2076. Côte est des Etats-Unis. Megalopolis est le centre névralgique d'une guerre géo-politique mondiale depuis qu'un attentat biologique en 2026 a divisé l'humanité en deux populations bien distinctes : ceux qui se battent pour le futur, et ceux qui font avec le présent.
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 [CLOS] [Jerry/Lizzie] La cerise sur la farce

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Jeremiah Yarrow
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Février 2075
National Art Gallery


A l’occasion d’une nouvelle exposition des jumeaux Osman, sculpteur et peintre, le maire Hogan Mogdawi était présent. Lui et d’autres personnalités. Manquait à l’appel Carter Mitchell, promis à un profil bas pour quelques jours encore.

Jeremiah n’était pas là pour le travail, ce jour-là, plus par curiosité. Néanmoins, au milieu de gens de la presse, il donnait son nom d’emprunt. Nom qu’il avait fait enregistrer sur sa puce électro-magnétique la veille, laissant une fine petite cicatrice dans son poignet qui se résorberait très vite. Soucieux de continuer à évoluer au sein de Megalopolis, il s’était plié au port obligatoire de la puce pour entrer en Ville Haute. Par chance, celle-ci lui avait été payée par son employeur, des mesures nécessaires pour les personnes dans son cas non natives du pays.

La vie à Megalopolis était si différente de l’Australie que chaque jour, il découvrait encore quelque chose de nouveau. Comme tous ces gens en costard cravate qu’il détaillait d’un oeil observateur. Sans rouler sur l’or, Jeremiah était à son aise. Les grands parents de son neveu avaient une situation des plus confortables et lui en faisaient profiter mais il s’agissait là plus d’une alliance tacite entre eux, que d’une véritable aide en cas de besoin. Le couple fraîchement retraité aimait à garder Jeremiah loin de tout soupçon, et parce qu’ils étaient sous son nez, il ne songeait pas qu’ils pouvaient lui cacher quelque chose. Et pourtant.

Quelque peu étouffé par la foule, Jerry souffla discrètement avant de sortir sur la terrasse où des fumeurs prenaient une pause étoilée et profitaient un peu de la fraîcheur. Il desserra son col et posa son verre sur le balcon de pierre. Il n’aimait pas beaucoup les gens, c’était un fait et quand il se demandait ce qu’il faisait ça, il se souvenait : l’art. Il adorait l’art, et il était curieux de savoir ce que les gens d’ici pouvaient bien faire de leurs doigts. Pour ainsi dire, rien de bien grandiose.

Au final, la soirée n’avait pas grand intérêt et il avait l’impression d’avoir gâché une entrée quémandée au Post. Mais après tout qui sait… Ce n’était que le milieu de la soirée, après tout.
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Lizzie Scott
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Cela faisait trois jours maintenant que Lizzie était arrivée à Megalopolis, sa demande de déplacement pour étudier Megalopolis validée dans le cadre de sa thèse, tout était juste parfait. Elle avait sa carte du Clarendon Press qui ouvrait bien des portes et pour le reste son passeport et sa gold faisaient le reste.

Elle avait dû se plier comme tout le monde à la mise en place d’une puce électronique, le prix à payer pour entrer et découvrir cette ville atypique et donc forcément plus intéressantes que Londres qui se complaisait dans sa grandeur passée. Son poignet de fait arborait un bracelet de perles de plusieurs rangs pour dissimuler le pansement frais.

Elle avait appris que le National Art Gallery allait exposer les œuvres récentes des jumeaux Osman, non pas qu’elle soit une amatrice de leurs productions, elle les trouvait juste trop simples et répétant souvent le même schéma, chaque œuvre fonctionnait par paire, une partie sculptée et l’autre peinte. Et si les techniques étaient parfaites, maîtrisées, cela manquait de nouveauté à ses yeux. Néanmoins elle avait sauté sur l’occasion, une galerie d’art de ce renom allait offrir à la journaliste de nombreux sujets d’études.

Elle était malgré tout assez furieuse de n’avoir pu approcher monsieur le Maire, ses dragons du service de sécurité étaient encore moins permissifs que la vieille gouvernante de Drumlanrig Castle et c’était peu dire, une vieille gouvernante anglaise cela ne se copie pas.

Elle avait donc fini par prendre une coupe de champagne et sortir sur les terrasses pour en brûler une. Un homme était venu l’aborder et lui expliquait à quel point il était touché par la vérité absolue transmise par l’œuvre phare de l’exposition, nommée « Yu’s world mutation », c’était une allégorie de verre sur le virus qui avait changé la face du monde et son interlocuteur semblait croire que cette œuvre resterait dans les mémoires.



Il s’écoutait tellement parler qu’il ne voyait pas qu’elle cherchait du regard une excuse pour s’éloigner de lui, nez plongé dans son verre sans vraiment boire elle poussa ensuite un soupir à fendre l’âme, appuyée sur le rebord de la rambarde, tête en arrière, elle espérait la fin de son calvaire. Avisant un nouvel arrivant sur la terrasse elle interrompit l'homme.

- Ne croyez pas que votre théorie ne soit pas partagée loin de la d'ailleurs, mais il me semble avoir aperçu un ami de la famille que je souhaiterai saluer. Au plaisir de vous revoir monsieur...

Monsieur qui déjà? Aucune importance, elle s'éloignait sans laisser le temps d'en placer une à l'homme il aurait pu recommencer sa logorrhée. Arrivant près de Jeremiah elle le gratifia d'un magnifique sourire et d'une voix haute et claire (matinée de son "charmant" accent écossais)

- Il me semblait bien vous avoir reconnu, quel plaisir de vous revoir en ce jour.

Et plus bas, battant presque des cils elle ajouta.

- Par pitié ne me fuiez pas de suite, je fuis la mort par l'ennui et vous me semblez être signe de providence.
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Jeremiah Yarrow
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En entendant des pas, Jeremiah tourna la tête pour voir la jeune femme lui offrir son plus beau sourire. Allons bon, on lui envoyait des Escorts pour s’occuper, maintenant ? Cette ville avait vraiment conscience de sa richesse, pas vrai ? Qu’elle sembla le connaître lui fit légèrement froncer les sourcils mais il ne répliqua pas. Jeremiah possédait une excellente mémoire et une jeune femme telle que celle-ci… Il s’en souviendrait. Surtout avec un accent pareil. Néanmoins, il ne pouvait la critiquer. Le sien était bien pire. Un an à Megalopolis et il refusait de se débarrasser de son accent malgré les moqueries. Mais ça, il y était habitué et s’en fichait pas mal. Il n’y avait que pour la radio qu’il se pliait à l’accent américain.

Avec quelques précisions ajoutées, Jerry se fendit d’un sourire et ferma les yeux une seconde, rassuré de ne pas être devenu fou à force de vivre dans cette ville, entouré de robots émotionnels et de moutons mécaniques. il acquiesça doucement et avisa l’homme qu’elle fuyait visiblement, par dessus son épaule. Celui-ci se cherchait une nouvelle victime et une fois qu’il l’eut trouvée, il verrouilla sa cible en rentrant dans le bâtiment. La terrasse retrouva ainsi son calme.

« Je crois que vous êtes en sécurité, à présent. » Il inspira profondément en prenant son verre dans une main. « De quoi vous parlait-il pour vous effrayer à ce point ? Il vous a récité un poème de Pablo Neruda en langue originale histoire de montrer sa suprématie masculine ? » Il porta la coupe à ses lèvres et dans un demi sourire, il la baissa à nouveau en levant son index. « Ou, ma préférée : il vous a montré ses boutons de manchette en or 24 carats importés d’Inde et vous a demandé si vous vouliez les toucher. » Il but une gorgée et haussa les sourcils, amusé mais surtout grandement ironique, voir sarcastique.


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Lizzie Scott
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Le regard que lui décocha le jeune homme aurait pu lui faire craindre qu'il ne l'envoie balader tellement il semblait surpris qu'on l'aborde peut-être?
Et par chance cela ne fut pas le cas pour elle. Elle savait que son accent était assez horrible pour les oreilles des américains mais elle réalisa qu'elle n'avait pas à faire à l'un des citoyens de ce pays ou alors il avait vécu en exil de nombreuses années, possible aussi.

- L'air devient donc plus respirable enfin.

Elle esquissa un sourire quand son interlocuteur tenta de devenir ce qui l'avait fait fuir.

- Je doute qu'il sache qui était Pablo Neruda ou tout autre poète ou écrivain digne de ce nom.

Car limiter Neruda aux poèmes eut été un blasphème finalement.

- Il aurait pu me montrer ses boutons de manchettes ou même sa montre ou les clés de son coupé sport dernier modèle surement mais non il se complaisait à me faire une explication de texte sur l'oeuvre phare de l'exposition qui n'est à mes yeux franchement pas la meilleure des œuvres présentes ce soir.

Levant son propre verre pour y boire une gorgée salvatrice elle ajouta.

- L'art a cela de beau qu'il attire toute sorte d'amateurs, cela permet d'admirer la société et ce qu'elle est capable d'offrir.

Bon ou pas c'était sous entendu.
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Jeremiah Yarrow
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Jeremiah ne su que répondre. Pour ainsi dire… Il se retenait de rire. Avec son langage soutenu, la jeune femme était assassine, et par ailleurs, elle tenait des propos qu’il aurait aisément pu avoir lui-même dans les mêmes conditions. Ne souhaitant pas paraître plus critique ni cynique qu’il l’était réellement, il se contenta néanmoins de sourire, ses lèvres s’étirant un peu plus.

« Certaines civilisations ont pourtant changé le monde en peignant avec leurs mains sur des murs mais personne n'en parlait dans les journaux. » Il faisait partie de l’une de ces civilisations. « Quelle oeuvre phare ? »

De toute évidence, pour lui, il n’y en avait pas. Ce n’était pas qu’il rejetait toute forme d’art, mais il avait du mal à apprécier ce qui ne faisait pas de sens. Les plus riches faisaient ‘de l’art’ pour se montrer mais en réalité, ils avaient perdu de vue la véritable signification d’une telle chose. Il se rendit alors compte que sa question était superficielle et surtout, impossible à répondre. Il secoua la tête en fermant une seconde les yeux, il n’avait pas non plus envie de l’entendre devenir ce qu’elle avait elle-même cherché à fuir.

