2076. Côte est des Etats-Unis. Megalopolis est le centre névralgique d'une guerre géo-politique mondiale depuis qu'un attentat biologique en 2026 a divisé l'humanité en deux populations bien distinctes : ceux qui se battent pour le futur, et ceux qui font avec le présent.
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 [CLOS] [Lizzie/David] A l'assaut de la ville basse

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Lizzie Scott
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Lizzie était dehors un bras posé sur un poteau électrique, le second sur son ventre, à moitié pliée en deux elle cherchait son souffle. Quand David la rejoignit elle fit un signe de main pour qu'il ne s'approche pas ou pour dire qu'elle ne pouvait parler, dur de savoir.

Elle resta ainsi ce qui lui sembla être de longues minutes avant de retrouver un souffle et que la boule d'angoisse dans son ventre lui libère le diaphragme pour qu'elle prenne une bonne grosse goulée d'air. L'inspiration fut bruyante et la soulagea.

Elle releva finalement un regard douloureux vers David.

- Je... je m'excuse David, c'est... une crise d'angoisse.


Elle reprit son exercice pour retrouver son souffle, lentement, surement, elle devait prendre le contrôle d'elle même, ne pas se laisser diriger par la peur ou quoi que ce soit d'autre.

- Je ne comprends pas pourquoi j'ai réagi ainsi, je suis désolée, mais ça m'a pris d'un coup et...*inspire, expire* j'ai besoin d'air quand ça m'arrive.

Elle allait ajouter que ça lui faisait comme quand elle abusait de la drogue et qu'elle goûtait à la sensation de manque mais elle le garda pour elle.

- Je veux bien que vous me rameniez David, je me sens... vidée, et je sais que cela peut revenir et je préfère être dans ma chambre seule si ça doit arriver, j'ai honte vous ne pouvez même pas l'imaginer.

Il l'avait vu défoncée mais non cela n'avait rien à voir pour elle.


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David Foster
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Je gardai mes distances, ne sachant trop comment interpréter cette main qu’elle avait tendue dans ma direction, paume face à moi. Etait-ce pour me dire de la laisser tranquille ou simplement pour me demander de lui laisser le temps de se calmer. Quoiqu’il en soit, je restai à quelques pas, conformément à son souhait que je ne l’embête pas. Mais pour être honnête, je m’inquiétais un peu.

Je restai silencieux, me passant la main dans les cheveux, ne sachant pas vraiment quoi faire. Je finis par m’appuyer contre le capot d’une voiture (qui n’était pas la mienne, d’ailleurs), le temps qu’elle aille mieux. Il me semblait qu’elle avait du mal à respirer, elle se tenait le ventre comme si elle avait envie de vomir. J’aurais voulu l’aider, mais je n’étais pas médecin. La seule que je pouvais faire, c’était respecter sa demande de la laisser se reprendre, seule.

Je secouai la tête tandis qu’elle s’excusait.

- Non…

Je fronçai les sourcils en la détaillant cependant. Des crises d’angoisse ? Qu’est ce qui avait bien pu se passer dans la vie de cette fille pour qu’elle ait des crises d’angoisse ? Et surtout, qu’est-ce qui avait pu la déclencher ? Quand même pas mon baiser ? Si ? Je hochais la  tête tandis qu’elle continuait, sans chercher pour autant à en savoir plus. Mais vous savez quoi, quelque chose me poussait, j’avais vraiment envie de l’aider. Alors qu’elle commençait à parler de honte, je levai une main pour l’interrompre et secouai la tête.

- Elizabeth… Vous n’avez pas à avoir honte. Pas de ça, pas devant moi.

J’étais bien placé pour connaitre ce sentiment d’angoisse n’est-ce pas ? Les miennes ne se manifestaient peut-être pas de la même façon que celles d’Elizabeth, mais mon sommeil était loin d’être réparateur. Les cauchemars me poursuivaient toujours, et ils n’allaient certainement pas me laisser tranquille en jour. Je me redressai, m’approchai vers elle et posai mes mains sur les épaules, comme pour l’inciter à me faire face, comme pour essayer de la rassurer.

