téléporteuse? Peut être un pouvoir similaire au sien? Il avait hâte de découvrir ça, il n'avait pas été choisi comme formateur option pouvoir à l'époque de la CIA pour rien.

La solution du journal et leur contact effectif avait finalement été retenue. Abel n'avait pas tort, détourner le signal ne montrait pas vraiment leur bonne foi, utiliser un contact qui avait fait ses preuves était plus sûr. Et certes ne pas avoir mené d'action en même temps ne les rendait pas coupable pour autant, mais en avoir mené une aurait été mieux, au moins la question ne se posait pas et ils pouvaient au besoin l'afficher sans mentir. - Sinon, l'histoire d'avoir fait quelque chose pendant l'attaque... Je connais quelqu'un qui peut voyager dans le temps à qui je peux demander un service, on aurait au moins quelque chose de concret en terme de justification. - Maddi leur rendrait ce service, il n'en doutait pas. Tirant un tabouret, toujours à l'arrière du bar, il s'installa, fermant les yeux en sentant chacun de ses muscles frémir de courbatures fois vingt-six. Foutu tazer.


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Jason Israel
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Jason ne trouva plus rien à répondre. Il baissa la tête, écoutant Abel. Il n’avait même pas répondu à Gen. Les yeux fixant le sol, il se tut. Abel voulait agir, très bien, mais là, tout de suite… Jason se sentit las, fatigué, épuisé… Il avait perdu plus de sang qu’il ne le pensait et comme Gen, la pression commençait à retomber. Pas le chagrin, mais le contre coup.

« Euh… » Levi pouffa de rire en levant une main. « Non, Ma nièce n’a pas de pouvoir. Elle s’est évadée avant. » Jason releva la tête en fronçant les sourcils. Evadée de quoi ? « Et Marlene n’est pas un pion que l’on déplace, elle a sa propre volonté ! »
« Je vais le faire. »

Jason tourna la tête pour voir la jeune femme rentrer dans le Saloon en se tordant les mains. Elle dévisagea tout le monde tour à tour. « La brune est avec la rousse… Elles discutent. Je crois. » Elle s’humecta les lèvres en dansant d’un pied à l’autre puis elle se tourna vers Abel.

« Je veux le faire. » Elle acquiesça avec un très léger sourire avant de se tourner vers les autres. « Je sais… Que vous me haïssez sûrement tous à l’heure qu’il est. Surtout toi… » Elle pencha la tête avec un nouveau sourire en s’adressant à Jason. Mais ce dernier ne répliqua rien et reprit son observation du sol en l’ignorant. « Je suis désolée. Vraiment… J’aurais aimé que les choses soient différentes, j’aurais aimé réussir à vous trouver dans de meilleures circonstances. Mais je veux me racheter et vous montrer ce dont je suis capable. Je peux le faire et j’accepterai les épreuves nécessaires. »

« Je crois que je vais avoir besoin d’un verre de ça. »

Levi leva l’index et soupira en s’installant au comptoir face à Samaël. Et quand celui-ci mentionna un Slider, Jason fronça les sourcils et cilla. Il releva la tête, absolument inconscient de ce que la remarque du Candidat allait provoquer. Jason posa une main sur son genou et se retourna pour regarder Samaël.

« Il y a des Positifs capables de ça, réellement ? »

Combien de cartes Sam cachait-il encore ?


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Abel Henoch
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Finalement, l’ambiance était redescendue à quelque chose de plus posé. Mais il savait que ce serait un travail de fond. La notion de deuil ne lui était pas vraiment familière - quand vous vous prenez des coups parce que vous pleurez la mort d’un camarade, ca forge le caractère - mais il n’en était pas moins conscient que son groupe mettrait du temps à être à nouveau opérationnel à 100 %. Et même lui savait que les choses ne seraient plus tout à fait les mêmes.