« Ne répondez pas, je faisais juste la conversation. » Elle semblait plutôt de bonne compagnie et il n’aurait pas dit non pour parler à quelqu’un qui avait autre chose à déblatérer qu’une suite de ‘C’est de l’art, mes amis’ sur une toile où un type avait simplement jeté un seau de peinture noire pour faire des gribouillis. Il se souvint d’ailleurs avoir eu les mêmes penchants… Enfant. Sauf qu’alors, le seau de peinture était de la pâté pour chien et la toile… Sa chère mère. Il tendit une main vers elle.

« Jeremiah. Qui a osé vous inviter ? » Il n’avait pas pu s’empêcher d’une remarque acerbe quant à l’affliction première de la soirée : leur présence en ce lieu, pour commencer. Le tout dit dans un demi sourire désinvolte qui ne souffrait pourtant d'aucune suffisance. Il avait usé de sa voix des plus normales, sur un ton le plus commun, comme s’il avait juste demandé la météo. Mais Jeremiah haussait rarement le ton. Pas qu’il ne s’énervât jamais, il refusait plus facilement les conflits avec un simple sourire, mais sa voix était assez monocorde. Pour cela que beaucoup le trouvaient pédant et suffisant, c’était aussi une qualité qu’on lui accordait : calme et simple. Cela dépendait de qui était face à lui et dans quel contexte.

[Jerry, il presse une sacrée grammaire de mon citron…]


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Lizzie Scott
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Au moins son interlocuteur de fit pas la moue à ses paroles et semblait même sur le point d'esquisser un sourire, sans nul doute que sur son visage cela devait être charmant.

- C'est surement ce qu'il manque alors, le don de sa personne dans la création de leurs œuvres, si ils avaient peints avec leurs doigts ou sculpté de la boue cela aurait peut-être été plus parlant pour moi du moins.

Elle allait lancer une pique pour le plaisir quand il demanda de quelle oeuvre phare elle parlait mais elle ne répondit pas, au moins cela montrait que le superbe virus n'était pas intéressant.

-Elizabeth Scott. Et croyez le ou non personne ne m'a invité. Je suis arrivée en ville il y a peu et j'ai entendu parler de cette exposition et sa soirée d'ouverture, j'ai cru que cela pourrait être intéressant mais la publicité était surfaite.

Elle leva son verre de champagne presque terminé.

- Tout n'est certes pas à jeter, ce champagne est excellent. Et vous Jeremiah qui vous a traîné en ce lieu sordide?
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Jeremiah Yarrow
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Jerry ne put être plus d’accord avec ses propos. Aujourd’hui, le don de soi était synonyme d’un pot de peinture jeté contre un mur. Les graffeurs de la ville basse faisaient tellement mieux. A cette pensée, il eut un demi sourire. Il vivait en ville médiane pour la prospérité et l’océan, cependant, il se sentait étrangement plus proche de la ville basse que de la haute. Néanmoins, il n’y mettrait pas les pieds sans une raison valable. Un peu beaucoup de mutants par là-bas...

En guise de salutation, Jeremiah hocha la tête. « La publicité est toujours surfaite de nos jours mais je voulais m’en aviser de mes propres yeux. J’aime me faire ma propre opinion. » Il tourna brièvement la tête vers l’intérieur pour voir le déroulement de la petite sauterie de laquelle il se sentait cruellement distant. « Et bien… » Il soupira et pinça les lèvres en reportant son attention sur elle. « J’aurais aimé vous dire que je viens pour le travail et ça aurait été mon excuse, je pense si cette exposition n’avait plus qu’à moi. Mais j’ai simplement profité de mon travail pour être sur la liste des invités. Je crains d’être venu… De mon propre fait. » Son sourire s’agrandit quelque peu. « De là à le trouver sordide, je ne pousserai pas le vice. »

Il posa alors son verre sur le bord du muret et refit face à la ville sous leurs yeux. Il y avait une petite brise de vent assez fraîche et il sentit la chair de poule sur ses bras, sous sa chemise.

« Vous savez, une toile ne constitue pas d’un art unique. Regardez. On est si haut que d’ici on voit la Statue de la Liberté brillant au milieu de son îlot. On peut aussi voir le Shuttle en pleine course, ou croisant son partenaire de rails. Toutes les lumières scintillantes de la Ville Médiane et on peut aussi deviner… » Il longea un bras pour dessiner une sorte de cercle que constituaient des lumières plus fortes autour d’eux. « … Une frontière, comme un fort qui protège la Ville Haute. Autant de soi dans un ouvrage pareil, c’est un art qui nous manipule. »


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Lizzie Scott
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Son interlocuteur avait un regard rafraîchissant sur le monde à ses yeux, il ne se complaisait dans l’acceptation des choses visiblement et diable que c’était agréable de sortir un peu des sentiers conventionnels.

- Voila une grande sagesse pour quelqu’un d’aussi jeune Jeremiah.

Ce n’était pas une moquerie, elle avait cotoyé tellement de nantis qui passaient leur vie à n’être que des parasites pour la société, oui elle profitait de l’argent et de la notoriété de sa famille mais pour obtenir le savoir et la reconnaissance, pour faire quelque chose de sa vie. Elle aurait pu se contenter de demander un époux noble et donc convenable à sa famille mais elle avait ce don de l’excellence, ce besoin de dépassement appris aux côtés de son grand père puis quand elle était entrée à Eton cela l’avait conforté dans son idéal, elle serait la meilleure ou ne serait pas, celui qui se contente d’une seconde place ne mérite pas d’atteindre la plus haute au final.

- Vous attisez ma curiosité, dans quel domaine pouvez vous travailler pour que celui-ci vous offre une entrée ici. Voyons voir vous avez une tête vraisemblablement trop bien faite pour être un modèle en quête d’un artiste pour devenir sa muse. Et dans tous les cas il vous faudrait un artiste plus sincère pour que cela puisse vous correspondre.


Oui vu les traits du visage, ce métissage, elle n’imaginait qu’on pu le peindre simplement, il fallait de l’art plus « primitif » pas vulgaire non, mais … arborait-il des tatouages sous cette chemise ? Question intéressante non ? Plus que ce virus trônant la bas. Mais revenons aux moutons.

- Ou alors vous travaillez pour une galerie d’art et cherchez des artistes à exposer ? Ou alors vous êtes critique d’art peut-être ? Eclairez moi s’il vous plait, j’avoue détesté le fait de n’avoir pas la réponse.


Posant à son tour son verre sur le rebord elle leva son regard sur la voûte étoilée.

- C’est intéressant oui, plus que l’intérieur en effet. La ville dévoile son vrai visage, elle se drape de beauté dans ce quartier et illumine ses frontières pour cacher à notre vue ce qui s’étend derrière, elle joue l’appât pour capter l’attention nous laissant sur notre fin quant à sa vraie nature, complexe et qui ne demande qu’à être explorée.


Et clairement dans sa voix on pouvait sentir qu’elle avait envie de découvrir la ville, pas que cette ville haute qui pourtant lui correspondait si bien.
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Jeremiah Yarrow
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Cette fois, Jerry eut un rire en dévoilant ses dents et son regard se perdit dans le ciel sombre dont les nuages reflétait la lumière de la ville.

« Alors, je dois faire plus jeune que je ne le suis réellement. »

Non qu’il ne se considéra vieux, mais selon lui il avait gagné sa sagesse depuis quelques années. En toute modestie. Il ne se qualifiait pas non plus de « jeune », mais pas non plus de « vieux ». Il était un adulte aujourd’hui et agissait comme tel. Il la dévisagea alors qu’elle lui « tirait le portrait » et son sourire ne quitta pas ses lèvres. Il la laissa même patauger un moment, ses traits s’étirant, amusé par sa curiosité. Ainsi donc il avait plus l’air d’un amateur d’art qu’autre chose ? Il s’humecta les lèvres et baissa la tête avant de reprendre.

« Je suis écrivain. Enfin, j’essaye. Officiellement, je suis journaliste. Enfin… J’essaye. »

Il acquiesça sans trop donner de détails. Il lui arrivait parfois d’écrire des chroniques déplaisantes, sous un faux nom, et il aimait son anonymat. Lizzie s’avérait une charmante compagnie et il n’avait pas envie de la faire fuir si rapidement. Elle avait un regard… Nouveau. Un peu comme celui qu’il arborait à son arrivée deux ans plus tôt. Cela ne devait pas faire longtemps qu’elle était arrivée et elle ne semblait pas « vieille » non plus.

« Et vous ? »

Il aurait parié sur une étudiante, ou bien la fille riche d’un bonhomme riche, auquel cas elle aurait perdu de sa valeur, de son éclat mais surtout de son intérêt. Quoiqu’elle montrait de l’intérêt à la curiosité et une ouverture d’esprit rafraîchissante.

« Vous êtes à Megalopolis depuis longtemps ? »


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Lizzie Scott
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Zut alors elle s'était trompée sur l'âge du jeune homme, pourtant elle l'imaginait plus jeune qu'elle même ou de son âge, comme quoi, ce joli tein métissé lui jouait des tours en terme de perception.

- Profitez en cela ne dure pas toute la vie parait-il de ne pas faire son âge, on se fait rattraper tôt ou tard par le temps ou la gravité.

Cela c'était la théorie de sa mère qui de fait passait des heures dans sa salle de fitness, son club de tennis et son salon de beauté pour garder un tein juvénile. La ou Lizzie ne jouait les apprêtées que lorsque c'était nécessaire, le reste du temps elle était "pratique" et profitait des joies d'un métabolisme sympathique qui lui permettait de boire ou manger et faire de nombreux excès sans que cela n'y paraisse, oui on lui rabachait qu'un jour elle paierait le prix mais ce jour n'était pas encore venu alors autant vivre en épicurienne!

