2076. Côte est des Etats-Unis. Megalopolis est le centre névralgique d'une guerre géo-politique mondiale depuis qu'un attentat biologique en 2026 a divisé l'humanité en deux populations bien distinctes : ceux qui se battent pour le futur, et ceux qui font avec le présent.
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 [CLOS] [David/Lizzie] Very bad trip

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Lizzie Scott
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Fin Mars 2075

Lorsqu'on avait de l'argent, des relations il était facile de savoir ou se passaient les soirées privées, celles qui n'ouvrent leurs portes qu'aux cartes no limit et aux jeunes avides de vivre intensément et de sucer la moelle secrète de la vie.

La soirée était d'un ennui mortel et les gens présents d'une bêtise maladive pour la diplômé d'Eton, mais il y avait un bon point à toute cette mascarade, on lui avait parlé d'un nouvel acide. On lui avait promis un trip rapide et puissant et une descente vertigineuse mais sans vomir tripes et boyaux par la suite. Elle aimait essayer et goûter à tous les plaisirs de la vie alors c'était la raison de sa présence.

Le mec qui fournissait avait été aisé à trouver, il y avait plein de midinettes pleurnichant accrochées à ses basques qui quémandaient une dose en échange de tout ce qu'elles avaient à offrir.

Lizzie s'approcha pour sa part et sans sourciller demanda le tarif, exorbitant certes mais si cela valait le coup pourquoi pas sinon... Un blog anonyme aurait vite fait de descendre en flèche le soit disant nouveau produit d'enfer des soirées américaines. Elle paya et alla s'installer dans un fauteuil un peu à l'écart du brouhaha pour tester. Un verre de scotch et zou la pilule verte et direction le pays de Mickey !





C'est la qu'elle perdit toute notion du temps.


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David Foster
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La maison était bondée. On entendait la musique et les rires jusque dans la rue. Les jeunes s’amusaient bien manifestement. Et les policiers cachés autour de la maison attendaient le signal pour se lancer. Et le signal, c’était à moi de le donner.

Moi, j’avais réussi à entrer à l’intérieur en me faisant passer pour un jeune de la ville haute venu chercher du bon temps. Je n’étais pas beaucoup plus vieux que tous ces jeunes, un ou deux ans de plus à tout casser, je me fondais facilement dans la masse. Une petite séance d’infiltration en somme, ça c’était mon truc. On était toujours sur la piste de cet important trafic de drogue, des mois qu’on essayait de trouver le moindre indice et peanuts…. Jusqu’à récemment.

En mettant la main sur Hatty, j’avais réussi à trouver une vraie mine d’or. Hatty avait des yeux et des oreilles partout. Il était au courant de tout. C’était lui qui nous avait prévenus pour cette fête. Il nous avait mis l’eau à la bouche en nous parlant d’un dealer qui vendait une came un peu spéciale. Une came qui ressemblait beaucoup à celle que nous recherchions. Le cartel n’était peut-être plus très loin, allez savoir.

J’étais donc à l’intérieur, un verre de bière à la main. Je bavardais avec deux jeunes filles fortement alcoolisées tout en surveillant ce qui se passait autour de moi. Je voyais, ici et là, des jeunes qui semblaient complètement défoncés, mais il y avait tellement de monde que je n’avais pas encore réussi à repérer le dealer. C’est alors que mon regard se posa sur une jeune fille. Je ne sais pas pourquoi, mais je restai fixé sur elle tandis qu’elle évoluait dans la foule. Elle s’approcha d’un homme, j’étais trop loin pour voir ce qu’ils faisaient, et pour entendre ce qu’ils se disaient. Mais quand elle s’éloigna un peu du groupe, je repérai ce que j’étais venu chercher dans sa main.

- Excusez-moi les filles, mon verre est vide.

Juste une excuse bidon pour pouvoir me débarrasser des deux créatures qui ne me lâchaient pas depuis que j’étais entré. Après m’être éloigné de quelques pas, je levai la main et fis mine de me recoiffer, mais là encore, ce n’était qu’un prétexte pour rapprocher le micro dissimulé sous ma montre de ma bouche.

- J’ai notre homme, mettez-vous en position.

Quelques minutes plus tard, la musique s’arrêtait brusquement et je refermai les menottes autour des poignets du dealer. Toutes les issues avaient été bloquées par des agents en uniforme. Nous avions le soutien de l’unité de police de la ville haute.

- Qu’est-ce qu’on fait de tous ces jeunes, Agent Foster ?

Mon regard balaya l’assemblée. Ils étaient tous tellement défoncés qu’ils donnaient l’impression de ne pas savoir ce qu’il se passait vraiment. Certains semblaient dans mes âges, et d’autres avaient l’air beaucoup plus jeunes.

- On les emmène avec nous. Prévenez les parents des mineurs pour qu’ils viennent les chercher. Les autres, cellules de dégrisement jusqu’à demain. Garçons et filles séparés. Je les interrogerai quand ils auront retrouvé leur lucidité.
- Vous croyez qu’ils savent quelque chose ?
- J’en doute, mais on ne sait jamais.

Les policiers se mirent en mouvement, arrêtant les jeunes les uns après les autres. L’un d’entre eux s’approcha de la jeune fille que j’avais repérée et qui était affalée dans un fauteuil, aussi défoncée que le reste de la bande.

- Si c’est-y pas malheureux de voir des jeunes gâcher leur santé comme ça…


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Lizzie Scott
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J'étais en train de vivre une expérience assez étonnante, on ne m'avait pas menti, cette nouvelle drogue elle était juste totalement étourdissante. Le brouhaha extérieur, l'agitation cela lui passait au dessus, elle était bien.

Elle venait dans son rêve premier de recevoir un Pullitzer, vous savez ce prix désuet mais tellement prestigieux destiné aux journalistes, son article sur l'abolition du droit des mutants avait secoué le monde!

Néanmoins elle sentit qu'on s'approchait d'elle et dans son délire elle réagit, encore fallait-il savoir de quelle manière la drogue allait la faire réagir avec son entourage et son environnement.


quel genre de délire?:
 


Et voila donc notre jeune Ecossaise accrochée au cou du policier ou agent du FBI (elle n'en savait rien) et à tenter de l'embrasser avec toute la passion et la fougue de la jeunesse, et surtout avec ce sursaut d'adrenaline provoqué par la drogue et son délire.


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David Foster
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Un mouvement soudain attira mon attention. Alors que les autres fêtards se laissaient plus ou moins faire sans broncher (tout simplement parce qu’ils n’avaient pas conscience de ce qui se passait réellement), la jeune fille que j’avais vue affalée dans un fauteuil venait de se jeter sur le policier qui s’était approché d’elle.

Je ne fus pas le seul à être surpris par ce mouvement. Le policier n’eut même pas le temps de réagir que, déjà, il se retrouvait avec la jeune femme dans les bras, qui cherchait à l’embrasser.

Réaction du policier:
 

Si succès : Je roulai des yeux et m’approchai du « couple ».

- Agent Stevens, qu’est-ce que vous faites ?

Une simple petite question, qui suffit à l’agent pour qu’il repousse la jeune femme et recule de quelques pas, l’air penaud.

- Retournez travailler, je m’occupe d’elle.


Si Echec : Je me tournai précipitamment dans la direction des cris pour m’apercevoir que l’agent Stevens se débattait contre la jeune femme qui essayait simplement de l’embrasser. Les autres policiers regardaient la scène en se marrant. L’agent Stevens s’était-il vraiment rendu compte qu’il ne risquait pas grand-chose ? Enfin… disons que sa vie n’était pas en danger.

Je m’approchai du « couple » et tirai l’agent Stevens en arrière pour le dégager de l’étreinte de la jeune femme.

- Pas la peine de paniquer agent Stevens. C’est bon, je m’occupe d’elle.

Suite quel que soit le résultat du dé : Je pris la jeune femme par les avants bras et me penchai pour avoir les yeux à la hauteur des siens. L’idée de la manœuvre était de voir dans quel état elle était, réellement, et de la calmer, aussi.

Je glissai la main sous son menton et la forçai à relever la tête pour me regarder. Elle avait les pupilles dilatées. Elle était complètement partie et n’était pas encore en train de revenir. Dans son délire, l’agent Stevens avait dû lui apparaitre comme un prince charmant ou un truc dans le genre.

- Mademoiselle ?


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Lizzie Scott
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Dire qu'elle n'avait aucune notion de ce qu'il se passait en réalité était un doux euphémisme, ce qu'elle vécu pour le coup n'avait rien à voir avec la réalité. L'homme qui venait de la sauver, oui mais de quoi venait-il de la sauver d'ailleurs? Elle avait beau tenter de se souvenir rien ne semblait accessible, tout était juste flou et bizarre dans le fond... Bref il venait de la repousser et il semblait avoir peur d'elle. Mais pourquoi donc avait-il peur d'elle?

Un autre homme intervint pour éloigner mon sauveur de mes bras mais il semblait content de la chose, Lizzie n'y comprenait rien du tout. Elle resta debout, sourcils froncés à chercher des explications qui ne viendraient surement pas avant un bon moment ou une descente vertigineuse.

- Qui vous a autorisé à considérer que je suis votre demoiselle d'abord?

Bonne question non? Aucun intérêt bien sûr. Elle s'avança, presque sans trop chanceler sur ses jambes jusqu'à David et fit le tour du jeune agent sans le voir pour autant.

- Graziella c'est ça? N'ai-je pas dit cent fois à mère que je ne veux pas d'une gouvernante italienne, je n'apprendrais pas cette langue, elle ne me servira jamais.

Elle tourna les talons un peu vivement et ...


Vautre première ?:
 


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Je la suivis du regard en fronçant les sourcils tandis qu’elle me tournait autour, tournant la tête pour ne pas la perdre de vue. Elle semblait m’examiner sous toutes les coutures, mais ce n’était pas moi qu’elle voyait. J’en eus rapidement la confirmation.

- Graziella ?

Je levai les yeux au ciel et soupirai. Il n’y avait rien d’autre à faire qu’attendre que le voyage se termine pour elle.

- Pardonnez-moi. Comment je dois vous appeler alors, si mademoiselle ne vous convient pas ?

Vous avez déjà essayé de converser avec quelqu’un de défoncé ? Ca peut donner des trucs marrants. Mais généralement, jouer leur jeu est le meilleur moyen d’obtenir ce que l’on veut d’eux. Genre, dans mon cas, je voulais juste qu’elle nous suive jusqu’au poste de police donc mieux valait éviter de la contrarier.

Je tendis la main dans l’intention de la prendre par le coude et de l’entraîner à ma suite, en direction d’un véhicule qui la ramènerait au poste. Mais avant que j’ai eu le temps de la toucher, la voilà qui se prenait les pieds dans le tapis. Elle bascula dans ma direction et s’accrocha à la première chose qu’elle eue à portée de main, à savoir ma veste.

Vous savez, les gens que je connais me qualifie souvent de serviable, parfois même de chevaleresque. Je ne rechigne jamais à aider les gens quand ils en ont besoin. Et je suis généralement le premier à bouger pour venir au secours des jeunes femmes en détresse. On m’a élevé comme ça. Alors forcément, quand je l’ai vue s’accrocher à moi, j’ai tendu les mains pour la retenir.

- Est-ce ça va ?

Comme si elle allait me répondre. La tenant par les avant-bras, je l’aidai à se redresser et relevai les yeux sur son visage lorsqu’elle fut de nouveau droite. Elle était jolie, vraiment. C’était dommage qu’elle se mette dans des états pareils.