Quand Gen parla de l’éventuel pouvoir de Marlene, démenti par Levi, il fronca les sourcils. Il connaissait assez Gen pour savoir qu’il pouvait lui faire confiance lorsqu’elle affirmait quelque chose, mais il était étonné que Levi n’en sache rien. La jeune femme était-elle inconsciente de ses capacités ? Et de quelle évasion parlait-il ? Abel croisa le regard de Gen, interrogatif : avait-elle vu/entendu chez lui quelque chose qui expliquerait de quoi il parlait ?
Abel ouvrit dans tous les cas la bouche pour rétorquer à Levi qu’ils étaient tous des pions - lui-même compris - dans les objectifs qu’ils s’étaient fixés, mais Marlene se déclara prête à faire ce que Gen avait proposé, à savoir déposer leur message à leur contact journaliste. Quel que soit réellement son pouvoir, il s’en fichait : il aimait que ses hommes soient du genre volontaires. Rien que par cet engagement, Marlene lui prouvait deja qu’elle serait utile à Liberation.
Savoir que Eve et Libby étaient ensemble lui retira un poids - léger - de ses épaules. Il n’avait pas fini de s’inquiéter pour sa soeur, les événements ayant rendu les choses plus compliquées, de fait. Il ne laissa cependant rien paraitre.

« Tu n’as rien à prouver ni à te faire pardonner. Ce qui est arrivé n’est pas ta responsabilité. C’était le choix de Jericho, et uniquement le sien. » Il croisa le regard de Levi, puis pris sa décision. « D’accord tu le feras. Que ce soit clair : ce n’est pas un test. C’est uniquement parce que tu sembles la mieux à meme de remplir cette mission. Samaël t’aidera quant à ton pouvoir, parce qu’apparemment, il y a des choses que toi et ton oncle ne savez pas. » Il se tourna vers son ex-derniere recrue. « Il faudra faire dans le sommaire ce soir pour qu’elle puisse y aller sans risque dès que le communiqué sera prêt. Vous travaillerez plus longuement dans les prochains jours. » Il en savait assez sur Samael pour supposer qu’il serait le plus à même d’aider Marlene sur ce chemin difficile qu’est la maitrise d’un pouvoir, grace à son passé et son expérience. Il y mettrait peut être aussi moins d’affect que les autres membres de Liberation qui côtoyaient Jericho depuis près de trois ans.

Abel aurait aimé laisser les choses là, libérer chacun pour qu’ils prennent du repos, mais Samaël fit une suggestion qui le stoppa net dans son élan, et alors que Jason demandait si des Positifs capables de voyager dans le temps existaient vraiment, Abel braqua un regard de Siberie sur Samaël.
Les Sliders n’étaient pas nombreux, et bien sur, Abel avait pensé à Maddison immédiatement - sans prendre la présence de Gen en compte. Samael et elle se connaissaient-ils ? Et comment lui était au courant pour son pouvoir ? Il ne le demanderait certainement pas à lui, il se retrouverait à devoir expliquer comment lui connaissait Maddison. Mais à elle, par contre, il pourrait poser la question - et ne s’en priverait pas. Mais ce n’était même pas ca qui le faisait entrer dans une colère froide aussi rapidement.
C'était l’évocation d’utiliser ce genre de « compétence » pour arranger les choses à leur convenance qui le dérangeait - doux euphémisme.
« Oui, ca existe réellement. » Répondit-il à Jason d’un ton qui n’annoncait rien de bon, et sans lacher Samael du regard. « C’est sans doute le pouvoir le plus dangereux qui soit, le seul qui ne doive jamais être utilisé, à mon avis. » Il se rapprocha de Samaël. « Qui est capable d’apprécier toutes les conséquences d’un changement dans notre passé ? Qui est assez prétentieux pour décider de ce qui est juste ou pas ? Qui peut avoir tellement d’orgueil qu’il juge que la volonté des autres n’a pas de valeur et qu’on peu l’oblitérer si facilement ? Si nous avions été ailleurs, Samaël, qu’est-ce qui te dis que nous n’aurions pas été arrêtés parce que Libby n’aurait pas été là pour nous couvrir ? Et puisqu’on y est, retournons dans le passé, sauvons Jericho ! Empêchons tout le monde d’y aller et laissons les mourir ! Qui te dit que nous n’avons pas besoin d’eux pour réussir ?! » Ce disant, il leva vivement le bras pour pointer Levi et Marlene du doigt. « Ou mieux, annulons la dissémination de Yu ! Combien de vies innocentes sauvées ? Combien d’autres tout aussi innocentes sacrifiées ? Pourquoi empêcher tel événement et pas un autre ? » Le ton montait, impercerptiblement. « Voyager dans le temps est un pouvoir d’egocentrique qui se croit tout puissant ! C’est le pouvoir le plus liberticide que je connaisse ! C’est tellement facile de remonter le temps et d’effacer les actes de milliers, de millions de personnes juste parce que ca arrange ! » Il ramena son bras pour pointer cette fois Samael. « Je ne veux plus jamais entendre parler de ca. Je tuerai moi-même quiconque je découvrirai en train de remonter le temps pour arranger les choses à sa facon, c’est clair ?! »