- Ecrivain et journaliste, voila que tout s'explique. Je comprends aussi votre langage, vous parlez bien et c'est une qualité hélas trop rare à mes yeux. Il vous faudra me donner votre nom de plume Jeremiah.

Oui parce qu'à trop cotoyer une certaine élite on en devenait difficile et intransigeant envers les fainéants de la grammaire ou les adpetes du langage basique.

- Moi? Tout un programme. Mais au final je suis comme vous.


Elle avait posé son verre sur le rebord et sortit de sa pochette une carte de presse du Clarendon Press avant de la ranger de nouveau.

- Je travaille pour eux, ils financent ma thèse de fin d'étude et je suis à Megalopolis depuis à peine deux semaines, les événements qui ont eu lieu dernièrement sont ceux qui m'ont poussé à venir ici afin d'avoir des éléments nouveaux pour avancer mon mémoire.

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Jeremiah Yarrow
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Donner son pseudonyme, voilà une erreur que Jeremiah ne ferait pas, même pour les beaux yeux d’une jolie anglaise, aussi polie et intéressante soit-elle. Aussi, il lui répondit avec un sourire uniquement. Un soupçon d’énigme et une étincelle dans les yeux. Et il s’en contenta, elle serait suffisamment intelligente pour comprendre, il en fut certain.

« Vous faites des études de journalisme ? » Lui-même n’avait pas vraiment poussé, il était plus écrivain que journaliste, finalement. Qui plus, il était même plus facilement porté sur le dessin que l’écriture. Mais le Clarendon n’était pas le Post, ils n’avaient rien à voir. Elle n’étudiait sûrement pas le même genre d’article que lui. Le fait qu’elle vienne de débarquer en ville lui tira un nouveau sourire. Il se retrouvait de plus en plus en elle. Sa façon de parler, de se comporter, sa curiosité, ce qu’elle faisait, comment, pourquoi… Depuis qu’il était arrivé, il ne s’était senti proche de personne. Sa soeur disparue, son neveu était une maigre consolation.

Jeremiah ouvrit la bouche mais il fut attiré par un bruit à l’intérieur. Il tourna la tête et remarqua que tout le monde s’agitait en levant les mains. Il fronça les sourcils avant d’entendre un cri plus fort que les autres. Il faisait nuit et l’intérieur était si bien éclairé qu’il était impossible de voir la terrasse et les gens qui s’y trouvaient. Ils n’étaient pas nombreux, cinq ou six personnes. Jerry prit quelques secondes pour comprendre la situation jusqu’à voir un groupe habillé de noir avec des masques, un sac à une main, une arme dans l’autre. Tous les bijoux, les objets de valeur...

Jerry posa sa main sur un bras de Lizzie et le serra pour l’entraîner avec lui vers le fond de la terrasse, d’autant plus dans l’obscurité. Première leçon de journalisme : si vous voulez raconter votre histoire, restez en vie.


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Lizzie Scott
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Nulle réponse ne vint après sa question et au lieu de la vexer ou quoi que cela soit d'autre du genre cela ne fit qu'attiser plus avant sa curiosité, il ne voulait pas donner son nom de plume et soit il était trop timide soit il ne voulait pas être connu. Pour quelle raison? A fouiller donc.

Elle observa le ciel clair un instant avant de répondre.

- Sciences humaines et lettres anciennes, mais l'avantage du Clarendon Press c'est qu'ils possèdent surement la plus grande collection d'incunables actuelle. Et donc j'écris pour eux pour pouvoir profiter de leurs ressources, un bon échange de procédé en quelque sorte.

Cela étant dit, Jeremiah changea d'attitude d'un coup, il y avait du bruit dedans mais Lizzie n'en avait rien à faire réellement. Il se tourna pour observer et elle en profita pour terminer sa coupe et alors qu'elle la reposait sur le rebord elle sentit qu'il prenait son bras. Pas d'une manière galante, c'était autre chose, c'était pressant et il l'entraîna plus loin dans la pénombre offerte par la terrasse.

Une fois dans le coin sans lumière elle demanda mais en chuchotant elle n'était pas bête non plus.

- A défaut d'y voir un signe d'une envie subite de me séduire loin de toute vue, que se passe-t-il?

Son regard jusque la rieur se faisait plus sérieux.

Verre en équilibre:
 
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'Quitte ou double' :
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Jeremiah Yarrow
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Sans quitter l'immense baie vitrée des yeux, s'assurant que personne ne les ai vus sur la terrasse encore, Jerry s'arrêta enfin au coin, cachant de ce fait Lizzie de la vue de n'importe qui, tout en faisant rempart. Sa voix lui parvint enfin et il la regarda en fronçant les sourcils. Etait-elle sourde ou aveugle ?

Une brise de vent dans les hauteurs fit chanceler la coupe qui alla se briser sur le sol en pierre, alertant un des ravisseurs près de la porte entrouverte. Un oeil dépassant du coin du mur, Jeremiah retint sa respiration. Quand il vit l'homme sortir, l'arme au poing, il plaqua une main sur la bouche de Lizzie avant qu'il ne lui prenne une nouvelle envie de se faire remarquer et il serra les dents. Un index sur ses lèvres, il lui signifia de ne pas bouger et de rester parfaitement immobile. Pour l'aider, il la garda contre lui.

Capable de se maîtriser et de faire preuve de sang froid était une chose. Mais craindre pour sa vie lorsque vous êtes dos au mur et qu'il n'y a aucun échappatoire par 500m de hauteur... Jeremiah se raidit, son coeur battant la chamade dans sa poitrine contre celle de Lizzie.

Il crispa les paupières en entendant l'autre petit groupe de visiteurs se faire mener de retour à l'intérieur de la salle, moyennant quelques cris. Voilà pourquoi il préférait vivre en Ville Médiane, moins de convoitise, moins de colère, moins de rébellion. Pressé contre Lizzie, il tenta de réguler sa respiration et se pencha légèrement, juste assez pour qu'un oeil dépasse à nouveau et voir ce que faisaient les hommes.

SUCCES : Les hommes se contentent de ceux qu'ils ont trouvé
ECHEC : Jerry fait un léger mouvement de pied qui attire l'attention
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'Quitte ou double' :
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Lizzie Scott
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Lizzie n’était ni sourde ni aveugle, seulement Jeremiah était devant elle tout à l’heure et le bruit de la ville était suffisant pour qu’elle ne s’intéresse pas à autre chose et surtout elle n’était pas du genre prudente et encore moins à s’inquiéter de quoi que ce soit dans la vie. Sa vie dorée l’avait épargnée et jamais elle n’avait eu de soucis, tout au plus éconduire des hommes trop pressants parfois mais c’était cela sa connaissance des dangers de la vie.

Néanmoins la tension du moment était palpable et elle cessa de parler quand il plaqua une main sur sa bouche, son regard s’agrandit de surprise et peut-être que pour la première fois de sa vie l’inquiétude et un soupçon de peur y apparaissaient clairement, que se passait-il ? Elle n’osa plus bouger même un simple orteil. Le cœur de Jeremiah battait la chamade et ce sentiment oppressant était contagieux, rapidement la jeune fille commença à sentir l’adrenaline monter en elle, son cœur s’accéléra et elle écoutait avec attention ce qu’il se passait, vue cachée elle n’avait aucune autre alternative en réalité.

Son regard se leva vers celui du jeune homme, qu’allait-il se passer ? Les secondes s’écoulaient à un autre rythme, chaque boum qui retentissait dans sa poitrine et trouvait écho dans celle de Jeremiah amplifiait ce phénomène de lenteur, ce qui était paradoxal vu la vitesse à laquelle battaient leurs cœurs. Néanmoins elle n’était pas seule et c’était rassurant. Jeremiah se pencha un instant avant de reprendre sa position, cela n’avait occasionné nul mouvement de l’intérieur, en tout cas elle était servie pour sa première sortie dans le grand monde de Megalopolis, c’était nouveau, effrayant mais aussi totalement excitant dans un même temps, l'adrenaline dans toute sa splendeur en somme.
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Jeremiah Yarrow
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Jeremiah ne prêta attention à Lizzie avant de longues secondes qui lui semblèrent une éternité. Il attendit, les lèvres scellées, respirant par le nez profondément, que les hommes disparaissent et que le son soit étouffé par les baies vitrées fermées. Il soupira finalement en fermant les yeux et libéra la bouche de Lizzie en se rendant compte qu’il s’était retenu à elle par ce biais. Il ouvrit enfin son regard dans le sien et posa ses mains sur ses épaules. Silencieusement, il lui demanda si elle allait bien, sans pour autant ouvrir la bouche. Il regarda sa montre pour aviser l’heure et se mit à réfléchir. Ils étaient seuls sur la terrasse à présent et bien trop loin pour entendre ce qui se disait à l’intérieur. Il en profita pour s’attarder son regard dans le sien avant de se redresser et de la lâcher complètement.

Il inspira profondément et promena ses mains dans ses poches, non sans garder un regard sur la terrasse.

SUCCÈS SUCCÈS : Son téléphone est dans sa poche, il a de la batterie et peut donc appeler la police.
SUCCÈS ÉCHEC : Son téléphone est bien dans sa poche mais une onde électro magnétique a grillé les réseaux environs.
ÉCHEC SUCCÈS : Un coup de feu part à l’intérieur et Jeremiah écarquille les yeux. Il a besoin de voir ce qui se passe et d’en informer la police.
ÉCHEC ÉCHEC : Jeremiah n’a pas pris son téléphone avec lui et quand le coup de feu éclate, il se sent totalement impuissant.