- Vous voulez-bien venir avec moi ?


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Lizzie Scott
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Lizzie haussa les épaules dépitée.

- Vous n’imaginez tout de même pas que je vais en plus ajouter votre patronyme non plus ?

Le petit personnel ce n’était plus ce que c’était. Lizzie avait fait une sorte de bon dans le temps se retrouvant à l’aube de ses 16ans, elle revivait une journée importante pour elle, une journée qui avait marqué sa vie, et tracé son avenir.

- Comment m’appeler ? Eh bien ouvrez vos oreilles en grand, pour vous comme pour les serviteurs du Castel c’est Elizabeth Eleonore Samain Montagu Douglas Scott, c’est ou je dois vous le répéter ?

Elle s’était ensuite vautrée et comme on la soutenait, la suite se déroulait dans sa tête, son univers et elle était maintenant en compagnie de ce cher Rupert, vous savez le Charles Carson de Downton Abbey, le majordome qui l’avait vu grandir et lui passait toujours ses caprices et excentricités, la protégeant des colères paternelles.

- Ruppert j’ai une grande nouvelle à vous annoncer, vous en avez la primeur.

Oui parce qu’il serait le premier à savoir qu’elle avait réussi les examen et surtout l’entretien et qu’elle allait en septembre rejoindra la prestigieuse académie d’Eton. Son regard brillait d’excitation et de fierté.

- Je suis prise à Eton, grand père serait tellement fier de moi non ? Ne dites rien à mes parents, je le glisserai au repas ce soir, même si je doute qu’ils écoutent, les King seront là et comme toujours je n’existerai pas…



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David Foster
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Je laissai échapper un sifflement admiratif.

- Et ben ! Ca, c’est un nom !

La jeune femme sautait du coq à l’âne sans la moindre transition. J’avais l’impression qu’elle repartait dans ses souvenirs et qu’elle allait de l’un à l’autre, au fil de ses pensées. Quoiqu’il en soit, moi, personnellement, je préférais être Rupert que Graziella. C’était moins vexant. Vous voyez où je veux en venir ?

Mais tout de même, il était peut-être temps d’essayer de la faire revenir à la réalité… C’était du moins ce que je pensais lorsqu’elle enchaina sur Eton, ses parents, le fait qu’elle n’existe pas. Je la regardai soudain avec un peu plus de compassion. A l’entendre, elle venait d’une grande famille ; d’une famille aisée aussi (pour pouvoir prétendre à Eton, il fallait au moins ça). Je ne l’avais pas vécu, mais j’avais beaucoup entendu parler de ce que pouvaient ressentir les jeunes issus de famille de ce genre…

- Oui, c’est très bien. Mais… Hey, regardez-moi, juste une minute !

J’essayai d’accrocher son regard. Parler comme ça alors qu’elle ne me regardait pas, c’était comme parler à un mur. Je pouvais être certain qu’elle n’entendrait pas, qu’elle ne percuterait même pas.

- Je ne suis pas… Quel nom avait-elle dit déjà ?... Rupert. Je m’appelle David Foster, je suis un agent du FBI.


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Lizzie Scott
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Lizzie n'était pas la, le numéro que David avait demandé était visiblement occupé et le double appel ne fonctionnait pas, ou alors elle n'avait pas encore reconnu la sonnerie caractéristique, allez savoir finalement. Néanmoins être debout, parader, discuter, ce n'était pas généralement pas bon, quand on prenait une pilule magique pour vivre une exprience unique dans sa bulle, on s'installait dans un bon fauteuil pour éviter justement les gamelles et autres choses tout aussi stupides et non contrôlées en fin de compte.

Pourquoi Rupert voulait donc qu'elle le regarde? Elle s'arrêta de tourner autour de lui et s'approcha. Elle riva son regard dans le sien mais au final elle regardait quoi ?

- Han... Mais quelle idée saugrenue, pourquoi avez vous mis des lentilles de couleur? Vous n'avez pas l'âge pour ce genre de choses et surtout Rupert, mère va faire une crise d'apoplexie, ce genre de modernisme vous risquez de l'envoyer rejoindre nos ancêtres .

Oui parce que le monde moderne peinait à arriver jusqu'à Drumlanrig Castle était un doux euphémisme. Néanmoins s'accrocher au regard de David était fort probablement dérangeant pour lui mais pour elle, c'était une porte ouverte sur la réalité, mince pour l'heure mais présente.

- De qui me parlez vous Rupert? David? Je suis sensée le connaître? C'est le nouveau professeur de tennis de mon frère?


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David Foster
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J’en aurais ri si ça n’avait pas été aussi pitoyable et si je n’avais pas été en service. Mais je l’étais, et pour l’heure, je devais m’efforcer de rester sérieux. Mais dans tout son charabia, j’avais au moins détecté une chose. Elle avait repéré que le dénommé Rupert n’avait désormais plus les mêmes yeux. Peut-être commençait-elle à me voir, petit à petit ? Ou peut-être qu’elle ne les voyait même pas tels qu’ils étaient réellement.

Bref je soupirai et levai de nouveau les yeux au ciel avant de les reposer sur elle. Mince, mais c’est qu’elle ne me lâchait pas du regard. Elle avait une façon étranger de me fixer, ça me mettait toujours mal à l’aise parce que ça me donnait l’impression qu’on me perçait à jour. Et un agent qui passe son temps à jouer un rôle n’aime pas tellement qu’on le perce à jour, c’est dangereux pour son enquête, et pour lui.

Je détournai le regard et me passai la main dans les cheveux. Chouette, elle avait entendu mon prénom. Même si elle ne l’associait pas à la bonne personne.

Je la pris par le coude et la guidai jusqu’à l’extérieur. Des voitures police attendaient, gyrophares allumés, pour emmener tout ce petit monde jusqu’au poste. Le seuil de la maison était « rempli » de jeunes qui attendaient leur carrosse : ils étaient trop nombreux et nous n’avions pas assez de véhicules à disposition. Tenant toujours son coude, je l’incitai à s’asseoir sur le perron en attendant que son tour de monter en voiture soit arrivé.

- Non, ce n’est pas un prof de tennis. C’est un agent fédéral. Et c’est moi. JE suis David. Et ce sont MES yeux que vous voyez, et pas ceux de Rupert.

Oui, je suis quelqu’un de plutôt patient. Et surtout, continuer à discuter avec elle me permettait de garder un œil sur elle. De tous les autres jeunes, elle était celle qui semblait le plus « partie ». Qui sait ce que ses hallucinations auraient pu l’amener à faire ?


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Lizzie Scott
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Un semblant de début de lumière continuait de faire son chemin dans l'esprit encore totalement sous l'effet de la drogue. Elle était bien même dans cet état la, pas de bad trip finalement, des souvenirs importants qui remontaient.

Par contre pourquoi est-ce que Rupert détournait le regard? Ils aimaient ce jeu tous les deux, savoir qui clignerait des paupières en premier, et qui perdrait en somme leur joute silencieuse.

Quand David lâcha prise elle soupira.

- Pas en forme aujourd'hui Rupert.


Néanmoins David avait de la chance car elle n'était pas violente ou agressive ce qui souvent arrivait avec l’héroïne et du coup elle avait essayé mais jamais retenté , de même que l’ecstasy, cela ne lui réussissait pas du tout.
Aussi elle suivit docilement David sans rien ajouter. Ils sortirent de la maison et arrivèrent dehors, l'air frais de la nuit la prit d'un coup, elle inspira fortement, s'enivrant presque de la fraîcheur ambiante.

On l'incita à s'installer au sol et elle s'exécuta. Alors, elle chercha dans son sac en bandoulière une chose surement hyper importante, elle commença à fouiller, tête baissée vers l'intérieur de son sac.

Sac es-tu la?:
 

Dans tous les cas elle relève la tête vers David et dit.

- Il arrive bientôt le taxi?

Etait-elle consciente? Mystère...


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David Foster
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Je soupirai à mon tour et me pinçai l’arête du nez.

- Probablement pas, non, en effet...

Qu’est-ce que vous voulez que je réponde à ça ? Je ne connaissais ce Rupert ni d’Eve ni d’Adam, je ne savais même pas qui c’était par rapport à elle ! Tout ce que je pouvais faire, c’était éventuellement continuer à jouer le jeu (mieux valait éviter de la contrarier, je n’avais pas la moindre idée de la façon dont elle pourrait réagir) et d’essayer, doucement, de la faire redescendre de son nuage.

Du coin de l’œil, je la regardai trifouiller dans son sac à la recherche d’un objet mystère qu’elle n’avait pas l’air de trouver d’ailleurs, à en juger par la tête qu’elle faisait. Pendant quelques secondes, je me demandai si elle allait se mettre à pleurer. Oh non, pitié, je n’allais pas, en plus, devoir la consoler ! Et puis, non, en fait. Elle se contenta de bouder, sortit une cigarette et l’alluma.

Je fronçai les sourcils et secouai la tête. Une lumière attira mon regard, un peu plus loin, dans la rue. Les renforts arrivaient. Enfin… façon de parler, c’était surtout les véhicules pour évacuer tous ces jeunes. J’arrachai la cigarette des mains d’Elizabeth et l’écrasai sous mon talon.

- C’est mauvais pour votre santé, Mademoiselle Scott. Et de toute façon, il est interdit de fumer à l’intérieur des taxis.

Je me relevai et l’incitai à faire de même. Puis je la guidai jusqu’à la voiture la plus proche et ne la lâchai que pour lui ouvrir la portière.

- Allez, entrez là-dedans.


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Lizzie Scott
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Ah une bonne clope, rien de mieux pour passer ses nerfs non? Pourquoi était-elle en rogne déjà? Aucune idée, cela ne devait pas être super important du coup non?

Par contre quand on lui enleva la clope du bec elle leva un regard sombre vers son "tortionnaire" du moment.

- Ca va vous gênez pas surtout.

Elle se releva tant bien que mal, son esprit était dans du coton et elle avait maintenant l'impression de vouloir vomir, d'avoir la nausée, le coeur bien au bord des lèvres hélas. Debout, appuyé sur le chambranle de la porte elle inspira une nouvelle goulée d'air fraîche. Sa vision semblait vouloir se troubler maintenant et en habitué, elle eut cet éclair de lucidité, la descente arrivait et elle la sentait pas vraiment.

Elle grimaça, se mordant l'intérieur des joues pour ne pas défaillir. Elle était dehors? Pourquoi donc. Elle tourna la tête pour voir l'homme à ses côtés et réalisa qu'il n'était pas un invité de la soirée, un flic ou un truc du genre non?

Une voiture arriva devant eux et il ouvrit la porte. Elle ne rechigna même pas et s'engouffra dedans, se vautrant à moitié à l'intérieur mais réussisant à s'installer.

- Vous pouvez ouvrir les fenêtres s'il vous plait chauffeur? J'ai besoin d'air je crois.

Avait-elle compris que c'était une voiture de flic? Pas vraiment non. Elle était dans le fauteuil et attendait sagement se concentrant sur une chose simple et vitale, respirer, il fallait inspirer, expirer... Elle le faisait assez bruyamment et c'était clair qu'elle était en train de descendre, la sueur perlait à son front maintenant et ses mains tremblaient un peu.