Il savait que cela incluait Maddison. Il ne l’avait encore jamais prise à faire autre chose qu'un déplacement réflexe pour s’éviter un danger immédiat. Avait-elle joué à « corriger » le passé depuis qu’il la connaissait ? Il l’ignorait. Il espérait n’avoir jamais à se confronter à elle sur le sujet. Ce qui l’énervait le plus était de se dire que si elle l’avait déjà fait, il n’aurait en réalité aucun moyen de le savoir, et c’était sans doute parce qu’il était pleinement conscient de ce fait qu’il s’en agacait. Mais à moins de prendre Maddison sur le fait, que pouvait-il faire ?


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Jason Israel
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Marlene fronça les sourcils aux « ordres » d’Abel. De quoi parlait-il ?

« Quel pouvoir ? Je n’ai pas de pouvoir, je suis Négative. »

Mais la question de Samaël coupa court à la conversation. Jason connaissait Abel suffisamment bien pour savoir reconnaître… Ses regards. Et celui-ci ne lui échappa pas. Le Candidat sentit un vent glacial dans son dos et il serra la mâchoire en observant son leader. Levi ne fut pas en reste et reposa doucement son verre sur le comptoir. Mais plus Abel s’énervait - car il s’énervait - plus Jason y percevait un contentieux personnel avec quelqu’un ou quelque chose. Jamais il ne l’avait vu réagir de façon aussi animée. De là à parler de tuer un Positif avec un tel pouvoir ?! Jason se leva en brandissant une main.

« Abel, ce n’est qu’une suggestion. Personne ne parle de changer le passé. » Jason regarda Samaël une seconde avant de reporter son attention sur le leader. Quoiqu’il se passe dans sa tête à cet instant, Jason n’y comprit rien. « Juste une suggestion. »

Lui non plus n’était pas à l’aise avec l’idée de changer le cours du temps. Il y avait des choix dans sa vie qu’il aurait pu revoir mais après réflexion, les choses étaient ce qu’elles étaient et arrivaient pour une bonne raison. Mais de toute évidence, il n’était peut-être pas le seul à manquer de retenue, finalement. Cependant, Jason dissimula bien au fond de ses pensées le fait que sauver Jericho était hors de question pour Abel. Il aurait bien cru le contraire...


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Gen Caleb
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Pour pas changer, je n'ai même pas eu le temps de l'ouvrir que ça repartait: mais là, ce n'était ni Jason, ni Annie qui s'énervait, c'était... Abel ? J'ai haussé un sourcil. Depuis le temps que je le connaissais - un bon trois ans, quand même - je ne me souvenais pas l'avoir vu dans un tel état, ni même, maintenant que j'y pensais, d'avoir prononcé autant de mots dans la même discussion. Voire dans la même journée. Bien malgré moi - je vous assure, je n'avais absolument pas besoin de ça avec la journée qu'on venait tous de se taper - j'ai senti que Maddison effleurait son esprit, et si j'avais encore eu la force de m'énerver, ça n'aurait pas manqué. Jamais elle sortait de sa tête, cette meuf ??? Le premier qui me disait que j'étai mal placée pour parler, je le tuais - moi je faisais pas exprès !

Sauf... que j'ai eu tôt fait d'oublier que j'étais jalouse de la Slider quand Abel est tombé sur Samaël. Pas de cris, pas de jurons, pas de gesticulations, évidemment, on parlait d'Abel Henoch, mais pas besoin d'être Listener pour savoir qu'il était extrêmement remonté: pour dire, la température dans le saloon venait de chuter d'au moins dix degrés, et on était dans le désert ! Au fond - pour pas changer - je partageais son idée. Remonter le temps pour changer le présent, c'était prétendre qu'on savait ce qui devait et ne devait pas arriver, et pour ça, il ne fallait VRAIMENT pas se prendre pour une crotte de chien. Et puis, rien de bon n'arrivait à ceux qui se prenaient pour Dieu, mais entendre Abel parler de tuer un Positif pour la nature de son pouvoir, ça avait le mérite de me faire hausser les sourcils.