(Pourquoi j'ai fait ça. -.-' Pourquoi. Dites-moi pourquoi. Une avalanche de succès au Moyen-Orient, POURQUOI j'ai joué ma vie de héros MAINTENANT ?!)
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'Quitte ou double' :
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Lizzie Scott
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Le temps était d’une relativité toute existentielle, chaque battement de cœur semblait durer s’éterniser et en même temps ils semblaient tellement rapides.

Quand enfin Jeremiah enleva sa main de sur sa bouche elle eut un réflexe tout à fait humain et prit une immense goulée d’air comme si cela pouvait aider à retrouver une situation normale.

La jeune fille répondit d’un hochement de tête affirmatif, elle allait bien oui, elle ne s’était pas attendu à passer une soirée aussi étrange mais finalement la terrasse aurait été leur sauf conduit pour ce soir en espérant que les voleurs se décident à prendre rapidement la poudre d’escampette.
Une fois libre de ses mouvements et seule en un sens elle frissonna, non pas qu’il fasse tellement froid, c’était supportable à l’abri du vent mais le stress l’avait vidée de toute chaleur et jusqu’à présent c’était Jeremiah qui lui avait fait ne pas sentir cela.

Elle se demanda ce que faisait Jeremiah et l’étincelle se fit en même temps qu’un coup de feu retentissait dedans.

Chance ou pas?:
 

Si Succès:
Elle prend son téléphone, tremblante alors que le bruit de la détonation est encore dans ses oreilles mais néanmoins elle arrive à faire le 911 et se tourne face au mur pour le son ne s'éloigne pas.

Elle est en train d'expliquer la situation en essayant de faire le moins de bruit possible quand un bruit fracassant se fait entendre. Les portes fenêtres ne sont pas à l'abri des balles et un second coup de feu retentit alors que des cris montent à l'intérieur. Au moins ils savent que ce n'est pas une blague son appel, elle reste en ligne avec le 911 pour l'heure.

Panique à bord:
 
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#1 'Quitte ou double' :


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#2 'Quitte ou double' :
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Jeremiah Yarrow
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Son téléphone était resté dans son manteau, aux vestiaires. Jeremiah jura silencieusement et bénit d'avoir une femme avec lui. Elles avaient toujours tellement de choses cachées dans leurs sacs. Il surveilla la terrasse pendant qu'elle pianotait et alors que de nouveaux coups de feu se firent entendre, Jerry se retourna pour offrir son dos, se penchant légèrement sur Lizzie pour la protéger. Ce qui était assez stupide car là où ils étaient, les éclats de vitre ne pouvaient les atteindre. Mais il avait réagi par réflexe en se plaquant une main sur une oreille.

Quoiqu'il se passe à l'intérieur, il voulait savoir. Il retira sa veste et déboutonna le haut de sa chemise en tirant dessus pour être plus à l'aise et il longea le mur en se baissant. Son idée était de voir à l'intérieur, sans qu'on le remarque à l'extérieur. S'il pouvait donner le plus d'informations à la police... Le dos collé au mur, Jeremiah s'immobilisa à la frontière de la fenêtre et il tourna la tête en essayant de voir à l'intérieur.

Ils étaient quatre hommes armés, vêtus de noir et ils surveillaient tout le monde à terre, en petit groupe ou bien accroupis dans un coin contre une table de banquet. Jeremiah n'entendit rien car il n'y avait rien à entendre à part des gémissements et des sanglots. Il fouilla des yeux la pièce et finit par voir un cinquième homme traînant le corps inerte d'une femme vers le fond. Ce qu'ils voulaient ? Aucune idée mais un sixième homme fit appel au cinquième et ils disparurent tous deux sans laisser d'indice à Jerry.

#1
SUCCES SUCCES : Personne ne remarque Jeremiah, il peut maintenir sa position.
SUCCES ECHEC : Une femme repère Jeremiah alors qu'elle est en biais, elle perçoit sa chemise blanche dans l'obscurité et écarquille les yeux. Jeremiah n'a que le temps de poser un index sur ses lèvres pour lui intimer le silence.
ECHEC SUCCES : La femme alerte ses voisins et le peu de mouvement occasionne la curiosité des hommes en noir qui porte un oeil sur la terrasse.
ECHEC ECHEC : C'est un des hommes qui le voit et il crie aux autres la présence d'autres invités sur le balcon.

#2 Si ECHEC SUCCES :
SUCCES : Jeremiah revient vers Lizzie et lui intime le silence à nouveau, l'homme pense que la vitre a reflété les lumières de la ville, pourquoi pas le phare de la Ville médiane
ECHEC : Il s'approche et Jeremiah se tient prêt, un galet dans la main


#3 si ECHEC ECHEC #1 et/ou ECHEC #2 : Et bah on est clairement dans la merde, pas besoin de lancer les dés mais admettons c'est pour écumer le Moyen Orient.
SUCCES : OH ! Une échelle de secours QU ELLE EST BELLE !!! Vite, Lizzie, FAUFILONS NOUS !
ECHEC : FAILURE IS NOT AN OPTION !
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#1 'Quitte ou double' :


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#2 'Quitte ou double' :


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#3 'Quitte ou double' :
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Lizzie Scott
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Lizzie était au téléphone et continuait de décrire ce qu'elle voyait tant bien que mal, son souffle dur à trouver. Elle se demanda bien à quoi jouait Jeremiah mais elle le laissa faire. Quand il s'approcha des fenêtres pour avoir plus d'informations elle continuait de décrire ce qu'elle voyait, entendait.

Un signe de la main il indiqua le nombre 4 puis en ajouta 2 et cela avant de pouvoir faire autre chose il fut repéré et les cris montraient clairement que cela aller vite tourner au vinaigre pour nous sur la terrasse.

Jeremiah revint en courant vers moi et en un réflexe probablement stupide je jetai mon portable dans le vide, ils seraient peut-être plus cléments avec nous si nous n'avions nul outil de communication non? J'étais en train de me dire que j'aurais vraiment voulu ne pas avoir l'idée saugrenue de venir à cette exposition ce soir quand Jeremiah me secoua pour me montrer l'échelle de secours un peu plus loin.

Ok je comprenais l'idée, on avait plus le choix.

Fille toujours...:
 

Si Succès :

Lizzie libérée de ses entraves entreprends sans l'ombre d'une hésitation de descendre les escaliers de secours elle testera a l'étage d'en dessous si il y a une fenêtre accessible, un balcon éclairé ou continuer sa descente !

Si échec
Dans la continuité de la poisse:
 
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#1 'Quitte ou double' :


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#2 'Quitte ou double' :
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Jeremiah Yarrow
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Une chance pour Jeremiah qui devait composer ce soir-là avec une poisse inhabituelle, Lizzie n'était pas la moitié d'une abrutie. Entre la veste de Jerry et les chaussures de Lizzie, les hommes se rendront très vite compte qu'il y avait des témoins. Restait à savoir ce que Jeremiah avait réussi à voir et reconnaître. Avait-il vu quelqu'un, quelque chose ? Pour l'heure, le plus important était de fuir. Dans l'obscurité, il n'avait pas vu l'échelle avant, mais l'aurait-il prise ? Il aurait probablement forcé Lizzie à l'emprunter pour se mettre à l'abris et appeler les renforts mais à bien la regarder... Aurait-elle obéi ?! Jerry eut un doute et il lui intima de se dépêcher à descendre pour prendre sa suite.

#1 Mais que fait la police ?
SUCCÈS : Jeremiah a vu au moins un visage.
ECHEC : Ils portaient tous des cagoules, impossible de juger sinon leur corpulence.

Il regarda le coin de la terrasse et baissa soudainement la tête pour que la balle qui lui était destinée se fige dans la pierre du muret. Le coeur battant, il accéléra. Descendre TOUT l'immeuble sur l'échelle n'était pas possible, on leur tirerait dessus avant et ils mourraient de la chute, avant des balles ! Jerry montra le balcon d'un étage inférieur et ne put s'empêcher de lui dire de faire plus vite. Il voyait déjà une arme pointer le bout de son canon quand il sauta de l'échelle sur le balcon. Une balle fusa il se recroquevilla légèrement sur lui. Ils ne tarderaient pas à les suivre.

Aussi, Jeremiah n'attendit pas son reste et pris la main de Lizzie en se mettant à courir à toutes jambes, non sans un regard en arrière. On entendit les sirènes de police, alertée par Lizzie, mais pour Jeremiah, la partie n'était pas terminée pour tous les deux. Ils devaient se cacher. Encore. Sans arme qu'une chemise blanche et une épingle à cheveux, leurs chances de survie étaient minime. Jerry avait aussi l'intelligence de ne pas engager de combats suicide.

#2 Le temps presse
SUCCÈS : Les bureaux de l'étage sont plongés dans l'obscurité. Soit une porte est ouverte, soit Jerry trouve quelque chose pour casser une vitre qui ne soit pas Lizzie.
ÉCHEC : Try again...

[J'aRRÊTE de jouer les dés comme si c'était une mission ! JE VEUX MON HÉROS !]
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#1 'Quitte ou double' :


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#2 'Quitte ou double' :
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Lizzie Scott
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La descente était épique, le stress immense et si Lizzie avait pris l'habitude de jouer avec son adrenaline comme la majorité des gosses de riches c'était en général sans réel risque sur sa vie. Même lorsqu'elle avait participé à une course ou il avait fallu rallier Paris à Prague sans se faire chopper par les flics, c'était grisant de ne pas respecter la loi et savoir qu'à l'arrivée, le compte en banque et les contacts de papa effaceraient les traces éventuelles de soucis avec la justice.

Mais la, c'était un autre monde, le danger était réel et quand la balle siffla au dessus de leur tête, elle ne put réprimer un cri, il resta coincé en parti dans sa gorge mais c'était le premier signe de la peur qui l'animait depuis le début.

Ils avaient fait choux blanc à la première grande terrasse, il s'agissait de descendre deux étages encore. Derrière eux deux des hommes les avaient pris en chasse, ils ne voulaient pas de témoins en vadrouille visiblement.