- Ecoutez, je ne sais pas de quoi vous avez peur. Je ne sais pas ce qui a pu déclencher cette crise, j’espère juste que je n’ai pas réveillé en vous de mauvais souvenirs, ce n’était pas intentionnel. Mais je sais ce qu’est la peur. Je sais l’effet qu’elle a quand elle s’insinue dans nos esprits et qu’elle prend le contrôle. Alors n’ayez jamais honte d’avoir peur, et surtout pas en ma présence.

Je cherchai son regard quelques secondes, comme pour appuyer mes dires et l’assurer de mon soutien en cas de besoin. Puis je me décalai sur le côté et glissai ma main dans son dos pour la guider dans la direction de la voiture. Une main qui, quelque part, se voulait rassurante. Je ne savais pas de quoi elle avait peur, mais si je pouvais lui donner un sentiment de sécurité ne serait-ce que pendant quelques minutes, je le ferai.

- Au fait, j’ai gagné je crois. J’ai bu plus de shots que vous.

On en était à quoi ? Trois pour moi et un pour elle ?

- D’ailleurs, je crois qu’il serait plus prudent qu’on récupère vos affaires dans la voiture et qu’on prenne un taxi. Je ne voudrais pas rajouter « conduite en état d’ivresse » à mon casier judiciaire.

Ne me regardez pas comme ça, je faisais preuve de plus d’humour que tout à l’heure, c'est vrai, mais j’essayais de faire en sorte qu'elle se rassure, qu'elle se détende, qu'elle comprenne que pour ma part, je ne voyais rien de mal ni d'humiliant à faire des crises d'angoisse.


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Lizzie Scott
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Lizzie reprenait péniblement son souffle, c'était douloureux une crise d'angoisse, cela vous prenait des tripes jusqu'au bout des ongles. Elle secouait la tête parce que non elle ne pouvait pas être d'accord avec David, elle avait honte de cette perte de contrôle qu'elle ne comprenait pas.

De quoi avait-elle peur? Si encore elle était capable de le dire, de le comprendre mais pour l'heure elle avait des flashs, des doutes, des craintes et surtout des incompréhensions totales sur certaines choses qui lui revenaient en tête ces derniers mois.

David essayait de la rassurer et elle finit par s'accrocher à son regard, pour ne pas rester centrer sur elle même.

-Je ne sais même pas pourquoi j'ai peur.

Et c'était ça qui était angoissant, ne pas comprendre.

Elle n'esquiva pas quand il mit sa main dans son dos pour la guider vers la voiture, elle suivit docilement, rassurée par cette présence. Elle se souvint alors du besoin qu'elle avait eu de garder Jerry avec elle quand elle avait eu peur et à ce moment l'image de sa mère s'imposa à elle. Elle avait toujours été à ses côtés quand quelque chose n'allait pas, elle venait avec elle, s'allongeait dans son lit à ses côtés et se mettait à lui chanter une vieille chanson un peu grivoise, c'était leur secret, et cela lui faisait du bien, comme si la présence de sa mère était un baume doux sur son esprit. Immanquablement elle s'endormait et faisait des rêves merveilleux et au matin le monde brillait de nouveau de son plus bel éclat.

Cela étant, quand David annonça qu'il avait gagné il réussit un exploit, la dérider, elle se mit à rire franchement, gloussant presque, c'était un rire nerveux, un peu hystérique mais salvateur. Elle rit quelques longues secondes avant de retrouver un meilleur souffle.

- Je n'aurais pas parié une roupie sur vous.


Acquiesçant pour la fin elle acceptait la proposition de David, prendre leurs affaires et un taxi ensuite.


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David Foster
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J’avais écouté son aveu sans faire le moindre commentaire. Avoir peur sans savoir pourquoi, n’était-ce pas pire que de savoir pourquoi ? Je n’étais pas psy, mais avoir peur au point de faire des crises d’angoisse sans raison particulière, ça devait forcément vouloir dire quelque chose, non ? Pendant quelques secondes, je me demandai ce que Sunny en aurait pensé. Moi, j’en dirais qu’il avait du se passer quelque chose dans sa vie, quelque chose d’assez traumatisant manifestement. Oui, je sais, pas besoin d’être un génie pour en arriver à cette conclusion. Je vous avais dit que j’étais pas psy.

A sa réponse, je me mis à rire moi aussi. Quoi, j’étais moins coincé que j’en avais l’air, en vrai. Et je vous rappelle que j’avais l’alcool d’une bière et de trois shots de tequila dans le sang.