Je me suis levée - malgré Annie qui protestait vivement pour mon pied - et, avec toute l'élégance et la grâce d'une femme qui vient de se faire arracher à vif une balle du pied, j'ai fait les quelques pas qui me séparaient d'Abel pour poser doucement une main sur son bras. "Abel." J'ai levé les yeux vers lui avec un regard qui en disait long: ça va, je suis là, je te comprends, mais on va pas commencer à se taper entre nous pour ça. C'était injuste pour lui et j'en étais consciente, mais s'il ne tenait pas, aucun de nous n'allait tenir. "C'était juste une suggestion en l'air. On est tous claqués, il n'a pas réfléchi, c'est tout." Mon regard a coulissé vers Samaël un instant, et il était clair, ce regard: tu dis oui-oui et tu hoches la tête, mon gars, puis le regard s'est adouci alors qu'il se reportait sur Abel. "Bien sûr qu'on ne fera pas une chose aussi irréfléchie, on fera juste un démenti solide, à nous tous on trouvera bien les bons mots." Je lui ai même sorti un petit sourire discret avant de me tourner vers Marlene.

"Non," ai-je insisté. "Il faut croire qu'il ne t'a pas sorti de la Waleman en temps. Tu as un pouvoir, je t'ai vue t'en servir pendant l'émeute." Je ne m'étonnais pas qu'elle ne m'ait pas remarquée - elle était passée tellement vite - mais je dois avouer que j'étais plutôt surprise qu'elle ignore ses propres facultés. La Waleman n'avait donc rien testé après l'avoir exposée ? Le MSS et la CIA le faisaient, et à outrance, je l'avais vu chez Abel autant que chez Maze. Ils foutaient quoi à la Waleman ? "Tu es apparue d'un coup, tu as frappé un gars et tu es disparue sous notre nez aussi vite. Shifter ? Jumper ? Illusionniste ? J'en sais rien, Samaël t'aidera sans doute plus que moi, mais tu n'es pas Négative, ça c'est certain." Je me suis mordue la lèvre inférieure: ça risquait de lui faire un choc, j'imagine. J'avais grandi en sachant que j'étais différente: mes parents m'avaient mise en garde toute petite et j'avais attendu pendant des années que mon pouvoir se manifeste. J'avais du mal à imaginer ce qu'on ressentait quand on nous le collait dessus de force, et encore moins quand on ignorait que ça avait été fait.


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Samaël
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Et donc? Il pensait lui apprendre quelque chose? Il lui arrivait quoi au marmot? Un peu de tenue que diable. Abel fixait Sam, faisant son discours, Sam fixait Abel sans dire un mot, écoutant chaque arguments, des plus sensés par ailleurs, jusqu'à ce qu'il en finisse par une déclaration pour le moins dérangeante avant que Jason et même Gen n'approche pour le défendre, lui assurer que ce n'était qu'une suggestion, qu'il n'avait pas réfléchis à ce qu'il avait dit. Il avait eu une mauvaise expérience avec ça dans le passé ou c'était juste viscéral? Sam posa la bouteille qu'il tenait dans la main devant Levi. - Il n'a jamais été question de changer quoi que ce soit. - Et c'était vrai. Et dans ces mots Sam pouvait entendre qu'Abel, malgré sa capacité à rester de marbre, était atteint par ce qui se passait, c'était déjà une bonne chose. - Tu penses que je ne sais pas déjà tout ça? Tu crois que je n'y ai pas pensé? Tu crois m'apprendre quelque chose en me disant ça? Jericho est mort, c'est un fait, inéluctable, et il est hors de question d'y changer quoi que ce soit car c'est tout bonnement impossible. Remonter le temps pour changer les choses serait catastrophique, tu imagines le paradoxe qui en découlerait. - Si l'expérience du voyage dans le temps pour Sam était récente, il n'était pas pour autant un simple d'esprit pensant que c'est un miracle sans conséquences. Son ton était resté calme, posé, tout du long, presque pédagogue, je dis bien presque. - Je n'ai pas la prétention d'être tout puissant. - Sur celle-là cependant, le ton avait changé, sensiblement, accompagné d'un regard clair envers Abel, soit en gros qu'il appréciait moyennement d'être menacé et prit pour un demeuré. Trop vieux pour ces conneries.