#1 L'escalier de tous les dangers
Succès: Les balles passent au dessus d'eux, ils ont de la chance pour une fois?
Echec : Le tireur a de la chance et parvient à blesser Lizzie, la balle traverse son avant bras sans rien abîmer mais elle hurle de douleur forcément.



Enfin ils sont arrivés deux étages plus bas, cela ressemble cette fois ci pas à une galerie ou un bureau mais à un loft immense mais au profil somme toute assez particulier, on aurait franchement dit un club de libertinage BDSM vu l'ambiance tamisée.

#1 Rrrhhhh
Succès: La chance est au rendez vous car sur la terrasse se trouvent divers jouets plus ou moins bizarres et dont l'utilité première est assez peu visible au premier coup d'oeil et surtout il y a une chaise et qui dit chaise, dit vitre brisable.
Echec: Très sympa la déco mais pas de bol toujours aucune opportunité d'ouverture.


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#1 'Quitte ou double' :


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#2 'Quitte ou double' :


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Jeremiah Yarrow
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Jeremiah entendit hurler mais il ne réussit pas à distinguer ce qui se disait. Le fond lui importait peu tant qu'il en saisissait la forme : on les prenait en chasse. Et ça suffisait à son âme de "sauvage" pour ne pas s'attarder ici et détaler comme un kangourou.

Il tira Lizzie avec lui sur la terrasse et quand il vit la chaise, il freina, revint en arrière et la récupéra. Une seule chaise pour une baie vitrée ? Jeremiah regarda le bout de la terrasse d'où il entendait déjà les hommes arrivait en râlant et il inspira profondément en fixant la baie vitrée. Il soupira par acoup, le coeur battant, puis il prit de l'élan.

Spoiler:
 

Dans un grognement sec sous l'effort, Jeremiah brisa la vitre dont les éclats s'éparpillèrent au sol. Il dégagea le cadre avec les pieds restants de la chaise et il la jeta avant de prendre Lizzie par les épaules et l'entraîner avec lui à l'intérieur, la soulevant sur un ou deux mètres pour lui éviter de marcher sur les débris de verre. Il sentit une balle fuser près de son oreiller avant de se planter dans le mur et il serra les dents pour éviter de crier à son tour.

SUCCES : Jerry et Lizzie ont le temps d'atteindre la porte d'entrée pour sortir et semer les hommes dans les couloirs. Un bon point pour rejoindre la sortie et la protection de la police, donc.
ECHEC : Un des hommes est trop rapide et fait irruption dans le loft juste derrière eux. Jerry et Lizzie doivent trouver un endroit où se cacher, très vite.

Quand Jerry entendit les voix vraiment proches, il abandonna l'idée de rejoindre la porte d'entrée et tira la main de Lizzie dans la sienne pour tourner et se laisser tomber derrière le comptoir de la cuisine américaine. A bout de souffle, Jerry chercha une arme du regard, ses yeux se baladant jusqu'à tomber sur un présentoir de couteaux de cuisine.

Les hommes les cherchaient, le faisceau de leurs lampes balayant les lieux. Ils n'étaient que deux mais gardaient l'avantage sur Jerry et Lizzie. Discret, l'australien retint son souffle en glissant jusqu'au placard, sans quitter les hommes des yeux dont il apercevait la lumière par dessus le comptoir. Il attendit patiemment que l'un d'eux tourne suffisamment le dos pour attraper un couteau. Le plus gros, si possible... Et il rejoignit Lizzie à ses côtés, le dos contre le comptoir, le couteau contre sa poitrine.

Jeremiah respira fortement par le nez en fermant les yeux et il tourna la tête vers le bout du comptoir en comprenant qu'un des hommes arrivaient. S'il attendait et qu'il attaquait, il alerterait l'autre homme. Le coeur affolé, il réfléchit une seconde, puis deux, mais pas trois. Il regarda alors Lizzie et serra la mâchoire avant de lui désigner l'autre bout. Il lui était impossible de ne pas avoir remarqué qu'elle s'était montrée plutôt réactive, courageuse et passablement maligne jusque là. Suffisamment, en tout cas, pour lui faire penser qu'elle s'en sortirait en plus de comprendre son idée sans avoir besoin de parler et alerter les hommes de leur position.
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Lizzie Scott
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Lizzie attendit que la brise explosa, par réflexe elle s'était cachée le visage derrière ses bras, réflexe humain mais pas forcément utile la plupart du temps. Elle se demandait un infime instant comment elle allait s'en sortir sans chaussures pour traverser la flaque de verre brisée et pilé sans se blesser.

Par chance, cela fut une interrogation de courte durée car Jeremiah la souleva pour la mener hors de la zone de verre. Quand la balle siffla près d'eux elle s'accrocha a lui par peur avant de se laisser déposer et suivre le jeune homme.

Pas de chance, ils étaient suivis et ils allèrent se planquer derrière le comptoir de la cuisine. Assise à côté de Jeremiah elle avait la même respiration saccadée, cherchant son souffle finalement.

Elle resta immobile le temps qu'il attrape un énorme couteau de cuisine, vous savez celui à désosser. Quand il lui indiqua la direction opposée à celle ou il se tenait elle comprit qu'il fallait diversion.
Un regard rapide et elle avisa sur le comptoir grâce à la surface réfléchissante derrière les plaques de cuisson un support à épices bien remplis. Si elle agissait vite, elle pouvait l'envoyer voler à l'opposé de la ou allait Jeremiah.

Elle se leva et envoya voler le support d'épices, l'homme la vit et entreprit de contourner le comptoir par son côté à elle, elle s'était jetée au sol et priait les dieux quels qu'ils soient de se montrer cléments, elle n'y croyait pas mais dans l'urgence, cela ne coûtait rien !


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Jeremiah Yarrow
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Jeremiah coulissa contre le mur et suivit l'homme à pas feutré dans son dos jusqu'à l'attraper à la gorge en le menaçant avec le couteau. Il entendit alors le second crier à l'alerte et Jeremiah se retourna avec l'homme contre lui. Dans la panique, le premier tira et l'Australien se sentit tomber au sol sous le poids de sa victime qui lui avait servi de bouclier. Le couteau lui échappa des mains et quand il entendit l'homme arriver vers eux, Jeremiah paniqua.

Il attrapa l'arme du mort contre lui et il visa la lumière braquée sur lui.

SUCCES : Jeremiah tue l'homme en pleine course
ECHEC : Jeremiah blesse l'homme

Si ECHEC :
SUCCES : L'homme est bien touché et agonise au sol
ECHEC : Juste une éraflure, l'homme continue d'approcher

L'adrénaline est la seule chose qui fit fonctionner Jeremiah à cet instant. Le coeur cognant dans sa poitrine, il se retint de supplier pour sa vie, songeant à Lizzie et à sa propre dignité. Il recula, rejetant le cadavre, jusqu'à ce que son dos touche le comptoir de la cuisine.

L'homme attrapa Jeremiah par le col de la chemise et le souleva mais l'australien ne lui laissa pas le temps de faire plus. Il enfonça son pouce dans la blessure de l'homme qui hurla. Il lui envoya son coude en plein menton, puis un coup de pied dans le poitrail pour lui couper le souffle. Avant que l'homme ne puisse se redresser, Jeremiah abattit la crosse de l'arme sur sa nuque pour l'assommer.

Il recula de quelques pas, le souffle court et paniqué et il se passa le menton sous le nez en reniflant. L'homme gémit et Jeremiah ne se fit pas prier. D'une voix rauque et grave, il tourna les talons et attrapa Lizzie d'un bras autour de sa taille pour la soulever et l'emmener avec lui.

"On s'en va. Allez."

Il la serra contre lui et prit un pas de course jusqu'à la porte de sortie.
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#2 'Quitte ou double' :
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Lizzie Scott
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Comment est-ce que son coeur avait-il pu rester dans sa poitrine sans exploser tellement elle avait peur? Elle ne le savait pas et ne le saurait probablement jamais, du moins l'espérait-elle.

Jeremiah réussit sans qu'elle n'osa regarder comment il faisait à se débarrasser des deux hommes qui en voulaient à leur vie. Ce ne fut que le bruit sourd du second corps s'affaissant au sol qui permit à la jeune fille de lever son regard du sol, elle n'avait servi à rien et s'en voulait mais elle avait fait son maximum, au delà ce n'était pas de son ressort, devrait-elle envisager de prendre des cours de self défense pour se rassurer à l'avenir? Surement, encore que l'idée même lui passerait peut-être après une nuit de sommeil ou une cuite monumentale.

Elle ne résista pas quand Jeremiah revint vers elle pour la soulever et l'emporter à l'extérieur. Une fois la porte franchie elle eut l'impression d'enfin retrouver son souffle. Devant eux le couloir vide était allumé, signe que des gens avaient du sortir un instant avant de retourner se cloîtrer chez eux. Face à eux les cages d’ascenseur qui n'avaient pas été coupées.

- Tu peux me poser ça ira.

La voix n'était pas assurée et un instant elle en avait oublié le vouvoiement de rigueur, celui auquel elle tenait et qui lui permettait de tenir le monde éloigné d'elle. Mais la c'était tellement superflu.

Une fois au sol elle appuya les boutons, plusieurs fois avant de voir les chiffres augmenter. Quand la porte s'ouvrit elle hurla car des hommes en tenue de combat et armés d'armes automatiques les pointaient. Par chance ce n'étaient pas des malades de la gâchette mais des professionnels bien entraînés. L'un d'eux, souleva sa visière et leur demanda de ne pas bouger, qu'ils avaient une opération en cours.

Lizzie trembla comme une feuille, la soirée qui avait viré au cauchemar allait se terminer. D'un geste de la main elle désigna le loft duquel ils venaient.

-Y en a deux la dedans. On est descendu par l'escalier de service et on a cassé la porte fenêtre pour entrer. Vous pouvez accéder à la galerie par la aussi.