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David Foster
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Elle avait soudain le teint cireux, l'air d'avoir le coeur au bord des lèvres. Pas sûr que la clope ait arrangé les choses. En tous cas, si elle revenait sur terre complètement malade, je compatirai, bien sûr, mais juste un peu. Après tout, elle l'avait bien mérité non ?

Je l'aidai à s'installer sur le siège et me penchai légèrement au dessus d'elle pour boucler sa ceinture. Dans l'état où elle était, c'était sûrement le cadet de ses soucis, mais moi, ça faisait partie des miens. Les jeunes que nous "arrêtions" ce soir, je comptais bien en profiter pour les interroger à propos du dealer, mais c'était aussi, et surtout, pour leur sécurité. Hors de question de les laisser rentrer complètement défoncés. Ceux qui avaient des proches repartiraient avec leurs proches et les autres... rien de tel qu'une nuit au poste pour aider se remettre les idées en place.

Je refermai la portière d'Elizabeth et me penchai pour parler au conducteur à travers la fenêtre. Entre temps, deux autres jeunes avaient été installés (de force cette fois, honnêtement, moi, je n'avais vraiment pas à me plaindre avec elle) à côté d'elle.

- Je vous rejoins dans quelques heures. Je m'occuperai d'eux quand ils seront redescendus.

Je devais m'assurer qu'il ne restait plus personne dans la maison et interroger le dealer, avant de me préoccuper des jeunes. De toute façon, tant qu'ils seraient dans les vapes, je n'en tirerais rien. Je jetai un dernier coup d'oeil à la jeune femme et me redressai pour laisser la voiture s'éloigner.



Deux heures plus tard, j'étais au poste. Et pas de la meilleure humeur qui soit. Je n'avais rien réussi à tirer du dealer. Pour le moment. Mais j'aurais d'autres occasions de l'interroger. En espérant que cette fois, j'arrive à le faire parler. Pour l'heure, il était temps de s'occuper des fêtards.

Le poste était bondé et les policiers avaient commencé à laisser repartir les mineurs, après les avoir interrogé et s'être assuré que quelqu'un venait les chercher. Je repérai la jeune femme du regard et m'approchai d'elle, un gobelet rempli d'eau à la main.

- Ca y est, vous être de retour parmi nous ?

Et je lui tendis le gobelet. Je savais d'expérience que l'eau, ça faisait du bien. Attention, ne vous méprenez pas, je n'avais jamais goûté à ce genre de choses, cela ne m'avait jamais intéressé, mais ce n'était pas la première droguée que je croisais. Je commençais à les connaitre.


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Lizzie Scott
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Sans trop savoir comment et pourquoi elle fit le trajet sans vomir, peut-être parce qu’elle avait juste laissé sa tête se poser contre la fenêtre fraîche et qu’elle s’était endormie directement ? Le trajet avait été court probablement mais les protestations de ses compagnons d’infortune fortunés ne l’avaient pas dérangé.

Arrivée aux locaux du FBI/police (je sais pas) elle avait commencé à comprendre ce qu’il se passait et n’avait pas contesté, c’était une leçon qu’elle avait appris depuis longtemps, quand on était pas dans son bon droit, on la fermait et on était gentil, parfois cela suffisait à vous sauver la mise avec un joli sourire, sinon il restait ensuite les avocats et l’argent, cela marchait partout.

Elle avait suivi docilement, toujours dans la brume malgré tout et dans la cellule de dégrisement elle s’était assise à un coin et s’était de nouveau endormie, son ventre lui signifiait clairement que dans quelques heures il se manifesterait et pas d’une manière sympathique mais pour l’heure, dormir était sa seule envie.

Cela dura un cycle et donc quand David revint la voir avec un verre d’eau elle réalisa qu’elle avait la bouche très pâteuse en effet.

- Il me semble oui.

Elle accepta le verre, accompagnant son geste d’un merci et bu d’une traite l’eau, après une cuite ou tout excès, l’eau faisait du bien et elle avouait elle en aurait bien volontiers bien bu plus.

- Ce serait abusé de vous en demander un autre ?

Elle fronça les sourcils, de parler juste un peu lui montrait qu’une barre douloureuse était installée et qu’elle aurait une bonne migraine pour les heures à venir. Elle chercha son sac à main et ne le voyant pas (rangé hors de sa portée par les officiers) elle demanda.

- Je pourrais aussi avoir mon sac pour y prendre une aspirine et un anti vomitif ?

Oui elle avait toujours ces choses-là avec elle quand elle savait qu’elle allait essayer une nouvelle drogue. L’agent devant elle , elle ne le connaissait pas et pourtant de son délire ne restait qu’une chose, un regard posé sur elle. Grimaçant elle poursuivit.

- Vous m’avez récupéré là-bas non ? J’espère juste que je ne vous ai pas agressé, rassurez moi ?

Elle parlait de la voix rauque des gens qui avaient abusé et cela lui coutait mais il fallait qu’elle sache ce qu’il s’était passé, elle avait prévu une soirée vautrée pas de finir au poste.


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David Foster
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Je me serais attendu à un peu plus de protestations, ou un air renfrogné. Mais contrairement à ses « camarades », la jeune femme resta calme. Pas le moindre signe de révolte. Ca valait mieux pour elle, d’ailleurs. Parce qu’après l’interrogatoire que j’avais mené avec le dealer, je n’étais pas d’excellente humeur. Pas sûr que je serais aussi patient que tout à l’heure.

- Ça serait le moins qu’on puisse faire, au contraire.

Je me tournai vers la salle et hélai l’un des policiers qui passait par là.

- Est-ce que vous pourriez nous apporter un autre verre d’eau ? Et le sac de mademoiselle aussi. Vous nous donnerez tout ça dans le bureau. Merci.

J’entrai dans la cellule et m’approchai de la jeune femme.

- Moi, non. En revanche, vous avez sauté au cou de l’agent Stevens. Dans votre délire, vous avez dû le prendre pour je ne sais quel prince charmant.

Maintenant qu’elle était redescendue, je la voyais différemment. Elle avait l’air bien élevée, posée même. Elle parlait calmement, s’inquiétait de ce qu’elle avait pu faire. Je lui tendis une main, l’heure des présentations officielles était venue.

- Je vous l’ai déjà dit, mais je doute que vous ayez percuté sur le moment. Agent spécial David Foster, du FBI. Vous permettez que je vous pose quelques questions ? Rien de bien méchant rassurez-vous.


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Lizzie Scott
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Lizzie était d'un calme olympien, à quoi bon hurler comme certains au scandale, elle était présente et ne pouvait le nier non?

- Je vous remercie agent.

Elle grimaça néanmoins quand David lui expliqua qu'elle avait sauté au cou d'un autre agent. Néanmoins pour ne pas sembler touchée par cela elle répondit en souriant avec une fraîcheur toute candide mais pas crédible pour celui qui l'avait vu défoncée.

- J'espère que nulle épouse jalouse ne portera plainte pour cela?

Cela permettait aussi de savoir éventuellement si elle était ici juste pour le dégrisement ou si il y avait plus.

Elle secoua la tête montrant qu'en effet elle ne se souvenait pas avoir entendu le nom de l'Agent.

- Faites votre travail agent Foster, je ferai en sorte de répondre au mieux.

Dès qu'elle aurait son sac et le verre d'eau, une fois les médicaments pris elle se sentirait moins stressée pour éventuellement répondre.

- Restons nous ici pour les questions?

Cela étant dit qu'elle n'avait pas forcément grande envie de répondre devant des oreilles indiscrètes et non affiliés aux forces de l'ordre.


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David Foster
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Et coopérative en plus. Bon sang, plus je la regardais et plus je me demandais ce qu’elle faisait dans ce poste de police. Comment avait-elle pu en arriver là ? Elle était certainement comme tous ces jeunes de la ville haute pour qui la vie était aisée. Elle cherchait peut-être le grand frisson, ce truc qui la ferait sortir, ne serait-ce que quelques heures, des sentiers battus.

Sa remarque quant  à l’éventuelle Mme Stevens me tira un léger sourire. A ce sujet, cette demoiselle n’avait rien à craindre. D’une part parce qu’il me semblait qu’il n’existait pas de Mme Stevens. Et d’autre part parce que l’agent Stevens avait eu tellement peur, qu’il en avait honte, après coup.

- Non. Si vous voulez bien me suivre, nous serons plus tranquilles dans un bureau.

Je tendis la main pour inviter la jeune femme à se lever et ouvris la cellule pour la laisser sortir.

- C’est la porte au fond à droite.

Je la laissai aller devant et pris le temps de refermer la porte de la cellule avant de la rejoindre. Je refermai la porte derrière nous et lui indiquai une chaise pour qu’elle s’installe.

- Mademoiselle Elizabeth Scott, c’est bien ça ?

Son identité avait été vérifiée à son arrivée au poste. Les agents avaient scanné les puces de tout le monde. Que des fils et filles à papa de la ville haute. Et notre dealer.

Je m’appuyai contre le bureau et croisai les bras. Je n’étais pas de ces agents qui s’arrangent toujours pour laisser un bureau entre eux et leur… interlocuteur. Je préférais aller vers les gens, comme pour les mettre en confiance. Je ne me cachais pas derrière un bureau, ils pouvaient voir ce que je faisais de mes mains.

- Bon, vous savez certainement pourquoi vous êtes ici. Je pense qu’il est inutile de revenir là-dessus. L’homme qui vous a vendu la drogue que vous avez consommée ce soir, vous le connaissiez ?

On frappa alors à la porte du bureau, et elle s'ouvrit vers l'agent qui apportait un verre d'eau et le sac de la jeune femme. Je le remerciai d'un signe de tête et reportai mon attention sur Elizabeth.


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Lizzie Scott
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Au moins elle avait réussit à tirer un mince sourire du visage sévère de l’agent avec elle, son cas à elle n’était donc pas trop grave, hormis sa consommation de drogue elle n’avait rien à se reprocher mais il existait peut-être des lois à Megalopolis qu’elle ignorait aussi mieux valait rester prudente.

Elle se leva, chancelante d’abord et demanda quelques secondes avant de se déplacer. Etre assise c’était bien et le contrecoup de son « essai » de la veille lui montrait bien qu’elle avait abusé, mais au final est-ce que cela l’empêcherait de recommencer ? Elle en doutait, la drogue c’était sa soupape pour oublier le quotidien, elle n’était pas accroc et pouvait s’en passer des mois mais parfois elle en avait besoin et la solitude de la ville lui pesait plus qu’elle ne voulait l’admettre.

Elle suivit finalement David jusqu’à son bureau ou elle s’installa dans la chaise en face du bureau. Elle hocha la tête à la demande de confirmation de son identité.

- Dans la version courte c’est cela oui.


Elle n'allait pas le reprendre, c'eut été un mauvais point pour elle.

Un agent entra dans le bureau ramena son sac. Elle prit son sac avec l’accord de l’agent et sorti une boite d’aspirine et une d’anti vomitif, elle les montra, des trucs banals, légaux et prit deux cachets qu’elle avala avec le verre d’eau salvateur, cela éviterait des soucis dans les heures à venir.
Elle inspira ensuite.

- Consommation de stupéfiant j’imagine et je ne nie pas cela va de soit.


C’était l’erreur basique des « débutants », cela causait toujours plein d’ennuis. La suite par contre indiquait qu’elle pouvait peut-être aider l’agent et donc qu’il se pourrait qu’il puisse se montrer clément et ne pas l’inculper pour sa consommation de drogue justement.