Sam reprit finalement un ton plus normal pour terminer. - L'idée était ici d'avoir un alibi concret. Tu préfères sans? Alors qu'il en soit ainsi, on fera en sorte que le communiqué soit assez solide pour être suffisant. - Oui, il aurait pu, voir dû, y avoir un "mais" dans cette phrase, mais n'envenimons pas la situation plus que ce qu'elle était déjà. Ne faisant cependant pas l'affront de reprendre la bouteille pour revenir à ce qu'il faisait comme s'il se contrefichait de ce qu'Abel disait, il se contenta de garder le silence, sans ciller. Pas la peine de commenter le fait d'aider Marlène avec son pouvoir, mystérieux pour l'heure, ce serait un plaisir. La pauvre fille d'ailleurs devait être bien déçue par tout ça, en plus de la culpabilité qu'elle semblait ressentir. Elle avait espéré les trouver autrement, elle avait pas tort, mais les choses sont ce qu'elles sont. Au moins elle ne pourrait que voir du mieux après cette journée de merde.


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Abel Henoch
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La colère d’Abel était retombée presque aussitôt que Jason avait ouvert la bouche, mais c’est le geste de Gen qui acheva de lui faire reprendre contenance. Ils avaient raison, bien sur, il n’avait aucune raison de s’emporter ainsi. Le discours de Samael le rassura aussi : au moins ne s’était-il pas trompé sur lui. Il était capable de garder la tête froide, il était capable de rester rationnel. Abel n’en attendait pas moins.
Que Samael ait pris pour lui l’accusation de toute puissance chagrinait Abel, quelque part. Ce n’était pas pour lui qu’il avait dit cela, mais pour ceux qui avaient ce pouvoir. Samael arrêtait le temps, il ne le remontait pas. Il pouvait altérer le cours des choses, pas les annuler. La nuance était légère, mais elle était d’importance pour Abel. Pour autant, les excuses n’étaient pas forcément dans son mode de fonctionnement. C’était dans les actes qu’Abel montrait qu’il retirait - ou non - sa confiance aux autres, et pour ce qui concernait son emportement de l’instant, il n’était de toute facon pas réellement dirigé contre le Slider. Alors pourquoi s’excuser, franchement ?!

Il souffla légèrement et se détourna, croisa brièvement le regard de Gen, lui rappelant d’un coup d’oeil qu’il n’oubliait pas qu’elle voulait lui parler, et refit face aux autres.

« Dans ce cas… Il faudra encore s’assurer que personne ne l’identifie. »

Une part de lui aurait aimé qu’il soit de ceux capable de faire l’éloge funèbre de quelqu’un. Capable de trouver les mots qui guérissent. Mais il ne savait qu’être un soldat. Ces mots là, c’était Annie, c’était Gen qui étaient capables de dire ce qu’il fallait. Lui se préoccupait de la sécurité de ses troupes : si le MSS découvrait que Jericho était tombé à Megalopolis, cela risquait de ramener des agents beaucoup trop près de Liberation.


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Jason Israel
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Jason se sentit soulagé de voir Abel se refroidir presque aussitôt. Il coula un regard à Gen, rassuré et baissa enfin sa main. Marlene n'osa rien dire, en réalité, elle avait peur de ce que l'on pouvait lui dire et retardait l'échéance. Abel l'intimida quelque peu mais elle n'en fit pas état. Levi quant à lui, savait quand se taire.

"Je n'ai rien vu en partant. Je croyais qu'il avait été soufflé dans l'explosion."

Levi secoua la tête tristement.

"Non... Il a été propulsé par l'explosion."

Quelque chose fit déclic dans la tête de Jason. Il ne pouvait s'empêchait d'entendre le cri de Libby dans sa tête, celui-là même qui résonnait jusqu'à Gen. Il ne quittait plus l'ancien agent. Elle avait tout vu alors qu'eux avaient le dos tourné. Levi avait dû le voir aussi pour tenir Libby aussi fermement. De même que Marlene qui s'était rendue malade. Un frisson parcourut tout son corps en entendant encore Libby dans sa tête. Mais ils étaient face à un problème pratique et Jason salua cette intervention. Il leva les mains et inspira profondément. Un cas pratique. Voilà ce dont il avait besoin pour se concentrer sur autre chose que tout ce qui se passait dans sa tête à le rendre sourd. Mais Marlene le devança à nouveau.