Quelques mots de plus échangés, Jeramiah expliqua ce qu'il s'était passé, qu'ils étaient ceux qui avaient appelé et on leur demanda de descendre, ils avaient prévenu ceux au rez de chaussée de l'arrivée de deux "otages" du soir. A moitié chancelante, Lizzie s'accrocha au bras de Jeremiah jusqu'à ce qu'ils fussent récupérés en bas par l'escouade d'intervention et menés directement vers une ambulance pour s'assurer de leur santé.


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Jeremiah Yarrow
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Dans sa précipitation, Jeremiah ne s'était même pas aperçu que Lizzie ne touchait plus le sol. une fois dans le couloir, son coeur battait plus vite que jamais et il lâcha la jeune femme. De l'autre main, il tenait toujours l'arme de son assaillant. Arme qu'il releva soudain vers les nouveaux arrivants, le tout en poussant Lizzie pour la faire reculer derrière lui. Des perles de sueur suintait sur son front et ses yeux hagards fixaient les hommes. Malgré ses mains tremblantes, ils haussèrent les mains.

"Wow ! On se calme, mon garçon !"

Sa chemise débraillée et son teint pâle les ont sûrement mis sur la voie de l'absence de danger. Ils n'étaient que des otages qui s'étaient échappés.

"Vous avez appelé 911 ?"

Jeremiah ne répondit pas mais acquiesça en baissant son arme. Il en avait perdu la voix et Lizzie prit la suite pour lui. On reprit le petit fusil des mains de Jerry et il passa son bras autour des épaules de la jeune femme pour suivre la route qu'on lui indiquait. Escortés par un homme, ils furent rendus à la terre, sur le parvis de l'immeuble où une unité les prit en charge rapidement.

Assis sur le rebord de l'ambulance, un officier de police prit le témoignage de Jeremiah, encore sous le choc avec une voix tremblante. Il était habitué à se battre. Enfant, il avait pris cette mauvaise habitude de se bagarrer quand on l'offensait, au désespoir de sa mère. Adolescent, il s'était calmé et cette colère froide qui l'animait avait imposé plus de respect. Néanmoins, il avait eu le poing facile lorsque plus personne ne regardait. Comme quand ce gars avait harcelé sa soeur. Il s'en était occupé.

Mais ici, les choses étaient différentes. S'il n'avait pas appuyé sur la gâchette pour tuer l'homme, il s'en était servi comme bouclier avant que son corps ne s'effondre sur lui de tout son long. Et il avait tout de même tiré sur le deuxième. Il espérait qu'il était toujours en vie. Jeremiah était quelqu'un de plutôt honnête et malgré une âme révolutionnaire, il ne défiait pas l'autorité, au contraire. Aussi, il leur raconta la vérité en se tordant les doigts et serrant parfois la mâchoire. Lizzie n'était pas loin et il espéra secrètement qu'elle n'entendait pas sa déposition qu'il narrait d'une voix basse pour que seul l'officier entendre jusqu'à lui demander de parler plus fort.

L'avenue était bruyante. Une équipe de police tentait de négocier avec les ravisseurs, des cyborgs fermaient un périmètre de sécurité et les drones volaient, alertes, au-dessus de leur tête. Jeremiah plissa les yeux sous les lumières vives qui oscillaient du rouge au bleu sous un ciel clair et sombre.


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Lizzie Scott
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Une fois en bas Lizzie put voir que la prise d’otage n’était pas anodine et que les forces de police déployées étaient conséquentes, c’était rassurant.
Mise à l’écart pour que sa déposition aussi fut prise elle n’eut pas de mal à en rajouter une couche sur l’aspect effrayant de tout ce qu’elle venait de vivre et pas franchement stupide elle argumenta pour montrer qu’au final Jeremiah n’avait pas eu d’autre choix que de répondre à la violence de leurs poursuivants, c’était cela ou la mort comme pour la personne dans la Galerie d’Art.

Elle avait par réflexe bien insisté sur son nom complet pour qu’on ne vienne pas lui chercher des ennuis et surtout si d’aventure la justice américaine était sourde et bornée que les avocats de son paternel puissent intervenir rapidement.

Quand un ambulancier était venu la trouver elle avait haussé le ton, elle voulait rentrer c’était pourtant simple à comprendre non ? Elle n’était pas blessée hormis dans son amour propre et rester ici ne servait à rien après tout, ses coordonnées la police les avait et elle n’était d’aucune aide. Elle continuait de parler d’une voix trop aiguë pour être calme, son regard chercha celui de Jeramiah, son havre de la soirée, était-il lui aussi bloqué par un ambulancier zélé ?

- Je vous dis que je peux rentrer, je suis majeure et vaccinée depuis longtemps que diable ! Est-ce trop compliqué pour vous de me comprendre ? Vous allez dire que c’est la faute de mon accent peut-être ? Fichez moi donc la paix, préparez vous, la haut il y a un blesse à minima qui a besoin de vous plus que de moi.

Son phrasé attirait l’attention et un policier revint vers elle pour la calmer.

- Mais je dois vous l’expliquer comment, je veux juste monter dans un taxi et rentrer à mon hôtel et puis d’abord je ne rentrerai pas seule !

Oui voila il fallait les rassurer. Elle montra Jeremiah du doigt.

- Mon ami va me raccompagner.



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Jeremiah Yarrow
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Lorsque Jeremiah se releva, un officier de police amenait avec lui Lizzie comme pour... Lui rendre. Et il ne semblait pas peu heureux de le faire. En voilà une qui avait du caractère mais il fut plutôt content de la voir. Elle était le visage familier de la soirée. Et puisqu'on le relâchait aussi...

"Ne quittez pas la ville pour le moment, Monsieur Yarrow, nous aurons probablement d'autres questions."

Jerry acquiesça et avant de reporter son attention sur Lizzie, il jeta un regard en hauteur. Un Hovercraft assourdissait l'endroit au loin en se posant sur le toit. Il baissa enfin les yeux sur sa complice du jour. Elle ne devait pas avoir bien chaud mais il avait laissé sa veste sur la terrasse et songea que nul ne penserait à lui descendre, trop occupé avec euh... Des assassins ? Jeremiah inspira profondément en la dévisagea et il finit par acquiescer, dans un très léger sourire. L'humour, ce n'était pas tellement son truc, même s'il en avait, il ne savait jamais trop comment l'utiliser. Mais il lui sembla opportun sur l'instant.

"Règle numéro un : Quand on a une histoire... Rester en vie pour la raconter est une priorité."

Songea-t-il seulement qu'il s'agisse d'humour ! Le doute passé, il posa une main sur son épaule.

"Venez, je vous raccompagne."

Eusse-t-il dit (oui je sais) cela plus pour lui que pour elle, sa prestance héroïque en eut un pris un coup. Aussi, se contenta-t-il de paraître gentleman. Le premier taxi ferait l'affaire.

[Ecoute... J'ai voulu faire une marque de langue française, mais "qu'il s'agissasse" ne se dit pas, c'est tout con "qu'il s'agisse", c'est moche !]


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Lizzie Scott
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uand Jeremiah la rejoignit, l'officier et l'ambulancier semblèrent un peu plus enclin à la laisser partir. Le bruit était assourdissant et elle avait envie de calme, de repos et d'une grande rasade d'alcool voire d'une petite ligne blanche pour oublier un instant ces fâcheuses mésaventures.

Lizzie, les nerfs un peu à vif, force était de le reconnaître fut prise d'un fou rire à la plaisanterie de Jeremiah, pas qu'elle fut drôle non, mais bon c'était un exutoire comme un autre dans le fond.

- Règle numéro deux : Embellir l'histoire surtout pour passer certaines scènes sous silence.

Elle ne pensait à rien en particulier sur le coup mais quitte à raconter une histoire pleine d’héroïsme autant se décrire sous son meilleur jour non?
La jeune fille frissonna, elle aussi avait laissé son manteau la haut et n'avait nulle envie d'attendre que cela se décante pour espérer le récupérer.

- Merci en tout cas, je n'ai pas l'envie de rentrer seule j'avoue.

Un autre soir c'eut été une invitation directe pour un jeune homme mais la, elle avait juste besoin de compagnie. Ils s'éloignèrent du tumulte des policiers, passèrent le cordon une fois qu'ils eurent l'autorisation. Les pieds de la jeune fille étaient glacés, la météo ici n'était pas clémente en février. Et ses collant fins avaient rendu l'âme depuis un moment déjà.

- J'imagine qu'on va devoir changer de pâté de maison pour espérer trouver un taxi?

Dire qu'elle ne connaissait pas la ville était un euphémisme.



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Jeremiah Yarrow
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Jeremiah se tapota les hanches, puis les cuisses. Il tourna les yeux et soupira. Toutes ses affaires étaient dans son manteau, dans l'immeuble. Il avait déjà bien demandé une fois de récupérer au moins son manteau, mais on l'avait envoyé sur les roses. Il y avait son téléphone dedans et il poussa un juron dans sa barbe.

"Et vous faire marcher sur plusieurs mètres pieds nus par une température pareille ? Sûrement pas, non."

Il a bien essayé de faire demi tour pour demander une couverture, au moins, à une ambulance, mais les cyborgs lui ont barré le passage en levant leur arme sur lui. Ces robots lui donnaient clairement la chair de poule. Encore plus que les mecs qu'ils venaient d'affronter. Jeremiah leva les mains et son coeur rata un battement. Ses bras retombèrent le long de ses cuisses dans un soupir.

"Okay, je vois." Il se racla la gorge et arrêta son regard. "Excusez-moi."

Sans crier gare, il prit des mains le téléphone d'une personne qui s'en donnait à coeur joie à filmer l'événement derrière la barrière de cyborgs de surveillance. Malgré les réprimandes, Jeremiah leva la main avec le téléphone pour que son propriétaire ne l'attrape pas, et il haussa les sourcils.

"Vous voulez vraiment que je me fâche ?"