- Qu’entendez vous par le connaître ?


Elle jouait sur les mots, elle avait assez récupéré pour en être capable, un peu.


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David Foster
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J’esquissai un autre léger sourire en entendant les mots « version courte ». Dans son délire, Elizabeth m’avait en effet fait l’honneur de me donner son identité entière. Une identité à rallonge que je n’avais pas réussi à retenir. En même temps, je n’avais pas vraiment cherché à la retenir. Sur le moment, savoir comment elle s’appelait était plus ou moins le cadet de mes soucis. Je m’étais contenté de prendre le début et la fin. Et c’était ce qu’on avait fait pour son dossier, également, même si son nom au complet y figurait.

Je hochai la tête tandis qu’elle se remettait à parler.

- Et à ce que je vois, vous semblez être une habituée de ce genre de consommation.

Je désignai son sac d’un geste. Pour se balader en permanence avec de l’aspirine et de l’anti-vomitif, il fallait savoir qu’on risquait de s’en servir régulièrement. Et à moins d’être sujet à des nausées fréquentes et imprévisibles… Quoiqu’il en soit, je me retins bien de lui faire la leçon. Je n’étais pas là pour ça.

Je me redressai et contournai le bureau pour prendre une photo dans un des tiroirs. Je la tendis à Elizabeth, il s’agissait du dealer que nous venions d’arrêter.

- Enzo Morales. C’est un dealer affilié à un important cartel de drogue. Nous enquêtons sur eux depuis des mois. C’était la première fois que vous le voyiez ou c’est votre revendeur habituel ?


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Lizzie Scott
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Malgré elle Lizzie sourit devant la pique bien acide de l'agent fédéral, c'était surement de bonne guerre mais il n'était pas dit qu'elle allait pleurnicher.

- J'ai d'autres merveilles dans mon sac si vous voulez vérifier, un anti spasmodique, de la menthe poivrée et même de l'huile essentielle d'arbre à thé et je vous en passe d'autres. Je ne suis pas une junkie non mais parfois je joue et en l’occurrence je perds comme hier soir.

Elle haussa les épaules montrant que c'était ainsi, après ils pouvaient lancer une analyse adn via un de ses cheveux, ils verraient que sa dernière prise remontait à plusieurs mois, elle avait fêté le changement d'année tout simplement.

Elle écouta la suite et demanda.

- Grand, brun, tein mat, la quarantaine bien tassée mais jouant aux midinets avec des habits flashy?

Elle décrivait le gars qui lui avait vendu la dose à un prix exorbitant mais ne savait pas son vrai nom. Sur les réseaux sociaux il se surnommait le "dreamaker" c'est ainsi qu'elle avait trouvé la soirée.


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David Foster
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Je m’appuyai sur le bureau et me penchai vers elle. Les gens qui me connaissaient bien savaient que j’étais du genre à ne rien montrer quand je ne le voulais pas. Je gardais souvent un air impassible, qui faisait s’interroger les gens que je croisais. Nul ne pouvait savoir à quoi je pensais tant que je ne l’avais pas décidé.

Face à Elizabeth, il était certain que je désapprouvais totalement sa conduite. Mais je me gardais bien de tout commentaire quant à son comportement face à la drogue. Je me contentai de la regarder, l’air impénétrable. J’avais, en tous cas, retrouvé mon sérieux. Et la réflexion de la jeune femme concernant le contenu de son sac n’allait certainement pas m’amener un nouveau sourire.

Pas plus que la façon qu’elle avait de ne pas vraiment répondre à mes questions…

- Je ne suis pas sûr que vous soyez en position de faire la maline, mademoiselle Scott. Contentez-vous de répondre à mes questions et vous pourrez repartir chez vous.

Je contournai à nouveau le bureau et revins à ma place initiale, face à la jeune femme.

- Etant donné la description que vous m’en faites, j’en conclue que nous parlons bien du même homme. Mais cela ne répond pas à la question.

Je plantai mon regard dans celui de la jeune femme. Elle avait des yeux… bon sang, si je n’avais pas été en service, je crois que j’aurais facilement pu me perdre dedans. Heureusement pour moi, j’étais assez professionnel pour faire la part des choses.


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Lizzie Scott
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Difficile de savoir ce que pensait l'agent assit en face d'elle, son regard sombre seul semblait montrer qu'il la désapprouvait sur toute la ligne néanmoins, l'esprit à peu près clair elle savait qu'elle avait répondu au mieux en fonction des éléments qu'elle avait en sa possession.

Elle s'installa plus confortablement dans la chaise, jambes croisées et bras croisés aussi sur sa poitrine.

- Je réponds au mieux aux questions avec les éléments en ma possession, vous m'auriez montré une photo directement de ce Morales que j'aurais pu vous dire que oui je lui avais acheté la came hier soir. Maintenant ce n'est pas mon fournisseur habituel non, je suis à Megalopolis depuis un mois et demi ma puce a du vous le dire et la cicatrice est fraîche à mon poignet.

Mon regard ne quittait pas celui de l'agent, j'étais douée pour l'impertinence je l'avais toujours été et visiblement il avait besoin d'informations.

- Je n'avais donc jamais croisé cet homme avant, je ne savais pas comment il s'appelait ni à quoi il ressemblait. Par contre... il se fait appeler le DreamMaker.


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David Foster
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J’écarquillai les yeux. Elle se moquait de moi ou quoi ? Je venais de lui montrer une photo de Morales, il y a quelques secondes tout juste. Avait-elle totalement retrouvé ses esprits ou planait-elle encore ? Je repris la photo que j’avais reposée sur le bureau, juste devant elle, après la lui avoir montrée, et l’agitai sous son nez.

- Et ça, c’est quoi à votre avis ? Une photo de mon chien ?

Je me penchai vers Elizabeth et pris appui sur les accoudoirs de la chaise sur laquelle elle était assise. J’avais les yeux à la hauteur des siens, mon visage à quelques centimètres. On respirait le même air, pour ainsi dire. Je n’étais pas franchement du genre à utiliser l’intimidation pour faire parler, du moins pas en premier recours. Mais quand j’étais crevé et énervé, il arrivait que j’oublie facilement ma première option.

- J’ai passé la nuit à interroger ce Morales, je suis plutôt à cran, comme vous pouvez le voir, alors je vous conseille de mettre de côté votre impertinence. Et d’ouvrir un peu les yeux aussi ! Si tant est que vous ayez retrouvé tous vos esprits. Cela vous évitera de perdre du temps, et de me faire perdre le mien en prime.

Je lui adressai un regard d’avertissement et me redressai. Bon, je devais néanmoins reconnaitre une chose. Mon examen approfondi de ses yeux m’avait démontré qu’elle ne mentait pas. J’étais assez doué pour savoir quand on me racontait des salades, alors mieux valait ne pas essayer de m’embrouiller.

- Ok, c’était la première fois que vous le voyiez, donc. Comment vous l’avez rencontré ? Vous aviez déjà des contacts avec lui avant de venir à cette soirée ? Vous en aviez déjà entendu parler ? Ou vous êtes simplement tombée sur lui, par hasard ?


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Lizzie Scott
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Lizzie ouvrit grand les yeux, David put y voir la surprise clairement, merde, elle n'avait pas vu la photo réellement et n'avait même pas voulu se foutre de lui, mais elle réalisait qu'elle ne devait pas avoir retrouvé entièrement ses esprits et David pouvait voir qu'elle était décontenancée pour le coup.

Elle se saisit malgré elle de la photo et la reposa. Elle se mordit la joue intérieure pour ne pas répondre une bêtise, il ne fallait pas et surtout cela la perturbait vraiment d'avoir loupé ce "détail" de n'avoir rien vu et d'avoir juste écouté.

L'agent se pencha ensuite vers elle, trop près d'elle peut-être, elle n'avait pas l'habitude de la proximité sauf si elle la cherchait, pas l'inverse, en temps normal elle aurait reculé mais elle savait ne pas pouvoir le faire la.

- Désolée.

Rien de plus, rien de moins, déjà c'était extrêmement coûteux de dire ce genre de choses quand on était une Scott, reconnaître avoir foiré? Non !

- Je vous l'ai dit on m'a parlé du Dream Maker au cours de quelques soirées passées en ville haute, je suis curieuse donc j'ai demandé quand il était visible et ... l'argent ouvre des portes tout simplement, on m'a invité en me disant que pourrais tester ce soir, j'ai reçu l'adresse par message anonyme comme cela se fait et ensuite j'ai eu le passe pour passer le vigile payé pour s'assurer que seuls les invités entrent.


Elle sortit son téléphone de son sac.

- Par contre j'ai tout effacé devant le vigile, ça marche comme ça.

Sinon on pouvait remonter la source et donc cela évitait les balances


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David Foster
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Non, sérieusement… elle ne l’avait vraiment pas vue cette photo lorsque je la lui avais montrée la première fois ? A voir sa tête, ça semblait être le cas. Je ne voyais qu’une explication à ça. Deux en fait. Ou bien elle n’était pas totalement redescendue sur terre, bien que jusque là, elle semblait être vraiment avec moi. Ou bien la drogue qu’elle avait consommée dans la soirée avait des effets secondaires auxquels elle ne s’attendait pas.

Quoiqu’il en soit, elle semblait avoir compris qu’il valait mieux coopérer. Je n’aimais pas utiliser ces méthodes, mais croyez-moi, l’intimidation, ça marche plutôt bien sur des personnes dans le genre d’Elizabeth (comprenez par là des personnes qui se permettent un brin d’impertinence, ou d’arrogance, mais qui ne voulaient pas avoir d’ennuis).

Je pris le portable qu’elle me tendait et le posai sur le bureau.

- Les messages laissent toujours une trace quelque part, même si on pense avoir tout supprimé. Un bon hacker réussira certainement à récupérer le numéro du destinataire. Vous permettez que je le garde quelques temps ?

En fait, ce n’était pas une question, je ne lui laissais pas vraiment le choix de refuser. En tant qu’agent du FBI, j’avais tout à fait le droit de conserver son portable, lorsque cela pouvait servir à l’enquête.

- Il vous sera rendu dès que nous en aurons terminé avec.

Je tirai un calepin d’une des poches de ma veste et commençai à notre les informations que je recueillais. Pour l’instant, je n’en avais qu’une, le pseudo d’Enzo Morales. Mais c’était peut-être le point de départ de quelque chose.

- Les personnes qui vous ont parlé de ce dealer, vous les connaissez ? Comment êtes-vous entrée en contact avec elles ? Vous avez des noms, des adresses, un moyen de les contacter ?


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Lizzie Scott
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Elle avait tendu son portable en connaissance de cause, elle savait ce qui allait se passer mais bon il n'y avait pas grand chose dessus de toutes façons, il était récent et elle n'avait pas pris le temps d'installer grand chose hormis les applications des divers réseaux sociaux pour justement avoir connaissance des endroits ou aller et quand.

- Faites ce que vous avez à faire, moi je n'y connais et ne soyez pas surpris si il n'y a presque rien dessus, on dirait que je suis maudite depuis mon arrivée ici.

La jeune fille soupira ensuite et laissa tomber sa tête en arrière.