"La Police de Megalopolis va sûrement faire un appel à identification. Ils font toujours ça."

Jason jeta un oeil à sa montre. Tous les pompiers devaient être en place déjà, le parvis devait blindé de sécurité. Il regarda Samaël mais il semblait en bien mauvais état, il était pâle et semblait aussi épuisé que lui. Jason réfléchit à toute vitesse.

"Le dossier de Jericho est introuvable par qui que ce soit ne sachant pas où chercher. Ils ne trouveront jamais une correspondance avec ses empreintes. L'un d'entre vous connaît le vrai nom de Jericho ?" Annie secoua la tête. Les seules personnes qui devaient avoir cette information étaient Libby et Abel. "Sans puce... Ils vont chercher un moment."

"Alors il sera considéré comme John Doe jusqu'à l'identification. Incinéré si personne ne le reconnaît au bout de 14 jours."

"Tu m'as l'air bien au courant, dis donc."

Marlene haussa les épaules. Jason tourna les talons pour revenir dans la cuisine récupérer son blouson.

"C'est la procédure standard. Ils prennent une photo pour les archives et..."

"J'y vais."

"Avec un trou dans l'épaule, en effet ! Dis donc, c'est qu'il a l'air super discret le gros malin ! Ca t'arrive jamais de réfléchir avant d'agir ?"

Jason pinça les lèvres et fit un pas vers elle, prêt à en découdre.

"C'est marrant, c'était redevenu calme..."

Mais Marlene ne sembla aucunement affectée et ne se laissa pas démonter. Au contraire. Elle leva une main pour arrêter Jason en se posant au milieu du groupe. Les sourcils hauts, elle réclama un tant soit peu d'attention. Son calme était sûrement dû au fait qu'elle ignorait l'existence du MSS et ce dont ils étaient capables et par conséquent, ce que cela signifiait pour Liberation. Au moins avait-elle la tête sur les épaules en cet instant.

"Vous êtes tous ou presque blessés, et sous le choc. Le parvis doit grouiller de monde, entrer en Ville Haute doit relever du challenge à l'heure qu'il est. Peu importe la nature de vos pouvoirs, vous n'irez jamais très loin. Il va falloir procéder d'une autre manière. Donnez-moi plutôt un ordinateur, connecté. Vous avez sûrement du matériel, non ? Si on peut se connecter aux caméras, on saura ce qu'il en est et avec un regard sur les fichiers de police, je saurai où ils l'emmènent et de là, on pourra prévoir un plan correct pour aller le chercher. En attendant, Casper ici présent est pâle comme un linge et ne tient debout que grâce au verre qu'il a dans la main." Dit-elle en désignant Samaël. "Madame Irma n'ira nulle part avec sa boule de cristal sans hurler à la mort une fois le pied à terre." Elle parlait de Gen, bien sûr. "Et on a besoin de la petite pour maîtriser le Grumpy de la Galaxie ! Quant aux autres..." Elle soupira d'un coup, épuisée, mais acquiesça, déterminée à faire quelque chose pour eux. "Je vais avoir besoin d'aide pour trouver les choses. Et d'un verre, aussi."


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Gen Caleb
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Comme si c'était pas assez pour une seule journée, déjà, voilà qu'on avait un autre problème - et de taille, quand même. Si Jericho était identifié, ça allait attirer l'attention du MSS. Eve, Libby, Annie, et bien sûr Abel, ils risquaient tous gros - un euphémisme, encore - si le MSS trouvait moyen de remonter jusqu'à nous. Sans jamais les avoir croisés, j'en avais vu assez dans les souvenirs d'Abel pour savoir qu'à côté d'eux, la CIA jouait aux legos. "Libby était avec Jericho tout le long. Si les vidéos de surveillance tombent entre les mains du MSS, allez savoir comment mais avec eux il faut se méfier de tout, ils vont les voir tous les deux ensemble. Pour un cadavre, je doute qu'ils se bougent, mais s'ils identifient Libby..."