"Zone de périmètre de sécurité, veuillez reculer. Selon le décret #1123, j'ai l'autorisation de vous arrêter si votre présence représente une menace."

Vraiment la chair de poule. Malgré les insultes, Jeremiah composa un numéro jusqu'à ce que quelqu'un décroche. Il demande alors à ce qu'on vienne le chercher, en prenant une couverture au passage. Il rendit finalement le téléphone en le lançant à son propriétaire en espérant qu'il le rattrape à temps.

"Faites quelque chose de votre vie au lieu de vous rincer l'oeil sur celle des autres."

Pour l'affront, Jeremiah se prit une réponse d'un doigté explicite, auquel il ne répondit pas. Il revint vers Lizzie et son visage n'avait pas pris une ride. Il ne montrait aucune expression et sa voix était même assez monocorde. Cependant, il demanda à la jeune femme, en se penchant légèrement sur elle.

"Ca va aller ?"


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Lizzie Scott
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Lizzie était moins dépourvue en un sens que Jeremiah car elle avait toujours sa précieuse pochette.
Néanmoins quand elle reçut une fin de non recevoir au fait de se déplacer elle répondit du tac au tac pour tenter de plaisanter.

- Je veux bien être portée sinon.

Ce n’était pas la réalité, elle était une jeune femme plutôt fière et qui n’aimait pas se trouver en position de demander aux autres quelque chose. Aussi elle laissa faire Jeremiah sans même rouspéter. Elle laissa malgré elle un sourire naître sur son visage en voyant que son compagnon d’infortune avait des ressources et ne se laissait pas ennuyer.

Elle réalisa qu’elle devrait aussi changer de portable, pas grave elle sauvegardait tous ses contacts et informations sur les serveurs, rien en dur sur le smartphone c’était tellement chiant ces gens qui réclamaient les numéros en permanence parce que leur carte avait grillé ou autre.

Quand Jeremiah revint avec une couverture elle s’emmitoufla dedans en réalisant qu’elle était glacée, c’est qu’une jolie petite robe de soirée cela ne suffisait pas dehors. Elle répondit en tentant de sourire de nouveau.

- J’ai vu mieux mais ça ira. On attend un taxi ou un de vos amis ?

Le stress retombant elle avait naturellement retrouvé l’usage de son si cher vouvoiement.


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Jeremiah Yarrow
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"Le père de mon beau frère. Mieux qu'un taxi. Et gratuit."

Jeremiah soupira en attendant. Il voulait juste partir d'ici, s'en éloigner. Tout ce bruit, ces lumières, ce ramdam... Il venait d'un endroit si naturel et paisible, loin de toute cette technologie bruyante, envahissante, polluante. Jeremiah n'avait même pas relevé l'humour de Lizzie. Une pointe de plaisanterie, qu'il aurait bien identifiée comme de la séduction s'il s'y était intéressé. Non qu'il ne l'avait pas entendue, d'ailleurs, mais il était tout simplement trop préoccupé. Il y avait du sang sur ses mains que les ambulanciers n'avaient pas totalement nettoyé et il ne cessait de se frotter les doigts sur son pantalon. Il sentait encore le poids de l'homme sur son torse. Bizarrement... C'était tout ce qu'il ressentait. La culpabilité ne l'envahissait pas le moins du monde. Il ne s'en fichait pas, ce n'était pas la question, mais sa carapace de sensibilité était peut-être trop épaisse pour être atteinte, ou bien il lui manquait un bout d'âme pour se soucier de la vie d'un assassin.

Une voiture s'arrêta devant eux et la portière arrière s'ouvrit comme par magie. Comme quoi même les personnes âgées pouvaient se faire piéger par la technologie. L'homme au volant était d'un certain âge et Jeremiah plaça une main dans le Lizzie pour l'inciter à monter et s'envelopper dans la couverture. Il voulut alors passer à l'avant mais un petit garçon de 12 ans occupait déjà la place, ses immenses yeux verts scrutant la scène comme un feu d'artifice. La bouche bée, les mains et le nez plaqués sur la vitre pour mieux voir... Jeremiah roula des yeux et soupira avant de s'installer auprès de Lizzie. Il fut évident, au regard de son visage, que l'australien n'appréciait que très peu la présence du gamin. Mais le vieil homme était bien trop inquiet pour le remarquer.

"Qu'est-ce qui s'est passé, ici ?! On voit les sirènes depuis le Delaware. Bonsoir mademoiselle, qu'est-ce..."

Il avisa ses pieds nus et Jeremiah pinça les lèvres. Il n'arrivait pas à ouvrir la bouche. Que devait-il dire ? Comment devait-il le dire ? Lizzie viendrait-elle à nouveau à son secours ?

"WOOOOW ! C'est quoi, un hold-up ? T'étais dedans, mon oncle ?!"

Le vieillard haussa les épaules, désolé d'avoir amené un enfant sur une scène pareille.

"Tu n'a rien dis au téléphone, j'ai cru que tu ne trouvais juste pas de taxi pour rentrer chez toi, petit."

"Est-ce que..." Jeremiah inspira profondément et se frotta une tempe, las. "Est-ce qu'on peut juste ramener Lizzie chez elle ? Je vais rester en Ville Haute ce soir."

"Ok. Très bien. Shiban, dis à ta grand mère de préparer la chambre pour Jerry." Toujours tourné vers l'arrière pour voir ses deux jeunes gens, un voile inquiet dans le regard, le vieil homme reprit, laissant le soin à Shiban de téléphoner comme un grand. "Où est-ce que vous vivez chère damoiselle ?"


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Lizzie Scott
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Juste quelques mots et Jeremiah en avait finalement dit plus sur lui que sur le reste de la soirée mais Lizzie ne fit aucune remarque, la famille était quelque chose de sacré pour elle et elle comprenait qu'il ait appelé les "siens" plutôt qu'un taxi même si l'aspect gratuit de la chose était un détail pour elle.

Son humour avait été vain et elle pouvait comprendre que le jeune homme soit perdu dans ses pensées et surtout revive ce qu'il avait du faire pour les sortir de la, elle lui était redevable et pas qu'un peu. Une voiture s'arrêta finalement devant eux et la portière s'ouvrit. Jeremiah l'incita à y entrer c'était donc que c'était ses "parents" qui venaient d'arriver. Malgré elle, elle se laissa plus tomber qu'autre chose dans la voiture, ses épaules s'affaissant de soulagement, la tension les quittant d'un coup, cette simple voiture c'était le signe du retour à la normale.

Elle avisa le gamin et lui sourit doucement avant de répondre à l'homme.

- Bonsoir et merci monsieur d'être venus nous chercher.


Ses pieds nus, ses collants déchirés, sa robe du soir, l'absence de manteau, c'étaient des indices que quelque chose n'allait pas.

- Il y a eu une prise d'otage à la galerie d'art ce soir. Jeremiah nous a sorti de ce guêpier.

C'était bref et succint mais ses traits tirés et la mine de Jeremiah devaient être de bons signes que parler n'était pas chose aisée pour l'heure pour aucun des deux.

Lizzie chercha un instant avant de répondre, chez elle? Ah oui l'hotel ou elle logeait dans l'attente de trouver un meublé qui lui convienne en ville haute.

- Je suis descendue au Plaza Hôtel, si vous pouviez m'y conduire je vous en serai réellement reconnaissante monsieur.


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Jeremiah Yarrow
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Comme Lizzie, Jeremiah se sentit soudain les paupières lourdes, une fois dans la voiture et installé. Aussi, il manquait d’autant plus vite de patience et il soupira lorsque Shiban se retourna vers eux.

« Ouah, vraiment ?! Plein coeur de l’action et tout ? C’était pas trop dangereux ?"

Jeremiah pencha simplement la tête d’un air désabusé et Shiban se tut en reprenant sa place. Il n’avait, autrement dit, aucune ressemblance de près ou de loin avec son oncle. Les cheveux peut-être et leurs taches de rousseur. Mais son visage était plus carré, ses yeux clairs, des lèvres fines, un nez pointu… Jeremiah avait le visage allongé, mat, les yeux sombres, les cheveux en bataille, des lèvres géométriques, un nez légèrement empâté… Typiquement métissé là où Shiban faisait penser au parfait petit américain. Mais si le gamin était curieux et admiratif, le grand père, quant à lui, ne diminuait pas en inquiétude.

« Vous allez bien ? »

Jeremiah acquiesça doucement.

« On a eu de la chance. » Puis à la réponse de Lizzie, il fronça les sourcils, synchrone avec Shiban, et il l’observa une seconde. « Un hôtel ? »

Le chemin se fit dans sa tête. Arrivée depuis peu, le hold up sur la galerie, dans un hôtel ? Elle n’avait plus ses chaussures, ni son téléphone, ses vêtements étaient en piteux état… Elle comptait passer la soirée/nuit seule ? Lui-même s’en sentit incapable, raison pour laquelle il décida de ne pas rentrer chez lui. Le grand père regarda au rétroviseur pour observer les jeunes gens à l’arrière, alors qu’il se stoppait à un feu rouge. Jeremiah n’aurait jamais fait l’affront à Lizzie de la considérer faible en lui proposant de rester avec eux pour ne pas rester seule. Il aurait pu se montrer quelque peu protecteur, mais il ne la connaissait pas. Mais c’était ce que sa question impliquait.

« Un hôtel, ce n’est pas un endroit à vivre, mon petit ! »


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Lizzie Scott
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Lizzie aurait pu rire de l'enthousiasme tout à fait normal de l'enfant, quoi de plus naturel que de trouver exitant le dangereux et l'action? Le regard de son oncle le fit néanmoins reprendre sa place.

Lizzie attachée et serrant contre elle la couverture répondit d'un hochement de tête positif doublé d'un sourire à l'attention du grand père, c'était gentil de sa part de s'inquiéter aussi d'elle.