- Je suis en ville depuis un mois et demi à peine, je ne connais vraiment bien personne, mais après ma première soirée pourrie ici, vous avez entendu parler de la prise d'otage à la National Art Gallery lors d'un vernissage nocturne? J'y étais... Bref une horreur et du coup j'ai passé mes soirées suivantes à écumer les clubs huppés de la Ville Haute, uniquement ceux avec un système de sécurité visible, des gardes armés, voyez le genre, et de rencontre en rencontre j'ai eu des entrées vers des clubs privés ou seule votre carte de paiement compte... Et j'ai entendu parler de la drogue à la mode, le Vertigo ;p J4ai voulu essayé voila pourquoi j'étais la hier soir, on m'a envoyé l'invitation hier après midi seulement.


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David Foster
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Je l’écoutai me raconter son « histoire », notant au passage les éléments qui m’intéressaient (autrement dit, pas grand-chose). Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’enquête n’allait pas beaucoup avancer avec ça. De la façon dont je comprenais les choses, elle s’était baladée de soirée en soirée, exprimant son intérêt pour les nouvelles drogues, laissant sûrement ses coordonnées à droite et à gauche. Quelqu’un était tombé dessus et l’avait rappelée. C’était vague, très vague. Mais parfaitement plausible. C’était souvent comme cela que ça se passait.

Je soupirai et relevai les yeux de mon calepin pour les poser sur elle.

- Est-ce que par hasard vous vous souviendriez du nom ou des adresses de ces clubs privés ?

Si elle avait pu arriver à Morales de cette manière, alors peut-être que nous pourrions atteindre d’autres dealers en utilisant la même méthode ? Vous savez, on n’était pas idiot, on l’utilisait déjà cette méthode, mais jusqu’à présent, on n’avait réussi à mettre la main que sur des dealers sans grandes envergures qui n’avaient aucun lien avec le cartel que nous poursuivions. Nous n’étions pas au bon endroit. Nous n’avions pas la bonne filière. Elizabeth venait de me fournir un point de départ. Avec un peu de chance, cela allait nous permettre d’atteindre des « collègues » de Morales.

Je plantai mon regard dans celui de la jeune femme. Tandis qu’elle parlait, tout à l’heure, je n’avais pu m’empêcher de relever certaines choses qu’elle avait dites. Des choses qui n’avaient aucun rapport avec mon enquête. Il y avait sa présence à la prise d’otages de la National Art Gallery, d’abord. Un événement qui avait dû la marquer. Mais il y avait autre chose, surtout. Elle semblait seule. Elle avait insisté sur le fait que son portable était vide, qu’elle ne connaissait personne. En quelques mots, elle l’avait vraiment exprimée, cette solitude. Et, l’espace d’une seconde, je compatis, un peu. Mais je me rappelai à l’ordre. Pour l’instant, je devais me concentrer sur Morales et sur les informations que la jeune femme pourrait me donner. Ensuite, je m’intéresserai un peu plus à elle. Peut-être.


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Lizzie Scott
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A croire qu'elle était soporifique vu le soupir poussé par son interlocuteur, il fallait savoir il voulait des détails ou pas? Parce que bon elle était pas au mieux de sa forme, clairement, celui qui avait annoncé une descente sans effets secondaires avait menti ou alors était un habitué du crack ou de l'héroïne pure ce qui n'était pas son cas.

Des noms? Elle se souvenait de ceux qu'elle avait trouvé intéressant oui.
Elle tendit les mains en désignant le calepin et le crayon de David.

- Je peux?

Elle avait une très bonne mémoire mais cette dernière avait cependant le défaut de passer par l'écriture pour s'exprimer pleinement, d'ou son amour pour les livres depuis toujours.

Dans tous les cas elle finit par avoir de quoi écrire et note quatre noms dans le calepin. D'une écriture un peu maladroite (effets de la drogue encore) mais aux lettre bien déliées et bien formées elle écrivit.

- "The grounder", une boîte ambiance post apo assez particulière mais à la faune très aisée,
-"Le Cosmo" une boîte centenaire huppée, bourgeois avec salons privés et ambiance feutrée,
- "Le Hipster" un bar restaurant assez conceptuel ou les gens sont servis comme à l'ère romaine, allongés sur des méridiennes, certaines disent qu'il y a une "fumerie" accessible quand on sait demander, Lizzie n'a pas trouvé.
- "Nightfall" une boîte de nuit presque "banale" hormis que seuls les meilleurs DJs s'y produisent, jamais de bande son basique.

Elle rendit son travail et ajouta.

- Celles la sont dignes d’intérêts je pense, les autres non, je n' ai qu'échangé de banalité sans aucun attrait.


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David Foster
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A la demande d’Elizabeth, je lui tendis mon calepin et mon crayon. J’étais intrigué toutefois. Etait-ce le genre d’infos qu’elle ne pouvait pas dire à haute voix ? Il ne s’agissait que de noms de club, ou d’adresse, rien de bien secret.

Je me relevai du bureau sur lequel j’étais appuyé et contournai sa chaise de façon à pouvoir lire par-dessus son épaule. Elle inscrivit quatre noms de club, ainsi qu’une petite description pour chacun d’entre eux. Je ne comprenais toujours pas pourquoi elle préférait les écrire plutôt que me les dire, mais j’avais les informations que je voulais, je n’allais pas me plaindre. D’autant que son écriture à elle était beaucoup plus lisible que la mienne.

- Dois-je comprendre que vous n’avez pas retenu les autres parce qu’ils étaient sans intérêt ?

Je récupérai mon calepin et aussi les épaules.

- Ca peut se comprendre cela dit. Merci pour ces informations.

Je refermai le calepin et le glissai dans ma poche. Espérons que ces quatre noms suffisent à remonter la piste jusqu’au cartel, sinon, je me retrouverai à nouveau à la case départ.

- Avant de vous laisser partir, si vous me permettez un conseil…

J’enfonçai les mains dans les poches et baissai la tête avant de la relever.

- Faites attention à qui vous vend la drogue que vous consommez. Morales est affilié à un cartel assez puissant, réputé pour vendre de la drogue trop pure. On retrouve tous les jours de jeunes de votre âge (pas si éloigné du mien d’ailleurs, à en croire les informations données par sa puce), ou plus jeunes encore, qui ne se sont pas méfiés et ont pris une dose trop forte. Le mieux serait que vous cessiez toute consommation, bien sûr, mais… faites attention. Je n’aimerai pas vous retrouver morte à cause d’une overdose.


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Lizzie Scott
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Lizzie releva la tête et prit deux secondes avant de répondre.

- Parce qu'ils ne vous aideront pas, les revendeurs ne sont pas forcément bien vu partout.

Bien sûr que l'agent Foster devait le savoir, mais ainsi même en enfonçant un clou déjà planté je lui expliquai le pourquoi de mon acte, pas un simple choix ou une envie de protéger un lieu, une personne, avais-je la moindre attache réelle ici de toutes façons? Pas encore non.

Lizzie acquiesça d'un hochement de tête, un conseil cela s'écoutait toujours, cela ne signifiait pas pour autant qu'on allait choisir d'en tenir compte ou de le suivre mais on avait le choix.

- Faites donc agent Foster
.

Elle grimaça malgré elle, si elle appréciait les écarts de conduite, les excès, tremper dans de sales affaires cela n'était pas sa tasse de thé clairement.

- Je comprends parfaitement, et si j'aime parfois enfin... peu importe, je ne tiens pas à me retrouver embrigader dans des histoires de Cartel. Je m'en tiendrai donc aux galeries d'art ou aux vernissages pour avoir du piquant. Les restaurants seule sont juste déprimant voyez vous.

Le draguait-elle? Oui possible, ne serait ce pas drôle de raconter qu'elle avait dîné ou déjeuné avec l'agent fédéral qui l'avait arrêté pour consommation de stupéfiants?


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David Foster
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« Les restaurants seule sont juste déprimants ». Elle ne croyait pas si bien dire. Je la contournai pour retourner m’asseoir sur le bureau.

- Je sais. Mais on finit par s’y habituer.

Sur ce point-là, même si je connaissais la situation, je pouvais m’estimer chanceux. Les restaurants seul, il y avait bien longtemps que je ne connaissais plus cela. Tout simplement parce que je n’allais plus au restaurant. Je n’avais pas le temps. Enfin, je ne le prenais pas. La plupart de mes repas consistaient en un sandwich vite fait au bureau tout en continuant à bosser. Et les autres repas ? Avec une bière, devant la télé ou avec Angie, suivant son emploi du temps. On me disait souvent que je n’avais pas de vie. C’était peut-être vrai. Maintenant qu’Angie était guérie, je pouvais corriger cela, mais, vous savez quoi ?, les habitudes ont la peau dure.

- Vous devriez peut-être rencontrer des gens, essayer de vous faire des amis. Il y a d’autres façons de pimenter sa vie qu’avec la drogue. Les galeries d’art et les vernissages ne sont peut-être pas ce qui vous correspond le mieux.

Je me redressai et lui adressai un léger sourire.

- Ma petite sœur prétend qu’il n’y a aucun endroit qui égale la ville basse quand il s’agit de s’amuser. Et là-bas, les gens ne sont pas… guindés comme en ville haute. Ils sont plus naturels, plus libres. Mais cette partie de la ville est aussi un peu plus dangereuse. Je vous déconseille fortement d’y aller seule. Surtout si vous n’y avez jamais mis les pieds.


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Lizzie Scott
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Lizzie leva un regard surpris sur l’agent Foster, sérieusement, il vivait seul ? Pourtant il était avenant et compréhensif, ce qui faisait une double qualité bien trop rare à son goût pour les hommes dans les forces de l’ordre (amis des clichés bonjour)

- On ne devrait devoir s’y habituer.


Elle écouta la suite et sourit.

- Vous marquez des points mais rencontrer des gens est chose facile justement, se faire des amis ? S’en est une autre bien plus complexe et franchement je suis plus douée pour étudier que pour nouer des liens voyez vous. Mais vous avez raison je vais remettre la barre droite et travailler à ce pourquoi je suis venue ici.

La suite n’était pas tombé dans l’oreille d’une sourde et si il avait espéré la dissuader de tenter d’aller voir la Ville Basse ainsi il manquait de diplomatie, il venait de lui dépeindre à la perfection ce qu’elle cherchait, rentrer dans le cœur de Megalopolis.

- La Ville Basse ? Votre sœur a surement raison pour le fait que s’y amuser doit être plus simple ou agréable mais seule je n’ai pas osé m’y aventurer non plus. Quand on arrive ici, le fait de se faire pucer et cantonner à de quoi effrayer et surtout c’est comme si on nous disait clairement, on mélange pas les genres, on sait tous ce que cache la Ville Basse, on entend tous des ragots mais j’aimerais vraiment savoir ce qu’il s’y passe. Pourquoi les gens ne peuvent-ils pas vivre ensemble ?


Elle hésita un instant et poursuivit.

- Je suis venue ici pour finir ma thèse, et j’ai besoin de voir de mes yeux la réalité pour appréhender ce qu’est Megalopolis, sa complexité, pourquoi les gens ont peur des autres, de la différence, est-ce raisonné ou pas ? est-ce légitime ou pas ? Ces questions du haut de ma tour dorée sont sans réponse.. J’aurais besoin d’un guide ou d’une aide… Je sais que je vous ai fait mauvaise impression, à raison mais pensez vous que votre sœur pourrait me transmettre des adresses ou des conseils ou vous-même si je vous laisse mes coordonnées ?


Étonnamment son ton avait changé, sa posture aussi, envolée la désinvolture affichée, elle était intéressée et surtout désireuse d’en savoir plus sur la ville.