J'ai suivi l'échange Jason-Marlene comme on suit une partie de tennis. Tendu comme un string, cet échange... lorsqu'ils ont cessé de parler, j'ai ajouté: "Y'a pas que les empreintes et son nom. Y'a l'ADN, est-ce que le MSS garde des fichiers ADN de ses Candidats ?" J'ai levé un regard interrogateur vers Abel. "Parce que si c'est le cas... peu importe dans quel état il était après l'explosion, ça va être drapeau rouge, l'ADN ne ment pas." Oui, les amis, désolée d'en rajouter une couche alors que notre tartine est déjà bien beurrée, mais voilà... il fallait tâcher de penser à tout. Pour Marlene, j'ai pointé le bar. "Mais fais-toi plaisir. Ne te fie pas aux apparences, les bouteilles ne sont pas toutes pour Samaël." J'ai soupiré. "L'Idéal, à mon avis, serait de récupérer le corps avant que les autorités mettent la main dessus, mais dans l'état où on est..."


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Samaël
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Si Sam avait enfin servit Levi une fois Abel ayant reprit ses esprits, il tiqua une nouvelle fois quand Marlène prit position. Intéressante jeune femme que voilà, elle semblait s'être gonflé à bloc en revenant. Voulait-elle faire ses preuves? Leur montrer qu'elle valait la peine? Par respect pour Jericho personne ne le remettrait en question mais après tout il fallait bien savoir de qui on parlait et une petite démonstration n'était pas de trop. - Hey! Jsuis pas un fantôme! - Avait-il dit sur un ton faussement énervé. - Jsuis un esprit vengeur de l'espace! - Bah quoi? - Enfin c'est pas grave, tu savais pas. - Comment ça non sens? Je vous en pose des questions? Sortant un verre, Sam y versa une bonne dose de scotch et le fit glisser jusqu'au bout, au bord, côté Marlène. Un mouvement technique, qui avait demandé des heures d’entraînements. On a jamais dit que les missions devaient toutes êtres barbantes.

Pour ce qui était de l'intervention de Gen, Sam répondit en premier. - Ouais, ils gardent tout. ADN, fichier dentaire... C'est de l'investissement à long terme, ils prennent aucun risque... - Non Sam n'avait jamais parlé du fait qu'il avait été formé par le MSS, détail, de toute façon l'information était de premier ordre et ne voulait rien dire du tout. Enfin presque. Bref! - Donc faut tout détruire ou falsifier pour éviter que ça nous retombe sur la gueule. - Enfin nous... eux, lui il avait aucun soucis avec les bouffeurs de riz, mais peu importe. Idéalement faudrait brûler le corps avant qu'ils fassent les prélèvements et comparaisons. Une fois le code entré dans la base de donnée c'était fini, l'information remonterait jusqu'à leurs oreilles et ils débouleraient sur place en quatrième vitesse. Il pourrait peut être contacter quelqu'un pour savoir où ils sont ou ce qu'ils savent... Enfin bref, si Abel acceptait que Marlène s'en occupe, quoi qu'elle semblait toute désignée pour le job, elle aurait du pain sur la planche.


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Abel Henoch
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Une nouvelle fois, Abel resta silencieux en écoutant son groupe débattre de la meilleure chose à faire pour éviter que le sacrifice de Jericho ne se transforme en un des plus grands fiasco de Liberation - ex-aequo avec la facon dont il avait traité le probleme Garin, sans doute.
Comme Jason, il était surpris de l’assurance de Marlene, mais d’un autre côté, il appréciait encore une fois ce qu’elle était apparemment prête à offrir.
Gen souleva aussi un point important : les vidéos de surveillance. Il les avait négligées une premiere fois pour tout ce qui concernait Maddison, il s’apprêtait à refaire la meme erreur. Le nombre était sensé être la meilleure protection, mais si des informations concernant Jericho étaient entrées par la police, le MSS ne manquerait pas de retrouver Libby aussi. D’ailleurs quand Samael expliqua comment les chinois ne laissaient rien au hasard, Abel acquiesça à ses explications. Et à sa suggestion.

Abel regarda Marlene longuement, puis Jason.