La suite par contre la destabilisa un peu, en quoi sa réponse était-elle étrange, oui elle logeait dans un hôtel, elle n'avait pas cherché à louer un appartement depuis Oxford, elle avait le temps après tout et préférait cent fois les visiter que de faire confiance même aux soit disant meilleurs agents immobiliers de la ville. Haussant les épaules elle répondit sans comprendre l'étonnement de Jeremiah et Shiban.

- Oui un hôtel.

Puis ce fut le grand père qui rajouta une question, elle était perplexe réellement et ne comprenait pas ce qui n'allait pas dans sa réponse.

- On vit très bien dans un hôtel vous savez et en deux semaines je n'ai pas encore trouvé mon bonheur en terme de logement de toutes façons pour les mois à venir.

Et puis elle ne dormait pas en ville basse mais en ville haute dans un hôtel luxueux ou sa moindre requête était satisfaite et ce peu importait l'heure même si elle ne se servait jamais de ce genre de service, la fête, les extras, les "bêtises" jamais la ou elle vivait, dormait... C'était une règle d'or, pour le personnel de l'hotel elle était la parfaite jeune fille de très bonne famille, polie et courtoise et généreuse surtout, car cela permettait d'avoir l'oreille du personnel au besoin et des conseils avisés éventuellement.


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Jeremiah Yarrow
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Après tout, Jeremiah ne la connaissait pas. Elle lui semblait bien sympathique, mais qui sait... Il lui aurait bien proposé de l'aider mais à l'entendre, il crut se voir lui-même. Besoin de rien, ni de personne, elle était affectée par ce qui venait d'arriver, oui, mais curieusement, tout comme lui, elle semblait... Hors du temps. Comme si tout ça n'avait pu être réel. Une sorte de compartimentation des pensées et des réactions liées aux émotions intenses.

"Oh et tu viens d'où alors ? Tu viens d'arriver à Megalopolis ?"

Il était très clair que bien que "sauvage", Jeremiah avait bénéficié d'une certaine éducation rappelant plus celle de Lizzie que celle que son neveu semblait avoir reçue. Il était si spontané, se livrait corps et âme alors que Jeremiah offrait beaucoup plus de retenue. A se demander lequel vivait en Ville Haute. Aussi, il pinça encore plus les lèvres mais n'osa réagir. Lizzie serait bien assez grande pour le faire. Encore une fois, il ne la connaissait pas et prenait le parti de ne pas la sous estimer, ou bien de croire ce qu'elle n'était pas. pour ce qu'il en savait, elle pouvait autant ne pas apprécier comme apprécier Shiban.

"T'as un accent, il vient d'où ?"

Jeremiah plissa les paupières. Si un regard pouvait provoquer une combustion spontanée sur sa cible, ce serait le moment. Les lèvres entrouvertes, il songea à sa soeur et son caractère très libéral et excentrique dont son fils semblait avoir hérité. Shiban capta le regard et ravala sa dernière question en rentrant légèrement la tête dans les épaules.


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Lizzie Scott
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Shiban était un enfant, ni plus ni moins et sa curiosité était forcément insatiable et surtout il n'avait pas encore les barrières et la retenue que l'on acquérait en devenant adulte, vous savez l'heure ou on perd notre innocence et notre naturel aussi. Le regard de Jeremiah était éloquent et Shiban s'arrêta bien vite sur ses questions mais Lizzie navait pas le coeur d'être désagréable avec l'enfant ou de jouer les pimbêches, c'eut été trop fatigant tout simplement.

- N'est-ce pas toi qui a un drôle d'accent jeune homme? D'ou viens-tu pour parler ainsi?

Lizzie esquissait un pâle sourire, la fatigue la rattrapant et le stress lui tombant maintenant littéralement dessus. Néanmoins elle poursuivis non sans s'être excusée de bailler un instant.

- Je viens d'Europe, je suis Ecossaise, tu as déjà entendu parler de l'Ecosse? Sais-tu que dans mon pays la tradition veut que les hommes portent des kilts, des sortes de jupes lors des événements officiels?

En général ce genre d'anecdote basique faisait sourire les enfants qui s'ils ne connaissaient pas les kilts imaginaient des hommes avec des jupes toutes féminines.


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Jeremiah Yarrow
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« Je viens d’Angleterre ! Je suis né à Glastonbury, dans le Sommerset. »

« Vous ne devriez pas l’encou– »

« Mais j’ai grandi ici, à Megalopolis. Et bien sûr que j’ai entendu parler de l’Ecosse, mais je n’ai jamais compris cette histoire de jupes. Totalement pas mon genre. Cela dit, je trouve ça plutôt cool. ‘Fin, c’est marrant, quoi. J’en ai vu un, un jour. C’est doux. Ca a l’air chaud. Mais moi, j’en porterai jamais. De toute façon, je suis pas frileux. »

Dans sa barbe, le grand père rit en continuant la route sans montrer plus d’intérêt. Shiban s’en occupait pour deux.

« Vous connaissez le Sommers– »

Jeremiah se pencha et posa une main sur l’épaule de son neveu pour l’inciter à reprendre sa place avant qu’il ne l’échange avec lui. Il ne haussait pas le ton. Jamais. Lizzie en avait eu la preuve quelques minutes plus tôt, Jerry se faisait comprendre par le regard avant la parole.

« Reste tranquille, tu veux ? Il est tard, je te signale que tu devrais être au lit, pas en train de noyer une inconnue sous tes questions. »

« C’est pas un inconnue si t’es son héros après lui avoir sauvé la vie. Et puis ils rediffusent tous les Harry Potter sur la première chaîne ! C’est Vintage ! »

« Huff… »

Jeremiah abdiqua et se laissa retomber dans le dossier de la banquette et ferma les yeux, fatigué, plus par la soirée que par son neveu.

« De toute façon, cette charmante inconnue est arrivée à destination. »

Jeremiah rouvrit les yeux pour regarder par la vitre et apercevoir l’immense hôtel lumineux. Encore de la pollution visuelle mais l’australien n’en souffla mot, se gardant bien une seule remarque. Dans un ultime effort, il ouvrit sa portière pour sortir de la voiture et tendit la main à l’intérieur pour aider Lizzie à s’en extirper à son tour. Mais le grand père se pencha d’un bras sur son dossier pour la regarder, les sourcils hauts.

« Faites attention à vous, Mademoiselle Vous êtes sûre de vouloir rester seule dans votre grand appartement ? Si vous avez besoin, n’hésitez pas, appelez-nous. On viendra vous chercher, d’accord ? »


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Lizzie Scott
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En dépit de la fatigue Lizzie répondit avec un sourire.

- Ne vous inquiétez pas, un enfant curieux du monde doit être écouté et encouragé, il ne faut jamais laisser les autres te choisir ta voie, à toi de la construire en fonction de tes réfléxions. Et je connais Glastonbury, depuis plus 1997 s’y tient toujours le plus grand festival musical, j’y suis allée plusieurs fois. Et j’ai visité un peu la région.

Elle laissa perler un rire clair et cristallin à la réplique sans appel du gamin sur les kilts.

- Il n’a pas totalement tort, la politesse et le savoir-vivre m’imposent de répondre à ses interrogations Jeremiah.

La voiture s’arrêta à ce moment la et Lizzie remercia le grand père avec courtoisie et salua Shiban avant de se tourner vers Jeremiah. Elle attrapa dans sa pochette une carte ou elle nota son mail et son téléphone.

- En espérant vous revoir dans des circonstances moins épiques Jeremiah, ce fut un plaisir dans tous les cas et merci encore.

Drapée dans sa couverture, nu pieds elle sorti de la voiture et sa main toujours sur la portière elle observa l’immense building.

Elle frissonna alors et sentit ses jambes chanceler un peu, elle allait monter la haut dans sa chambre aseptisée, sans vie, seule avec quoi pour oublier la violence de la soirée ? L’alcool du bar ? Un rail de coke ?

La fierté Scott !:
 


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Butterfly Effect
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Le membre 'Lizzie Scott' a effectué l'action suivante : Lancer de dés

'Quitte ou double' :


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Jeremiah Yarrow
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Jerry prit la petite carte et acquiesça simplement, posant une main sur son épaule. pour autant, il ne rentra pas dans la voiture. Il ne la quitta pas non plus des yeux. Aussi, quand elle hésita, il serra légèrement les dents. Il la sentit défaillir avant même qu'elle ne le réalise elle-même et passa sa main autour de sa taille pour la retenir.

"C'est pas grave."

Il la ramena contre lui et entendit son beau-père l'appeler d'une voix basse dans son dos mais il l'arrêta d'une main. Un choix s’imposa à lui. Maintenant qu’ils étaient là, devant l’immeuble et tous les deux, Jerry ne ressentit plus le besoin de se retrouver dans la famille de son neveu - qui n’était pas la sienne même s’ils prenaient le flambeau. Il ne voulait pas être seul, mais il ne voulait pas être étouffé par un couple absolument charmant et un enfant ne sachant comment montrer son inquiétude et sa gratitude en même temps. Mais il voulait aussi la paix et quelque chose lui souffla à l’oreille que Lizzie ne serait pas dérangeante. Cependant, il rechigna à l’idée à faire entrer si impunément une inconnue dans leurs vies !

« Je vais rester. »

« Jeremiah. »

« Ca va. Je prendrai un taxi plus tard. »

SUCCÈS : Le beau père accepte de les laisser tranquilles, mais ce n’est pas sans inquiétude et il veut le numéro de Lizzie pour les appeler plus tard.
ÉCHEC : Le beau père insiste vraiment trop et Jeremiah va bientôt exploser si on ne lui offre pas un peu de silence pour réfléchir.

A la nouvelle mention de son prénom, Jeremiah inspira profondément et se pencha pour regarder son beau père, le regard noir. Il n'avait plus vraiment 15 ans... Et parce qu'il était loin de chez lui, on le considérait comme un gamin en garde. Si tout le monde savait ce qu'il faisait de son temps libre...


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[CLOS] [Jerry/Lizzie] La cerise sur la farce
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