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David Foster
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Je lui adressai un sourire compréhensif. Alors comme ça elle était prête à redresser la barre ? Mouais, je n’étais pas sceptique. Combien de jeunes avais-je croisés qui m’avaient tenu un discours similaire et que j’avais de nouveau retrouvés, quelques semaines plus tard, en train de négocier avec un dealer ? Je ne connaissais pas Elizabeth, je ne pouvais pas être certain qu’elle prendrait le même chemin que tous ceux que j’avais vu jusque-là, mais je ne pouvais pas non plus lui donner le bon Dieu sans confession. Et puis hey, vous savez quoi ? Je pouvais lui donner tous les conseils que je voulais et essayer de la convaincre, ça restait sa vie à elle. Et elle demeurait la seule habilitée à prendre les bonnes décisions. Néanmoins je hochai la tête, montrant que j’étais entièrement d’accord avec la décision qu’elle prenait.

Je l’écoutai jusqu’au bout, la laissant parler sans l’interrompre. Son comportement avait changé. Il me semblait qu’elle était plus… intéressée, moins indifférente à ce que je pouvais bien lui dire. Depuis le début de l’entretien, j’avais l’impression qu’elle me regardait avec une légère condescendance, comme des traces de snobisme, dues à son appartenance aux hautes sphères. Je ne lui en voulais pas d’ailleurs, elle avait dû être élevée comme ça. Moi, on m’avait éduqué dans le respect des autres et de la tolérance, dans l’optique de toujours traiter tout le monde d’égal à égal. Chacun son éducation. Mais là, je crois que j’avais réussi à capter son attention. Et toutes les traces de condescendance ou de snobisme que j’avais pu percevoir jusqu’à présent avaient disparues.

Quand elle eut terminé, je la regardai, légèrement interloqué et hésitai quelque peu. C’était la première fois que quelqu’un que j’arrêtais me demandais si moi ou ma sœur pouvions lui servir de guide dans la ville basse. En règle générale, ils étaient plutôt pressés de partir et espéraient certainement ne plus jamais me revoir. Alors la réaction d’Elizabeth m’étonnait, oui.

- Vous ne m’avez pas fait une si mauvaise impression…

En réalité, je la voyais plus comme une jeune femme un peu paumée qui prenait une mauvaise pente mais qui pouvait redresser la situation assez vite que comme une junkie pour qui la situation est désespérée. De ce que j’avais compris, Elizabeth venait d’une famille aisée. Elle était comme tous ces jeunes qui plongent dans la drogue un jour parce qu’ils sont à la recherche de sensation fortes ou d’amusements. Des jeunes qui peuvent se permettre de s’offrir des drogues spéciales parce qu’ils en ont les moyens. Elle me paraissait plutôt saine d’esprit. Elle prenait une mauvaise pente, mais il était encore temps de redresser la situation.

Je laissai de côté l’histoire de guide et de coordonnées pour répondre à son questionnement. Une façon pour moi de gagner du temps, pour réfléchir à ce que je pourrais bien lui dire. Je n’avais pas de vraie raison de refuser de lui donner ce qu’elle me demandait si ce n’est que ce n’était pas habituel.

- Vous savez, je crois que les gens ici sont les mêmes que dans le reste du monde. Il y en a des bons et des mauvais. Que ce soit dans la ville basse ou dans la ville haute vous trouverez partout des gens tolérants et respectueux d’autrui et vous en trouverez également qui seront tout le contraire. La peur de la différence est une réaction totalement humaine. C’est comme ça et ça le sera toujours. Il ne tient qu’à nous de la combattre ou de la laisser nous submerger.

Je m’efforçai de répondre à ses questions avec autant de neutralité que possible. Mais j’avais mes propres opinions sur le sujet et il n’était pas impossible qu’elles transparaissent dans mes paroles. Quoique, j’étais doué pour cacher mes réelles pensées, sinon, on ne m’enverrait pas aussi souvent sur le terrain comme agent infiltré.

- Mais il y a aussi une énorme différence entre la ville haute et la ville basse, une différence qui ne tient pas à la nature de chaque personne et qu’il ne faut pas pour autant négliger : l’argent. Vous pouvez aller dans n’importe quel endroit, les gens riches mépriseront toujours les plus pauvres et les regarderont avec méfiance. Ca a toujours été comme ça, et ça ne changera jamais.

Je jetai un coup d’œil à ma montre. La nuit touchait à sa fin, nous étions arrivés à l’heure où les gens commençaient à se lever pour aller travailler. Je soupirai et me redressai.

- On va pouvoir en rester là pour l’interrogatoire. Merci d’avoir répondu à mes questions.

J’hésitai encore un peu et me passai la main dans les cheveux.

- Allez, je vous emmène manger un morceau. Vous devez avoir faim après avoir passé la nuit ici.

Je m’avançai vers la porte et me retournai vers elle avant de l’ouvrir.

- Enfin, si ça vous dit, bien sûr.

Une façon, peut-être, d’accéder à sa requête de tout à l’heure ?


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Lizzie Scott
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Lizzie se permit un franc sourire à la révélation de l’agent, elle n’imaginait pas pouvoir faire autre chose que mauvaise impression au vue de l’état dans lequel il l’avait trouvé dans la nuit mais comme quoi, la vie est parfois surprenante non ?

Elle écouta la suite avec la plus vive des attentions, enfin au mieux de son état actuel de fatigue en somme puis elle répondit.

- Je comprends votre point de vue et le partage mais malgré cela Megalopolis reste à part croyez moi c’est perceptible de l’extérieur en tout cas, peut-être pas quand on y vit depuis longtemps du coup. Il y a ici un melting pot qu’on ne trouve nulle part ailleurs. Et la différence est effrayante et les derniers événements qui se sont produits attisent ces peurs et craintes en effet.


Elle n’ajouta rien sur le conflit inter caste, elle se savait hautaine, baignée par une éducation privilégiée et elle doutait de pouvoir rester indifférente face à la pauvreté ou fasse à quelque chose d’inconnu en fin de compte, elle n’avait jamais cotoyé de positif ou de candidat, comment réagirait-elle ? Fuirait-elle ? Grande question dont la recherche de la réponse était ce qui comptait, se faire son opinion.

- De rien c’était… normal et obligatoire non ?


Elle esquissa néanmoins un sourire pour montrer qu’elle savait que tout était de sa seule faute, elle n’irait pas blâmer le FBI ou qui que ce soit, une chose était certaine, elle assumait ses actes.

Elle vit de la gêne ensuite chez l’agent Foster et sa proposition la surprit mais finalement, elle n’aimait pas la solitude aussi elle répondit sans hésiter.

- Je meurs de faim, j’ai l’impression d’avoir un trou béant à la place de l’estomac, je vous suis avec plaisir. Au moins je sais ne rien risquer avec un agent federal non dans cette ville emplie de danger ?

Elle prit son sac, le referma et se leva pour suivre David.

[hj] Idem je suis navrée du temps mis pour répondre sad


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David Foster
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Elle avait peut-être raison. Peut-être était-ce parce que j’appartenais à cette ville que je n’en voyais plus les spécificités. Cela n’avait pourtant pas toujours été le cas. J’avais été un moment loin de Mégalopolis, et durant toute cette période, cette ville représentait bien plus pour moi qu’aujourd’hui. C’était comme un havre de paix. Et pourtant, Megalopolis était loin d’être une ville tranquille où régnait la paix. C’était vous dire les endroits où je me trouvais… C’était étonnant, de voir comme mon regard sur Mégalopolis avait pu changer. A une époque, j’aurais tout donné pour pouvoir y retourner et aujourd’hui… J’aimais cette ville, je savais que j’y étais à ma place, mais je crois que je n’y serais jamais aussi bien qu’à Atlanta. Probablement parce que je n’y étais pas seul, à Atlanta.

Je la laissai passer et refermai la porte derrière nous, ne pouvant m’empêcher de commenter son vide dans l’estomac.

- Oui, c’est un des effets secondaires des stupéfiants.

Je ne pouvais pas m’en empêcher. J’étais un représentant de l’ordre, un défenseur de la population. Je ne pouvais pas ne pas être un peu moralisateur sur les bords. J’étais profondément contre la drogue. C’est que j’en avais tellement vu passer, des jeunes, qui se détruisaient la santé, qui détruisaient également leur famille (parce qu’on a beau dire, ça touche tout l’entourage), à commencer par ma propre sœur. Heureusement, elle s’en était sortie assez rapidement, mais ça n’avait pas été sans souffrance.

Quant à son allusion au fait d'être en sécurité avec moi...

- A priori, vous ne risquez rien, en effet. A moins qu'on ne m'assomme par derrière. Mais il n'y a pas de raison que ça arrive, n'est-ce pas ?

L’endroit auquel je pensais emmener Elizabeth était situé à quelques pâtés de maisons du poste de police où nous nous trouvions, à la limite de la basse et de la médiane, côté médiane. Pour avoir arpenté les rues de Megalopolis en tous sens, je crois que je connaissais aussi bien la ville basse que la haute ou encore que la médiane où j’avais pourtant grandi. L’établissement en question s’approchait plus d’un petit salon de thé que d’un véritable restaurant. En fait, c’était un endroit qui servait des petits déjeuners le matin et qui vendait des viennoiseries le reste de la journée. Je crois que le concept venait de France, à la base.

Je poussai la porte d’entrée de l’établissement pour laisser Elizabeth entrer la première. A cette heure-ci, c’était l’heure de pointe, mais il restait une table de vide dans le fond. Je l’indiquai à la jeune femme du menton et refermai la porte derrière moi.

- Qu’est-ce que vous prendrez ?


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Lizzie Scott
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La jeune fille ne rebondit pas sur les paroles de l'agent Foster quand il annonça avec force de conviction qu'elle avait faim à cause de la drogue, elle le savait pertinemment mais elle ne souhaitait pas jouer les impertinentes alors qu'il allait l'aider à assouvir ses appétits du moment !

Elle sourit par contre franchement quand il parla de l'aspect sécuritaire à le suivre.

- Je doute que cela n'arrive ou alors vous avez plus d'ennemis que vous ne l'imaginiez mais avec votre travail c'est peut-être pas impossible non?

Elle se tut tout le temps du trajet, observant la ville pour oublier que son ventre commencer à hurler qu'il avait faim. Elle se demandait quel genre d'endroit elle allait découvrir, un starbuck ou un enseigne du genre? Elle fut agréablement surprise de découvrir une sorte de salon de thé et son sourire s'éclaira à la pensée qu'enfin elle allait manger.

- Tout ce qui est disponible?

Un sourire mutin accompagna ses paroles mais elle ajouta.

- Un grand café noir, un jus de fruit, et pancake ou brioche peu importe, quelque chose de consistant avec de la confiture ou du beurre s'il vous plait, enfin si ce n'est pas trop abuser.

Cela étant dit elle se dirigea vers la table libre et s'y installa, soufflant de soulagement, tout finissait pas si mal non?