- Je ne l’aurais pas fait non plus. Mais je dois vous avouer quelque chose.

Je tournai la tête pour capter son regard. Pour quelqu’un qui m’aurait bien regardé, il aurait pu voir cette petite lueur malicieuse au fond de mes yeux.

- Le jeu n'était pas très équilibré. Quand on joue les infiltrés au milieu d’un gang ou d’un cartel, mieux vaut savoir tenir l’alcool. Parce que le jeu de celui qui boira le plus, ils le pratiquent pas mal. Et ça serait bête de griller sa couverture juste parce qu’on a bu un petit verre de trop. Disons que ça pourrait me coûter très cher.

Nous venions d’arriver à la voiture. Je sortis mes clefs de ma poche et l’ouvris pour qu’Elizabeth puisse récupérer ses affaires.

- Mais je suis quand même un peu déçu. Vous ne m’avez pas chanté votre chanson du coup.


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Lizzie Scott
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Lizzie releva la tête vers David, un sourire semblant s'accrocher de nouveau à son visage, elle reprenait pied, et semblait vouloir oublier la cause de son malaise passager et tellement oppressant, elle y réfléchirait sérieusement mais plus tard, pas maintenant.

- Vous aviez donc une carte dissimulée dans votre manche, bien joué je n'y avais même pas songé une seule seconde.

Nul besoin de dire "vous aviez l'air trop sérieux".
Néanmoins elle avait retrouvé une respiration plus calme et posée, la boule au ventre semblait se défaire doucement et lui octroyer une liberté certaine pour parler, marcher, respirer.

Devant la voiture elle attendit et sourit de nouveau.

- Je n'ai pas eu l'occasion de parler à votre soeur. Je vous dois donc une sortie pour vous montrer ce que vos oreilles auraient pu éviter. Qu'en pensez vous?

Elle n'avait qu'une envie rentrer mais demain serait un autre jour enfin... Quand elle aurait démêlé ses pensées elle songerait à sortir de nouveau, la elle avait besoin d'introspection.



[hj] Je pense qu'on peut conclure, Lizzie a besoin de repos plus que de parler maintenant, qu'en penses-tu?


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David Foster
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Elle reprenait des couleurs et recommençait à sourire. Certes, ce n’étaient pas les francs sourires, un brin malicieux, en tout cas joyeux, de tout à l’heure, mais c’était déjà ça. C’était toujours mieux que cette expression de terreur que j’avais lue dans ses yeux tout à l’heure. Je ne sais pas si j’en avais conscience, mais pour le coup, je me révélais sous un jour différent. Je n’aimais pas voir les gens réagir comme venait de le faire Elizabeth, et quand ça arrivait, je faisais mon possible pour les rassurer. Enfin, quand ils n’avaient pas de raison particulière d’avoir peur. Il est évident que je n’allais pas rassurer les criminels que j’avais parfois en face de moi. Dans leur cas, l’idée était plutôt de leur faire assez peur pour qu’ils finissent par parler. Mais Elizabeth n’était pas une criminelle.

J’acquiesçai doucement à la mention de la carte dans ma manche. Encore une fois, comme elle l’avait dit plus tôt, j’avais plus d’une corde à mon arc. J’étais un garçon assez rempli de surprises, pour qui essayait de gratter un peu sous la surface. Ou du moins, pour qui était assez tenace pour parvenir jusque là. Beaucoup disaient que j’étais « sauvage ». Ce n’était pas tellement vrai. Enfin, ce n’était pas dans ma nature à la base. Mais je l’étais devenu, avec le temps.

- J’en pense que si vous voulez bien supporter encore une fois la compagnie d’un agent du FBI, ce sera avec plaisir.

Pour tout vous avouer, sa proposition m’étonnait. A ce stade de la soirée, avec ce qu’il venait de se passer, et la façon dont je m’étais comporté (pas seulement quand je l’avais embrassée, mais tout au long de la soirée), j’étais presque sûr de ne jamais la revoir. Et quelque part, ça me faisait un petit pincement au cœur. Je commençais à l’apprécier.

Quand elle eut récupéré ses affaires, je hélai un taxi qui passait par là.



[HJ : ça me va, je ne voyais pas quoi rajouter de plus. Pour la « revanche », c’est quand tu veux ;)]


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