« Descend la à l’Arsenal. Montre lui le matériel de Jericho. Retrouvez les vidéos et nettoyez ca. Retrouvez aussi où est Jericho. Marlene, tu iras avec Samael chercher son corps. Vous le ramènerez ici. » Il laissa passer un silence avant de terminer, d’un ton décidé. « Sa place est ici. »


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Jason Israel
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Une chose était sûre, Jason appréciait que Abel prenne les choses en main. Non parce qu’il voulait faire taire Marlene, mais parce que de cette manière, il savait précisément ce qu’il avait à faire. S’occuper de la nouvelle recrue n’était pas ce qu’il appelait une activité des plus passionnantes. Jason songea même que Abel le faisait exprès. Quelque chose disait au Candidat que la jeune femme et lui n’allaient pas s’entendre à la perfection à ce rythme. Néanmoins, il obéit. Il acquiesça et fit un signe de tête à Marlene pour qu’elle le suive. Cette dernière allait le suivre mais elle fit un demi tour sur ses pieds pour avaler le contenu du verre d’une traite avant de plaquer sa main devant sa bouche pour ne rien recracher. Elle grimaça et reposa d’un coup sec le verre sur le comptoir avant de rejoindre Jason.


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Samaël
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Riot, épilogue.
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Sam acquiesça à l'ordre d'Abel et se reposa sur son tabouret, plus ou moins face à Levi. En fait, en face à gauche pour être précis, ils faisaient pas non plus un rendez-vous à deux, fallait pas déconner. Attrapant le verre rapidement vidée de Marlène, ce qui lui tira d'ailleurs un sourire amusé, il le mit dans un coin pour le laver plus tard et se contenta de vider le sien avant de s'en resservir un. Ce serait le dernier cependant, un petit remontant oui, mais pas pour redescendre. Il avait besoin de son cerveau et le scotch aiderait. Pour l'heure il doutait qu'ils repartiraient dans la minute, il s'autorisa donc à s'étaler sur le comptoir, bras croisés, et ferma les yeux un instant, toujours conscient de ce qui l'entourait, oreille grandes ouvertes, pour ce qu'il en restait. Le temps que les cachets qu'Annie lui avait donné fasse effet, et il serait de nouveau prêt à tout. Sauf une partie de cricket. Tout, sauf ça.


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Gen Caleb
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La place de Jericho - même décédé - était ici, Abel avait raison. Outre le risque que le laisser sur le parvis représentait pour notre sécurité, on ne pouvait pas décemment laisser un ami se faire embarquer par les flics et incinéré comme un vulgaire John Doe dont personne n'avait rien à foutre, alors que justement, on était plusieurs à en avoir quelque chose à foutre. J'ai soupiré. Les cachets d'Annie commençait à faire effet, et avec l'adrénaline qui baissait, tout les événements me tombaient dessus comme une tonne de briques, et c'était pas peu dire. J'avais besoin de dormir, mais surtout, oui, SURTOUT, j'avais besoin d'être seule pour gérer tout ça - l'émeute et Jericho comme ce que je venais de voir en Abel. "Okay, si on a plus besoin de moi..." J'ai regardé les autres. "Franchement, je dirais pas non à ce qu'on me ramène chez moi, que je dorme un bon vingt heures." Ma caravane n'était pas très loin, juste au Sanctuaire: mais pour rentrer là-bas seule avec un pied dans cet état... autant rêver.


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Abel Henoch
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Le ton n’avait pas souffert de contradiction, et effectivement, personne n’avait émis le moindre avis contraire. Abel s’en sentait étrangement soulagé : avec autant de pression sur un seul événement qu’il n’avait pas pu anticipé, ils ne pouvaient pas être à couteau tiré sur ce qu’il convenait de faire. Se disputer sur la facon de réagir à la crise, accuser le coup était une chose. Mais si tous n’étaient pas d’accord sur la marche à suivre, cela pouvait mettre le groupe en danger.
Mais tout allait bien. Aussi bien que possible.

« Je te ramène. » Dit-il à Gen avant de la prendre dans ses bras. Il n’avait pas besoin de laisser d’autres consignes, il savait que chacun avait assez d’auto-discipline pour savoir quoi faire pour remplir la mission qu’il lui avait assigné.
Il pouvait donc sans inquiétude quitter le Saloon, Jason, Samael et Marlene n’avait pas besoin de supervision.

Il déposa Gen dans son 4x4 et la conduisit jusqu’à sa caravane, la portant à nouveau pour la monter jusqu’au véhicule.


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