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David Foster
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J’acquiesçai, prenant mentalement note de sa commande et la suivis du regard tandis qu’elle allait s’installer à la table libre. Il y avait un peu d’attente avant de parvenir au comptoir, le temps pour moi de réfléchir à tout un tas de choses. A Elizabeth, d’abord, bien sûr. Je comprenais parfaitement comment une jeune femme de son genre avait pu chercher à s’amuser avec la drogue, elle n’était pas la première que je rencontrais et ne serait pas la dernière. Mais comme à chaque fois, je me disais que c’était bien dommage que les jeunes en arrivent là. Les voir prendre la drogue comme un amusement et non quelque chose de sérieux et de dangereux, sincèrement, c’était quelque chose qui me révoltaient. Mais on ne pouvait pas mettre un agent derrière chaque jeune de cette ville, n’est-ce pas ? Autre chose, aussi, j’avais beau savoir que nous n’avions que 2 ans d’écart, j’avais l’impression que la différence d’âge était beaucoup plus grande. Elle agissait pourtant comme les jeunes de son âge (ou devrais-je dire de notre âge ?). Etais-je donc si « vieux » que ça ? Il faut croire que certaines épreuves vous font vieillir plus vite que d’autres.

Avant que mon tour au comptoir ne vienne, j’eus également le temps de réfléchir à ce qu’elle m’avait dit, juste avant que nous ne quittions le poste de police. Il était évident que mon travail m’avait procuré mon lot d’ennemis. Mais il y avait aussi tous ceux qui nous étaient reconnaissants pour ce que nous faisions. Je veux dire, on protégeait les gens. A chaque arrestation que nous faisions, c’étaient 2, 3, personnes que nous aidions, peut-être plus selon les circonstances. Alors oui, il m’était arrivé de sentir des regards hostiles me fixer, plus d’une fois. Mais jamais, depuis que j’avais intégré le FBI, je ne m’étais senti en danger, quel que soit l’endroit où je me trouvais.

Mon tour arriva enfin, et ce fut les bras chargés de la commande d’Elizabeth et de la mienne que je rejoignis la jeune femme à sa table.

- Désolé pour l’attente. A cette heure-ci, c’est la cohue. Mais ils font de bons petits-dejs.

Je déposai sa commande devant elle et tirai une chaise pour m’asseoir.

- Vous m’avez dit être en ville pour votre thèse, c’est ça ? Vous travaillez sur quoi ?


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Lizzie Scott
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Elizabeth n'avait en réalité pas vraiment vu le temps passé, de la à dire qu'elle avait laissé ses pensées errer au gré de leurs envies il n'y avait qu'un pas. Elle aurait du mal à l'admettre devant quiconque mais finir au poste dans une ville inconnue loin de chez elle c'était plutôt éprouvant car il y aurait eu le moindre problème elle n'aurait eu personne à appeler, personne qui puisse être la dans les minutes suivantes ou l'heure.

En ces instants elle regrettait la distance mise entre elle et son envahissante famille et ses envies de Noel ensemble.

Quand David revint elle retrouva ses esprits et voir la nourriture lui rappela combien elle avait faim néanmoins bien éduquée elle répondit en souriant.

- Je doute d'être bien placée pour oser me plaindre de quoi que ce soit, c'est déjà charitable à vous de m'avoir accompagné pour manger quelque chose.

Elle attrapa le divin nectar en grain moulu et en bu une longue gorgée salvatrice avant de poursuivre.

- Oui je suis venue chercher des exemples concrets pour terminer ma thèse mais je me demande si la voie que j'ai choisi est la bonne depuis mon arrivée et si perdre quelques mois pour reprendre tout depuis le début n'est pas utile. Je voulais montrer au début qu'il était presque impossible pour un enfant de Yu de pouvoir mener une vie normale et d'intégrer un schema familial traditionnel que ce soit à cause de la société ou de l'environnement et je voulais me servir de Megalopolis comme sujet secondaire de fait. Mais pour voir la vie ici je réalise que ce n'est exact, du haut ma tour dorée je ne voyais pas la réalité des choses, pour tout dire je n'ai jamais cotoyé le moindre positif ou autre et j'espérais ici pouvoir en apprendre plus mais finalement, la Ville Basse est semble-t-il le ghetto noir de notre époque non?


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David Foster
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Ah ce que ça faisait du bien ! Je devais avouer qu’après avoir passé la nuit à travailler, et la journée précédente aussi, c’était agréable de se poser, et de manger. Bon sang, c’est que je venais de faire le tour de l’horloge. Et j’allais devoir enchaîner sur une autre journée de boulot. Finalement, ce petit-dej n’était pas une si mauvaise idée. Ca allait me permettre de souffler un peu avant de repartir.

Je balayai la remarque d’Elizabeth d’un geste de la main.

- Non, c’est rien, c’est normal.

Beaucoup diraient que non, ça ne l’était pas. Mais il faut croire que j’étais bien élevé, plutôt serviable et surtout, que je n’étais pas aussi méchant que je pouvais en avoir l’air. Je n’avais pas la moindre idée de la façon dont Elizabeth pouvait me voir. Mais j’étais tout de même celui qui l’avait arrêtée, enfermée dans une cellule et interrogée. Je n’avais pas vraiment le rôle du type hyper trop sympa dans l’histoire. J’étais étonné, d’ailleurs, qu’elle ne manifeste pas un peu plus d’hostilité à mon égard.

Je l’écoutai me décrire un peu plus ses études et ce sur quoi portait sa thèse. Si vous voulez mon avis, elle était plutôt mal partie. Mais je me gardai bien de faire le moindre commentaire à ce sujet. De mon point de vue, si les positifs avaient autant de mal à avoir une vie normale et une vie de famille normale, c’est surtout à cause de nous autres, négatifs, qui ne les acceptions pas. Comment voulez-vous avoir une vie de famille normale quand on vous interdit de vous marier et d’avoir des enfants ? Je me gardai, néanmoins, de faire le moindre commentaire là-dessus. J’avais mes propres idées, et j’avais ma façon de les exprimer, mais ce n’était pas forcément par des paroles. Plutôt par des actes. On m’avait appris que des paroles n’étaient que des mots, du vent, qu’on pouvait prononcer et oublier aussitôt après. Tandis que les actes, c’est du concret. Quelque chose qu’on fait vraiment et sur lequel on ne revient pas. J’acquiesçai néanmoins à sa comparaison.

- On peut voir les choses comme ça. Mais c’est également la partie la plus pauvre de la ville. Qu’on soit positif ou négatif, si on n’a pas les moyens de s’offrir mieux, c’est là-bas qu’on atterrit.

Je me laissai aller contre le dossier de ma chaise et entamai mon propre café.

- Mais, je crois qu’effectivement, c’est en côtoyant la population de la ville que vous aurez le meilleur aperçu de la réalité des choses. Quand on vient de l’extérieur, on porte un regard différent, on arrive avec ses idées préconçues et on se rend souvent compte qu’en réalité, on se trompait sur toute la ligne. Ca ne fait pas assez longtemps que vous êtes ici, mais vous verrez, dans quelques mois, vous y verrez plus clair. Vous ne connaissez vraiment personne à Megalopolis, qui pourrait vous aider à vous fondre dans la masse ?


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Lizzie Scott
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David passa à la suite sans hésiter et la jeune Scott n’allait certainement pas insister, elle l’avait remercié c’était énorme pour la snobinarde qu’elle était. Une chose était sûre les pancakes étaient bon et chaque bouchée un régal, du moins elle le sentait ainsi tellement son estomac criait famine, elle tacherait de se souvenir de cette adresse.

Elle voulut prendre son téléphone pour marquer son logiciel de géoposition avec un commentaire quand elle réalisa qu’elle l’avait laissé a l’agent Foster pour l’enquête, quelle déveine, c’était toujours dans ces moments la qu’elle avait besoin de la technologie.

Nul besoin d’être un génie pour voir que son point de vue n’était pas convaincant pour David mais loin de la décourager cela l’incitait à poursuivre.

- Le problème étant que la pauvreté et l’état de positif sont très souvent liés, soit parce qu’ils se mettent eux même à l’écart des autres soit parce que la société finalement ne veut pas d’eux et pour le comprendre, pouvoir étayer ma thèse je vais avoir besoin d’arpenter la ville, interroger les gens, me faire rembarrer, enfin vous imaginez. Par chance je ne suis pas aux abois, j’ai obtenu une année de plus pour finaliser ma thèse et la soutenir dans l’été prochain.

Elle bu de nouveau quelques gorgées de café et répondit.

- J’ai croisé du monde, mais connaître des gens non, et tous les contacts que ma famille peut avoir ici vivent en haute ville, non c’est mon baptême du feu, si je ne suis pas capable de me débrouiller seule, de rencontrer des gens et les convaincre de me donner conseils ou aides alors autant laisser tomber ma thèse et reconnaitre l’échec.

Un sourire naquit quand elle ajouta.

- Sauf que échouer ne fait pas partie des options, jamais, j’obtiendrais la meilleure note de la promo pour cette thèse.


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David Foster
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Grignotant mon croissant bouchée par bouchée, je m’efforçais de suivre le fil des pensées de la jeune femme. Je n’étais pas un spécialiste en matière de sociologie. Je ne savais pas analyser les populations, en tirer des statistiques qui veuillent réellement dire quelque chose. Je n’avais pas fait de longues études. Je m’étais engagé à l’armée à 17 ans, j’avais suivi mon entrainement militaire, comme tout bon soldat, j’étais parti me battre pour mon pays et j’avais bifurqué vers le FBI en revenant. Nous avions appris beaucoup de choses à l’académie du FBI, les lois, les différentes façons de les appliquer, le travail d’enquêteur, les interventions en milieu dangereux. Mais pas à analyser la population à la manière d’un sociologue. Nous étions des agents de terrain, enfin, pas tous, certes, mais c’était mon cas. Nous n’avions pas le regard extérieur de quelqu’un qui analyse une ville sans vraiment savoir ce qu’il y a à l’intérieur. Nous vivions dans cette ville, nous y travaillions tous les jours. Nous savions ce réellement ce qu’il s’y passait.

Alors si, au départ, j’étais un peu sceptique quant à la thèse d’Elizabeth, je devais reconnaitre qu’elle prenait néanmoins une bonne direction, en désirant justement voir de l’intérieur ce qu’il se passait vraiment ici.

- Je ne peux que vous encourager dans cette entreprise. Mais vous croyez vraiment qu’une seule année sera nécessaire pour appréhender cette ville ? J’ai grandi ici, je n’y suis, certes, pas toujours resté, mais j’ai passé la grande majorité de ma vie ici, et j’en apprends encore. On en apprend tous les jours.

Je la regardai quelques secondes par-dessus mon café et penchai la tête.

- Vous me semblez être quelqu’un de très ambitieux. C’est tout à votre honneur. Je vous souhaite de réussir. Mais si je peux vous donner un conseil…

Je l’examinai un peu plus attentivement avant de continuer

- Il vous faudra apprendre à modeler votre personnalité et votre apparence en fonction des lieux et des personnes que vous rencontrerez si vous voulez vraiment vous fondre dans la masse. Telle que vous êtes là, on voit tout de suite que vous êtes plutôt de la Haute que de la Basse. Mettez un pied en ville basse comme ça, et non seulement les gens se méfieront de vous et vous tourneront le dos. Mais en plus, ils vous jugeront certainement comme une cible parfaite. Je vous l’ai déjà dit, mais je vous le répète, la ville Basse est dangereuse tant qu’on ne la connait pas.


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Lizzie Scott
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Au moins on ne me riait pas au nez c'était une bonne chose finalement, certains de mes compagnons de promotion à Eton pensaient qu'une analyse concernant un sujet aussi brûlant que les positifs était du suicide mais n'était-ce pas justement toute la beauté de l'étude, prendre des risques, oser et sortir des conventionnelles analyses?

- Ne vous méprenez, je ne prétends pas parvenir à connaître votre ville mais travailler avec des panels représentatifs des populations est la base de toute étude ou analyse, je me servirai aussi des recensement municipaux, électoraux, des travaux sociologiques menés ici même, partir de rien est impensable cela va de soit. Tout comme ce genre d'étude peut-être valable à un instant T et perdre son sens suite à un bouleversement violent.

Comment ne pas avoir en tête les émeutes?

La suite elle le prit comme un compliment et remerçia David même si elle le savait c'était à double tranchant finalement.

- Je suis ambitieuse oui mais surtout une fourmi laborieuse, quand je souhaite parvenir à mes fins je me donne les moyens d'y arriver. L'a peu près me déplait totalement et je peine à me laisser aller finalement.


Ce qui était logique finalement, la drogue était un moyen tout sauf naturel pour lâcher prise, oublier le quotidien et faire sauter inhibitions et raison qui étaient ses moteurs.

Elle écouta avec attention les conseils prodigués tout en finissant le premier pancake avant de boire une gorgée de jus de fruit. Sourire aux lèvres elle se pencha en avant.

- Je n'irai pas changer ce que je suis c'est impossible mais je sais être discrète au besoin, moins... enfin je sais faire, hormis peut-être me montrer vulgaire ou jurer comme un charretier cela je ne sais pas faire. Et je vous l'ai dit je ne suis pas suicidaire, je n'irai pas seule et je prends donc conseils avec plaisir et temps libre des gens aussi au besoin.


Qui ne tentait rien n'avait rien non? Il connaissait bien la ville après tout?


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David Foster
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Je secouai énergiquement la tête tout en reposant mon café.

- Il n’est pas question de vous changer totalement, mais bien de vous adapter à ceux qui vous entoure. Je veux dire, vous ne pouvez pas débarquer dans la ville basse avec votre air de petite princesse.

Je levai les mains face à elle. Je n’avais pas l’intention de la vexer. Mais elle venait de la ville haute et ça se voyait, tant à son apparence qu’à sa façon d’être. Je veux dire, vous vous souvenez la façon dont elle répondait à mes questions au départ ? Je me trompais peut-être, mais elle avait une attitude plutôt snobe. Le genre que peuvent avoir les personnes qui ne se considèrent clairement pas comme inférieures. Le genre des habitants de la ville basse, riches, de bonne famille, et qui savent qui ils sont.

Je repris avant de lui laisser le temps de commenter mes paroles.

- Les gens vont simplement vous rire au nez. Vous ne savez rien de ce qu’ils ont vécu, de ce qu’ils vivent tous les jours. Ils ne seront pas tendres avec vous. On ne vous demande pas de jurer ou d’être violente, seulement de les traiter d’égal à égal, avec respect. Vous savez, les gens de la ville basse savent tout de suite quand on les regarde avec condescendance.

Je me répétai, je le savais, mais je ne pouvais pas m’en empêcher. J’avais la sensation de voir une gazelle prête à se jeter dans la fosse aux lions. Quand bien même elle m’affirmait qu’elle n’irait pas seule, je sentais bien, que même accompagnée, elle ne se doutait pas de ce qui pouvait l’attendre là-bas. Vous savez, nous, de la médiane, natifs de Megalopolis, on n’était pas forcément mieux loti. On vivait beaucoup mieux qu’en ville basse, et ils le savaient. Même si on avait l’habitude et qu’on connaissait bien la ville basse et ses codes, ils n’étaient pas toujours très tendres avec nous non plus. Moi, ça allait encore. Je n’étais pas d’un naturel très bagarreur et plutôt discret. Je n’avais pas eu le moindre problème en ville basse. Excepté ce fameux jour de janvier 2068 où on m’avait laissé pour mort dans une ruelle, une balle dans l’épaule. Mais ça n’avait pas été un acte totalement aléatoire. Je veux dire, c’était précisément à moi qu’on en voulait, enfin, à mon uniforme de l’armée américaine, plutôt. Mais à part ça, rien. C’était différent pour ma sœur. Combien de fois était-elle rentrée blessée ou marquée par les coups ? Il faut dire qu’elle était du genre à ne pas se laisser faire. Angie s’interposait toujours dans les bagarres, les déclenchait même, parfois. Heureusement, elle s’était un peu calmée depuis quelques temps.

Bref. Revenons à nos moutons.

Je ne savais pas si c’était moi ou si ce que j’entendais dans ses paroles existait vraiment, mais j’avais l’impression qu’elle me refaisait le même plan que précédemment, dans le bureau. Le style « et pourquoi ça serait pas vous mon guide ? ». Mais elle était loin d’être aussi directe. Notez que ça m’aurait arrangé, j’aurais au moins su à quoi m’en tenir. Je me passai la main dans les cheveux avant de reprendre la parole.

- Vous devriez vous adresser à quelqu’un d’autre. Je n’ai que peu de temps libre.

Et c’était vrai, je bossai énormément, ne prenant pas toujours les jours de congé auxquels j’avais droit. Ça faisait combien de temps déjà que je n’avais pas eu de vacances ? Un an, à peu de chose de près. Bon, ok, j’avais été en arrêt pendant une semaine en décembre, à cause d’une blessure. J’aurais dû être arrêté jusqu’à ce que la plaie soit parfaitement cicatrisée et que mon bras soit parfaitement guéri, mais je ne pouvais pas rester en place, j’avais insisté pour reprendre plus tôt.

Et au moment où je prononçais ces mots, les conseils de Sunny me revinrent en mémoire. Ceux où elle me disait de me détacher un peu de mon boulot, de prendre le temps de faire autre chose, de temps en temps. Ce temps, je le prenais, principalement pour faire du sport ou m’entrainer au tir, ce qui, je vous l’accorde, était lié à mon boulot d’ailleurs.

Je relevai les yeux sur Elizabeth et enchainai.

- Mais, ma sœur joue dans un bar de la ville basse samedi soir. Je n’avais pas l’intention d’y aller, mais si ça vous tente…


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Lizzie Scott
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Lizzie sourit de bon cœur sans se vexer des paroles prononcées, à quoi bon renier la vérité, elle pouvait se travestir, jouer la comédie mais elle savait qu’elle ne donnerait pas le change bien longtemps, elle n’était pas de ceux qu’elle voulait étudier, elle était au dessus de cela, elle voulait comprendre, analyser car savoir c’est la source de la maitrise et du pouvoir et elle ferait partie des gens qui faisaient avancer les choses, pas une spectatrice, aussi pédant que cela puisse sembler.

- Je doute aujourd’hui de pouvoir donner le change mais croyez moi si je vous assure que je suis capable de bien des choses. Mais vous avez raison je ne sais rien d’eux, ce ceux que je souhaite comprendre, mais si leur réaction est la violence face à mes interrogations alors j’aurais des réponses aussi, peu importe la forme qu’elles prendront, la gestuelle, tout est sujet d’analyse finalement mais je ferai attention, je ne tiens pas à me mettre à leur place, je ne le peux pas, je ne suis pas porteuse du gêne, je ne saurais jamais ce que cela fait dans mes tripes, je ne peux que me contenter d’étudier des faits, des dires et je me dois de me montrer froide et distante de ce point de vue la, si j’y mets de l’émotionnel je ne pourrais pas me montrer partiale. C’est la toute la difficulté des études sociologiques finalement.


Compliqué, ardu mais pas impossible quoi qu’il arrive.

Elle faillit esquisser une moue de dépit en écoutant la fin de non recevoir de David mais… Il se passa quelque chose, il réfléchit un instant visiblement avant de décider que finalement il pourrait envisager quelque chose. Le sourire de la jeune fille la transcendât.

- Rendez vous est pris, vous êtes forcément homme de parole alors nous nous verrons samedi soir et je pourrais rencontrer votre sœur.


Ne pas laisser partir l’appât. Son petit déjeuner était presque terminé et elle sentait venir la fatigue, elle allait lui tomber dessus sans la ménager d’ici peu. Elle bougea un peu et ajouta.

- En tout cas je vous remercie pour tout, pour m’avoir fait réfléchir sur cette nuit, pour le déjeuner et pour la sortie.

Elle sortit un crayon de son sac et sur la serviette propre écrivit son numéro de téléphone en précisant qu’il serait actif le lendemain le temps qu’elle s’en procure un neuf et son adresse.

- Je vous laisse maître de l’heure et du lieu de rendez vous.


Il viendrait surement la chercher, ce serait logique de ne pas la laisser seule se rendre en basse ville non ?

[hj] on va pouvoir clore je pense et on ouvrira un autre pour la soirée ?


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David Foster
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Je ne sais pas trop quelle réaction j’aurais aimé qu’elle ait face à ma proposition. Je n’étais pas à l’aise à l’idée de sortir, de la revoir. Je veux dire, c’était un peu lier le personnel et le professionnel quelque part, non, le fait de la revoir en dehors de mon service. Mais en même temps, je ne pouvais décemment pas la laisser comme ça. Elle n’avait pas été très claire à ce sujet, mais il me semblait comprendre, à travers ses paroles, qu’elle comprenait la nécessité d’un « guide » pour la ville basse et qu’elle attendait de moi que j’accepte ce rôle. Et je n’étais pas sûr de vouloir ce rôle. Je n’étais pas garde du corps, j’étais agent du FBI et j’avais d’autres soucis en tête que le sort d’une jeune princesse avide de découvrir la ville basse. Mais, comme je l’ai déjà dit, j’étais plutôt du genre serviable et chevaleresque. Et j’avais face à moi une jeune femme dans le besoin. Je ne pouvais pas ne pas l’aider alors qu’elle se tournait vers moi. Enfin… se tournait à demi-mots.

C’était pour ça que je lui avais fait cette proposition, pour essayer d’éclaircir les choses. Si elle acceptait, alors c’était que mon intuition avait été bonne. Si elle refusait, alors je m’étais trompé. Et je n’avais aucun mal à reconnaitre une erreur, surtout lorsqu’elle m’arrangeait. Mais elle avait accepté... Au moins je pourrais dire à Sunny que je suivais ses conseils la prochaine fois que je la verrais.

J’acquiesçai à la mention d’Angie. Effectivement, ça serait l’occasion. Et qui sait, avec un peu de chance, elle accepterait de servir de guide à Elizabeth et je pourrais lui refourguer le bébé. Je ne doutais pas que la compagnie de la jeune femme soit mauvaise, mais comme je l’ai dit, j’avais du boulot par-dessus la tête et clairement pas le temps pour ça, je n’en prenais déjà pas beaucoup pour moi. Malheureusement, je connaissais assez bien ma sœur pour craindre que cela ne marche pas comme je l’espérais. Je n’avais plus qu’à croiser les doigts pour qu’Angie me surprenne.

Je tendis la main vers la serviette en papier et y jetai un œil avant de la glisser dans ma poche.

- On fait comme ça alors. Je vous tiens au courant.

Je bus les dernières gorgées de mon café et me levai, après avoir déposé sur la table de quoi payer nos deux petits déjeuners. Il était temps que je me remette au boulot. Je reposai les yeux sur Elizabeth et esquissai un salut de la tête.

- Je dois retourner travailler. Vous ne devriez avoir aucun mal à trouver un taxi ici. Faites attention à vous.

Je lui adressai un mince sourire et sortis du salon de thé.


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[CLOS] [David/Lizzie] Very bad trip
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